Auteur/autrice : Redazione

De la montagne au ciel: la vie et le message de Pier Giorgio Frassati

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Remèdes naturels contre les moustiques: huiles essentielles et encens parfumés!

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Notre-Dame-des-Neiges et le miracle du 5 août

Notre-Dame-des-Neiges et le miracle du 5 août

Le 5 août, à Rome, on rappelle Notre-Dame-des-Neiges, avec une chute de neige spectaculaire sur la place de la Basilique Papale de Sainte-Marie-Majeure qui lui est dédiée. Voici comme son culte est né

Notre-Dame-des-Neiges et le miracle du 5 août font partie intégrante de l’histoire religieuse de Rome. Depuis que le 5 août 358 apr. J.-C. une chute de neige miraculeuse a recouvert d’une cape blanche le mont Esquilin, en décrétant le lieu où aurait s’érigerait la Basilique Papale Sainte-Marie-Majeure, le plus ancien sanctuaire marial de l’Occident, ce jour représente un important rendez-vous dans le calendrier liturgique, qui unit histoire, foi et tradition dans un événement unique et suggestif. La fête de Notre-Dame-des-Neiges n’est pas seulement une occasion pour rappeler le miracle, mais aussi un moment de réflexion spirituelle pour les fidèles sur le rôle de la Vierge Marie en tant que médiatrice de la Grâce divine, symbole de pureté et de renouvellement, exactement comme la neige de laquelle elle a reçu justement le titre marial de Notre-Dame-des-Neiges.

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Selon la légende, dans la nuit entre le 4 et le 5 août 364, la Vierge apparut en rêve à Pape Libère (352-366), ou, selon une autre tradition, au patricien romain Jean, qui aurait ensuite rapporté son rêve au Pape. Dans les deux cas, la Vierge demanda que l’on érige une Basilique en son nom et annonça que, afin d’indiquer le lieu exact de la future construction, elle aurait fait tomber de la neige. En effet, cette nuit-là, une chute de neige miraculeuse eut lieu sur le mont Esquilin. Ici fut d’abord bâtie la Basilique Libérienne, sur les restes de laquelle Sixte III fit ériger la Basilique Sainte-Marie-Majeure, en l’honneur de la Sainte Vierge. Avec son imposante architecture et ses trésors artistiques, la Basilique subit, au cours des siècles, différentes interventions de restauration et fut enrichie d’œuvres d’art. Encore aujourd’hui, elle continue d’être un des symboles de foi et de dévotion mariale les plus importants au monde.

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Quand fête-t-on Notre-Dame-des-Neiges ?

Notre-Dame-des-Neiges est donc célébrée le 5 août, pour rappeler le célèbre miracle de la neige sur le mont Esquilin. Chaque année, le 5 août, on célèbre la fête de Notre-Dame-des-Neiges avec une messe solennelle en l’honneur de la Vierge Marie. Cette récurrence, qui commémore le miracle de la neige, attire des touristes du monde entier. Dans la place en face de la Basilique Sainte-Marie-Majeure, on organise un spectacle de sons et lumières, suivi d’une chute de neige artificielle qui évoque l’événement miraculeux de 358 apr. J.-C. Dans le passé, on utilisait des pétales de roses blanches comme flocons de neige.

Selon certaines traditions, le 5 août est également rappelé comme l’anniversaire de la Sainte Vierge. La Nativité de Marie est officiellement célébrée le 8 septembre, bien que cette date soit de nature purement conventionnelle, car il n’existe pas d’indications précises concernant la date de naissance de Marie. Le choix du 8 septembre coïncide avec la fête de dédicace de la Basilique Sainte-Anne de Jérusalem, construite au IVe siècle apr. J.-C. sur le site où on croit que la maison des parents de Marie se trouvait autrefois. Mais il existe d’autres traditions aussi, qui font correspondre l’anniversaire de la Sainte Vierge avec des dates différentes, parmi lesquelles le 5 août, fête de Notre-Dame-des-Neiges.

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Pourquoi Sainte-Marie-Majeure est dédiée à Notre-Dame-des-Neiges ?

Sainte-Marie-Majeure est dédiée à Notre-Dame-des-Neiges pour commémorer le miracle du 5 août. Cet événement est profondément enraciné dans la tradition chrétienne et a donné lieu à une des festivités mariales les plus ressenties et les plus célébrées. Chaque année, le 5 août, la Basilique Papale Sainte-Marie-Majeure à Rome accueille une célébration liturgique solennelle et une spectaculaire « chute de neige » artificielle de pétales blanches, qui rappelle la miraculeuse neige estivale de 358 apr. J.-C.

L’Église de Notre-Dame-des-Neiges (en latin Sancta Maria ad Nives) est une des Basiliques papales, i.e. ces églises particulièrement importantes qui accueillent un autel papal, où seulement le Pape ou quelques autres prêtres de haut rang seulement peuvent célébrer l’Eucharistie. Chacune des Basiliques papales a également une Porte Sainte qui est ouverte à l’occasion du Jubilé. L’ouverture de la Porte Sainte est un événement central du Jubilé et marque le début de la période de grâce et de miséricorde qu’il représente. En particulier, l’ouverture de la Porte Sainte de la Basilique Saint-Pierre, qui pour le Jubilé de 2025 aura lieu le 24 décembre 2024, marque officiellement le début de l’Année Sainte. Traverser la Porte Saint invite les fidèles à la conversion et à recevoir la grâce du pardon.

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La Basilique Papale de Sainte-Marie-Majeure, située à Rome, est un exemple exceptionnel d’architecture paléochrétienne. Sa construction débuta, comme nous l’avons vu, sous le pontificat de Pape Libère, mais la basilique a subi de nombreuses modifications et extensions au cours des siècles. Sainte-Marie-Majeure est célèbre, entre autres, pour ses mosaïques, remontant à la période de son édification. Ces mosaïques courent en hauteur le long de la nef principale, sur la droite comme sur la gauche. Originairement, il s’agissait de 42 carrés, mais seulement 27 ont survécu (12 à gauche et 15 à droite), tandis que les autres ont été détruits au XVIIIe siècle et ont été, dans certains cas, remplacés par des fresques. Ces panneaux représentent des histoires de l’Ancien Testament. D’autres précieuses mosaïques décorent l’arche triomphale qui délimite l’abside et représentent des scènes de la vie de Jésus.

La Basilique Sainte-Marie-Majeure accueille également la tombe du célèbre sculpteur Gian Lorenzo Bernini, dit le Bernin.

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La Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

La Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem

La Basilique du Saint-Sépulcre à Jérusalem est un point de référence spirituel pour les Chrétiens du monde entier et de toute profession de foi confondue. Découvrons-en l’histoire et les secrets.

La Basilique du Saint-Sépulcre est bien plus qu’un lieu sacré visité chaque jour par pèlerins et fidèles provenant du monde entier. Pour les chrétiens, elle est le cœur même du monde sacré, le lieu où Jésus est mort et a été enterré. Il suffit de cela pour nous faire comprendre l’importance qu’elle revêt, la profonde valeur symbolique dont elle est imprégnée, mais pas seulement.
Si la conscience des faits dramatiques et prodigieux qui ont eu comme théâtre ces lieux ne suffisait pas à les rendre uniques, pensons à combien de personnes s’y sont rendues au cours des siècles, des millénaires, avec leur charge de foi et d’attentes, accablés par leurs fautes et par l’espérance de pouvoir en être soulagés, afin de percevoir la puissance spirituelle que l’on y respire.
Aujourd’hui comme à l’époque, les fidèles touchent la Pierre de l’Onction, sur laquelle fut posé le corps de Christ à peine descendu de la croix, ou s’attardent dans la Chapelle du Calvaire, le lieu de crucifixion de Jésus. Dans ces suggestives stations de foi a lieu le Chemin de Croix qui chaque jour implique ceux qui souhaitent accomplir un parcours spirituel et sacré à l’intérieur de la basilique. Puisqu’il est inévitable que quiconque qui arrivait en ces lieux désire reparcourir les lieux de la Passion et de la mort de Jésus afin de s’approcher le plus possible de son exemple, de son expérience humaine et de le sentir plus proche d’eux.

Mais où se trouve la Basilique du Saint-Sépulcre ?

Le Saint-Sépulcre : qu’est-ce que c’est et où se trouve-t-il ?

Dans les Évangiles et dans les textes sacrés on raconte que le Calvaire, le mont sur lequel Jésus fut crucifié, se trouvait en dehors des murs de Jérusalem, dans une zone qui autrefois accueillait une carrière, et qui ensuite avait été consacrée aux condamnations à mort et aux sépultures des défunts. La loi juive interdisait en effet qu’elles aient lieu à l’intérieur de l’enceinte de la ville. Le Calvaire, ou Golgotha, dont le nom signifie « lieu du Crâne », était vraisemblablement le point le plus haut de ce terrain qui, une fois perdue son utilité comme carrière, avait été transformé en potagers, jardins et tombeaux donc. Son nom de “lieu du Crâne” dériverait du fait qu’en ce lieu on pensait que se trouvait la tombe d’Adam, ou plus vraisemblablement parce qu’il n’était pas difficile de tomber sur des crânes d’hommes condamnés à mort et non enterrés, ou encore parce que les lieux consacrés aux crucifixions étaient décorés avec des crânes peints aux pieds des croix.

Lieux de la passion et de la mort du Christ à Jérusalem – Golgota
Lieux de la passion et de la mort du Christ à Jérusalem – Golgota

Le fait est que cette zone, dans un deuxième temps, probablement autour du 41-44 apr. J.-C., fut englobé par la nouvelle enceinte murale faite érigée par Hérode Agrippa.

L’histoire du Saint-Sépulcre

Colonie romaine

Dès les années immédiatement successives à la mort de Jésus, le lieu de sa passion et sépulture devint lieu de pèlerinage pour les premiers fidèles. Mais Jérusalem était une colonie romaine. Entre 132 et 135 apr. J.-C. une violente rébellion éclata, entrée dans l’histoire comme rébellion de Bar Kokhba en raison du nom de Shimon bar Kokhba, le présumé messie qui la fomenta. Les juifs se révoltèrent contre l’interdiction de l’Empereur Hadrien de pratiquer la circoncision et contre son projet de raser l’ancienne Jérusalem afin d’y construire une nouvelle ville dédiée au culte de Jupiter. Ce qui advint et, sur les ruines de Jérusalem, l’empereur fit construire Ælia Capitolina. Tous les lieux sacrés des juifs dans l’enceinte de la ville furent convertis en lieu de culte pour les dieux païens, tandis qu’un ultérieur temple dédié à Vénus fut érigé dans une vieille zone funéraire fréquentée par les chrétiens. Il s’agissait du lieu qui accueillait le tombeau de Jésus-Christ.

La Basilique Constantinienne

Ce fut l’empereur Constantin le créateur de la première Basilique du Saint-Sépulcre, autour de 326 apr. J.-C. Sous son ordre, l’évêque de Jérusalem Macaire avait commencé à faire démolir les anciens temples païens et, en creusant dans les parages du Golgotha, les restes du tombeau de Christ virent de nouveau la lumière du jour. On raconte que la mère de l’empereur, Hélène, a joué un rôle très important dans les fouilles de ce lieu sacré, où l’impératrice en personne découvrit la Vraie Croix. Par ordre de Constantin, en ces lieux, la première Basilique du Saint-Sépulcre fut érigée et ensuite inaugurée en septembre 335 apr. J.-C.

La Basilique Constantinienne était composée de trois bâtiments principaux : la basilique, ou martyrium, une construction imposante formée par cinq nefs divisées par des colonnes et des piliers ; le triportique, un grand vestibule fermé par une colonnade qui entourait le rocher du Calvaire, et l’Anástasis, l’église de la résurrection, un mausolée de forme circulaire surmonté d’une coupole avec l’oculus ouvert érigé exprès afin de protéger les restes de la grotte identifiée comme lieu de sépulture de Jésus. Cette dernière fut englobée dans un édicule ou kouvoulkion (du grec sacraire). Autour, il y avait des édifices mineurs destinés aux logements des prêtres et aux services.

Invasion perse

En 614 apr. J.-C. les perses conduits par Khosro II prirent Jérusalem. Pendant trois jours les envahisseurs détruisirent et saccagèrent la ville et même la Vraie Croix fut volée. La Basilique Constantinienne fut mise à feu et de nombreux fidèles qui y avaient trouvé refuge moururent. Ce fut seulement en 630 apr. J.-C., grâce à l’empereur byzantin Héraclius qui libéra la ville, et aux fonds recueillis par l’abbé de Saint Théodore, Modeste, que la Basilique du Saint-Sépulcre fut reconstruite et la Vraie Croix récupérée et ramenée à Constantinople.

Quand en 638 apr. J.-C. la ville tomba de nouveau entre les mains des ennemis, par œuvre du Calife Omar, ce dernier respecta le lieu sacré et émit un décret qui interdisait aux musulmans de se retrouver pour prier entre les murs du martyrium. Omar laissa les pèlerinages dans la Basilique du Saint-Sépulcre continuer en toute quiétude et le lieu s’enrichit de nouveaux bâtiments et de reliques précieuses, comme la coupe de la Cène, l’éponge avec laquelle Jésus fut abreuvé avec du vinaigre et la lance avec laquelle Longin lui transperça le côté.

Entre 746 apr. J.-C. et le début du IXe siècle la basilique fut endommagée par de violents tremblements de terre.

 

La destruction d’Al-Hakim bi-Amr Allah

En octobre 1009 apr. J.-C., l’église fut détruite quasi dans son entièreté par ordre d’un calife fanatique, Ai-Haklm bi-Amr Allah, qui avait décidé de détruire toutes les églises de Palestine, Égypte et Syrie. Il fit raser au sol ce qui restait du martyrium, mais aussi l’Édicule qui protégeait le Sépulcre. Seule une partie de l’Anastasis résista à la furie destructrice des hommes du calife, qui toutefois volèrent tous les objets de valeur.

L’empereur byzantin fit reconstruire le complexe architectural en 1048, mais malheureusement la Basilique Constantinienne avait disparu à jamais.

La reconstruction croisée

À l’occasion de la Première Croisade, Jérusalem fut reconquise par les soldats commandés par Godefroid de Bouillon, qui assuma le rôle de régent de la ville avec le nom d’« Advocatus », Défenseur du Saint-Sépulcre. Par sa volonté, le Sanctuaire du Saint-Sépulcre fut modifié en style roman, avec une plante circulaire, et avec l’ajout d’un clocher et d’un Chorus Dominorum. Dans ces années, la Basilique prend plus que jamais l’aspect d’un lieu dédié à recueillir, conserver et glorifier tous les objets et les mémoires qui rappelaient la mort et la résurrection de Christ.

Jérusalem fut ensuite reconquise par les musulmans conduits par Saladin (1187) et le Saint-Sépulcre fut de nouveau fermé et interdit au culte. En 1244 l’invasion de l’empire khorezmien amena à de nouveaux pillages et à la destruction du bâtiment.

Ce fut Saladin en personne, pour se réconcilier avec Pape Innocence IV, qui décida de réparer les dégâts subit par la Basilique pour ensuite en confier la garde à deux familles palestiniennes musulmanes, les Nusayba et les Ghudayya, afin qu’elles permettent aux pèlerins de la visiter. Les pèlerins devaient payer une taxe qui leur donnait accès à la Basilique et aux cérémonies. Encore aujourd’hui les Nusayba et les Ghudayya gardent la clé du portail d’accès à l’église du Saint-Sépulcre.

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Les Franciscains à Jérusalem

Dans les années qui suivirent, les souverains occidentaux tentèrent de garantir la sécurité et l’accès aux pèlerins qui se rendaient visiter le Saint-Sépulcre avec des accords et des négociations. En 1342, Pape Clément VI s’accorda pour concéder la garde du Saint-Sépulcre à l’Ordre Franciscain, qui, depuis lors, s’occupe de la Chapelle de l’Apparition de Jésus à sa mère, ou chapelle du Très-Saint-Sacrement.
Des prêtres de différentes professions de foi commencèrent à cohabiter pacifiquement à l’intérieur du Sanctuaire.

Statu quo

Mais bientôt les tensions concernant qui avait ou pas le droit de garder le Saint-Sépulcre reprirent. Dans un décret signé par la Sublime Porte le 8 février 1852, le Statu Quo, on définit les droits de propriété et d’accès des communautés chrétiennes à l’intérieur de trois sanctuaires en Terre Sainte : le Saint-Sépulcre à Jérusalem, la Tombe de Marie à Jérusalem et la Basilique de la Nativité à Bethléem.

Cet édit avait la finalité de mettre fin aux conflits entre Église orthodoxe grecque et Église catholique et favorisa surtout la première. Encore aujourd’hui, le Patriarche des Grecs orthodoxes a dans la Basilique la chaire et le katholikon, l’église principale, et établit les lieux d’adoration et de célébration pour les autres professions.

Le Saint-Sépulcre aujourd’hui

Le 25 février 2018, les portes de la Basilique du Saint-Sépulcre ont été de nouveau fermé en signe de protestation contre les autorités de Jérusalem qui voulaient changer le Statu Quo en imposant des nouvelles taxes aux églises. Cette requête fut ensuite retirée.

Aujourd’hui la Basilique du Saint-Sépulcre reste un lieu de grande suggestion, où d’innombrables styles architecturaux et décoratifs se mélangent de manière souvent dissonante, à raconter une histoire faite de conflits et d’harmonies, de souffrance et de rachat, mais surtout de foi au-delà du temps.

 

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La Faradda di li Candareri: une des processions les plus célèbres de la Sardaigne

La Faradda di li Candareri: une des processions les plus célèbres de la Sardaigne

La faradda di li candareri, la Descente des Chandeliers à Sassari unit dévotion religieuse, historique et tradition populaire. Voici comment elle se déroule tous les ans le 14 août

Comme de nombreuses fêtes patronales du Sud de l’Italie, la Faradda di li candareri, ou Descente des Chandeliers de Sassari est aussi un événement qui se développe depuis des siècles entre tradition, religion et spectacle. Du reste, la ville qui l’accueille, Sassari justement, a des racines historiques profondes et une riche tradition religieuse et culturelle. La Descente des Chandeliers est une des manifestations les plus suggestives et attendues de l’année. Elle se déroule le 14 août en l’honneur de l’Assomption de la Vierge Marie. Cette manifestation séculaire unit foi, dévotion et spectacle dans un mélange unique de couleur, musique et de ferveur religieuse.

La Descente des Chandeliers a des origines anciennes et puise ses racines dans un passé lointain. Elle remonte probablement au Moyen Âge et s’inspire de l’usage d’offres de candeli à la Vierge de la Mi-août que les corporations d’arts et métiers de Pise honoraient chaque année. Connue également comme « Faradda di li Candareri » en dialecte sarde, les premières traces de cette célébration remontent au moins au XVIIe siècle, quand les gremi, les corporations de travailleurs et des artisans de Sassari, décidèrent d’honorer un vœu fait à Notre-Dame de l’Assomption pour avoir sauvé la ville de la peste de 1652. Ils le firent en construisant de majestueuses machines en bois, recouvertes de cire et décorées de sculptures qui représentaient saints et épisodes bibliques. Chaque machine était différente des autres, elles avaient généralement la forme d’un grand tabernacle et étaient transportées par les fidèles jusqu’à la cathédrale, entre musique solennelle et chants.

Cette tradition s’enracina dans le cœur des habitants de Sassari et fut également perpétuée pendant le Règne de Sardaigne, malgré les tentatives répétées des dominateurs espagnoles de l’abolir. Avec le temps, les gremi, conscients des importantes dépenses requises par la construction des machines et surtout de la cire qui les couvraient, établirent de transformer les vrais cierges en chandeliers en bois, identiques pour tout le monde. Ce passage eut lieu entre le XVIIe et le XVIIIe siècle et, depuis lors, les Chandeliers ont pris la forme que nous leur connaissons aujourd’hui : de grandioses structures en bois, hautes jusqu’à dix-huit mètres, enrichies de décorations élaborées, rubans et guirlandes. Chaque machine en bois est un véritable chef d’œuvre artistique, réalisée avec un niveau de détails extraordinaire, chaque sculpture racontant une histoire, exprimant la foi de la communauté. Les représentations sacrées qui montrent des moments significatifs de la vie des saints en font des œuvres d’art portatives et expriment au mieux l’histoire et les traditions des anciennes corporations. Encore aujourd’hui, chaque Gremio se dédie à la réalisation de son chandelier avec orgueil et dévouement.

La Faradda di li Candareri de Sassari est bien plus qu’une simple célébration religieuse : c’est une expérience qui engage les cœurs et les esprits de tous ceux qui y participent. Cet extraordinaire événement continue d’incarner l’identité de Sassari, en perpétuant ses racines historiques et en transmettant un message d’unité et d’appartenance pour les générations futures. En 2005, conscients de l’importance et de la valeur culturelle de la fête des Chandeliers de Sassari et des autres manifestations semblables dans différentes villes italiennes, le Réseau des Grandes Machines à Dos Italiennes a été créé. Ce réseau comprend certaines des festivités les plus significatives et traditionnelles du pays, comme entre autres les Lys de Nola. Cette initiative nait de la volonté de préserver, protéger et promouvoir ces précieuses traditions, en en reconnaissant la valeur historique, artistique et religieuse. Le Réseau des Grandes Machines à Dos Italiennes s’engage à conserver le patrimoine culturel de notre pays, en le transmettant aux générations futures et en maintenant un lien vivant entre passé et présent.

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La Vestizione des Chandeliers

À l’occasion de cette fête, la communauté est impliquée dès les premières heures du matin, quand commence le rite de la Vestizione, l’habillage. Ce moment de préparation est une occasion spéciale pour les membres du Gremio, qui portent des costumes traditionnels et se réunissent dans un esprit d’unité et de fraternité. L’atmosphère est chargée d’émotions et d’attente pour le grand événement qui est sur le point de se dérouler. Le Chandelier est prélevé de la chapelle patronale du Gremio : l’Église de Saint Pierre en Silki pour les Ménagères, Saint Augustin pour les Voyageurs, Saint Antoine le Grand pour les Boucher, la Cathédrale de Saint Nicolas pour Forgerons et Cordonniers, Saint Joseph pour les Ouvriers. Les autres sept Chandeliers sont conservés en autant de chapelles dans l’Église de Sainte Marie. De la chapelle, le Chandelier est amené jusqu’au siège ou à l’habitation de l’Obriere di Candeliere, le « gardien » désigné, pour être décoré de guirlandes en papier, fleurs et éléments caractéristiques différents pour chaque Gremio. Au sommet du Chandelier est fixé le cappelletto, qui reprend les noms de tous les Obrieri brodés dans le tissu de damas et, au centre, l’emblème de l’Obriere de Candeliere en titre.

La “Faradda” di li Candareri

L’annonceur proclame l’imminente Descente, qui dans le dialecte de Sassari prend le nom de Faradda, en marquant le début d’une série d’événements qui impliqueront toute la communauté. Le Gremio des Ménagères, un des protagonistes principaux de l’événement, rencontre le maire au Palazzo Ducale, où on établit le point de départ de la célébration de la Faradda di li Candareri. D’ici, ensemble, ils se dirigent vers le Palazzo di Città, où le drapeau du Gremio sera exposé en signe de dévotion et d’appartenance.

Dans l’après-midi, dans une atmosphère de ferveur et d’attente, les treize Chandeliers sont transportés à dos de la place de la cathédrale jusqu’à la suggestive place Castello. Ici, après une brève pause de remerciement à la Vierge dans la proche église du Rosaire, la procession dansante démarre, ouverte par la fanfare, qui avance dans les rues de la ville, en annonçant l’arrivée des Chandeliers. Les majestueux ouvrages en bois suivent en ordre d’admission, en s’exhibant dans de nombreuses positions, avec une danse fascinante et entraînante : Ouvriers, Employés des transports publics, Bouchers, Forgerons, Piccapietre, Voyageurs, Paysans, Charpentiers, Maraichers, Cordonniers, Tailleurs, Maçons et Ménagères.

Les Chandeliers oscillent entre la foule, au son des tambours, tandis que celui des Voyageurs est accompagné par la flûte, en virevoltant et en faisant tourner les betti, les longs rubans qui descendent du sommet de la machine.

La procession traverse corso Vittorio Emanuele jusqu’au Théâtre Civique, où, en la présence du Maire et du Conseil communal, se déroule la cérémonie de l’Intregu. L’investiture du nouveau Obriere majeur du Gremio des Ménagères a lieu, tout comme le traditionnel toast « A zent’anni » (Cent ans !), pour souhaiter une longue et prospère vie au Gremio et à toute la communauté de Sassari.

La Faradda se poursuit jusqu’à tard dans la nuit et atteint son apogée quand les Chandeliers entrent dans l’église de Santa Maria de Betlem. Ici, ils obtiennent la bénédiction finale, dans un geste de foi profonde et de dévotion. Selon ce qui est établi par les anciennes règles remontant au 1531, après l’entrée des Ménagères et des autorités de l’église, les Chandeliers entrent dans l’église en ordre inversé par rapport au défilé précédent. Quand le cierge des Voyageurs se prépare à entrer, les gremianti donnent l’ordre de casser la croix avec le drapeau de l’obriere qui se trouve au sommet du chapiteau, en signe de bon augure. Se déroule ensuite la solennelle cérémonie finale avec la participation du Père Gardien du couvent et de l’Archevêque Métropolite de Sassari. Ces moments importants représentent l’acte conclusif de la célébration et l’instant où le vœu lié à la fête est considéré comme accompli jusqu’à l’année suivante.

La Descente des Chandeliers et l’Assomption de Marie

La date de la Descente des Chandeliers, le 14 août, est strictement liée à la célébration de l’Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie, un des moments les plus importants dans le calendrier liturgique catholique. Cet événement religieux commémore la montée au ciel de l’âme et du corps de la Vierge Marie après sa mort, à la fin de sa vie terrestre. Comme de nombreuses autres fêtes dédiées à cet événement, la Faradda di li Candareri di Sassari est aussi un témoignage de foi et de dévotion envers la Mère de Jésus et représentent un moment de communion et de réflexion pour la communauté catholique entière de Sassari.
Le 15 août, date effective de la célébration de l’Assomption de Marie, se déroule une messe solennelle présidée par l’Archevêque auprès de l’Église de Santa Maria, à laquelle participe tous les Gremi à titre officiel. En soirée, une procession qui part de la Cathédrale de Saint Nicolas amène la Vierge Endormie dans les rues de la ville. Les Chandeliers sont ensuite placés autour du catafalque de la Vierge et sont ramenés dans les chapelles patronales respectives le 22 août, quand on célèbre l’octave de la fête.

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La mort d’un Pape n’est pas un événement commun. Il ne l’a jamais été, en deux milles ans d’histoire de l’Église.
Quand un Pontife décède, il n’y a pas seulement un homme qui s’éteint, mais une saison spirituelle entière, pastorale, politique et humaine qui se referme. Une voix qui a guidé des millions de fidèles, qui a prié, parlé, souffert, pardonné, s’éteint. Une porte se ferme, mais un temps suspendu, sacré et solennel, s’ouvre, appelé Sede Vacante, siège vacant. Les cloches ne sonnent pas seulement pour le deuil : elles sonnent également pour rappeler que, à ce moment-là, l’Église est orpheline. Mais elle n’est pas égarée. Car chaque geste, chaque pas, chaque mot a déjà été écrit dans une liturgie millénaire qui accompagne le passage d’un pontificat au suivant. Tout a un ordre, un temps, un sens. Même le silence. Le temps s’arrête pendant un instant, mais la machine millénaire de l’Église ne s’arrête pas. On enclenche une séquence de gestes anciens, de symboles solennels, de décisions cruciales.
Derrière les murs du Vatican, une machine rituelle se met en marche, faite de secrets et de symboles, entrelaçant la spiritualité avec l’histoire, la douleur avec la responsabilité. À partir de l’instant où l’on certifie la mort du Pontife, jusqu’à l’annonce du nouveau Pape avec le célèbre Habemus Papam, l’Église traverse une chemin qui mélange l’humain et le divin, le deuil et l’espérance.

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Mais qu’arrive-t-il exactement, entre la mort d’un Pape et l’élection de son successeur ? Qui gère le pouvoir ? Qui garantit le silence ? Et qui décide quand l’heure est venue de tourner la page ?

Voici toutes les phases, racontées pas à pas, chaque passage scandé par un rituel qui unit foi, deuil et responsabilité.

Le rôle du Camerlingue

Au cœur du Vatican, dès que le Pape ferme les yeux sur le monde, un homme s’approche de son lit. C’est le Camerlingue, gardien de la transition entre un pontificat et le suivant. Un nom ancien, qui parait sorti d’un roman du Moyen-Âge, mais qui referme, encore aujourd’hui, une des responsabilités les plus délicates et les plus symboliques de l’Église catholique.

Le Camerlingue, actuellement le cardinal Kevin Joseph Farrell, est le gardien du tempo di mezzo, ce temps où l’Église est dépourvue de guide, mais pas d’ordre. Sa tâche commence avec un geste chargé de signification: vérifier officiellement le décès du Pape. Si autrefois cela était fait en l’appelant trois fois par son prénom et en déclarant en latin « Vere Papa mortuus est », aujourd’hui la constatation est confiée à un médecin. Mais la solennité du moment n’a pas changée.

Une fois constaté le décès, le Camerlingue entre symboliquement sur la scène du pouvoir. Il scelle les appartements papaux, interrompt toute communication officielle du Vatican, prend possession du Siège Apostolique vacant. Mais c’est avec un objet spécifique que son autorité se manifeste réellement : l’Anneau du Pêcheur. L’Anneau du Pêcheur, Anulus Piscatoris, est le sceau personnel du Pape, porté au doigt annulaire de la main droite. Sur cette bague le nom du Pontife est gravé, accompagné de l’image de Saint Pierre en train de pêcher, symbole de sa mission : « Pêcheur d’hommes ».

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Avec la mort du Pape, l’anneau doit être détruit ou rendu inutilisable. C’est le Camerlingue, en présence des cardinaux, qui accomplit ce rite : il le casse ou il le grave avec deux sillons croisés, afin que personne ne puisse l’utiliser pour falsifier des documents ou exercer une quelconque autorité au nom du Pontife décédé. Il s’agit d’un geste simple, mais puissant. Ce qui revient à dire : « Ce pontificat est terminé. Personne ne peut plus parler en son nom ».

Mais ce que l’on casse n’est pas simplement un objet. C’est la fin tangible d’une ère, imprimée dans le métal. Une fermeture qui ouvre, cependant, un nouveau début. Après ce geste, le monde sait que l’Église se prépare à tourner la page, tandis que le Camerlingue, silencieux et vigile, veille dans l’attente.

Après la mort du Pape et l’entrée officielle du Camerlingue dans la gestion du siège vacant, il ne resta pas seul. L’Église a prévu, avec la sagesse des siècles, que chaque passage soit surveillé par paires d’yeux, plusieurs cœurs, plusieurs consciences. Pour cette raison, parmi les cardinaux déjà arrivés au Vatican pour participer au futur Conclave, trois assistants sont tirés au sort. Un évêque, un presbytre et un diacre : un pour chaque ordre ecclésiastique. Avec le Camerlingue, ils forment ce que l’on appelle la Congrégation particulière, un petit collège qui a la tâche de le soutenir dans les décisions quotidiennes et veiller à l’administration ordinaire de l’Église pendant la sede vacante, une garantie d’équilibre et de transparence à un moment où le trône de Pierre est vide et l’Église entière est en attente.

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Les funérailles du Pape

Quand un Pape meurt, ce n’est pas que la voix de l’Église qui parle, mais aussi ses gestes, ses silences rituels. Et un des plus éloquents s’accomplit sous le regard de millions d’yeux, mais dans une atmosphère qui reste intimement recueillie. C’est à ce moment que, au cœur de Place Saint-Pierre, le grand portail en bronze, celui qui donne sur les bureaux de la Curie Vaticane, est fermé à moitié. Un battant s’ouvre et l’autre reste fermé. Ce n’est pas une inadvertance. C’est un signe. L’Église est vivante, mais blessée. En chemin, mais privée de son pasteur.

En même temps, les cloches de la Basilique sonnent le tocsin. Ce n’est pas le son plein des fêtes, mais un coup profond et solennel, qui se répète, scandé comme le battement lent d’un cœur. Le son traverse Rome, et ensuite le monde. Ceux qui écoutent, comprennent : le Pape est mort. Ce geste, simple et très puissant, marque le début visible de la Sede Vacante. À partir de ce moment, tout change. Mais tout a déjà un ordre. Et le temps de l’Église devient mémoire, prière et attente.

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Commence ainsi le temps du deuil, mais l’Église n’est jamais vide : elle est en attente. Le corps du Pape est composé, revêtu des parements sacrés, mitre blanche, chasuble rouge, et allongé dans un cercueil en bois et zinc, le visage visible, afin que les fidèles puissent lui rendre un dernier hommage. Traditionnellement, l’exposition avait lieu avec la dépouille visible, sans cercueil, mais Pape François a voulu une simplification du rite, en demandant de la dignité sans pompe : moins de fastes, plus d’essentialité. Il a revu les textes liturgiques, réduit la durée des cérémonies, en restituant à la mort du Pape une dimension plus humaine et spirituelle.

Le deuil dure neuf jours. Il s’agit du Novendiale, période pendant laquelle les cardinaux célèbrent des messes quotidiennes en suffrage du Pape. Trois sont les étapes solennelles de ce temps : constatation du décès, exposition au public et inhumation. Cette dernière a lieu, quasi toujours, dans les Grottes du Vatican, sous la Basilique Saint-Pierre, à côté des prédécesseurs, en cette terre silencieuse où repose l’histoire de l’Église.

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L’exception de François : le choix de Sainte-Marie-Majeure

Pape François n’a pas voulu reposer parmi les marbres solennels des Grottes du Vatican.
Il a choisi la terre.
Il a choisi la simplicité.
Et il a choisi, comme de nombreuses autres fois au cours de son pontificat, de rompre avec la tradition dans un geste puissant de cohérence.

Dans son testament, rédigé en 2022, Jorge Mario Bergoglio avait écrit tout avec clarté : pas de monuments, pas d’inscriptions somptueuses. Uniquement une niche simple dans la Basilique Sainte-Marie-Majeure, avec un mot gravé dessus : Franciscus. Rien d’autre. Une tombe dans la terre, sans fioriture. Un message final qui parle plus que milles homélies. Mais ce choix n’est pas simplement stylistique. Il est profondément spirituel.

Sainte-Marie-Majeure est le cœur marial de Rome, la maison de la Salus Populi Romani, l’icône à laquelle François a confié chaque pas de son pontificat. Il s’y rendait en silence avant et après chaque voyage apostolique, toujours sans annonces, sans éclat. C’était son lieu de l’âme.
Il y a également un lien profond avec ses racines jésuites : ce fut dans cette même basilique que Saint Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, célébra sa première messe en 1538, après avoir reçu l’approbation papale. François, premier Pape jésuite de l’histoire, a voulu y retourner.

Et puis il y a la sobriété, la marque caractéristique de son style. Même dans la mort, François a voulu se dépouiller du pouvoir afin de rester un homme parmi les hommes. Sa tombe est la tombe d’un pasteur. Aucune statue, aucune crypte dorée. Simplement de la terre.

Cette décision a eu des conséquences concrètes sur le protocole funéraire.
François avait prédisposé l’Exposition directe dans le cercueil, à l’intérieur de la Chapelle Sixtine, sans le traditionnel catafalque rehaussé, et une liturgie essentielle, avec des textes revus et des rites simplifiés, pour redonner la centralité au silence et à la prière.

Les frais de la sépulture n’ont pas été couverts par l’État du Vatican, mais par un bienfaiteur anonyme, comme demandé par François en personne. Un dernier geste d’humilité, qui parle au cœur des simples.

Le Conclave et l’élection du nouveau Pape

Entre-temps, à huis clos, les cardinaux se préparent à choisir le successeur de Pierre. Le Conclave s’ouvre entre le 15ème et le 20ème jour après la mort, sauf exceptions. Il a lieu dans la Chapelle Sixtine, lieu chargé d’art et d’Esprit-Saint, où seulement les cardinaux électeurs peuvent entrer. Ils votent à bulletin secret. Chaque bulletin est brûlé dans un poêle avec des addictifs chimiques.

La fumée noire, qui s’élève dans le ciel, annonce au monde qu’il n’y a pas encore un accord. Mais quand de la cheminée sort la fumée blanche, c’est comme si le ciel répondait : le nouveau Pape a été choisi.

Le nom de l’élu est communiqué à la foule en attente avec la formule historique : « Annuntio vobis gaudium magnum : Habemus Papam ».
C’est le moment où le visage d’un homme apparaît depuis la loge de la Basilique Saint-Pierre, vêtu de blanc, et le monde entier retient son souffle. Un nouveau pontificat commence. Et avec lui, une nouvelle page dans l’histoire de l’Église.

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