Auteur/autrice : Redazione

Chapelle Sixtine : histoire, art et secrets du chef-d’œuvre de Michel-Ange

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Que représente l’Arche de Noé : histoire et signification

Que représente l’Arche de Noé : histoire et signification

L’Arche de Noé : histoire et signification d’un récit éternel. Il était une fois un homme, un ciel qui s’assombrissait, et un Dieu qui parlait à travers la pluie.

Nous sommes au début de tout, dans les premiers chapitres de la Bible, là où la Genèse entrelace terre, eau et silence. Entre ces lignes anciennes, se déroule une histoire qui continue de résonner, comme un écho lointain qui traverse les siècles : l’histoire de l’Arche de Noé. Ce n’est pas simplement un récit transmis dans le temps, mais l’une des images les plus puissantes de la mémoire collective. L’humanité coule, la pluie tombe, et un homme construit. Dans ce bateau immense fait de bois et d’obéissance, quelque chose de plus grand prend forme : la possibilité de recommencer.
Pour la religion catholique, et plus en général pour le Christianisme, le Déluge Universel n’est pas simplement un châtiment, mais une purification. L’Arche devient donc le ventre d’un nouveau monde. Ce n’est pas seulement un navire : c’est un refuge, une promesse, le ventre sacré duquel la vie peut renaître.
Et pourtant, il n’y a pas besoin d’être des experts de l’Ancien Testament pour en ressentir la force. Il suffit de regarder les dessins de l’Arche de Noé : dans les livres pour enfants, dans les vitraux anciens, dans les mains de ceux qui la racontent encore aujourd’hui. Dans ces images, drôles, solennelles, lumineuses, chaque créature a sa place, et chaque tempête trouve une trêve.

Qui est monté sur l’Arche de Noé ?

Dans le silence qui précède la tempête, quand le ciel devient gris comme le plomb et la terre frémit, Dieu appelle Noé. Et il répond. Il obéit. Il construit. L’Arche nait comme un acte de foi contre toute logique : une arche énorme en bois au milieu de la terre ferme, un navire pour un océan qui n’existe pas encore.
Selon la Genèse, huit âmes humaines sont montées sur l’Arche : Noé, homme droit et juste ; sa femme ; ses trois enfants, Sem, Cham et Japhet, et leurs épouses. Huit gardiens du futur, témoins de la miséricorde divine dans un monde épuisé par le péché. Mais ils n’étaient pas seuls. Dieu commande que toutes les espèces animales montent à bord : un couple par chaque animal impur, sept couples pour les purs. Non seulement pour une question de survie, mais aussi pour honorer Dieu après la tempête, avec des sacrifices et des remerciements. Ainsi l’Arche se peuple : de crin et de plumes, d’écailles et de sabots, d’ululements et de bruissements. Une symphonie vivante qui trouve refuge sous le toit du pacte divin. Les dessins de l’Arche de Noé, ceux qui nous sourient aujourd’hui depuis les livres illustrés pour enfants ou qui décorent les absides des églises, souvent simplifient cette foule miraculeuse. Mais derrière chaque zèbre souriante et chaque girafe au col long qui dépasse d’un hublot se cache une vérité profonde : aux yeux de Dieu, chaque créature, même la plus petite, était digne d’être sauvée. Pour le Christianisme, ce détail est révélateur : le salut n’est pas exclusif, mais universel. Aucun animal ne fut refusé, aucun homme ne fut choisi par richesse ou pouvoir. Seuls ceux qui étaient justes, seuls ceux qui écoutaient, seuls ceux qui avaient un cœur pur trouvèrent place dans l’Arche. C’est un message qui nous interpelle également : nous sommes l’arche de Noé à chaque fois que nous choisissons de protéger et d’accueillir plutôt que de détruire et de rejeter.

Où l’Arche de Noé s’est-elle échoué ?

Le déluge dura quarante jours et quarante nuits. Ensuite, la pluie cessa. Les eaux commencèrent à se retirer, et l’Arche se déplaça doucement sur un plateau ancien, immergé dans le brouillard de la mémoire. La Bible nous offre une coordonnée : sur les monts d’Ararat. Mais où est cet Ararat ? Dans la géographie concrète, il s’agit d’une chaîne de montagnes entre l’Arménie et la Turquie, où le sommet le plus élevé touche le ciel avec plus de 5000 mètres d’altitude. C’est un endroit difficile, rocheux, souvent inaccessible, où les nuages s’amoncèlent comme des secrets. Mais dans le récit biblique, l’Ararat n’est pas seulement un point sur la carte : c’est un seuil mystique, le point exacte où la justice se transforme en grâce. Là, l’Arche touche la terre et la vie reprend son cours. Là, Noé ouvre la porte, libère une colombe et attend. Là, le silence de la fin devient le chant du commencement.  De nombreuses légendes arméniennes parlent de bergers qui auraient vu des restes en bois surgir de la glace. D’autres racontent d’expéditions ratées, de visions, de photographies jamais confirmées. Et pourtant, malgré cette ferveur, l’Arche n’a jamais été retrouvée.
Mais c’est peut-être mieux ainsi. L’Ararat n’est peut-être pas seulement un sommet : c’est un seuil intérieur. C’est le point où chacun de nous débarque après la tempête. Un symbole de renaissance qui nous rappelle que chaque naufrage peut devenir un salut, s’il est guidé par la foi.

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Quel animal n’a pas été embarqué dans l’arche de Noé ?

On dit, en plaisantant, que la licorne était arrivée en retard. Qu’elle dansait entre les vagues, inconsciente, pendant que l’Arche se refermait. Et elle resta donc dehors. C’est une légende, bien sûr, mais une métaphore profonde aussi : qu’est-ce qui échappe au salut quand on n’écoute pas l’appel ? La Bible ne parle pas d’animaux oubliés. Au contraire, elle insiste sur le fait que chaque espèce fut préservée. Et toutefois, dans notre imaginaire, le doute poétique persiste : y a-t-il eu quelqu’un qui n’a pas répondu ? Quelqu’un qui n’y a pas cru ?
Peut-être l’animal qui resta vraiment dehors n’avait ni fourrure ni plumes. Peut-être, c’était quelque chose de plus obscure : l’orgueil, l’indifférence, la violence qui avait condamné le monde. Voilà les véritables bêtes qui furent exclues de l’Arche.
Dans le Christianisme, l’Arche devient ainsi un symbole de discernement aussi. Il ne s’agit pas d’exclusion, mais de choix : ceux qui souhaitent monter, ceux qui sont prêts à abandonner le mal, trouveront leur place. Mais ceux qui restent ancrés à leur propre égo, à leur propre dureté de cœur, resteront dehors. Non pas par châtiment divin, mais par refus humain.
Et pourtant, chaque dessin de l’Arche de Noé continue de montrer des animaux en rang, ordonnés, confiants. Un message puissant : il y a encore du temps pour monter. Chaque jour, nous pouvons décider si nous souhaitons vivre selon la loi du déluge ou selon celle de l’Arche. La porte est ouverte, encore aujourd’hui.

Pourquoi l’Arche de Noé ne sera jamais retrouvée ?

Depuis des siècles, des expéditions et des théories tentent de localiser l’Arche. Scientifiques, mystiques, aventuriers : tous fascinés par l’idée d’en retrouver les vestiges. Et pourtant, l’Arche reste cachée. Aucun bois, aucune poutre, aucune certitude archéologique.
Pourquoi ? Pourquoi l’Arche de Noé ne sera jamais retrouvée ?
Peut-être parce qu’elle ne doit pas l’être. Parce que sa vérité ne se mesure pas avec un mètre et du carbone 14. L’Arche est symbole et non pas relique. Elle est mystère, et non pas musée.
La religion catholique et la tradition chrétienne toute entière nous rappellent que la Bible parle avec un langage symbolique. L’Arche est le prototype de chaque église, de chaque communauté qui accueille et protège. Elle est la promesse que Dieu sauve non pas les parfaits, mais les fidèles.
Peut-être que Dieu, dans sa sagesse, a voulu que l’Arche reste invisible afin que nous puissions la chercher non pas entre les rochers, mais à l’intérieur de nous-mêmes. Chaque acte de compassion, chaque geste de foi, chaque choix à contre-courant pour le bien des autres : voilà les véritables planches de l’Arche. Dans le monde contemporain, où les tempêtes ne sont plus celles faites d’eau, mais de crises, de guerres, de solitudes, le message de l’Arche est plus actuel que jamais. Nous devons la construire chaque jour : avec le bois du courage, avec la poix de la solidarité, avec la voile de la prière.
L’arche ne se trouve pas : on la devient.

Qui était Saint Bernard de Clairvaux en dehors de la Divine Comédie

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L’Excommunication : en quoi consiste-t-elle et quand est-elle appliquée

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L’Excommunication : quand le Ciel devient silence et l’église tait votre nom.

L’excommunication est le geste le plus dramatique et le plus solennel que l’Église catholique peut accomplir vis-à-vis d’un de ses fils : ce n’est pas une condamnation éternelle, mais une blessure ouverte, une absence soudaine, comme si la voix du Pasteur n’atteignait plus l’agneau égaré. Ce n’est pas un châtiment, mais de la distance. Non pas une vengeance, mais de la douleur. Le Ciel se tait.

Dans le monde moderne, marqué par relativisme et sécularisation, l’excommunication semble appartenir à une époque lointaine. Et pourtant, cette pratique conserve un poids ancien et sacré. C’est un acte qui coupe, sépare, mais aussi qui indique la voie de la conversion. Car elle ne nait pas pour exclure, mais pour bousculer. Elle parle du sérieux de la foi, de la gravité du mal, du besoin d’un ordre moral qui ne peut pas être négocié. C’est la façon dont l’Église reconfirme que tout n’est pas permis, que certains choix ont un poids éternel, que la liberté est vraie seulement quand on en assume la responsabilité. En même temps, l’excommunication est aussi un geste de foi en la liberté de l’homme : personne n’est condamné à jamais, tant qu’il existe le souhait d’un retour.
L’excommunication est un seuil, une ligne tracée entre la lumière et l’ombre, entre la voix de l’Église et le silence de l’exile. Mais elle est aussi une porte jamais fermée à ceux qui veulent bien frapper. Comme le père dans la parabole, l’Église reste sur le seuil, les yeux fixés sur l’horizon, prête à courir à la rencontre du fils qui décide de revenir. Car personne n’est jamais perdu, si dans son cœur brûle encore une étincelle de volonté. Et même dans le silence le plus profond, Dieu écoute.

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Qu’entendons-nous par excommunication

Certaines blessures ne saignent pas, mais on les aperçoit dans notre âme comme un froid soudain, un silence innaturel. L’excommunication est l’une d’entre elles.
Elle n’est pas un stigmate extérieur, ni une marque à afficher, mais un vide qui se fait sentir au moment où l’âme, souhaitant recevoir les sacrements, découvre que cette porte lui est fermée. Et que, afin de la réouvrir, il faudra non pas une clé, mais un chemin de rédemption.
Dans son étymologie latine, ex-communicare signifie « exclure de la communion ». Mais de quelle communion parle-t-on ? Non seulement de la participation à l’Eucharistie, mais de la vie sacramentelle et spirituelle de l’Église entière.
Celui qui est excommunié n’est pas considéré comme un « expulsé » de l’Église dans le sens absolu – le baptême imprime un sceau indélébile –, mais il est privé des bénéfices spirituels qui dérivent de la pleine participation à la vie ecclésiale. Il ne peut pas avoir accès aux sacrements, ni avoir droit à des funérailles catholiques, ni jouer des rôles actifs dans la liturgie ou dans l’enseignement de la foi. C’est comme s’il était enveloppé par un voile : présent, mais séparé. Vivant, mais spirituellement isolé.
Et pourtant, c’est justement cet isolement qui contient la clé du retour. L’Église ne ferme jamais ses portes définitivement. Au contraire : l’excommunication est une invitation pressante à la conversion, une pause dramatique dans le dialogue entre l’âme et l’Église. Avec ce geste extrême, solennel et douloureux, c’est comme si l’Église disait : « Arrête-toi. Là, tu t’es égaré ». Quand l’Église prononce l’excommunication, elle ne le fait pas pour détruire, mais pour préserver.
Le regard est entièrement tourné vers le salus animae, le salut éternel de la personne impliquée. Car une âme qui persiste dans un péché grave et ensuite s’approche de l’Eucharistie sans repentance risque de commettre un sacrilège sur un sacrilège. Dans ces cas-là, l’excommunication n’est pas tant une punition qu’une protection. Non seulement pour l’Église, mais pour le pécheur lui-même. C’est une voix qui dit : « N’ajoute pas blessure sur blessure. Arrête-toi. Respire. Reviens. »

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Cet acte n’est jamais prononcé avec légèreté. C’est la plus grave parmi les censures ecclésiastiques, avec l’interdit et la suspense, mais c’est la seule de ces trois qui peut frapper laïcs et consacrés sans distinction. Elle ne peut pas toucher une institution, un ordre religieux, une confrérie. Seulement une personne. Une conscience. Une âme.

L’interdit est comme un brouillard qui tombe sur une église, sur une communauté, ou sur une âme. Il n’est pas total comme l’excommunication, mais limite néanmoins l’accès à la grâce visible. Cette sanction peut frapper une personne, mais aussi un lieu : un diocèse, une paroisse, un sanctuaire. C’est une censure plus légère, mais pas moins éloquente pour autant : l’interdit invite à la repentance, mais laisse ouverte la porte à la réconciliation. La suspense concerne par contre les ministres sacrés, en particulier les prêtres et les évêques. C’est une censure qui descend sur les ministres de l’autel, quand leur chemin s’est détourné jusqu’à trahir la grâce reçue. Scandales morales, abus du sacré, rébellions obstinées à l’autorité ecclésiale : voilà les péchés qui peuvent conduire à la suspense.
À ce moment-là, le prêtre ne perd pas sa vocation, car l’Ordre, une fois imprimé, ne s’efface pas, mais on lui retire la parole, on ferme l’autel, on brise le pain de ses mains.
Il ne peut plus célébrer l’Eucharistie, ni confesser, ni baptiser, ni offrir ses mots de la chaire de la prédication. Il reste prêtre, mais dans le silence. Un silence qui n’est pas condamnation, mais attente : attente de repentance, de vérité, de nouveau départ.

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Il ne faut pas imaginer l’excommunication comme une exclusion éternelle, un anathème sans retour. C’est toujours remédiable, toujours surmontable. L’absolution peut être concédée, et doit l’être dès qu’il y ait une repentance authentique. L’Église, comme une mère qui punit avec les larmes aux yeux, attend que son fils revienne, et quand elle le voit de loin, elle court à sa rencontre pour le prendre dans ses bras. Ainsi, ce qu’à l’apparence semble un châtiment, n’est en réalité qu’une invitation à la guérison, une peine médicinale, ainsi la définit le droit canonique. En effet, le fidèle excommunié ne perd pas tout lien avec l’Église. Il est encore tenu de participer à la Messe, même s’il ne peut pas participer à l’Eucharistie, et à observer les jours d’obligation. Il peut recevoir les sacramentaux, comme l’eau bénite ou les obsèques chrétiennes, s’il n’y a pas eu de scandale public.
En un mot, il est encore fils, même s’il est loin. Et comme dans toute parabole sur le pardon, le dernier mot n’appartient jamais à la faute, mais à la miséricorde. Même dans ce mystère de séparation, l’Église reste mère. Tout acte, même grave, n’entraîne pas l’excommunication. Il y a des cas où l’ignorance, la peur, l’âge, la fragilité psychologique atténue la faute, et la porte de la miséricorde reste entrouverte. Car même quand tout semble perdu, la grâce peut encore se frayer un chemin.
Être excommunié ne signifie pas être abandonné par Dieu. Le lien avec Lui, bien qu’obscurci, ne se brise jamais complètement. Comme le fils prodigue dans la parabole évangélique, l’excommunié reste toujours attendu, désiré, cherché. L’excommunication est une exclusion de la vie sacramentelle et non pas de l’amour divin. Au contraire : paradoxalement, c’est justement l’excommunication qui peut rallumer la nostalgie du ciel. Elle peut ramener l’âme au désir des choses saintes, comme celui qui, après un long hiver, ressent la faim du pain et la chaleur du foyer. Pour cette raison, l’Église a toujours souligné que toute excommunication est réversible. Elle peut être levée à travers l’absolution sacramentelle, si la faute rentre parmi celles qu’un prêtre peut absoudre, ou bien par un évêque, voire, dans les cas les plus graves, par le Pape en personne. L’Église n’est pas un tribunal inflexible : c’est une mère qui attend le retour du fils égaré.

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Quand et comment on est excommunié

Cela n’arrive pas tout à coup, comme un éclair. Et pourtant, quand elle arrive, l’excommunication est comme un tonnerre qui brise le silence et qui annonce que quelque chose s’est cassé. Non pas un lien social, ni une règle enfreinte entre hommes, mais une fracture intérieure qui a franchi le seuil du mystère.
C’est l’âme elle-même qui, en commettant un acte grave contre la vérité de la foi ou contre le caractère sacré des sacrements, se retrouve soudainement suspendue, comme une lanterne éteinte dans l’obscurité.

Cela arrive parfois en silence. Personne ne lit la sentence, aucun prêtre ne lève la voix. Et pourtant, le geste est accompli, et la loi spirituelle agit comme un mécanisme invisible : on parle, dans ce cas-ci, d’excommunication latae sententiae, i.e. « prononcée par la loi elle-même », qui frappe automatiquement au moment même où on commet le crime. Comme si c’était le péché lui-même à prononcer la condamnation, sans besoin de témoins.

D’autres fois, par contre, l’excommunication est solennelle et déclarée. Elle porte le nom de qui l’a prononcée, et elle se concrétise après une enquête, une confrontation, un jugement : c’est l’excommunication ferendae sententiae, l’excommunication « à imposer », proclamée par une autorité ecclésiastique. Dans ces cas, la voix de l’Église resonne clairement : « Tu es exclus de la communion des fidèles ».

Mais qu’est-ce que ce geste, au fond, sinon un cri d’alarme ? Une sonnette qui résonne dans la nuit pour réveiller ceux qui dorment trop près du précipice ? Ce n’est pas la faute générique qui cause l’excommunication, mais des actes précis, des crimes spirituels qui frappent le cœur même de la foi.

Dans le passé, il existait différents degrés et nuances d’excommunication, comme si même l’exclusion pouvait connaître un langage d’intensité. Certains hommes frappés d’excommunication étaient appelés « tolerati » (i.e. tolérés) : exclus des sacrements, ils étaient toutefois encore acceptés parmi les fidèles. D’autres, les « vitandi » (i.e. à éviter), étaient tenus à l’écart comme s’ils étaient contagieux spirituellement : il était même recommandé de ne pas leur adresser la parole.

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Toutes les excommunications ne sont pas identiques, même sur le chemin du repentir. Certaines peuvent être remises par n’importe quel prêtre, dans le silence humble du confessionnal.
D’autres, plus graves, sont réservées à l’évêque, si le crime frappe profondément la structure de l’Église locale, ou directement au Saint-Siège, dans les cas les plus délicats et dramatiques, à travers un bureau spécifique, la Pénitencerie apostolique. C’est là que les fautes les plus ardues sont conservées, celles qui demandent discernement, pénitence, et grâce. Le Code de Droit Canonique, qui discipline ces peines spirituelles, n’est pas un simple code légal. C’est une carte de la conscience ecclésiale, et dans ses canons (1331 et 1364-1398) on énumère toutes ces actions qui peuvent séparer, même profondément, un fidèle de la communion avec Christ.

Certaines parmi ces blessures résonnent avec un écho plus fort : l’apostasie, quand une âme rejette ouvertement la foi chrétienne ; l’hérésie, qui nie obstinément une vérité révélée ; le schisme, qui brise l’unité et éloigne du Pape.

Et puis, il y a ces gestes qui blessent la sacralité des Sacrements. La profanation de l’Eucharistie, par exemple : celui qui subtilise les espèces consacrées, celui qui les utilise à des fins blasphématoires, celui qui ouvre le tabernacle non pas pour adorer, mais pour transgresser, tombe dans une condition de rupture si profonde que seulement un permis spécial permet à un prêtre de l’absoudre.
Il en va de même pour ceux qui recourent à la violence physique contre le Pape, ceux qui consacrent un évêque sans mandat pontifical, ou encore pour ce prêtre qui absout en confession son complice dans un péché contre la chasteté. Dans ce dernier cas, l’absolution est invalide, et le péché se transforme en scandale sacramentel.

Un autre cas, tout aussi controversé que décisif, concerne l’avortement provoqué. Celui qui l’accomplit ou qui le procure consciemment est excommunié automatiquement. À partir du Jubilé de la Miséricorde, papa François a ouvert les bras de l’Église encore plus grand : il a concédé à chaque prêtre le pouvoir d’absoudre même le péché de l’avortement, car aucune blessure, aussi profonde soit-elle, ne doit rester sans espoir. C’est un geste qui reconnait la douleur, le déchirement, mais aussi le besoin d’être regardé avec des yeux qui ne jugent pas, mais qui accueillent.

Parmi les lignes les plus denses des documents récents, une note d’alerte résiste encore : l’appartenance aux loges maçonniques, déjà condamnée dans les siècles passées, reste aujourd’hui incompatible avec la communion ecclésiale. Non par pour une guerre idéologique, mais parce que la vision du monde que l’on y professe est trop distante de l’Évangile, de la lumière simple de la vérité révélée. L’ingérence dans les conclaves, comme la simonie ou les accords visant à influencer l’élection papale, entraîne aussi l’excommunication automatique. À tout moment, l’Église a voulu préserver la pureté de ses actes les plus sacrés.

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Les cas d’excommunication les plus célèbres de l’histoire

Au cours de l’histoire, l’excommunication a eu également un poids politique et symbolique. Certains cas ont laissé une marque très profonde.

Élisabeth Ire d’Angleterre

C’était en 1570 quand,  avec la bulle Regnans in Excelsis, le Pape Pie V prononça l’excommunication d’Élisabeth Ire d’Angleterre, fille d’Henri VIII et reine d’un royaume déjà secoué par la fracture protestante. Le document la déclarait hérétique et délivrait les sujets du devoir d’obéissance : un acte solennel, puissant comme une épée spirituelle, qui vise à défendre la foi, mais qui finit par se transformer en croix pour les catholiques restés fidèles à Rome.
À partir de cet instant-là, en Angleterre, professer le catholicisme devient non seulement un acte de foi, mais aussi un risque de trahison. Dans les ombres des églises de campagne, dans les Messes célébrées dans le secret, se cachait alors la nostalgie de l’autel perdu.

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Victor-Emmanuel  II

Le premier roi d’Italie fut excommunié à trois reprises. L’Église voyait en lui non seulement un souverain, mais aussi celui qui enleva Rome au Pape. Ses excommunications racontent le drame de l’unification italienne vécue comme une blessure pour le pouvoir temporel de l’Église.

Marcel Lefebvre

En 1988, il ordonna quatre évêques sans autorisation papale, en s’attirant une excommunication automatique. Son refus des réformes du Concile Vatican II brisa la communauté traditionnaliste et ouvrit un débat qui est encore en cours aujourd’hui.

Le décret contre les communistes

En 1949, le Saint-Office excommuniait tous ceux qui adhéraient à l’idéologie communiste. Un acte qui a marqué l’entrée de l’Église dans la bataille spirituelle contre l’athéisme d’État.

 

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Notre-Dame de la Consolation : un symbole éternel pour Reggio de Calabre

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Notre-Dame de la Consolation : un symbole éternel pour Reggio de Calabre. Voici comment la Mère visite ses fils aimés chaque année.

À Reggio de Calabre, la foi a un visage. Ce n’est pas un concept abstrait, ni un mot à répéter dans les homélies. C’est un visage qui console, un visage qui écoute. C’est le visage de la Consolatrice des Affligés, la « Maman » de cette ville, la Sainte Patronne, la Dame vêtue d’or qui, depuis des siècles, veille sur les maisons, sur les mers inquiètes, sur les vies fatiguées et sur les joies inattendues de qui habite sur cette bande de terre donnant sur le détroit de Messine. Ce n’est qu’une autre manière pour appeler la Sainte Vierge. Ici, la dévotion n’a jamais été une affaire privée. C’est le sang qui coule dans les veines de la ville, c’est la mémoire collective, un rituel partagé. Notre-Dame de la Consolation n’est pas simplement une image sacrée : il s’agit d’une présence réelle, qui descend dans les rues, qui se laisse toucher, à son passage on peut pleurer, crier, pour ensuite s’apercevoir qu’une douce bénédiction est descendue pour apaiser toute inquiétude. C’est la mère qui ne juge pas, qui n’oublie pas. La ville lui parle, chante des louanges en son nom, la porte sur ses épaules. Et chaque année, ce pacte d’amour se renouvelle. Avec la même ferveur, avec la même émotion qui tremblait dans les yeux de nos arrière-grands-parents.

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Les fêtes dédiées aux Saints dans le Sud de l’Italie sont un véritable patrimoine d’histoire, de folklore et d’art. Feux d’artifices sur la mer, processions à travers les villages et la campagne, tables garnies de plats typiques et anciennes prières murmurées sous un ciel d’été. Les fêtes patronales sont bien plus que des célébrations religieuses : ce sont des moments d’identité collective, où foi, folklore et convivialité s’entremêlent dans un rituel qui traverse les siècles. Il en va de même pour la fête de Notre-Dame de la Consolation.

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Quand fête-t-on Notre-Dame de la Consolation ?

Il y a un endroit, à Reggio de Calabre, où le ciel semble se rapprocher, où l’air a le parfum du silence et où chaque pas resonne comme une prière. C’est là, sur la colline qui surplombe la ville et la mer, qui surgit la Basilique de l’Eremo, demeure de Notre-Dame de la Consolation la plupart de l’année.
Ce n’est pas seulement une église. C’est le cœur caché de la dévotion de Reggio, un sanctuaire qui conserve l’attente, l’espérance, la promesse. Elle a été construite à côté du couvent des frères Capucins, qui se sont installés en ville en 1532, en amenant avec eux la simplicité et la force du message franciscain. À cette époque-là, à l’endroit où la Basilique se dresse actuellement, surgissait une petite chapelle. Ensuite, le tableau commandé par le noble Camillo Diano au peintre local Nicolò Andrea Capriolo est arrivé. Et la dévotion a pris forme, visage, couleur.
La première église a résisté pendant des siècles, mais le tremblement de terre de 1908 l’a compromise. La chapelle, pas l’esprit. Et c’est ainsi qu’en 1965, une nouvelle Basilique voit le jour. Moderne dans ses lignes, mais ancienne dans l’âme. Conçu par l’architecte Anna Sbarracani Anastasi, le bâtiment accueille aujourd’hui non seulement l’effigie sacrée, mais aussi des œuvres d’art qui parlent avec la voix de la contemporanéité : les reliefs d’Alessandro Monteleone, le Chemin de Croix sculpté par Pasquale Panetta, les vitraux colorés qui représentent la lumière comme une promesse.

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Quand, au mois de septembre, la Sainte Vierge descend en ville, l’Eremo se vide d’une présence, mais pas de son sens. Et en novembre, quand l’effigie retourne entre ses murs, tout recommence. Les marches de l’escalier deviennent un rosaire, la montée une prière en chemin. C’est là, dans le silence de l’altitude, que les habitants de Reggio retournent la chercher dans les mois qui séparent une fête de l’autre. Une visite, une bougie, une larme. Personne s’en va sans lui avoir parlé.
La Basilique de l’Eremo est l’endroit où la Mère repose. Mais là-haut, nous le savons bien, elle ne dort jamais.

Le mois de septembre à Reggio a le parfum du myrte et de la cire. Mais surtout, dans ses rues résonne le pas cadencé des porteurs de la Vara, le brouhaha des fidèles, les cloches qui annoncent le jour tant attendu de la Discesa (i.e. la Descente).
Cela arrive chaque année, le deuxième samedi de septembre. À l’aube, lorsque la ville commence à remuer dans son sommeil, on entend déjà un murmure monter la colline de l’Eremo. Des gens qui arrivent pieds nus, en signe de dévotion. Des gens qui n’ont pas dormi, à cause de l’émotion. Il y en a des milliers, chaque année, comme une rivière qui a appris à couler toujours vers la même source.
Le tableau sacré quitte sa demeure pour descendre parmi le peuple. Ce n’est pas seulement une procession, mais une rencontre. C’est l’histoire qui devient chair, à chaque fois. On raconte que tout a commencé en 1636, pendant une terrible épidémie. Le peuple avait fait un vœu : « Nous amènerons la Vierge en ville, si elle nous libère de la peste ». Et c’est ce qu’elle fit. Depuis lors, septembre est le mois du merci. Le mois du miracle qui se renouvelle.

Il y a un moment, lors de l’interminable étreinte entre la ville et sa Patronne, où l’émotion devient une course. C’est la Volata (i.e. la Volée), la dernière partie de la procession, quand les porteurs, épuisés et en sueur, mais avec le cœur en flamme, serrent leurs dents et, sous le poids de la Vara, affrontent au pas de course l’espace qui sépare le début de Piazza Duomo de l’escalier de la Cathédrale.
C’est un geste qui défit la raison, mais qui parle au plus profond de l’âme. Car la Volata n’est pas simplement une course : c’est une offrande. C’est l’acte final, le dernier don à la Consolatrice. C’est la démonstration extrême d’un amour qui ne s’épargne pas, qui se consomme jusqu’à la dernière goutte d’énergie. Et quand la Vara arrive, entre les applaudissements et les larmes, la respiration de tous semble se retenir pour un instant. C’est fait. La Mère est de retour.
Mais la fête n’est pas finie. Le mardi suivant, comme à vouloir prolonger l’enchantement, Notre-Dame de la Consolation parcourt encore une fois Corso Garibaldi, entre deux haies de personnes qui se serrent pour la saluer. C’est un au revoir plus léger, plus intime. Ensuite, le tableau retourne à la Cathédrale, où il reste jusqu’au mois de novembre, entouré de lumières, fleurs et d’une ville qui se serre autour d’elle comme un fils dans le sein de sa mère.
En novembre, un autre moment solennel a lieu : la fête de la Présentation de Marie au Temple. C’est à ce moment-là que la Sainte Vierge prépare son retour sur l’Eremo. Et c’est alors, avec la procession de la Salita (i.e. la Montée) que la Mère retourne à la Basilique de l’Eremo. Ainsi la boucle est bouclée. Ainsi se renouvelle chaque année ce mystérieux dialogue entre ciel et terre qui lie Reggio à sa Consolatrice. Un cycle d’amour qui ne connait point de fin. Mais cela, comme on le sait bien, est une autre histoire. Une autre émotion.

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Quand Notre-Dame de la Consolation monte-t-elle sur l’Eremo ?

Si la Discesa est synonyme de fête, la Salita est prière. Plus intime, plus silencieuse, et pourtant pas moins intense. La montée a lieu le dimanche après le 21 novembre, comme un adieu chuchoté à voix basse, entre la mélancolie de l’automne et l’espérance qui accompagne chaque retour.
La procession part lentement, presque timide. La ville, qui seulement deux mois auparavant l’avait accueillie avec cris et applaudissements, salue maintenant sa Sainte Patronne avec les yeux qui brillent et les mains jointes. C’est un adieu qui pèse sur le cœur. Mais c’est dans la dernière partie que tout change. La route grimpe vers le haut et, avec elle, la Vara, les porteurs, les chants qui se brisent dans la gorge. Chaque pas devient un acte de foi, chaque respiration une offrande. Personne ne parle, mais tout le monde ressent la même chose : cette ascension appartient à eux tous. Chacun participant, comme la Sainte Vierge, affronte tous les jours une ascension abrupte. Une fatigue, une douleur, une renaissance.
Quand on atteint l’Eremo, le temps semble s’arrête. L’air sent l’encens et les feuilles mouillées. Le tableau est accueilli par les frères, replacé sur le maître-autel. Et les fidèles, beaucoup d’entre eux avec les larmes aux yeux, restent là, en silence. Parce que dire adieu à sa Maman, même si seulement pour quelques mois, n’est jamais facile. Mais de là-haut, sur la colline, la Consolatrice continuera de regarder vers la mer. Et vers tous ses fils bien-aimés.

Combien pèse la Vara de Notre-Dame de la Consolation ?

Ceux qui ne l’ont jamais vue, ne peuvent peut-être pas imaginer. La Vara n’est pas simplement une structure. C’est un temple qui marche. Un autel en mouvement. Un monument à la foi collective. Réalisée entre 1824 et 1831, la Vara monumentale est un chef-d’œuvre d’art dévotionnel : une feuille d’argent repoussée sur un cœur en bois, sculptée et ciselée avec minutie, comme il sied à ce qui doit contenir le sacré. D’une hauteur d’environ cinq mètre et décorée de détails qui racontent la gloire et la douleur, le char dévotionnel atteint un poids total de 1.400 kilogrammes. Une tonne et demie qui n’effraie pas, mais honore. Oui, une tonne et demie de beauté et de dévotion.
Pour la transporter, il faut au moins soixante hommes. Les Porteurs de la Vara, qu’on les appelle. Mais ceux qui connaissent la tradition savent qu’ils sont bien plus. Ils sont dévots, fils, frères, pères. Pour beaucoup d’entre eux, il s’agit d’un héritage : « Mon grand-père la portait. Mon père la portait. Maintenant, c’est mon tour ».
Pendant la procession, ils se relayent avec des gestes étudiés, presque chorégraphiques, mais chargés de respect. Chaque remplacement est un rituel. Et quand arrive la grande montée de l’Eremo, l’effort devient héroïque. Les jambes tremblent, les mains serrent fort les barres, et la ville entière retient son souffle.
Mais personne ne fait marche arrière. Car ce poids, après tout, c’est le poids de l’amour. Et l’amour, on le sait, ne pèse jamais assez.

 

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Saint Léopold Mandic : histoire et miracles

Saint Léopold Mandic : histoire et miracles

Saint Léopold Mandic, le confesseur des miracles, est saint patron des malades de tumeur. Découvrons son histoire, le sanctuaire de Padoue et les prières qui lui sont dédiées.

Saint Léopold Mandic, connu également comme Frère Léopold, a été la démonstration vivante de comment, là où la volonté n’est pas suffisante, la détermination et l’esprit d’adaptation peuvent vraiment faire des miracles. Parce que ce petit frère Capucin, qui rêvait de partir missionnaire en Orient afin de réconcilier les chrétiens orthodoxes avec l’Église catholique, bien qu’il ait été contraint de renoncer à ses projets, il arriva à se réinventer et à trouver une dimension précieuse au sein de l’Ordre au monastère, en devenant une figure très aimée déjà de son vivant. Après sa mort, cette même humilité et cette volonté de faire le bien l’ont confirmé comme un homme et un prêtre digne d’une dévotion que la béatification n’a fait que confirmer et diffuser ultérieurement. Particulièrement vénéré à Padoue, où il a vécu pendant plus de trente ans, son culte trouve aujourd’hui son cœur dans le Sanctuaire de Saint Léopold Mandic, qui abrite son tombeau, juste à côté de la minuscule cellule où il a vécu et a recueilli les confessions de milliers d’hommes et de femmes.

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Célèbre en vie pour son humilité, sa disponibilité à l’écoute et les nombreux miracles attribués à son intercession, Saint Léopold Mandic est aujourd’hui rappelé comme le protecteur des malades de tumeur. De très nombreux fidèles se confient à lui avec la neuvaine à Saint Léopold et la prière à Saint Léopold, récité dans les moments de difficulté et de souffrance.

Qui était Saint Léopold de Mandic

Nous avons défini Saint Léopold un « petit frère ». Et petit, il l’était vraiment, avec sa taille d’un mètre et trente-cinq centimètre, qui ne lui empêchait pas de faire valoir ses raisons, même avec véhémence, quand quelque chose lui tenait à cœur. Saint Léopold avait un tempérament vif et, selon certaines biographies, il dût travailler sur son caractère afin de développer la patience et la placidité qui le caractérisèrent par la suite.
On raconte qu’il ait fait de la confession son cheval de bataille spirituel, en transformant toute tendance à l’irascibilité en une miséricorde infinie envers les pénitents. Cet aspect de son caractère – le travail continu sur lui-même pour dépasser ses propres penchants naturels – est considéré comme faisant partie de sa sainteté. C’est peut-être son sang slave qui lui avait instillé cet esprit guerrier, malgré son physique frêle et sa santé fragile.

Né le 12 mai 1866 à Castelnuovo de Cattaro (aujourd’hui Herceg Novi, au Montenegro) d’une famille croate, Bogdan Ivan Mandić était l’avant-dernier de seize enfants. Proche du milieu religieux depuis son plus jeune âge, il nourrissait de l’affection et de l’admiration pour les frères, au point de rentrer dans l’Ordre des Frères Mineurs Capucins à 16 ans à peine. Il fréquenta ensuite le séminaire capucin à Udine et prononça ses vœux en tant que franciscain en prenant le nom de Frère Léopold.

Comme déjà mentionné, son souhait était celui de partir missionnaire dans les pays de l’Est de l’Europe afin de promouvoir l’unité des chrétiens. Ses supérieurs, toutefois, compte tenu de sa condition physique fragile, lui assignèrent le rôle de confesseur auprès du couvent des Capucins à Padoue. En acceptant humblement cette décision, Frère Léopold transforma son confessionnel en une « mission de l’Est », en dédiant jusqu’à 15 heures par jour à écouter les confessions des fidèles. Pendant presque quarante ans, de 1906 jusqu’à sa mort, qui eut lieu le 30 juillet 1942, Frère Léopold passa le plus clair de son temps dans la petite cellule-confessionnel, en devenant un point de référence spirituel pour des milliers de personnes. Il était connu principalement pour l’incroyable patience, la mansuétude et la douceur avec lesquelles il accueillait les pénitents, en particulier dans son rôle de confesseur. Il possédait une capacité extraordinaire à lire dans les cœurs des gens et montrait une miséricorde infinie à tout le monde.

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Les miracles attribués à Saint Léopold Mandic sont nombreux et bien documentés. Déjà au cours de sa vie, beaucoup témoignèrent de guérisons physiques et spirituelles obtenues grâce à ses bénédictions. Sa réputation de thaumaturge se répandit rapidement, en attirant des personnes affligées par toute sorte de souffrance.
Un des miracles les plus connus concerne la prophétie sur sa cellule-confessionnel. Saint Léopold prédit que cette dernière serait restée intacte malgré les bombardements de la guerre. En effet, lors du bombardement du 14 mai 1944 qui détruisit une grande partie du couvent des Capucins de Padoue, sa cellule resta miraculeusement intacte, comme si une main invisible l’avait protégée.

Pour sa canonisation, qui eut lieu le 16 octobre 1983 par Pape Jean-Paul II, l’Église a officiellement reconnu certains des miracles de guérison attribués à son intercession. Depuis lors, d’innombrables fidèles affirment avoir reçu la grâce ou des guérisons en invoquant Saint Léopold Mandic, en particulier en cas de maladies oncologiques, au point qu’il est considéré comme un protecteur des malades de tumeur.

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Le Sanctuaire de Saint Léopold Mandic à Padoue

Le sanctuaire de Padoue dédié à Saint Léopold se trouve dans le Couvent des Capucins de Santa Croce à Padoue, où Saint Léopold a vécu et a accompli son travail de confesseur jusqu’à la mort. Ce lieu sacré est devenu un lieu de pèlerinage pour les fidèles du monde entier. Le cœur du sanctuaire de Saint Léopold Mandic est représenté par sa cellule-confessionnel, miraculeusement restée intacte après le bombardement qui, en 1944, détruisit une grande partie du couvent.
L’Église de Saint Léopold, annexée au couvent, a été agrandie au cours des années afin d’accueillir le nombre croissant de fidèles. À son intérieur, on peut admirer les reliques du Saint, parmi lesquelles son corps incorrompu, conservé dans une urne en cristal. Le sanctuaire abrite également un musée qui recueille objets personnels, documents et témoignages concernant la vie et les miracles du saint.
Chaque année, en particulier pendant la fête du saint, des milliers de pèlerins visitent le sanctuaire afin de demander l’intercession de Saint Léopold Mandic. Mais quand fête-t-on le petit frère capucin ? Sa mémoire liturgique tombe le 12 mai, jour de sa naissance, même si certains diocèses le commémorent le 30 juillet, anniversaire de sa mort.

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Prière à Saint Léopold

La dévotion au frère capucin de Castelnuovo s’exprime également à travers la récitation de la prière à Saint Léopold, considérée comme particulièrement efficace pour obtenir grâces, miracles et guérisons, surtout en cas de maladies oncologiques.

Cher Saint Léopold, vous qui avez toujours aidé et réconforté ceux qui se tournent vers vous dans leurs besoins spirituels et matériels, restez proches de ceux qui ont été touchés par le cancer. Vous connaissez leur détresse et leur inquiétude : venez à leur aide. Soutenez leur foi, renforcez leur espérance, obtenez-leur la grâce d’affronter la souffrance et les soins du mal, de réussir cette épreuve douloureuse ! Intercédez auprès de Dieu notre Père afin que leurs cœurs trouvent la vraie paix et la sérénité. Faites en sorte que les malades puissent, l’âme reconnaissante, remercier ce Dieu miséricordieux que vous avez vous-même proclamé « médecin et médecine ». Amen.

De nombreux fidèles pratiquent également la Neuvaine à Saint Léopold, un cycle de prières qui est récité pendant neuf jours consécutifs avant la fête du 12 mai :

Saint Léopold, enrichi par le Père céleste de tant de trésors de grâce en faveur de tous ceux qui ont recours à vous, nous vous prions de nous obtenir une foi vive et une ardente charité, afin que nous soyons toujours unis à Dieu par sa sainte grâce. Gloire au Père…

Saint Léopold, dont le divin Sauveur a fait un instrument parfait de sa miséricorde dans le sacrement de pénitence, nous vous prions de nous obtenir la grâce de nous confesser souvent et avec les dispositions requises afin de garder toujours notre âme pure et de réaliser en nous la perfection à laquelle il nous appelle. Gloire au Père…

Saint Léopold,  rempli des dons de l’Esprit Saint, que vous avez abondamment transmis à tant d’âmes, nous vous  prions de nous obtenir la délivrance de tant de peines qui nous oppressent ou la force de tout supporter avec patience pour acquérir des mérites du ciel. Gloire au Père…

Saint Léopold,  qui pendant votre vie mortelle avez nourri un si tendre amour envers la Sainte Vierge , notre douce Mère, et avez été comblé en retour de tant de ses faveurs, maintenant que vous êtes heureux auprès d’elle, priez-la pour nous afin qu’elle jette un regard sur nos misères et se montre toujours notre Mère miséricordieuse. Je vous salue Marie…

Saint Léopold,  qui as toujours tant de compassion pour les souffrances humaines et consolais tant d’affligés, venez à notre aide; dans votre bonté, ne nous abandonnez pas, mais consolez-nous et obtenez-nous la grâce que nous demandons. Amen.