Auteur/autrice : Redazione

Où vont les enfants non baptisés?

Où vont les enfants non baptisés?

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Le rocher dans la crèche napolitaine: histoire et tradition

Le rocher dans la crèche napolitaine: histoire et tradition

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L’urne cinéraire à la maison : toutes les règles à connaître

L’urne cinéraire à la maison : toutes les règles à connaître

De plus en plus souvent, on choisit la crémation pour ses chers disparus. Mais ensuite, que se passe-t-il ? Voici tout ce qu’il faut savoir concernant la conservation de l’urne funéraire chez soi.

L’option de la crémation après la mort est devenue de plus en plus populaire pour différentes raisons. Il est important de remarquer que le choix entre crémation et inhumation est avant tout personnelle et dépend des convictions culturelles, religieuses et personnelles. La grandissante popularité de la crémation peut être attribuée à sa flexibilité et aux considérations pratiques et économiques qu’elle offre à beaucoup de personnes. De fait, il est de plus en plus fréquent de rencontrer des personnes qui choisissent non seulement de faire incinérer leurs chers défunts, mais aussi de garder l’urne cinéraire chez eux.

Mais pourquoi choisir la crémation ? La crémation tend à être moins onéreuse par rapport à la sépulture traditionnelle, qui comporte des frais liés à la sépulture au cimetière, à la pierre tombale et à l’entretien. De nombreuses personnes voient la crémation comme une option plus simple et économique. La crémation est en effet un processus plus simple par rapport à la sépulture traditionnelle. Elle ne requiert pas la préparation d’un cercueil, d’une tombe ou d’une cérémonie funèbre élaborée. En outre, les cendres incinérées sont plus faciles à transporter par rapport au corps inhumé, ce qui peut être important si la famille du défunt vit à des endroits différents ou souhaite disperser les cendres à différents endroits significatifs.

Il y a ensuite une raison logistique. Dans de nombreuses zones, la disponibilité d’espace dans les cimetières est limitée et la crémation permet d’économiser de l’espace. Cela est particulièrement important dans les zones urbaines où les terrains sont chers et limités.

Certaines personnes choisissent la crémation car ils la considèrent comme un choix plus écologique par rapport à la sépulture traditionnelle. La sépulture traditionnelle peut impliquer la consommation d’espace, l’usage de matériaux pour la construction de caisses et la potentielle émission de substance chimiques dans le sol.
Il y a enfin une raison émotive : pour certaines personnes, la crémation peut sembler moins avilissante ou traumatisante par rapport à la sépulture, puisque le corps du défunt n’est pas visible pendant la cérémonie. Souvent, tout simplement, les personnes choisissent la crémation car le défunt a exprimé ce souhait spécifique ou a laissé des instructions écrites à ce propos.

La crémation est acceptée dans de nombreuses religions et cultures et est admise par l’Église catholique, qui condamne toutefois et interdit la dispersion des cendres des défunts dans l’air, l’eau ou la terre.

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En effet, une fois que la crémation a eu lieu, il reste à décider quoi faire avec l’urne funéraire qui est livrée par les préposés aux parents les plus proches. Elle peut être enterrée, placée dans une niche ou une crypte ou bien les cendres peuvent être dispersées à des endroits significatifs pour le défunt, comme mers, fleuves ou lieux d’intérêt. Enfin, il y a la possibilité de conserver l’urne cinéraire chez soi.

Prenons en considération les différentes options.

Qu’implique garder les cendres chez soi ?

Si on décide de disperser les cendres, on peut évaluer plusieurs options. Avant tout, il faut garder à l’esprit que la dispersion des cendres est absolument interdite dans les centres habités. Il faut également avoir le consensus du défunt via son testament, ou bien avec une communication verbale émise en vie par le défunt, officialisée par les parents les plus proches, et l’autorisation de l’officier d’état civil pour procéder à la dispersion.

Les lieux dédiés à la crémation offrent souvent des aires prévues en leur sein, où conserver les cendres du défunt ou les disperser dans des zones herbeuses ou fontaines prévues à cet effet.

Si, par contre, on décide de disperser les cendres dans la nature, en mer, dans un cours d’eau, ou simplement à un endroit vert, cela peut être fait dans des aires privées ouvertes, comme des jardins privés, ou des aires publiques, et pour cela il est nécessaire d’obtenir une autorisation de la commune de compétence du lieu choisi.

La conservation des cendres chez soi comporte aussi des considérations importantes. D’un point de vue sanitaire, il n’existe pas de problèmes particuliers, puisque les cendres résultant de l’incinération de la dépouille sont non toxiques et inodores, rendant possible leur conservation à la maison de manière sure. Toutefois, il est essentiel de garder à l’esprit certaines normes et pratiques liées à la conservation des cendres.

 

Avant tout, il faut présenter une demande écrite à l’officier d’état civile de la commune où le décès a eu lieu, avec une documentation exhaustive comprenant le testament ou les dernières volontés du défunt en pièce jointe, ou, en cas d’absence de ces dernières, une déclaration officielle de la part des parents les plus proches. La remise de l’urne à la famille sera par ailleurs enregistrée par le biais d’un procès-verbal officiel.

Si on décide de garder une urne funéraire à la maison, on a en aucun cas le droit d’altérer les sceaux ou de disperser les cendres. Toute tentative de le faire constituerait une infraction pénale. D’éventuels déplacements pourraient également être exécutés uniquement suite à une autorisation spécifique de la part de l’officier d’état civil, en officialisant la renonciation à la garde des cendres ou leur transfert.

Où peut-on conserver l’urne chez soi ?

L’urne, complète des données personnelles du défunt et des documents d’autorisation pour la conservation, doit être placée à un endroit sûr de la maison, où il n’y a pas un risque de cambriolage, dégradation ou profanation. L’urne funéraire peut être conservée à différents endroits de la maison, mais il est important de le faire de manière respectueuse et significative. Indépendamment de la position choisie, il est fondamental qu’il s’agisse d’un lieu respectueux et qui permette d’honorer le souvenir du défunt. Le choix de l’endroit de conservation dépend des préférences personnelles et de la résonance émotionnelle du lieu choisi. Il est important que tous les membres de la famille ou les cohabitants soient d’accord avec la position et qu’on y maintienne un milieu respectueux et serein afin d’y commémorer le défunt.

De nombreuses personnes choisissent de dédier une pièce ou un coin de la maison comme salle commémorative, où conserver l’urne funéraire avec des photographies, objets personnels et autres souvenirs du défunt. Cet espace peut servir également de lieu de réflexion et de prière.

D’autres placent l’urne cinéraire dans une vitrine, sur une étagère ou dans un meuble du salon, afin qu’elle soit facilement vue et rappelée par la famille et les amis, ou sur une bibliothèque ou une étagère, entourée de livres, objets d’art ou d’autres éléments significatifs pour le défunt.

Si l’on possède un jardin ou une terrasse, on peut décider de placer l’urne avec les cendres en plein air, en créant un lieu de contemplation, permettant la prière et la réflexion.

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Qui a le droit de garder les cendres ?

Celui qui a le droit de garder les cendres des défunts peut varier selon les lois et les normes locales, mais, en général, les cendres peuvent être confiées aux parents proches ou à d’autres personnes si le défunt a manifesté en vie sa volonté de confier les cendres à une personne spécifique.
En l’absence d’indications spécifiques du défunt, le conjoint du défunt peut avoir le droit de décider comment gérer les cendres. Cela est commun à de nombreuses juridictions. S’il n’existe pas d’instructions claires de la part du défunt ou du conjoint, le parent le plus proche, comme ses enfants ou père et mère, peut avoir le droit de décider comment gérer les cendres. Dans le cas de plusieurs parents au premier degré, la majorité absolue peut avoir le droit de prendre cette décision.

Il est important de remarquer que les lois et les règlements relatifs aux cendres peuvent varier fortement d’une juridiction à une autre. Il est donc fondamental de consulter un avocat ou un conseiller funéraire afin d’obtenir des informations précises concernant les lois locales et les procédures à suivre pour la gestion des cendres du défunt.

Qui ne peut pas être incinéré ?

Une fois éclaircie la question de compatibilité de la crémation avec la religion catholique, il existe des cas où la crémation peut être refusée dans certaines conditions spécifiques. De telles circonstances peuvent varier en fonction des lois et des normes locales, mais, généralement, elles dépendent toujours du manque de volonté exprimée par le défunt, si ce dernier n’a pas exprimé en vie la volonté d’être incinéré dans un testament déposé auprès d’un notaire, un testament olographe ou communication orale à un ou plusieurs parents ; la volonté contraire du conjoint, si le conjoint du défunt s’oppose à la crémation et la loi reconnait son droit à décider des dispositions pour la dépouille du conjoint décédé ; la volonté contraire du parent le plus proche, comme les enfants ou père et mère, qui ont le droit de décider les dispositions pour la dépouille du défunt.

S’il y a plusieurs parents au premier degré (par exemple, plusieurs frères ou sœurs), la loi pourrait demander que la décision sur l’inhumation soit prise par la majorité absolue de ces parents. Dans ces cas de figures, il est également préférable de consulter un avocat ou un conseiller funéraire afin d’obtenir des informations précises concernant les dispositions de la dépouille conformément aux lois locales et aux circonstances spécifiques du cas.

 

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Les marchés de Noël les plus beaux d’Italie

Les marchés de Noël les plus beaux d’Italie

De la Val d’Aoste à Naples, les marchés de Noël sont devenus une tradition irremplaçable dans notre pays aussi. Voici les plus beaux d’Italie

Temps de fête, temps de marchés de Noël. Nous avons déjà dédié un article aux plus beaux marchés de Noël en Europe, mais si l’atmosphère qu’on respire pendant les Fêtes à Innsbruck, ou Lugano, ou Nuremberg reste extrêmement suggestive, en Italie nous ne valons pas moins.

En effet, dans beaucoup de nos villes aussi sont installés des villages de Noël et des marchés à thème, dans lesquels il est possible de se laisser envelopper par les lumières, les couleurs et les saveurs, bref par la magique atmosphère des Fêtes. Des marchés de Noël à Naples à ceux de la Val d’Aoste, en passant par Vérone, Bressanone et, bien évidemment, Merano, les villes et les places s’illuminent de luminaires colorés et de stands gastronomiques, qui offrent pâtisseries, marrons chauds et tous les produits typiques des Fêtes, mais aussi des objets artisanaux, jouets et idées cadeaux joyeuses et pittoresques.

Certains marchés sont installés à des endroits historiques et merveilleux, qui les rend

ent encore plus magiques et suggestifs. Un exemple pour tous est le Marché Vert Noël d’Aoste, situé à proximité des restes de l’amphithéâtre Romain et de la Porte Prétorienne, ou celui de Bressanone, qui se développe dans le centre historique médiéval, ou aussi Vérone, où même l’Arène est enveloppée par les lumières et l’atmosphère festive.

Découvrons quelques-uns parmi les plus beaux marchés de Noël de notre pays, généralement ouverts de fin novembre à l’Épiphanie.

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Marchés de Noël : Merano

De novembre à janvier, la magnifique Merano, la principale ville thermale et de soin du Trentin Haut-Adige, accueille touristes et curieux le long des rives du fleuve Passirio et dans son centre historique, transformé pour l’occasion en un monde magique fait de produits typiques, mais animé surtout de nombreuses et belles traditions de Noël locales. La ville est magnifique en soi toute l’année, avec ses souvenirs d’Habsbourg qui évoquent les fastes de la Belle Époque, quand Merano accueillait les têtes couronnées et les nobles de toute l’Europe, avec des bijoux architecturaux comme le château des Habsbourg et le jardin botanique du château de la princesse Sissi (castel Trauttmannsdorf ). En se promenant par les 80 kiosques et plus regorgeant de produits artisanaux et de gourmandises gastronomiques, vous aurez vraiment la sensation d’être revenus en arrière dans le temps. Outre qu’admirer les produits exposés, dans les marchés de Noël à Merano on patine sur la glace, on admire la Crèche vivante, on visite la ville à la lumière des lanternes, peut-être avec les plus petits à dos de poney, et on savoure la pâtisserie festive locale, accompagnée d’un réconfortant thé, chocolat ou vin chaud.

Les Marchés de Noël de Merano sont certifiés Green Event, avec le respect maximal d’un côté de l’environnement, même à travers la gestion des déchets et la mobilité durable, et de l’autre avec le but précis de valoriser les ressources locales et les produits régionaux.

Marchés de Noël : Aoste

Nous avons mentionné le Marché Vert Noël d’Aoste, généralement installé près des restes de l’amphithéâtre Romain et de la Porte Prétorienne. Le Marché Vert Noël est ouvert de novembre à janvier 2024 et repropose un authentique village alpin composé de 50 chalets en bois, dans une explosion de luminaires colorés qui, en s’allumant au coucher du soleil, évoquent la magie d’un village des contes de fées. Outre les produits en bois typiques de la région, vous y trouverez des idées cadeaux en laine, feutre, chanvre pour un style nordique irrésistible, céramiques et bien plus encore. Les artisans seront plus qu’heureux de montrer aux visiteurs les secrets de leur art ancien.

Il y a, en outre, de très nombreux stands gastronomiques qui offrent toutes les spécialités locales, du fontina au jambon cru de Bosses, du sanglier au Lard d’Arnad DOP, et puis les desserts typiques très gourmands, beaucoup de vin chaud et de produits locaux.

Place Emile Chanoux, on patine sur la glace autour d’un grand Sapin de Noël illuminé.

Marchés de Noël : Vérone

De novembre à décembre à Vérone aussi, ville patrimoine de l’UNESCO, habille de lumières et des couleurs de Noël ses monuments et son histoire. On part de l’entrée de la ville et, en traversant le centre historique avec une longue, étincelante traînée de lumières, on arrive jusqu’à Place Bra. Ici la gigantesque comète de Noël, conçue par Alfredo Troisi et dessinée par Rinaldo Olivieri, la plus grande sculpture métallique au monde avec ses 88 tonnes et une hauteur de 100 mètres, encadre l’encore plus majestueuse Arène.

Places des Seigneurs, une centaine d’exposants allemands du Christkindlmarkt de Nuremberg apportent un échantillon des produits typiques de l’artisanats et de la gastronomie allemande, tandis que la Place de l’Indépendance est transformée en une forêt enchantée, où trône la Maison du Père Noël. Si vous préférez l’artisanat italien et les produits locaux, dans le Cortile del Mercato Vecchio, il y a un marché de Noël traditionnel, riche en spécialités et produits artisanaux.

Sur Place San Zeno on patine sur la glace et dans le Palais Gran Guardia on peut admirer l’Exposition Internationale de Crèches du Monde avec plus de 400 œuvres d’art de crèches du monde entier, insérée, à raison, dans le Guinness des records.

Basilique de San Zeno

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Marchés de Noël : Naples

S’il est vrai qu’à Naples c’est Noël un peu toute l’année, avec les crèches de San Gregorio Armeno, de décembre à janvier les maîtres de l’art de la crèche napolitaine s’unissent aux autres artisans locaux pour présider aussi les Marchés de Noël de Naples, entre rue San Gregorio Armeno et Spaccanapoli, en offrant non seulement leurs célèbres crèches, qui chaque année se peuplent de nouveaux personnages tirés de la politique, du sport et de l’actualité, mais aussi des produits artisanaux, des idées cadeaux et des spécialités gastronomiques.

Outre rue San Gregorio Armeno, la Noël de Naples rempli les rues et les ruelles de rue Duomo et autour du Decumanus Maximus, avec kiosques, luminaires et guirlandes colorées.

Dans le Musée National Ferroviaire de Pietrarsa est installée la quatrième édition des Marchés de Noël de Naples, où l’atmosphère de Noël offerte par les chalets en bois, la musique et les produits typiques des Fêtes s’unit aux initiatives pour les enfants, comme la présentation des locomotives du Polar Express et la visite de la Maison du Père Noël, et à des spectacles en direct pour les adultes.

Des crèches en miniature seront exposées dans la Basilique San Lorenzo Maggiore, tandis que sur la Place San Gaetano seront installées de suggestives Crèches vivantes.

Le front de mer sera illuminé par les innombrables lumières LED d’un majestueux Sapin de Noël de 40 mètres de haut.

Marché de Noël : Bolzano

De novembre à janvier, place Walther, le « salon citadin » de Bolzano au cœur du centre historique médiéval se transforme en Christkindlmarkt, le très célèbre Marché de Noël typique tyrolien, le plus ancien du Haute Adige avec celui de Bressanone. Environ 80 chalets en bois se serrent le long des rues étroites du centre historique, en le transformant en un endroit féérique, immergé dans un passé romantique et magique.

Pour les passionnés de grappa et de bière, dans le Parco della Stazione, transformé pour l’occasion en Parc de Noël et illuminé par la magique Étoile de Noël, un autre marché avec 40 kiosques d’artisanat artistique et gastronomique offrira des dégustations de distillés et de bières artisanales du Haute Adige. À ne pas rater les nombreuses spécialités tyroliennes, du speck aux knödel et aux Schlutzkrapfen, du jambonneau au four avec choucroute, au strüdel, le tout arrosé d’Apfelsaft, à base de pomme, ou des nombreux précieux vins rouges et blancs.

Pour les enfants, les activités ne manquent pas, du carrousel au petit train, et sur la piste de patinage virevoltent des patineurs de tous les âges.

Comme à Merano, les chalets du Marché de Noël de Bolzano ont également obtenu la certification Green Event.

À Bressanone, on peut admirer de magnifiques crèches réalisées à la main dans le merveilleux Marché de Noël installé aux pieds du magnifique Duomo et dans le suggestif centre historique médiéval. Les artisans travaillent dans la rue, en montrant leur art à ceux qui souhaitent s’arrêter pour les admirer, et mettent en vente leurs produits. Stands gastronomiques, musique et spectacles, mais aussi le célèbre carrosse de Noël qui chaque année amène grands et petits à admirer la beauté hors du temps de la ville.

Attributs iconographiques des saints : comment les reconnaître tout de suite

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Bartolo Longo : son héritage spirituel et la canonisation au Jubilé 2025

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La tradition de la quête: comment fonctionne-t-elle aujourd’hui

La tradition de la quête: comment fonctionne-t-elle aujourd’hui

Usage ancien et vertueux, la quête constitue encore aujourd’hui un geste concret vis-à-vis de l’église, mais aussi un signe d’appartenance, charité et amour chrétien

La quête est le moment où les fidèles contribuent concrètement à la nécessité de l’église à travers des donations volontaires. Ce geste de charité a une double signification : d’un côté, il répond aux besoins matériels de l’église ; de l’autre, il représente une expression tangible d’amour et de solidarité envers la communauté. Les offrandes recueillies pendant la quête sont utilisées pour la maintenance de l’église et pour soutenir différentes causes caritatives.

La quête à l’église est une pratique ancienne et enracinée dans la tradition chrétienne, qui continue de jouer un rôle significatif encore aujourd’hui. À travers la quête, les fidèles ne seulement soutiennent les nécessités matérielles de l’église, mais renforcent également les liens de communauté et de foi, en contribuant également sur le plan pratique à créer une communauté de fidèles et de personnes, unis par la religion, mais aussi par des objectifs communs et vertueux. Un aspect à ne pas sous-évaluer, à une époque comme la nôtre, où il semble être devenu difficile même d’entretenir des rapports civils et soucieux simplement avec nos voisins ! Au contraire, nous verrons comment, malgré les changements des habitudes modernes, la sacralité de la quête est restée inchangée et permet aux chrétiens d’aider la communauté religieuse, en renforçant le sens de prière et d’appartenance. Dans cet article, nous allons explorer la signification de quête, l’usage de la bourse pour la quête dans les églises modernes et l’offertoire dans la Messe.

Signification de la quête

La quête est une pratique qui consiste en la collecte de dons de la part des fidèles pour soutenir les activités et les nécessités de l’église. Dans le passé, on entendait par ce terme l’œuvre des quêteurs, i.e. les moines appartenant aux Ordres Mendiants chargés de faire l’aumône porte à porte afin d’assurer la subsistance des confrères. Nous devons penser que les Ordres Mendiants vivaient exclusivement de la générosité des dévots. Ces ordres fleurirent entre le XIIIe et le XVe siècle. Les hommes qui y adhéraient embrassaient les concepts d’humilité, obéissance et pauvreté évangélique. Ils pratiquaient la prédication ambulante, en se déplaçant de village en village, souvent en dormant en plein air, et revendiquaient une certaine liberté des juridictions épiscopales. En outre, ils étaient unis par une profonde fraternité, qu’ils exprimaient également dans leur comportement envers quiconque ils rencontraient, tous frères et sœurs de Dieu. De ces hommes d’église particuliers naît le terme frère, qui distingue l’appartenant à un ordre mendiant d’un moine. Les premiers et plus importants parmi les Ordres Mendiants furent les Dominicains et les Franciscains, qui avec leur choix de foi et surtout de vie renversèrent complètement la tradition monastique. En effet, à la différence des moines, qui vivaient enfermés dans les abbayes en se partageant entre prière, travail et contemplation, les Mendiants voyageaient dans le monde en prêchant la Parole de Dieu. Ensuite, naquirent d’autres Ordres Mendiants, comme les Frères Mineurs Capucins, dont fit partie aussi Padre Pio.

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La signification de quête, aujourd’hui comme hier, réside dans l’acte de générosité et de partage. Si dans le passé les offrandes étaient adressées à la subsistance des frères et étaient souvent constituées non pas d’argent, mais de biens de consommation, de nourriture, de vin, des vêtements, etc., avec le temps, la collecte de fonds de la part de l’église est devenue un geste pour contribuer à l’entretien de la paroisse, mais surtout une manière avec laquelle les membres de la communauté contribuent volontairement pour le bien commun.

La quête représente un geste concret pour l’église, de la part des fidèles. Les offrandes sont utilisées pour la maintenance de l’église ou pour d’autres causes spécifiques d’intérêt pour la communauté paroissiale. Mais la quête est également une expression de charité chrétienne, un geste d’amour motivé par l’esprit de charité envers qui est moins chanceux. Comme nous l’avons déjà vu, la signification de la quête était originairement liée à la donation de nourriture et de biens de première nécessité aux frères, qui, à leur tour, souvent donnaient ce qu’ils collectaient à qui étaient encore moins chanceux et plus nécessiteux qu’eux, aux plus pauvres. C’est encore le cas aujourd’hui.

L’Offertoire pendant la Messe

L’Offertoire est un des moments centraux de la célébration de la Messe. Il s’agit du moment de la Liturgie où le prêtre accomplit l’offrande du pain et du vin à Dieu. Contextuellement, les fidèles peuvent présenter leurs offrandes, en laissant des petites sommes d’argent dans un panier ou dans le sac à offrandes prévu à cet effet qui est passé entre les bancs d’église par les enfants de chœur ou par un assistant du Presbytère. De cette manière, la quête se pose comme geste symbolique et concret, symbolique car il a lieu exactement au moment où le Prêtre présente les dons du pain et du vin, et concret car, grâce aux offrandes collectées, il sera possible d’intervenir avec des travaux d’entretien du bâtiment ou soutenir les initiatives paroissiales.

Bourse à offrandes

La bourse à offrandes est un instrument traditionnellement utilisé pendant la collecte des offrandes. Il peut s’agir d’une sacoche en tissu, d’un panier ou d’un contenant plus moderne, selon des usages de l’église. Faire la quête avec la bourse prévue à cet effet facilite le processus de collecte, en le rendant plus ordonné et respectueux. En outre, l’usage d’une bourse à offrandes symbolise la sacralité du moment, en soulignant l’importance de la contribution de chaque fidèle.

Faite autrefois en tissu ou en cuir, aujourd’hui la bourse pour la quête est souvent confectionnée en skaï, un matériel synthétique et hygiénique à la douceur semblable au cuir, utilisé également dans l’industrie de la maroquinerie et des fauteuils. La bourse en skaï est pourvue d’un embout pour manche en bois, ainsi elle peut être approchée des fidèles de chaque file sans les obliger à se déplacer.

Le chemin de Saint François: en pèlerinage jusqu’à Assise

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Les Stigmates de Saint François : un héritage d’amour de huit cents ans

Les Stigmates de Saint François : un héritage d’amour de huit cents ans

Le 17 septembre, tombe le huitième centenaire de l’apparition des Stigmates de Saint François d’Assise. Voici pourquoi nous célébrons cet événement encore aujourd’hui.

Le 17 septembre 2024, l’Église rappelle un événement extraordinaire, qui a profondément marqué l’histoire de la spiritualité chrétienne. Cet événement eut lieu en 1224 sur le Mont Sacré de l’Alverne, en province d’Arezzo, et son protagoniste est peut-être un des saints les plus connus et les plus aimés non seulement de la Chrétienté, mais du monde entier. Nous parlons de Saint François d’Assise, Saint Patron d’Italie, et l’événement mystique et miraculeux que nous commémorons est l’apparition des Stigmates sur Saint François, justement.

Ce n’est pas un hasard si Saint François d’Assise continue de fasciner et être aimé même 800 ans après sa mort, pour une série de raisons qui dépassent le temps et les barrières culturelles, religieuses ou sociales. Saint François a été un véritable révolutionnaire spirituel, qui a défié la hiérarchie et les privilèges. Cet esprit de renouvellement et de rupture avec le passé est une des raisons pour lesquelles il continue d’être autant aimé même aujourd’hui, dans un monde qui, plus que jamais, a besoin de changement. Sa figure incarne des valeurs universelles et profondément humaines. Il est le symbole de la pauvreté volontaire et de l’humilité, dans un monde souvent dominé par l’ambition et par le matérialisme. Son refus du superflu, son choix radical d’abandonner richesses et statut social afin d’embrasser une vie de pauvreté résonne comme un appel à l’essentialité et à l’authenticité, aujourd’hui si difficiles à trouver.

Saint François est également connu pour son extraordinaire amour pour la création, et à une époque comme la nôtre, de crise environnementale et de changements climatiques, son exemple d’amour pour la Terre et toutes ses créatures en font un modèle de soutenabilité et de respect écologique. En plus, François prêchait la paix et la fraternité entre tous les êtres humains, au-delà des différences religieuses ou sociales. Dans un monde divisé par les conflits, l’intolérance et la haine, sa vision d’une fraternité universelle inspire ceux qui cherchent la paix et le dialogue entre des cultures différentes, ainsi que son empathie et son dévouement pour les oubliés, les pauvres et les marginaux. Pour cela, malgré le fait qu’il soit profondément enraciné dans la foi chrétienne, le message de Saint François a trouvé écho dans de nombreuses autres cultures et religions.

En souvenir de Saint François

Nous nous sommes déjà attardés dans un article précédent sur le huitième centenaire de la mort de Saint François d’Assise, qui tombera en 2026. Cet événement ne sera que l’apogée de quatre années de fêtes et célébrations dédiées au petit pauvre d’Assise déjà en cours depuis 2023 et ces fêtes et célébrations s’entremêleront avec celles du Jubilé de 2025.
En 2023, a été célébré le huitième centenaire de la Regola Bollata, écrite par Saint François pour ses Frères Mineurs à Fonte Colombo et confirmée par Pape Honorius III le 29 novembre 1223 avec la bulle concédée à Saint-Jean-de-Latran.

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Le 17 septembre 2024, on célèbre justement la commémoration des 800 ans des stigmates reçues par François sur le Mont d’Averne. Ce signe représente l’extraordinaire union de François avec Christ et de son total dévouement à l’Évangile. Les stigmates sont vus non seulement comme une manifestation physique, mais comme un témoignage de la profonde communion spirituelle que Saint François vivait avec les souffrances de Jésus, un héritage durable qui continue d’inspirer fidèles ou non, même à distance de 800 ans.
Les célébrations pour le Saint d’Assise se poursuivront en 2025, en parallèle avec le Jubilé, avec le huitième centenaire de la rédaction du Cantique des créatures, un des textes les plus connus et les plus aimés du Saint, écrit quand François était quasi entièrement aveugle, et culmineront en 2026 avec le solennel huitième centenaire de sa mort.

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L’apparition des Stigmates sur François

La fête des Stigmates de Saint François offre une occasion pour méditer sur l’importance du message franciscain dans le monde contemporain.
Les Stigmates de Saint François furent un phénomène extraordinaire, puisqu’ils représentaient une participation directe aux souffrances de Christ. Pour les fidèles, ces blessures furent vues comme une confirmation de la sainteté du frère et de sa très étroite union avec Dieu. François d’Assise, symbole de pauvreté, humilité et amour pour le prochain, fut considéré par ses contemporains comme un modèle d’imitation de Christ. Les stigmates symbolisent la marque tangible de son identification avec le Crucifix et confèrent ultérieure autorité et crédibilité à son message évangélique.

Cette année, Florence et Alverne ont été les deux centres principaux des célébrations pour le huitième centenaire des stigmates de Saint François, avec des événements qui ont uni des aspects spirituels, artistiques et culturels. Ces rendez-vous ont offert l’opportunité de redécouvrir l’actualité du message du Saint d’Assise. Parmi les initiatives importantes, se démarque le Francesco Live, qui s’est tenu à Florence entre le 11 et le 14 avril 2024 et qui a réuni des centaines de jeunes venant de toute l’Italie pour réfléchir sur le futur à travers la vision de Saint François. L’événement a été inauguré par l’auteur-compositeur et écrivain Roberto Vecchioni.

Concernant l’événement en soi, dans le Martyrologe Romain, le livre liturgique qui constitue la base des calendriers des fêtes religieuses de l’Église catholique, à la date du 17 septembre, nous lisons : « Sur le mont de l’Alverne, en Toscane, la commémoration de l’Impression des Saints Stigmates, qui, par merveilleuse grâce de Dieu, furent imprimés sur les mains, les pieds et le flanc de Saint François, Fondateur de l’Ordre des Mineurs ».
L’événement des stigmates de Saint François est donc mentionné avec quelques mots, mais c’est grâce aux biographes, à commencer par un des premiers, Bonaventure de Bagnoregio, avec sa Legenda Maior, la biographie officielle du saint, que nous apprenons d’ultérieurs détails concernant cet épisode. L’art sacré aussi nous vient en aide. De nombreux artistes, parmi lesquels Giotto, l’ont immortalisé dans des fresques et des tableaux célèbres.
En résumé, c’était 1224, deux ans avant la mort de Saint François et ce dernier, fatigué et nécessitant d’être seul avec lui-même afin de s’immerger dans sa propre spiritualité et de retrouver sa profonde connexion avec Jésus, se retira sur le Mont de l’Alverne pour quarante jours de jeûne et de prière. Il s’agissait d’un lieu solitaire et sauvage, très cher au Saint d’Assise, avec des parois de roche abruptes qui le rendaient difficile à atteindre. Le comte Orlando da Chiusi, dévot au Saint, lui avait fait cadeau de ce mont, afin qu’il puisse l’utiliser comme lieu de prière et ses confrères y avaient construit pour lui une petite cabane, de manière à ce qu’il ne passe pas ses nuits au grand air. Ce fut justement dans cette cabane que François vécut l’expérience mystique des Stigmates, tandis qu’il était immergé dans la méditation sur la Passion de Christ, et priait intensément pour pouvoir ressentir, sur son corps et dans son âme, la même douleur que Jésus éprouva. À un moment donné, selon les récits des bergers et de ceux qui vivaient à proximité du Mont de l’Alverne, la montagne fut éclairée par une lueur intense. Saint Bonaventure écrit que François vit apparaître devant lui un séraphin avec six ailes enflammées, au centre desquelles il y avait un homme crucifié. Le cœur du Saint s’emplit de joie, car il comprit qu’il était sur le point de devenir une image vivante du Christ, et ce fut Jésus en personne qui lui en donna la confirmation : les Stigmates qu’il était sur le point de lui donner étaient les marques avec lesquelles Il en faisait Son gonfalonier, son porte-étendard. En outre, grâce au don des Stigmates, François aurait eu le pouvoir de libérer, chaque année, le jour de sa mort, les âmes des membres de ses Ordres et de ceux qui lui étaient dévots, en les amenant de la souffrance du Purgatoire à la gloire du Paradis. Un pouvoir, ce dernier, qui le rendait plus que jamais proche de Jésus.

Passion de Jésus

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Église des Très-Saints-Stigmates-de-Saint-François

À Rome, dans le quartier de la Pigna, se trouve l’Église des Très-Saints-Stigmates-de-Saint-François, dédiée depuis 1597 au miracle des stigmates du Saint d’Assise. Érigée sur un lieu de culte préexistant, l’église fut reconstruite en 1714 par volonté de l’Archiconfrérie des Saints Stigmates de Saint François, qui confia le projet à Giovan Battista Contini, élève de Bernini et célèbre architecte baroque. Outre les différentes œuvres d’art qui ont comme sujet le Saint, dans l’Église est également conservé un précieux reliquaire en argent qui en conserve le sang.

Les Stigmates de Saint François de Giotto

Les stigmates de Saint François par GiottoLes Stigmates de Saint François est une œuvre de Giotto et une des représentations les plus célèbres du miracle vécu par le Saint sur le Mont de l’Alverne. Il s’agit d’une peinture à la détrempe et or sur bois, réalisé originairement pour l’église de Saint François à Pise, mais conservé aujourd’hui au Louvre. Dans son tableau, Giotto représente le moment où le Saint, en prière sur le Mont de l’Alverne, reçoit les stigmates. Dans la partie supérieure, apparait une figure ailée, un Christ crucifié encadré par les six ailes d’un Séraphin, qui émet des rayons lumineux, lesquels touchent les mains, les pieds et le flanc de François, en y imprimant les marques de la Passion. La scène est immergée dans une atmosphère de sacralité, illustrée également sur le point visuel par le fond or de l’œuvre, et transmet un fort sens de spiritualité, en exprimant pleinement la puissance mystique personnifiée par François, un homme qui devient image vivante de Christ. Sur la prédelle inférieure sont reportées trois scènes de la vie de Saint François, qui se relient au cycle de fresques toujours réalisés par Giotto dans la Basilique supérieure d’Assise : Innocence III rêve Saint François qui tient la Basilique du Latran ; Innocence III confirme la Règle franciscaine ; Saint François prêche aux oiseaux.