Auteur/autrice : Redazione

Le Chapelet franciscain: une prière pleine de joie

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Quelles religions croient aux Anges?

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Shampoing au soufre : bénéfices et utilisation

Shampoing au soufre : bénéfices et utilisation

Grâce à ses propriétés antiinflammatoires, antibactériennes et antifongiques exceptionnelles, le shampoing au soufre est un allié précieux pour combattre les pellicules, le sébum en excès et même la chute de cheveux.

La clé pour des cheveux sains et sans pellicules ? L’insoupçonnable soufre ! Le shampoing au soufre offre de nombreux bénéfices pour le soin des cheveux, surtout pour ceux qui souffrent d’affections telles que la dermatite séborrhéique et de pellicules. En effet, le soufre est un minéral connu pour ses propriétés antiinflammatoires, antibactériennes et antifongiques, qui en font un ingrédient utile dans différents produits pour le soin des cheveux, parmi lesquels les shampoings.

Le shampoing au soufre représente une solution ciblée pour combattre l’excessive production de sébum et la fastidieuse présence de pellicules, offrant aux cheveux des éléments essentiels pour préserver leur brillance et leur vitalité. Élément crucial pour la vie et la santé de chaque cellule, le soufre est en effet un puissant agent antibactérien et antipelliculaire. Son action non seulement favorise la prévention de la production excessive de pellicules, en maintenant le cuir chevelu propre pour des périodes plus prolongées, mais contribue également à conférer aux cheveux une agréable sensation de douceur et légèreté.

Un autre avantage offert par le Shampoing au Soufre est sa capacité d’éliminer une des principales causes de la chute de cheveux : l’excessive accumulation de sébum. Cette action préventive sur la production de sébum contribue à maintenir le cuir chevelu dans un état de santé optimal, en favorisant ainsi la robustesse et la vitalité des cheveux. Les résultats obtenus par le shampoing au soufre contre les dermatites séborrhéiques et d’autres désagréments liés à l’excessive production de sébum vous surprendront. Toutefois, il est important d’utiliser le shampoing au soufre avec précaution et sous la supervision d’un expert afin de garantir des résultats optimaux et prévenir d’éventuels effets collatéraux.

Et l’odeur ? Avouons-le, en parlant de shampoing au soufre, ce qui nous effraie le plus est l’odeur très désagréable d’œufs pourris qui accompagne souvent cette substance. Mais, heureusement, la plupart des produits dans le commerce sont agréablement parfumés avec des huiles essentielles, couvrant et annulant ce fastidieux problème. Les ingrédients additionnels présents dans le shampoing et l’ajout d’huiles essentielles peuvent neutraliser ou masquer cette odeur caractéristique, en garantissant une expérience de lavage agréable. Au contraire, les cheveux, plus sains et propres, seront même plus parfumés !

Shampoing au soufre : à quoi sert-il ?

Voyons plus dans le détail les bénéfices du soufre pour les cheveux. Nous avons déjà mentionné l’efficacité du shampoing au soufre pour les cheveux gras et pour le contrôle de la dermatite séborrhéique. Le soufre peut contribuer à réguler la production de sébum sur le cuir chevelu, en aidant à prévenir la formation de gras excessif. Cela est particulièrement utile pour qui souffre de cheveux gras et de cuir chevelu gras. Les propriétés antimicrobiennes du soufre se révèlent un précieux allié dans la lutte contre l’acné et les boutons du cuir chevelu. En réduisant la croissance bactérienne, le soufre contribue à maintenir un cuir chevelu plus propre et dépourvu d’imperfections, avec une action exfoliante qui aide à éliminer les cellules mortes de la peau, en promouvant un milieu cutané plus sain.

Les effets antibactériens et antifongiques du soufre font de ce minéral un allié puissant même dans le traitement des pellicules. Un shampoing contenant du soufre peut contribuer à éliminer le champignon responsable des pellicules et à maintenir le cuir chevelu propre et sain. Les pellicules sont en effet causées par la présence d’un excès du champignon Malassezia furfur, un des microorganismes saprophytes naturellement présents sur notre peau, qui peut donner lieu à une série de troubles cutanés quand sa croissance se révèle excessive. La prolifération intensifiée de ce champignon peut se manifester à travers des symptômes comme les pellicules, les démangeaisons et le rougissement du cuir chevelu. Dans les manifestations les plus graves, cet équilibre peut même dégénérer en dermatite séborrhéique, une condition cutanée qui comporte une inflammation plus marquée et des désagréments persistants. Le contrôle de la croissance de ce microorganisme saprophyte peut devenir donc une stratégie clé dans la gestion de la santé du cuir chevelu, en contribuant ainsi à réduire les désagréments cutanés et à préserver l’équilibre naturel de la peau.

Certaines études suggèrent que le soufre pourrait favoriser la croissance des cheveux, en leur conférant une plus grande densité et force à la suite d’un usage prolongé. Ce qui est certain c’est que les cheveux plus sains, légers et propres pourront mieux « respirer » et, par conséquent, pousser avec une vigueur accrue.

Maintenant que nous avons vu quels sont les bienfaits du shampoing au soufre, découvrons où le trouver. Comme de nombreux remèdes d’origine naturelle, le shampoing au soufre fait partie des produits des monastères. Grâce à la sagesse transmise au sein des monastères, cet élément aux propriétés uniques a été introduit avec maîtrise dans la formulation de ce shampoing. Le choix d’incorporer le soufre au shampoing se base sur des siècles d’observations et d’applications pratiques. L’approche monastique au soin de la personne, fondée sur la recherche de l’équilibre entre nature et bien-être, vise à satisfaire les exigences de cheveux sains et luisants, mais reflète également l’essence d’une tradition qui valorise l’harmonie entre corps et esprit.

Ancienne Pharmacie des Moines Camaldules

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Parmi les produits des monastères disponibles sur notre site de vente en ligne, vous trouverez le Shampoing au Soufre des Moines Camaldules, produit par la pharmacie du monastère de Camaldoli. Immergée dans le suggestif décor du Monastère de Camaldoli, l’Antica Farmacia est un lieu imprégné d’histoire et de sagesse, où la recherche de bien-être pour le corps et pour l’âme a des racines profondément enfuies dans le temps. Les moines, gardiens d’un héritage millénaire, ont dédié des siècles à l’élaboration de produits naturels, en perpétuant ainsi une tradition de soin et guérison. Fondé en 1024 dans une forêt séculaire, dans les terres lointaines et inaccessibles des Apennins Toscans-Romagnoles, le Monastère de Camaldoli est vite devenu le point central et le centre d’expansion de la Congrégation camaldule. L’Antica Farmacia des Moines Camaldules Camaldolesi, partie intégrante du monastère dès les temps les plus anciens, représente un des premiers exemples d’hôpital de notre histoire. Ici, à travers les siècles, les moines ont conduit des études approfondies sur les herbes aromatiques et médicinales. De ces précieuses plantes, ils ont extrait poudres, infusions et décoctions, en créant des remèdes qui contribuaient au soin et à la guérison non seulement des moines, mais aussi des nombreux pèlerins qui venaient chercher leur aide. Au cours du temps, les produits extraordinaires nés de l’Antica Farmacia de Camaldoli se sont affinés et sont encore aujourd’hui vendus et utilisés dans le monde entier. Cet héritage de sagesse et de soin, transmise à travers les siècles, continue d’être un point de référence dans le monde de la médecine naturelle et dans le soin personnel, en unissant la tradition à la modernité dans une union harmonieuse qui reflète l’essence éternelle du Monastère de Camaldoli.

Shampoing au soufre : avis

Produit acheté en raison d’un léger rougissement du cuir chevelu. J’ai résolu le problème… un bon produit.

Shampoing qui laisse les cheveux propres et doux. Il a une odeur agréable et une toute petite quantité est suffisante pour un nettoyage en profondeur.

Au début, j’étais sceptique concernant le souffre… qu’il puisse avoir une odeur désagréable, mais il a une bonne odeur et laisse les cheveux doux, je recommande🙂

C’est un produit naturel, fait avec peu d’ingrédients simples. Il est très utile pour qui a des cheveux gras.

La mitre de Saint Janvier: parmi les trésors les plus précieux au monde

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Pierres dures naturelles : liste par nom et signification

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Sept Saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie

Sept Saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie

Le 17 février, l’Église rappelle les Sept Saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, qui renoncèrent à tout afin de consacrer leur existence à la Sainte Vierge et à la charité

Les Sept Saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie étaient sept gentilhommes florentins, riches marchands, qui choisirent d’abandonner une vie d’aise et de richesses afin de se dédier entièrement à la pénitence, à la contemplation et à la dévotion à la Vierge Marie. Une décision rendue encore plus courageuse et extraordinaire à l’époque où ces hommes vécurent, au début du XIIIe siècle, lorsque la République florentine était bouleversée par des guerres fratricides et la poursuite de l’utile, même au coût de la prévarication sur les plus faibles, semblait pour beaucoup la seule et unique loi. Il est probable que ces sept hommes furent influencés par les grands ordres mendiants, comme les Franciscains et les Dominicains, mais aussi par les moines bénédictins de Camaldoli, de l’Abbaye de Vallombrosa et de Cluny. En outre, les Sept Saints fondateurs étaient déjà membres d’une compagnie laïque louant la Bienheureuse Vierge Marie, la Compagnie des Servites de Sainte Marie, une des confréries présentes à Florence en cette période, consacrée aux œuvres de charité et à la pénitence. En effet, leur premier geste en tant que nouvel ordre fut de quitter leurs maisons et leurs possessions et d’offrir tous leurs biens aux pauvres.

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Des documents de l’époque, il résulte qu’en 1233, les Sept Saints fondateurs décidèrent d’abandonner leurs propres activités afin d’embrasser la vie communautaire et de se dédier à Marie Très-Sainte Mère de Dieu. Au début, ils choisirent comme lieu de retrait Cafaggio, une zone à la campagne où se trouvait un petit oratoire, où les sept hommes s’arrêtaient pour prier ensemble après leurs quêtes. Ils commencèrent bientôt à aménager l’hospice annexé afin de pouvoir y accueillir de nouveaux frères. Ensuite, sur les ruines de cet oratoire, sera érigée la Basilique de la Santissima Annunziata. En 1234, l’évêque Ardingo Foraboschi voulut offrir à la confrérie un terrain sur le Mont Senario. Ici, ils commencèrent à construire, sur les ruines d’un ancien château, des cabanes, qui devirent leurs cellules, et une petite église dédiée à la Sainte Vierge.

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En 1239, le cardinal Goffredo Castiglioni, qui deviendra Pape sous le nom de Célestin IV, leur assigna la Règle de Saint Augustin, point de référence dans la vie monastique pour d’innombrables communautés à partir du Ve siècle.

Bientôt, la réputation de l’ordre se répandit également en dehors de la Toscane, en Ombrie, en Émilie et même en Allemagne, et de nombreux autres hommes s’unirent aux Saints fondateurs en créant des communautés semblables à celle de Mont Senario. Toutefois, en 1274, le Concile de Lyon II émit un décret qui annonçait la suppression de tous les Ordres religieux nés après le Concile du Latran IV de 1215, à moins qu’ils n’aient obtenu la confirmation pontificale, et l’extinction naturelle de ceux qui, bien qu’ils l’aient obtenue, ne montraient pas d’utilité manifeste pour l’Église universelle. Filippo Benizi, un jeune de vingt-et-un ans qui serait devenu le futur Prieur Général, se démenant immensément arriva à obtenir la reconnaissance pontificale, en sauvant ainsi l’Ordre.

En 1304, Pape Benoît XI approuva officiellement la Règle et les Constitutions des Servites de Marie.

L’Ordre connut de nombreux hauts et bas à cause de la Réforme Protestante, prenant part également au Concile de Trente. De nouveaux couvents furent ouverts en Allemagne et en Espagne. En 1652, Pape Innocent X imposa une reforme forcée de tous les ordres religieux et plusieurs couvents des Servites de Marie furent fermés.

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Au début du 1700, l’ordre atteignit son développement maximal en termes de nombre de couvents, mais aussi de frères, mais, à la fin de ce même siècle, de nombreux lieux de culte furent fermés et les frères se dispersèrent. Ce fut seulement au XXe siècle qu’une nouvelle expansion des Servites de Marie eut lieu, désormais répandus dans le monde entier.

Le 30 juillet 1725, Pape Benoît XIII confirma le culte de certains des Sept Saints fondateurs, mais c’est seulement le 15 janvier 1888 qu’ils furent tous canonisés par Pape Léon XIII et leur fête commune fut fixée pour le 17 février.

Les Sept fondateurs furent canonisés simplement avec leurs prénoms : Bonifils, Bienvenu, Manet, Amédée, Sostène, Hugues et Alexis. Leurs dépouilles gisent toutes ensembles dans un tombeau sur le Mont Senario.

Qui étaient les Sept Saints fondateurs

Mais qui étaient les Sept Saints Fondateurs ? En réalité, il existe très peu de documents concernant la vie et l’œuvre de ces hommes.

Bonigils Monaldi fut le fondateur et le guide du groupe laïc, et ensuite le premier Prieur de l’ordre des Servites de Marie. Son iconographie récurrente le voit accompagné par une colombe posée sur l’épaule, symbole du Saint-Esprit. En lui, plus que dans ses frères, les Dons du Saint-Esprit se manifestaient grandement. Il était également doté d’un grand charisme, qui en faisait un leader naturel et qui contribua à la réputation de la communauté et à l’affluence de plus en plus grande de nouveaux pénitents. Il mourut le 1er janvier 1262.

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Bienvenu Manetti se distingua pour son austérité et sa rigueur. Sévère et intransigeant envers lui-même, il montrait en même temps douceur, amabilité et compréhension vis-à-vis de son prochain. Il recouvrit la précieuse charge de Prieur Général des Servites de Marie dans la brève période comprise entre 1256 et 1257. À cause de son infatigable défense de la vérité et de la justice, il fit l’objet d’une tentative d’empoisonnement, mais la providence divine le sauva de ce danger. Sa vie terrestre arriva à sa fin le 31 août 1267.

Manet dell’Antella aussi fut Prieur Général de l’Ordre des Servites de Marie. Homme doté de remarquables capacités organisationnelles et directives, il amena l’Ordre jusqu’en France. On considère que Manet dell’Antella est mort le 20 août 1268.

Dans le groupe des Sept Saints fondateurs de l’Ordre des Servites de Marie, Saint Amédée était le plus riche en charité et amour. Son propre prénom le suggérait, d’ailleurs : Aime-Dieu. Cet amour réchauffait toute personne qui se trouvait à ses côtés, premiers entre tous ses confrères. Saint Amédée s’éteignit le 18 avril 1266.

Saint Sostène Sostegni était lié d’une profonde amitié avec Saint Hugues. Ce n’est pas un hasard si ces deux derniers sont toujours représentés ensemble et sont devenus un symbole de fraternité et d’amitié inspirée par Dieu. Ils sont même morts le même jour, le 3 mai 1282.

Appartenant à la famille des Falconieri et oncle de Sainte Julienne, Saint Alexis se distingua comme un lumineux exemple d’humilité. Pur, dévot, sa propre existence était une louange à Dieu. Il se dédiait avec enthousiasme à la quête, en recueillant l’argent nécessaire pour maintenir ses frères envoyés étudier à la Sorbonne de Paris. Son existence se conclut à l’âge de 110 ans, le 17 février 1310.

Prière aux Sept Saints fondateurs de l’Ordre des Servites de la Bienheureuse Vierge Marie

Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit.
Amen.

O Seigneur Jésus-Christ, qui, dans le but de faire honorer la mémoire des douleurs de votre très sainte Mère, avez, par l’entremise de sept Bienheureux, doté l’Église de la nouvelle famille de ses Serviteurs, daignez nous accorder de nous associer à leurs larmes, de manière à être admis à partager aussi leurs joies.

Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles.
Amen.

Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous laisse pas entrer en tentation, mais délivre-nous du Mal.
Amen.

Je vous salue Marie, pleine de grâce ; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort.
Amen.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, dans les siècles des siècles.
Amen.

Sept Saints Fondateurs de l’Ordre des Servites de la Bienheureuse Vierge Marie, priez pour nous.

Saint Corbinien, le saint qui voyagea jusqu’à Rome avec un ours

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Acutis et Frassati: les premières canonisations de Pape Léon XIV

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De Don Bosco à Pier Giorgio Frassati : qui sont les saints sociaux

De Don Bosco à Pier Giorgio Frassati : qui sont les saints sociaux

De Don Bosco à Pier Giorgio Frassati: qui sont les saints sociaux qui ont changé le monde.

Au cœur du Piémont, dans la Turin du XIXe siècle en équilibre entre le grondement des premières industries et les sanglots étouffés des pauvres, un nouveau modèle de sainteté a vu le jour. Elle n’était pas faite d’extase ou de miracles éclatants, mais de mains noires de suie, de pas consommés dans les ruelles, de regards qui cherchaient Christ dans le visage des oubliés. C’était les saints sociaux, des âmes ardentes qui avaient choisi de vivre l’Évangile parmi les plaies du monde. Hommes et femmes qui ont fait de la ville des Savoie un laboratoire vivant de charité et de justice, en transformant la compassion en pratique quotidienne. Des figures inoubliables comme Don Bosco, Cottolengo, Juliette de Barolo et  Pier Giorgio Frassati, capables de répondre à la misère avec ténacité, à l’injustice avec des œuvres concrètes, à la désespération avec l’audace de l’espérance.

Don Bosco

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Encore aujourd’hui, les saints sociaux du XIXe et du XXe siècle turinois nous parlent, dans un monde qui a changé de pauvres, mais pas de pauvreté, qui a adapté ses formes d’injustice, mais pas ses racines, leur voix est plus que jamais urgente. Ils n’étaient pas des héros de légende : ils étaient des hommes et des femmes qui avaient choisi de dire oui à la vie, même quand elle était sale, blessée, inconfortable. Ils ne n’ont pas changé le monde avec un slogan ou avec le pouvoir, mais avec l’humble force de qui aime sans mesure.

Et aujourd’hui, qui sont les saints sociaux ? Ce sont ceux qui ne fuient pas la douleur, mais l’habitent. Ceux qui construisent des ponts, des écoles, des hôpitaux, des relations. Ceux qui savent que chaque geste de charité est une prophétie, chaque étreinte une annonce de résurrection. Et peut-être que nous aussi, à notre mesure, nous pourrons devenir, un jour, des saints sociaux. Parce que la sainteté n’est pas pour quelques élus, mais pour ceux qui ont le courage de se salir les mains d’amour.

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Qui sont les saints sociaux

Qui sont les saints sociaux ? Ce sont ceux qui, poussés par la foi chrétienne, n’ont pas accepté que la prière reste recluse dans les églises, pendant que des gens mouraient de faim, de froid ou de solitude juste devant leurs portes. Dans cet article, nous parlons en particulier des Saints sociaux du Piémont et, plus spécifiquement, de Turin, qui, entre le XIXe et le XXe siècle, ont su transformer la douleur collective en forge de sainteté. Ils n’ont pas été de simples bienfaiteurs, mais des réformateurs de l’âme collective. Ils n’ont pas simplement créé des hôpitaux et des écoles, mais aussi de la culture, de la dignité, un futur. En aucune autre ville une telle constellation de saints sociaux n’a vu le jour que comme celle à Turin au XIXe siècle, au point de devenir un cas unique dans l’histoire de l’Église.
Ils étaient prêtres et marquis, ouvriers et étudiants. Certains venaient des palais, d’autres des fermes, mais ils regardaient tous le même horizon : un monde où personne n’était exclu. Les saints piémontais ne se sont pas contentés de donner un morceau de pain : ils ont offert occasions, écoute, rachat. Leur charité était intelligence, zèle, vision politique. Et leur sainteté était profondément enracinée.
Turin, de « ville de bouffeurs de curés », devint ainsi capitale de la sainteté sociale. Un paradoxe qui raconte comment, justement là où le cynisme semblait régner, les fleurs les plus pures s’épanouirent dans la foi active.

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Don Bosco

Jean Bosco, ou simplement Don Bosco, est l’icône par excellence des saints sociaux de Turin. Né en 1815 entre les collines de Castelnuovo, il portait dans ses yeux la douceur du Montferrat et dans le cœur la trempe des prophètes. Quand il arriva à Turin, la ville était une jungle industrielle où les jeunes étaient engloutis par les usines et recrachés dans la rue, sans éducation ni espoir. Don Bosco alla les chercher un par un, les écouta et les accueillit. C’est ainsi que l’oratoire prit forme : un lieu qui n’était pas simplement prière, mais aussi école, jeu, futur. Sa méthode éducative, fondée sur raison, religion et bonté, fut une révolution : aucune punition, seulement de la confiance. « Ici la sainteté consiste à être très heureux », disait-il aux jeunes, en rendant à la foi le sourire de l’enfance.
Il ne s’arrêta pas là : il fonda des écoles professionnelles, des typographies, des laboratoires. Il offrit aux jeunes non seulement le salut spirituel, mais aussi des instruments pour vivre dignement. Et quand il fonda les Salésiens, son rêve se répandit dans le monde, en devenant une œuvre universelle.
Il mourut en 1888, et Turin pleura son père des pauvres. Il fut canonisé en 1934, mais il l’était déjà bien avant dans les cœurs de millions de jeunes qui, grâce à lui, s’étaient retrouvés eux-mêmes.



Pier Giorgio Frassati

Pier Giorgio Frassati est le visage frais, moderne et scandaleusement simple de la sainteté sociale du XXe siècle. Un jeune grand, souriant, qui grimpait des montagnes et traversait les quartiers pauvres avec le même pas léger, guidé par une faim de justice qui ne lui donnait pas de répit.
Né en 1901 dans une famille aisée, il aurait pu se reposer dans les privilèges, mais il préféra emprunter une voie bien plus étroite et escarpée : celle de la charité radicale. Si nous nous demandons qui sont les saints sociaux de Turin, Pier Giorgio en fut la réponse la plus jeune et la plus surprenante.
Sa chambre était un entrepôt d’habits et de médicaments pour les pauvres. Son temps libre était dédié aux familles de nécessiteux. Son manteau ? Offert. Sa passion pour la politique ? Toujours aux côtés des derniers. Il étudiait l’ingénierie, il aimait le sport, il priait à l’aube et servait la nuit.
Il mourut à 24 ans, presqu’en silence. Mais à ses funérailles il n’y avait pas seulement ses parents illustres : il y avait des milliers de pauvres, ses véritables amis, ceux que personne ne connaissait, mais qu’il avait aimé avec une discrétion héroïque.
Bienheureux en 1990, il est aujourd’hui le patron des jeunes catholique, mais Pier Giorgio reste surtout un exemple très actuel : on peut être saint sans auréole, entre université, montagnes et métropolitaine, en aimant chaque jour avec une férocité silencieuse.

 

Pier Giorgio Frassati sera canonisé dimanche 7 septembre 2025. La nouvelle est arrivée le 13 juin 2025, lors du premier Consistoire ordinaire de Pape Léon XIV. Il sera proclamé saint en même temps que Carlo Acutis. Une canonisation combinée, attendue depuis longtemps, qui unira deux figures très aimées par les jeunes et par l’Église de nos jours. Au départ, la date choisi pour Frassati était le 3 août 2025, mais avec la mort de Pape François et la réorganisation des événements jubilaires, tout a été bouleversé. En raison du nouveau calendrier, la cérémonie a été reportée au mois de septembre, un dimanche qui promet d’être très fréquenté, surtout par ceux qui ont trouvé une source d’inspiration en  ces deux jeunes bienheureux. La canonisation aura lieu à Rome, où une grande affluence est attendue : étudiants, scouts, éducateurs, groupes paroissiaux, gens ordinaires. Tous unis par le souhait de rendre hommage à deux jeunes qui ont vécu la foi de manière simple, authentique et contagieuse. Frassati et Acutis, si différents, ont en effet quelque chose en commun, Pier Giorgio avec ses excursions en montagne et l’engagement à côté des pauvres, Carlo avec son talent pour le digital et sa dévotion à l’Eucharistie. Tous les deux ont montré que l’on peut vivre l’Évangile au quotidien, sans besoin de gestes éclatants. Il suffit d’y mettre de l’amour.
Le 7 septembre ne sera pas seulement une date à retenir pour les fidèles. Ce jour offrira un signal fort : la sainteté n’est pas un idéal lointain, mais quelque chose qui peut parler encore aujourd’hui, même aux jeunes, même à qui se sent normal.

Carlo Acutis

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Joseph-Benoît Cottolengo

Aux côtés de Don Bosco et de Pier Giorgio Frassati, une autre figure émerge parmi les saints sociaux du Piémont : Joseph-Benoît Cottolengo. Né à Bra en 1786, il fut prêtre, théologien et infatigable apôtre de la charité. Face à la mort d’une femme pauvre refusée par les hôpitaux, il comprit que la miséricorde ne peut pas attendre : il ouvrit alors une petite infirmerie qui devint assez rapidement la célèbre Petite Maison de la Divine Providence, connue par tout le monde comme le Cottolengo. La sienne fut une révolution silencieuse et radicale :  accueil sans conditions, confiance absolue dans la Providence, soin intégral de la personne. Infirmes, malades chroniques, orphelins, sans-abris, sourds-muets : personne n’était exclus, tous étaient frères. Avec son œuvre prophétique, Cottolengo a anticipé le welfare moderne, en offrant non seulement assistance, mais aussi dignité. Canonisé en 1934, il continue d’inspirer ceux qui croient que la charité n’est pas un geste, mais un style de vie.

Juliette de Barolo

Voix féminine de la sainteté sociale piémontaise, Juliette Colbert de Barolo démontra comme une femme à l’âme limpide et courageuse pouvait être capable de transformer la noblesse en service. Née en France en 1786, elle devint marquise par mariage et mère des pauvres par choix. Sans enfants, elle décida avec son mari, Carlo Tancredi, de consacrer son temps, son palais et ses richesses aux derniers de Turin. Juliette fut une pionnière, surtout dans le domaine de l’assistance féminine et pénitentiaire : elle visitait les prisons, parlait avec les détenues, leur offrait instruction, travail et foi.  Elle fonda le Refuge, le premier centre de réinsertion pour ex-détenues, et donna vie à écoles, orphelinats, asiles, hôpitaux. Chaque jour, elle distribuait nourriture et soins, mais surtout dignité.
Elle ne se limitait pas à secourir : elle construisait un futur. Elle collabora avec Don Bosco et accueillit dans son salon saints et intellectuels, parmi lesquels Silvio Pellico.
Aujourd’hui, Juliette de Barolo repose dans l’église de Santa Giulia, voulue par la marquise en personne. Sa vie a été une graine semée au cœur de la ville : une charité faite non pas de gestes isolés, mais de système, vision, amour qui s’organise.

Joseph Cafasso

Parmi les grands saints sociaux du Piémont, Joseph Cafasso occupe une place spéciale : celle de l’homme qui ne rechercha pas la visibilité, mais qui choisit de rester en coulisse afin d’éclairer les autres. Né à Castelnuovo d’Asti en 1811, dans une famille simple et profondément croyante, il devint prêtre très jeune. À Turin, au Pensionnat Ecclésiastique de Saint François d’Assise, il forma des générations de prêtres capables de vivre la foi dans la société, parmi lesquels un jeune inquiet qui serait devenu Don Bosco.
Sa mission, cependant, l’amena également dans les endroits les plus sombres de la ville : les prisons. Cafasso entrait dans les cellules des condamnés avec pas léger et voix ferme, en apportant réconfort, écoute, miséricorde. Il était appelé « le prêtre de la fourche » car il accompagnait les condamnés à mort jusqu’à la potence, en embrassant leurs dernières heures avec une tendresse qui les arrachait au désespoir. Sa présence était discrète, mais essentielle : il apportait pain, pardon, dignité.
Il n’a pas fondé d’ordres religieux, ni laissé d’œuvres matérielles, mais sa « fondation », ce sont les conscience qu’il a touché, les cœurs qu’il a soulevé, les prêtres qu’il a formé. Il mourut en 1860 et l’Église le proclama saint en 1947, en lui confiant la protection des détenus comme saint protecteur. Cafasso est le visage silencieux de la sainteté sociale : celui qui console, qui éduque, qui accompagne sans jamais rien demander en échange.

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À quoi servent les gardes suisses

À quoi servent les gardes suisses

Depuis cinq cents ans, les Gardes Suisses protègent la sécurité du Pape et veillent sur le Vatican. Voici qui sont ces hommes aux pittoresques uniformes jaunes, rouges et bleues

Les Gardes Suisses, connus également comme Gardes papales ou Garde suisse pontificale, sont une des institutions les plus anciennes et les plus fascinantes du monde. Fondées en 1506, ces gardes ont la tâche de protéger le Pape et le Vatican. À l’approche du Jubilé 2025, leur rôle est plus pertinent que jamais.

Ce corps armé particulier, unique en son genre, est le plus ancien corps permanent au monde. En effet, sauf certaines interruptions de service, les Gardes Suisses sont restés monter la garde du Vatican et, en particulier, de la figure du Saint Père de manière ininterrompue pendant cinq siècle, toujours Acriter et fideliter, « Avec courage et fidélité », comme le récite leur devise.

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La fonction principale des gardes du Pape est la protection du Saint Père, à l’intérieur du Vatican comme pendant ses déplacements. Cette responsabilité inclut la sécurité pendant les audiences papales, les célébrations liturgiques et les voyages apostoliques. Outre protéger le Pape, les Gardes du Vatican assurent la sécurité de l’État de la Cité du Vatican. Cela inclut le contrôle des accès et la vigilance dans les lieux sacrés et dans les points stratégiques du petit état.

Les Gardes Suisses sont également protagonistes de nombreuses cérémonies et traditions vaticanes. Leur uniforme coloré, qui renvoie à leurs origines de la Renaissance, est reconnue au niveau mondial. Malgré le fait qu’il soit attribué à tort à Michel-Ange, cet uniforme fut conçu au début du XXe siècle par le commandant Jules Repond. Inspiré par les habits de la Renaissance et par les œuvres de Rafaël, il inclut les couleurs des écussons de pape Jules II Della Rovere (jaune et bleu) et de pape Clément VII de la famille de’ Medici (rouge), et symbolise la longue histoire et les traditions du corps.

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Particulièrement significatif est le Serment des gardes suisses, qui se tient chaque année le 6 mai. Pendant cette cérémonie, les nouvelles recrues jurent fidélité au Pape et promettent de le défendre avec leur propre vie avec cette formule qui nous renvoie à des anciens ordres chevaleresques guidés par de solennels codes d’honneur et de courage:

«Je jure de servir avec fidélité, loyauté et honneur le Souverain Pontife [nom du Pape] et ses légitimes successeurs, ainsi que de me consacrer à eux de toutes mes forces, offrant, si cela est nécessaire, ma vie pour leur défense. J’assume également ces engagements à l’égard du Sacré Collège des cardinaux pendant la vacance du Siège apostolique. Je promets en outre au commandant et aux autres supérieurs respect, fidélité et obéissance. Je jure d’observer tout ce que l’honneur exige de mon état.»

À l’approche du Jubilé 2025, le rôle des Gardes Suisses sera particulièrement intense. Le Jubilé est un événement extraordinaire, qui attire des millions de pèlerins du monde entier. Les Gardes Suisses seront engagés à garantir la sécurité pendant les célébrations, les processions et les visites papales, et devront gérer de grandes foules et protéger les lieux saints.

Mais que font les Gardes Suisses? Pourquoi le Pape est protégé par eux? Comme nait cet ordre si pittoresque?

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À quoi servent les Gardes Suisses ?

Pourquoi le Pape est protégé par les Gardes Suisses ? La fonction primaire des gardes du Pape est de garantir la sécurité du Saint Père. Ce rôle inclut la protection pendant les audiences papales, les célébrations liturgiques et les voyages apostoliques. Les Gardes Suisses sont toujours présents pour garantir que le Pape soit en sécurité à tout moment.

Pape François a exprimé plusieurs fois sa gratitude et son admiration pour les Gardes Suisses. Le Pontife a souligné l’importance de leur service, non seulement en tant que force de sécurité, mais aussi en tant que symbole de dévouement et de foi. Les Gardes Suisses, avec leur présence discrète, mais déterminée, représentent un élément fondamental de la vie vaticane.

Pour poursuivre au mieux la tâche de protéger le Pontife, les Gardes Suisses sont militairement entraînés et équipés avec des armes à feu modernes portables, outre qu’avec les traditionnelles hallebardes, qui font fonction d’élément scénographique. Outre à garantir la sécurité du Pape, la Garde suisse collabore avec la Gendarmerie de l’État de la Cité du Vatican afin de surveiller les cérémonies dans la Basilique Saint-Pierre et dans la salle Paul VI. En outre, ils vérifient et filtrent les accès au Vatican. De plus, en période d’élection papale, ils protègent le collège cardinalice occupé dans le Conclave.

Pourquoi les Gardes Suisses s’appellent-elles ainsi?

C’est très simple : pour devenir Garde Suisse, la première condition indispensable est d’être citoyen suisse ! Les Gardes Suisses doivent donc leur nom à leur origine géographique. Ils furent en effet institués en 1506 par Pape Jules II Della Rovere. En cette période historique, la Suisse, avec son armée de soldats hautement entraînés et disciplinés, fournissait des mercenaires à différents souverains européens. Les mercenaires suisses étaient connus pour leur habilité et pour leur loyauté en bataille, et leur réputation de combattants intrépides et fidèles les rendaient particulièrement demandés.
Le 22 janvier 1506, le premier contingent de 150 soldats suisses guidés par le capitaine Kaspar von Silenen, du Canton d’Uri, entra à Rome pour commencer son service en tant que gardes personnelles de Pape Jules II, qui accordait grande confiance en leur loyauté et en leur habilité militaire. En réalité, dans les années précédentes, d’autres pontifes avaient déjà signés des accords avec la Confédération Helvétique, mais Pape Jules II est considéré comme le fondateur de ce corps.

Dans le mai 1527, le terrible Sac de Rome eut lieu, perpétré par les lansquenets allemands à la solde de Charles V d’Habsbourg. Ce fut une des pires et des plus brutales attaques à la Ville Éternelle et elle obligea le Pape de l’époque, Clément VII de’ Medici, à se réfugier au Château Saint-Ange le 6 mai. 189 Gardes Suisses couvrirent sa fuite, 147 d’entre eux périrent afin de mettre le Pontife à l’abri. Pour cette raison, le solennel Serment de la Garde Suisse est traditionnellement célébré le 6 mai, dans la cour Saint-Damase, en souvenir de ces gardes héroïques.

Ensuite, la Garde Suisse fut reconstruite par œuvre du cardinal Ennio Filonardi. Dissolue à plusieurs reprises pendant les invasions napoléoniennes, la Garde Suisse continua de perpétuer sa tâche de protéger le Pape et les palais du Vatican, en perdant au fur et à mesure sa dimension militaire afin d’en assumer une plus cérémoniale.

Dans la première décennie du XXe siècle, le commandant Jules Repond promut une profonde réforme du corps des Gardes Suisses, en imposant que l’on recrute uniquement des citoyens suisses militairement entraînés. À partir de 1970, avec la suppression de la Garde Noble pontificale, la Garde Suisse est restée la seule à détenir le rôle de garde cérémoniale au Vatican. Après la tentative d’assassinat de Jean-Paul II, le 13 mai 1981, les Gardes Suisses ont de nouveau été élevés, de simple corps cérémonial, à un véritable corps militaire équipé de manière adéquate avec des armes modernes.

Que font les Gardes Suisses ?

Les Gardes Suisses remplissent une série de missions cruciales pour la sécurité et pour le fonctionnement du Vatican. Opérationnels sept jours sur sept et 24 heures sur 24, ces gardes sont prêts à intervenir à tout moment pour protéger le Pape et le Vatican.
Leur mission principale est de garantir la sécurité du Saint Père, à l’intérieur du Vatican comme pendant ses déplacements.
Les Gardes Suisses assurent la sécurité de l’État de la Cité du Vatican, en monitorant les accès et en vigilant sur les lieux sacrés et les points stratégiques. Ils sont chargés de prévenir et de répondre à d’éventuelles menaces à la sécurité.
Depuis 2016, les Gardes Suisses disposent d’une centrale opérationnelle qui recueille toutes les informations nécessaires pour remplir ses missions. Ce centre de contrôle permet une réponse rapide et efficace à n’importe quelle situation d’urgence.
Afin de garantir la couverture des tous les services requis, le nombre de gardes a été augmenté de 110 à 135 hommes. Cette réforme assure qu’il y ait toujours un nombre adéquat de personnel disponible pour chaque nécessité.
Les Gardes Suisses reçoivent une formation rigoureuse pour se préparer à n’importe quelle situation d’urgence. Cette formation inclut entraînement militaire, techniques de défense personnelle et protocoles de sécurité.

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Pourquoi le Vatican se sert des Gardes Suisses?

« Ceux qui décident de dédier leur vie ou quelques années à la Garde Suisse acceptent, donc, aussi de sacrifier in extremis leur vie pour le Pape ». Ainsi affirmait, il y a quelques années, Ten Urs Breitenmoser, responsable média de l’époque des Gardes Suisses. Depuis cinq siècles, ce corps de Gardes unique au monde existe pour servir et protéger le Saint Père au coût de sa propre vie.

Afin d’entrer à faire partie des Gardes Suisses, il est nécessaire de satisfaire des conditions spécifiques. Il faut être, comme nous l’avons déjà vu, citoyens de la Suisse, et uniquement des hommes célibataires d’un âge compris entre 19 et 30 ans peuvent poser leur candidature. Il est demandé d’être pratiquant de la religion catholique et d’avoir complété le service militaire dans l’Armée suisse avec un certificat de bonne conduite. La taille minimale requise est de 174 centimètres. Le mariage est permis uniquement après cinq ans de service et une fois fêté ses 25 ans. Un certificat de capacité professionnelle ou un diplôme d’école supérieure est requis.

L’entraînement des Gardes Suisses est de type militaire. Les gardes reçoivent des instructions dans différentes disciplines d’arts martiaux afin d’améliorer leur capacité de défense personnelle. L’usage et l’entretien des armes à feu font partie intégrante de la formation. Les gardes sont également entraînés à l’usage des armes de tir, afin de leur garantir une préparation complète pour différentes situations de sécurité.