Auteur/autrice : Redazione

Les Apparitions de la Vierge de Guadalupe

Les Apparitions de la Vierge de Guadalupe

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Le culte de Saint Michel Archange

Le culte de Saint Michel Archange

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Les rôles des servants d’autel

Les rôles des servants d’autel

Les servants d’autel, plus communément appelés enfants de chœur, sont les enfants qui assistent le prêtre pendant la messe. Ils participent aux processions, servent la messe notamment. Leur rôle est reconnu par la Constitution conciliaire comme faisant partie intégrante du ministère liturgique et, à ce titre, exige de ceux qui l’exercent une conduite et un comportement appropriés. Les servants d’autel doivent s’inspirer de Jésus, qui n’a pas hésité à se mettre au service de toute l’humanité, voire à se sacrifier. Non seulement pendant les cérémonies, mais aussi dans la vie de tous les jours, les servants d’autel doivent vivre en suivant Son exemple d’amour, en se conduisant avec générosité, engagement et justesse. Les servants d’autel sont des « amis » de Jésus, généralement des jeunes gens enthousiastes et prêts à participer à la vie de l’Église en apportant leur contribution d’amour et de dévouement. Dans l’histoire de l’Église, on trouve de nombreuses figures qui peuvent représenter le modèle idéal pour les servants d’autel, telles que saint Tarcisius, qui vivait à l’époque des premières communautés chrétiennes à Rome et a été tué par ses pairs païens parce qu’il a porté l’Eucharistie aux prisonniers chrétiens, ou saint Dominique Savio, qui a trouvé en saint Jean Bosco un professeur et un guide, et a dédié sa vie, malheureusement courte, à ses frères et à la communauté.

Les différentes tâches pendant la messe

Le rôle des servants d’autel est particulièrement délicat si l’on pense qu’ils représentent une sorte d’union entre ceux qui administrent le culte et les fidèles réunis pour y assister. En effet, en plus d’aider le ministre de Dieu en l’aidant à organiser ce qui est nécessaire pour l’Eucharistie, en plaçant des objets liturgiques sur l’autel, en portant le missel, les servants d’autel doivent aussi prier avec les fidèles, les accompagner dans leurs chants et, en général, agir comme des serviteurs du prêtre et des guides de la congrégation. Ils font tout cela en maintenant une attitude adéquate, en accomplissant des tâches et en répétant des gestes codifiés par des siècles de tradition.

Croix de processionLes servants d’autel ne sont pas les seuls assistants du célébrant pendant la messe : des lecteurs, des chanteurs et des acolytes sont généralement présents à leur côté. Dans certains cas, les rôles sont interchangeables, mais en général, chacun des participants soutient son rôle, accomplit sa tâche et participe activement à la célébration. Les cérémonies particulièrement solennelles, comme à l’occasion de fêtes religieuses importantes, nécessitent un plus grand nombre de servants.

Par conséquent, les servants accomplissent des tâches différentes dans le contexte de la messe dont ils prennent le nom, se distinguant les uns des autres.

Le thuriféraire est le servant d’autel qui porte l’encensoir pour les encensements. L’encens a toujours été utilisé dans les cérémonies religieuses pour leur donner solennité et sacralité. Cependant, son utilisation est facultative et se produit à différents moments de la messe, généralement au début, à l’entrée du prêtre et de ses assistants, lors de l’annonce de l’Évangile ou avant la consécration. D’autres occasions, comme les processions, les enterrements, les bénédictions, impliquent l’utilisation de l’encens. En ces occasions, en particulier, le rôle des thuriféraires revêt une importance décisive.

Souvent, le thuriféraire est accompagné d’un naviculaire, servant chargé de porter la navette contenant l’encens. Pendant les processions, le naviculaire intervient à côté du thuriféraire, de sorte que parfois les deux figures peuvent fusionner en un seul servant. La tâche du naviculaire est de donner la navette au prêtre pour qu’il puisse puiser dans les grains d’encens, les verser dans l’encensoir et les bénir.

Un autre servant qui ne peut pas manquer, surtout pendant les processions et les grandes célébrations, est le céroféraire, ou plutôt les céroféraires, parce qu’ils interviennent toujours à deux. Ils sont chargés de s’occuper des chandeliers qui portent les cierges. Leur position pendant la procession est derrière le thuriféraire et aux côtés du cruciféraire, le servant chargé de porter la croix. Ils portent dans leurs mains des chandeliers avec des cierges et, à la fin de la procession, ils les placent sur les côtés de l’autel.

Plus tard, les céroféraires doivent se tenir à côté du prêtre pendant l’annonce de l’Evangile, toujours sur deux côtés.

Le cruciféraire

Comme nous l’avons mentionné en parlant des céroféraires, le cruciféraire est le servant chargé de porter la croix de procession, ou la croix montée sur une longue perche, qui guide habituellement les processions religieuses. Même le Crucifer, une fois qu’il a atteint l’autel, doit déposer la croix à côté de l’autel et s’asseoir. Il la reprendra à la fin de la cérémonie pour accompagner le prêtre à embrasser l’autel, à placer le Saint-Sacrement dans le tabernacle et dans la procession finale. La coutume de porter la croix en procession est très ancienne. En plus de donner à la célébration la solennité nécessaire, le passage du Crucifer a aussi une fonction symbolique très forte, surtout à l’occasion des processions funèbres : en effet, le passage de la croix symbolise le passage de la mort à la vie, ce qui touche tous les fidèles qui y assistent. Par la croix, Dieu devient présent et manifeste parmi les fidèles rassemblés, et une fois qu’elle est placée dans l’église, à côté de l’autel, Sa présence est ressentie plus intensément que jamais.

Certains servants sont chargés de s’occuper des livres liturgiques  dont le prêtre a besoin pendant la cérémonie. Il n’y a pas de nom spécifique pour les désigner, car il s’agit généralement d’une tâche accomplie par un acolyte en charge du missel et du lectionnaire, ou du livre contenant les extraits des Saintes Écritures qui sont lus pendant les célébrations liturgiques tout au long de l’année, mais aussi de livres de prières, de chants, etc.

Le servant chargé des livres doit les faire passer de l’autel à l’ambon, la structure surélevée pour la lecture, et vice versa. Il doit soutenir le livre pendant la lecture, si nécessaire, et apporter le lectionnaire pendant la procession d’entrée et le placer sur l’autel.

La fonction du cérémoniaires

La tâche d’apporter le mobilier sacré nécessaire à la célébration eucharistique de la sacristie à l’autel et vice versa, en commençant par le calice, le corporal (un tissu carré qui couvre le calice et qui est ensuite étalé sur l’autel pendant l’offertoire) et le purificateur (un petit tissu utilisé par le prêtre pour essuyer ses lèvres après avoir bu et nettoyer le calice et la patène), puis d’apporter la patène (le plat contenant l’hostie) et les ampoules de vin et d’eau, est toujours réservée à des acolytes particuliers appelés cérémoniaires. Les servants chargés du service de l’autel doivent aussi préparer l’eau et le purificateur avec lequel le célébrant devra se laver les mains.

Le porte-insignes est le servant chargé de tenir la crosse et la mitre ; il porte pour ce faire la vimpa, une robe longue avec des poches. Dans le passé, c’était le servant d’autel qui devait soutenir la traîne des hauts prélats à l’occasion des célébrations solennelles. Des porte-insignes ont été au service du pape, des cardinaux et des évêques, et pour chacun de ces postes, le cérémonial fournissait des vêtements et un rituel différents.

Dans les cérémonies solennelles, il y a aussi des serveurs dont la tâche est de sonner la clochette, dont le but était dans le passé d’attirer l’attention des fidèles aux moments les plus importants de la cérémonie. Aujourd’hui, les servants chargés de sonner la clochette l’utilisent surtout au moment de la consécration du pain et du vin, ou à l’occasion de processions pour annoncer la bénédiction imminente.

Chemin de Croix pour les enfants: parler à votre enfant des 14 stations

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Cadeaux catholiques pour le parrain et la marraine de votre fils

Cadeaux catholiques pour le parrain et la marraine de votre fils

Nous avons déjà parlé  de l’importance de la figure du Parrain et de la Marraine à l’occasion de la Confirmation. Leur rôle est vraiment important, pas seulement à l’occasion du sacrement lui-même. Le Parrain et la Marraine de la Confirmation doivent rester aux côtés de la Confirmation à partir de ce moment, la guidant dans les choix de chaque jour, la soutenant dans son cheminement humain et spirituel. Pour cette raison, nous ne nous lasserons jamais de répéter à quel point il est important de choisir la personne la plus apte à jouer ce rôle. Ce n’est pas seulement un privilège donné par la parenté ou l’amitié des parents, ou la sympathie que le garçon ou la fille a pour cette personne. Le Parrain ou la Marraine doit répondre à des exigences spécifiques de moralité et de cohérence religieuse, largement indiquées dans le cann.893 du Code de Droit Canonique :

  • Le Parrain ou la Marraine de la Confirmation doit être désigné par le même baptême, soit par ses parents, soit par ceux qui prennent sa place ou, en l’absence de ceux-ci, par le curé ou le ministre, et a l’aptitude et l’intention d’exercer cette fonction ;
  • Il aura l’âge de seize ans révolus, à moins qu’un autre âge n’ait été fixé par l’évêque diocésain, ou qu’il ne semble pas approprié au curé ou au ministre, pour une juste cause, d’admettre l’exception ;
  • Ils doivent être catholiques, avoir déjà reçu la Confirmation (c’est-à-dire la Confirmation), le très saint sacrement de l’Eucharistie et mener une vie conforme à la foi et à la tâche qu’ils assument ;
  • Ils ne doivent faire l’objet d’aucune sanction canonique légitimement imposée ou déclarée ;
  • Ils ne peuvent pas être le père ou la mère de la Confirmation.
  • Les personnes mariés civilement uniquement, concubines, divorcées, séparées, mais vivant seules avec un autre partenaire ne devraient pas être choisies. Dans ces cas, il est toujours préférable de contacter le pasteur pour évaluer la situation.

Pour pouvoir agir en tant que parrain, il est nécessaire de demander personnellement l’autorisation (Document d’aptitude des parrains) au pasteur de la paroisse où l’on est actuellement domicilié.

Il est donc une figure destinée à devenir un guide, tant pour la Confirmation que pour ses parents, quelqu’un à qui ces derniers confieraient leur enfant avec une confiance aveugle en cas de besoin ou de nécessité. Un modèle de vie et de christianisme qui aide le garçon ou la fille à devenir des adultes conscients et des chrétiens dévoués, en les encourageant à participer à la vie religieuse, à assister à la messe et à la paroisse, à laisser Jésus entrer dans leur cœur chaque jour.

Il est d’usage de faire un don spécial au Parrain ou Marraine de Confirmation. Mais que choisir ? Ce doit être un cadeau précieux, surtout d’un point de vue symbolique, mais qui a aussi une valeur intrinsèque. Voyons ensemble quelques idées qui peuvent vous aider dans ce choix difficile.

Idées cadeaux pour la marraine

Si nous devons penser à un cadeau pour une marraine, que ce soit pour le baptême ou la confirmation de notre fils, nous devons d’abord considérer son caractère, sa personnalité et bien sûr son âge. Un cadeau appréciable pour une très jeune femme ne sera probablement pas pour une femme d’un certain âge, et vice versa. En même temps, nous devrons considérer la relation entre la marraine et le Confirmant. Il est donc difficile d’établir des critères clairs.

La chose importante à retenir est que la personne à qui le cadeau est destiné doit rester avec notre fille tout au long de sa vie, il serait donc agréable de choisir quelque chose qui peut rester comme symbole de leur amitié, de leur relation spéciale et unique, destinée à grandir et évoluer au fil du temps et de leur présence.

Si nous avons choisi de beaux coffrets à dragées pour les invités de la cérémonie, nous pouvons décider de donner à la marraine une variation plus grande ou plus précieuse que le même objet. Il y a de belles et véritables petites œuvres d’art, qui rappellent la valeur du sacrement, mais qui peuvent aussi s’avérer être de délicieuses pièces de mobilier.

Par exemple, il y a de splendides coffrets à dragées en forme de colombe, faites à la main en argile réfractaire par des artisans italiens, qui peuvent devenir des ornements raffinés pour la maison de la marraine. Un autre exemple des coffrets de dragées artistiques de mariage à donner à la marraine pourrait être un beau bas-relief original fait à la main par les artisans de Valgardena. Il représente deux mains jointes dans la prière, selon une composition originale d’Albrecht Durer, l’un des plus grands représentants de la peinture de la Renaissance. Le bas-relief est en bois d’érable, selon la meilleure tradition artistique locale, soignée dans les moindres détails. C’est un objet de grande valeur et de grande qualité, ainsi qu’une grande valeur.

Encore une fois, la marraine pourrait apprécier un petit cadre en bois et argile réfractaire, comme celle faite à la main qui représente la croix stylisée avec colombe reposant sur un retable en bois rond, de l’autel en bois de l’église.

lignes agréables, sobres et élégantes, ou toujours en bois et argile le cadre en bois round avec appliqué un colombe, symbole du Saint-Esprit, fait main en argile réfractaire blanche, ou plutôt un round avec base en argile et image en cuivre émaillé d’une colombe, équipé d’un pied de support en bois, à placer sur un plan ou à accrocher au mur.

Une autre idée de cadeau à offrir à la marraine de la Confirmation peut être un complément de mobilier comme un beau cadre, une horloge de table ou de beaux ustensiles de cuisine, comme un service à thé ou à café, une théière élégante. Nous apprécions également les albums photos, à remplir d’instantanés de moments futurs que la marraine et le confirmant passeront ensemble.

Toujours appréciés par les femmes de tous âges, les bijoux religieux, dans ce cas, qui combinent la valeur des matériaux avec celle symbolique qui les imprègne. Une bonne idée pourrait être de donner le même collier au confirmant et à sa marraine, établissant une sorte de lien entre eux. Une belle médaille de Saint Benoît, symbole de Saint Benoît de Norcia et notoirement capable de protéger du mal et de la négativité, avec le Saint imprimé sur une face avec un crucifix dans la main droite et la règle dans l’autre, et sur l’autre face une croix avec les initiales de ses invocations.

Vous trouverez ci-dessous d’autres exemples de bijoux religieux que vous pouvez offrir à la marraine de votre fils:

 

 

 

Idées cadeaux pour le parrain

La plupart des idées proposées pour la marraine conviennent également au parrain. Dans ce cas également, il est nécessaire de tenir compte de l’âge du Parrain et de la différence d’âge entre lui et la Confirmant.

En plus des rosaires et médaillons déjà proposés pour la Marraine, pour le Parrain, vous pouvez opter pour des bijoux religieux spécialement adaptés à un homme. Vous en trouverez quelques exemples ci-dessous:

Diverses utilisations de l’encens

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Les dévotions de l’église pour chaque mois de l’année

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L’œuf comme symbole de Pâques

L’œuf comme symbole de Pâques

Si nous pensons à Pâques, il est probable que, au-delà de la signification religieuse que cette fête a pour les chrétiens, la première pensée qui vient à l’esprit sont les œufs en chocolat, qui sont donnés à cette occasion. L’œuf de Pâques est une gourmandise recouverte de papier coloré et scintillant, infaillible et souvent accompagnée de cadeaux et de surprises conservés à l’intérieur ou appliqués à l’extérieur, pour arracher le sourire des petits et des grands. Une tradition festive et seulement en apparence commerciale, car le fait que le gâteau de Pâques par excellence soit en forme d’œuf n’est certainement pas une coïncidence. Bien au contraire.

Le symbolisme de l’œuf est l’un des plus anciens que l’on puisse compter, et réunit d’innombrables cultures et religions depuis la nuit des temps. Comme souvent, le christianisme n’a fait que prendre ce symbole, le dépouiller de toutes les déclinaisons païennes et le re-proposer dans une clé chrétienne. Pour les chrétiens, l’œuf devient un symbole du Christ ressuscitant de la mort et sortant de la tombe en roulant la pierre, qui rappelle précisément sous sa forme un œuf. De plus, l’œuf, apparemment inerte et inanimé, garde une nouvelle vie à l’intérieur. Ce double symbolisme, de la pierre du tombeau de Jésus et de la vie cachée prête à s’ouvrir, fait de l’œuf le symbole de la Résurrection, de la Vie et du Salut représenté par le Christ, espérance pour chaque homme. Ce n’est donc pas un hasard si l’œuf a été repris par de nombreux artistes comme protagoniste de leurs œuvres, tout d’abord le fameux œufs peintes à la main en russe, petits chefs-d’œuvre représentant différents sujets religieux. Vous pouvez trouver des œufs russes peints représentant la Madone  ou des œufs russes représentant la Sainte Famille  ou de nombreux autres symboles chrétiens.

Nous sommes partis de la signification de l’œuf dans le christianisme, mais il serait certainement intéressant de remonter un peu en arrière et de découvrir ce que représente cet objet si particulier et unique dans l’antiquité, comment il a évolué au fil du temps et à travers les traditions culturelles, jusqu’à ce qu’il nous parvienne.

L’œuf symbole de la vie

L’association œuf-vie est, bien sûr, immédiate, et il doit en être de même pour nos prédécesseurs.

Le symbolisme de l’œuf a des origines très anciennes. De nombreuses civilisations y ont identifié l’origine même du monde. L’œuf cosmique, ou œuf du monde, était considéré par les anciens comme un noyau vital et énergétique flottant dans le néant, dans le chaos primordial. En conclusion, il générerait le cosmos tel que nous le connaissons.

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Cette interprétation revient dans de nombreuses civilisations, des Sumériens et Assyriens babyloniens, aux Egyptiens, Grecs, Hindous, puis en assumant des caractéristiques particulières et différenciées dans différentes cultures.

Pour les égyptiens, les deux parties de la coquille de l’œuf né du bec du grand canard Knef, se détachant, auraient donné origine au ciel et à la terre. Toujours selon la religion égyptienne, le symbolisme de l’œuf comme emblème de la vie revient dans le mythe du Phénix, qui meurt cycliquement, puis renaît de ses cendres qui donnent naissance à un œuf nourri par le Soleil et l’Air. De plus, les Egyptiens ont placé l’œuf au centre des quatre éléments: la terre, l’air, le feu et l’eau.

Dans la mythologie grecque l’œuf représente la création, incarnée par Castor et Pollux, les fils conçus par Leda et Zeus, ce dernier sous la forme d’un cygne, et né d’un œuf. Toujours pour les Grecs, Eros, dieu de l’amour, est né d’un œuf d’argent pondu par la Nuit et fécondé par le vent du Nord. Un mythe encore plus ancien, datant des populations pré-helléniques de Grèce, raconte une version similaire, dans laquelle la déesse Eurinome, fécondée par le serpent Ophilous, a pondu l’œuf universel dans le tourbillon du chaos.

Selon les celtes un oeuf appelé Glain est à l’origine du cosmos. Dans le nord de l’Europe, on avait l’habitude de faire rouler des œufs du haut d’une colline à Beltane pour imiter le mouvement du soleil dans le ciel.

Aussi pour les hindouistes les deux parties de la coquille de l’oeuf cosmique, l’une d’or, l’autre d’argent, ont donné origine au ciel et à la terre. Le même oeuf était Brahma, une émanation/création de l’univers matériel, enfermé dans le coeur doré de l’oeuf du monde et qui sous cette forme a longtemps dormi dans l’obscurité, avant d’exploser dans une lumière dorée et brûlante, qui a engendré la vie, dans une sorte de Big Bang ante litteram.

L’oeuf du monde apparaît également dans la religion taoïste Chinoise, où Pangu, créateur du monde, est né de l’oeuf cosmique, dans lequel le Chaos s’était regroupé, et qui contenait les principes primordiaux du Yin et du Yang. Ces deux principes, se stabilisant jusqu’à atteindre l’équilibre parfait, ont donné naissance à Pangu, qui plus tard a divisé l’oeuf cosmique en deux avec sa hache, créer la Terre (Yin) et le Ciel (Yang) et se placer parmi eux pour les séparer, à l’aide d’une tortue, d’un Qilin (une sorte de Chimère), du Phénix et d’un dragon.

L’œuf comme origine du monde, donc, et symbole de la vie éternelle, qui se renouvelle cycliquement, qui se régénère au fil du temps et des saisons. Les Grecs, les Chinois, les Egyptiens et les Perses ont échangé des œufs, parfois décorés et colorés, comme cadeau pour les fêtes de printemps, comme l’équinoxe de printemps, pour saluer de bon augure le début de la nouvelle saison.

L’œuf est aussi un symbole associé au Féminin, dans tous les cultes de la Déesse Mère , puisqu’il est propre à la femme la capacité de générer l’œuf et avec lui la vie.

L’œuf se trouve également dans l’Orphisme, dans le Mithraïsme et dans les mystères dionysiaques, toujours comme symbole de vie et de création, et dans l’Alchimie, où l’œuf du philosophe est comparable à l’œuf du monde.

Offrir des oeufs de Pâques en cadeau

Nous avons déjà vu comment la coutume de donner des œufs était répandue dans l’Antiquité, surtout avec l’arrivée du printemps, comme symbole de la  » renaissance  » de la nature.

Comme les Égyptiens avant eux, les chrétiens décoraient aussi les œufs de poule avec des croix ou d’autres symboles, et les peignaient en rouge pour rappeler le sang du Christ. Cette tradition aurait été grandement renforcée par l’interdiction de manger des œufs pendant le Carême. Cela signifie que nous nous sommes retrouvés avec beaucoup d’œufs de poule pondus qui n’ont pas été consommés. Pour ne pas les gaspiller, les chrétiens commençaient à les faire bouillir et à les décorer. Au fil du temps, la tradition d’apporter ces œufs à l’église pour les faire bénir est née. Au Moyen Âge, notamment en Allemagne, il était de coutume de donner des œufs simples ou décorés à Pâques.

Tout au long des XVIIe et XVIIIe siècles, on a continué à donner aux enfants des œufs de poule et de canard colorés et décorés, ou des jouets en forme d’œufs, alors que ce n’est qu’au début du XIXe siècle que les œufs en chocolat sont apparus. Le premier œuf en chocolat vide contenant une surprise a été produit par la société anglaise Cadbury en 1875. Auparavant, des œufs entiers en chocolat avaient été produits en France et en Allemagne. Les premiers devaient être construits à l’époque du roi Louis XIV, le Roi Soleil. C’est le chimiste et chocolatier néerlandais Coenraad Johannes van Houten qui a découvert, au début du XIXe siècle, comment traiter les fèves de cacao avec des sels alcalins pour les rendre plus sucrées et plus faciles à dissoudre dans l’eau, et comment en extraire le beurre de cacao. Par la suite, d’autres découvertes ont conduit à l’extraction de la poudre de chocolat pur, qui a été facilement moulée et utilisée dans les moules. En 1819, François Louis Cailler installe la première usine suisse où le chocolat est transformé en une pâte qui peut être manipulée à l’aide d’une machine spéciale. D’autres sources disent que déjà au dix-huitième siècle à Turin il y avait des prototypes pour faire des oeufs en chocolat vides contenant de petites surprises.

Oeufs Russes Style Fabergé

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Toujours à la fin du XIXe siècle, la tendance était à la production d’or, d’argent et d’œufs de platine recouverts de pierres précieuses. En réalité, cette coutume était déjà très répandue au Moyen Âge et ne reprend qu’à la fin du XIXe siècle. Le premier à commander un œuf semblable au célèbre joaillier Carl Fabergé fut le Tsar Alexandre III Romanov, en cadeau à son épouse Marija. Fabergé a créé un œuf en platine émaillé, qui contenait un deuxième œuf, conçu comme un jaune d’or, à l’intérieur duquel se trouvait un poussin doré aux yeux rubis, portant sur la tête une reproduction de la couronne impériale. La collection d’œufs impériaux russes Fabergé se compose aujourd’hui de 52 œufs. La plupart de ces œufs contiennent des œufs plus petits et de valeur égale, comme les matriochkas. Un œuf fabriqué par Fabergé en l’honneur du Transsibérien portait une bande de métal gravée avec le chemin de fer comme décoration, et contenait un petit train d’or à l’intérieur.

Pour en revenir aux œufs en chocolat, les œufs produits par les pâtisseries artisanales sont aujourd’hui rejoints par une grande production à l’échelle industrielle. La production et la distribution des œufs commencent plus d’un mois avant Pâques, et des œufs de tous types, de toutes tailles, sont offerts sur le marché.

Ailleurs, surtout dans les pays orthodoxes, la préférence continue d’être donnée à l’œuf de poule cuit, au plus coloré avec des couleurs naturelles. Les œufs doivent être cuits longtemps, jusqu’à ce qu’ils soient très fermes. Pour les colorer, on peut utiliser des pelures d’oignon ou des feuilles de thé pour obtenir une couleur brune ; les feuilles de lierre et d’ortie peuvent être utilisées pour obtenir des œufs verts ; le safran et le cumin peuvent être utilisés pour le jaune ; les betteraves rouges pour le rouge. Il suffit de cuire les oeufs dans l’eau bouillante ainsi colorée et de fixer la couleur avec quelques gouttes de vinaigre.

Conseils pour l’hiver: infusions, tisanes et sirop

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L’hiver est une belle saison à sa manière, pleine d’atmosphères évocatrices, d’une lumière unique, d’un climat rude, mais il évoque un désir de chaleur, d’intimité réconfortante, qui nous ramène inévitablement à notre enfance, quand l’hiver signifiait des batailles de boules de neige et de chocolat…

Pourquoi on célèbre l’Épiphanie

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Le culte de Medjugorje vers la confirmation officielle de l’Église

Le culte de Medjugorje vers la confirmation officielle de l’Église

Qu’est-ce qui rend si spécial un village par ailleurs anonyme en Bosnie-Herzégovine, l’un des nombreux centres habités d’une région qui n’a jamais cessé d’être une terre frontière, dans une zone géographique agitée et instable? Un lieu où il n’y aurait pas de raison de voyager, sans attractions, de peu d’intérêt touristique, et qui, pourtant, au cours des trente dernières années, a été l’objet du pèlerinage de millions d’hommes et de femmes du monde entier, au point d’être considéré comme l’un des lieux les plus visités en absolu.

Nous parlons de Medjugorje.

Non pas des innombrables querelles qui se sont succédé au fil des ans au sujet des apparitions qui allaient se dérouler ici, tous les jours, sur une base régulière, ni des six voyants qui, depuis 1981, alors qu’ils n’étaient guère plus que des enfants, se prêtent comme intermédiaires entre les foules des fidèles et de la Sainte Mère. Tout cela est en train d’être traité par l’Église, avec des commissions d’enquête et d’étude, avec des rapports périodiques soumis à l’attention du Pontife en fonction, année après année, pontificat après pontificat. Il s’agit d’une question extrêmement délicate, compte tenu du flux continu de pèlerins, de l’implication d’innombrables réalités pastorales. Juste dans les derniers mois de 2017, le Pape François exprima son opinion, mais pas officiellement, à ce sujet.

Mais procédons par ordre.

Les apparitions à Medjugorje

Les apparitions à Medjugorje Les apparitions à Medjugorje commencent le 24 juin 1981. Ivanka Ivankovic et Mirjana Dragicevic, respectivement âgées de 15 et 16 ans, ont été les premières à être impliquées, car elles ont affirmé avoir vu une femme debout sur un nuage au cours d’une promenade. Une fois l’histoire racontée à Vicka Ivankovic, la cousine d’Ivanka, elles sont retournées avec elle sur le lieu de l’apparition le soir même, et ont revu la même femme, cette fois avec un enfant dans les bras.

Le lendemain, les filles sont retournées plusieurs fois au même endroit, avec Marja Pavlovic, cousine de Mirjana, Jakov Colo et Ivan Dragicevic. La femme mystérieuse leur apparut et s’adressa à Ivanka.

C’est à partir de ce moment qu’ont commencé les conversations quotidiennes entre le groupe de jeunes et la femme, qu’ils avaient clairement identifiée comme étant la Vierge Marie.

Dès que la nouvelle de ces apparitions a commencé à se répandre, les six jeunes sont devenus l’objet de l’intérêt des autorités yougoslaves. Ils ont été prélevés plusieurs fois par la police et ont fait l’objet d’enquêtes psychiatriques, mais elles n’ont donné aucun résultat. Ils ont dit qu’ils ont vu la Vierge Marie même dans la voiture de police qui les emmenait.

Bien que la police et les services secrets yougoslaves aient essayé de contenir l’information et de rendre les lieux des apparitions inaccessibles, une foule de plus en plus nombreuse a commencé à se rendre au village, à la recherche de signes et de réponses. Les autorités se sont vite rendu compte que les arrestations et les interdictions ne faisaient qu’accroître l’intérêt des gens pour les événements qui se déroulaient à Medjugorje. Ils cessèrent de persécuter les jeunes et le Père Jozo, leur conseiller spirituel, et laissèrent les pèlerins affluer librement.

À partir de ce moment, la présence de la Vierge Marie et des voyants devint constante et sans cesse croissante.

La Vierge Marie a partagé avec les jeunes dix secrets et messages adressés à toute l’humanité, sur une base régulière.

Les Cinq Pierres de MedjugorjeLes cinq pierres de Medjugorje

Le message le plus récurrent émis par la Vierge Marie de Medjugorje par le biais des six voyants est la paix et l’invitation à la conversion et à la prière. La Vierge Marie a indiqué à ses intermédiaires un chemin qui leur garantit la paix et qui passe par cinq passages, appelés les «cinq pierres» (comme les cinq pierres choisies par David pour vaincre Goliath):

  • la prière humble (éventuellement le chapelet quotidien)
  • le jeûne les mercredis et vendredis, ou, si impossible pour des raisons de santé, une offrande à la Vierge Marie ces jours-là.
  • la lecture quotidienne de la Bible.
  • la confession une fois par mois.
  • L’eucharistie tous les jours.

Les voyants suggèrent aussi de dédier un coin de la maison à la Vierge Marie.

Au fil des années, et avec l’augmentation du nombre de pèlerins du monde entier, Medjugorje est devenu un objet d’intérêt et de scepticisme de la part des organisations sacrées et profanes.

Les évêques de Yougoslavie, avec la déclaration de Zadar en 1991, ont nié la nature surnaturelle des apparitions et des phénomènes qui avaient eu lieu dans le village. Mais il s’agissait d’un jugement partiel, et dans les années qui suivirent, les enquêtes se poursuivirent.

En mars 2010, le Pape Benoît XVI a mis sur pied une commission internationale composée de prêtres et d’experts et dédiée aux apparitions de la Vierge Marie de Medjugorje. Le cardinal Camillo Ruini est venu en prendre la tête. Les conclusions exprimées par cette commission étaient pour la plupart critiques: les 7 premières apparitions présumées étaient jugées valides, mais tout ce qui allait se passer plus tard ne l’était pas.

Venons-en aux derniers développements.

En février 2017, le Pape François a chargé l’archevêque émérite de Varsovie-Prague en Pologne Henryk Hoser de poursuivre ses investigations. Hoser a quitté sa charge épiscopale pour se consacrer uniquement à cette tâche très délicate, qui ne concerne pas tant les apparitions présumées ou les figures des voyants que la valeur incontestable que Medugorje est parvenue à incarner dans le monde chrétien. Les données parlent d’elles-mêmes: chaque année, Medugorje voit éclore des centaines de vocations sacerdotales et de conversions religieuses, des millions de communions, et surtout, le travail infatigable et fructueux d’associations et de communautés qui offrent assistance et réconfort à des millions de personnes du monde entier. Pensez aux Franciscains du Village de la Mère, qui offre l’hospitalité et de l’aide aux toxicomanes, aux alcooliques, aux orphelins, aux personnes désespérées, ou à Domus Pacis, toujours dirigée par les Franciscains, où les pèlerins peuvent trouver l’hospitalité et participer à des séminaires de jeûne et de prière.

En moins de quarante ans, Medugorje est devenu une destination d’environ 2,5 millions de pèlerins de foi et d’espérance par an, venus de 80 pays du monde, et c’est sur ces nombres que Monseigneur Hoser s’est concentré. Nous ne pouvons ignorer un tel afflux, avec tout ce que cela implique en termes de services et d’infrastructures nécessaires pour assurer l’accueil de tous.

Le Culte de Medjugorje est autorisé

Le culte de Medjugorje
Plus de 60 statues de Notre-Dame de Medjugorje sur Holyart

En décembre dernier Monseigneur Hoser a déclaré que le culte de Medjugorje est autorisé. Le diocèse et les institutions sont libres d’organiser des pèlerinages officiels. Il n’y a donc pas de déclaration officielle concernant les apparitions et la nature surnaturelle des phénomènes, mais une avancée importante de la part du Saint-Siège, qui laisse entrevoir d’autres développements futurs.

Le Pape François, qui a réitéré à maintes reprises son appréciation pour le travail accompli par le Cardinal Ruini et la commission internationale, et qui a plaisanté à plusieurs reprises au sujet de la «Vierge Marie postière» de Medjugorje, considère cependant comme une priorité d’organiser des pèlerinages et de veiller sur les fidèles qui se rendent chaque année sur le lieu de culte. Le point fondamental est que les gens vont à Medjugorje et se convertissent, changent de vie, rencontrent Dieu. C’est indéniable. Hoser insiste beaucoup sur la force spirituelle de cet endroit, sur le fait que des millions de personnes se sont trouvées et ont trouvé la foi en s’y rendant. Son approche, surtout à la lumière des déclarations faites en décembre dernier, se confirme comme étant « exclusivement pastorale », liée aux nombreuses situations liées à cette réalité particulière et surtout aux besoins des fidèles.

Il est vrai que Medjugorje doit toute sa fortune aux apparitions, mais il est aussi vrai que le culte de Marie est dédié à la Vierge Marie, et peut continuer à subsister et grandir indépendamment de ce qui sera décrété à l’avenir à l’égard des voyants. Le vrai secret de Medjugorje est dans le message de foi et de paix qu’il porte depuis plus de trente ans, et dont la force a produit des millions de pèlerinages, de conversions et de vies sauvées. Et cela, au-delà du scepticisme et de la critique, est indéniable.