Auteur/autrice : Redazione

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Les quatre évangiles canoniques de la religion chrétienne

Les quatre évangiles canoniques de la religion chrétienne

Avec la définition Évangiles « canoniques » on entend les quatre Évangiles reconnus officiellement par l’Église en tant que dogme de foi et canon des Saintes Écritures. Cette reconnaissance eut lieu déjà au temps des premières communautés chrétiennes et fut confirmée au cours des siècles, connaissant sa propre consécration avec le Concile de Trente (1545-1563). Les trois évangiles de Marc, Matthieu et Luc sont également appelés les évangiles « synoptiques », car leurs textes, alignés sur trois colonnes parallèles, montrent beaucoup de ressemblances dans la narration, dans la disposition des épisodes évangéliques, parfois même dans les simples passages, avec des phrases identiques ou avec de légères différences.

L’Évangile selon Jean ne rentre pas dans le groupe des synoptiques et est très différent des trois autres.

La caractéristique fondamentale des Évangiles canoniques est le fait de communiquer et de transmettre l’authentique tradition apostolique, car ils furent écrits par qui connut personnellement Jésus, ou du moins par qui eut des contacts directs avec ses Apôtres. Nous nous trouvons donc devant à des textes inspirés par Dieu, qui rapportent des épisodes de vie réelle, des discours entendus en personne par qui vécut avec Jésus et partagea sa merveilleuse mission. Les Évangiles canoniques rapportent aussi le témoignage directe de la vie des apôtres après la mort de Christ, des apparitions qui eurent lieu après la résurrection. Ils sont le témoignage le plus haut de leur foi, de leur volonté de recueillir entre leurs mains la mission évangélique que Jésus leur confia peu avant de mourir. Ces textes ont une valeur incommensurable pour chaque fidèle. C’est à travers eux que la Parole de Jésus commença à se répandre en Palestine et ensuite, très rapidement, dans tout le monde connu, en amenant avec eux un message d’espoir et de salut dont la portée est difficile à comprendre pour nous, qui vivons dans une société où la communication immédiate est donnée pour acquise. Les apôtres, une fois laissée la Palestine, commencèrent à voyager et à amener avec eux un bagage de souvenirs, mémoires, contes, enseignements qui déterminèrent la formation des premières communautés de chrétiens autour d’eux. Ces mêmes communautés s’approprièrent toutes ces connaissances, en les élevant à des Traditions et, sous le contrôle des apôtres en personne, ils les transcrivirent sous forme de biographie de Notre Seigneur. Une histoire de vie, donc, mais surtout une histoire de Foi et de sacrifice, une promesse de rédemption et de salut pour tous ceux qui étaient disposés à croire en elle. Le nom même donné à ces textes, Évangile, du mot grec ευ-αγγέλιον (eu anghélion), signifie littéralement « bonne nouvelle ». Ceci fut l’héritage et le témoignage des apôtres, cette « Bonne Nouvelle » amenée parmi les hommes pour rendre le monde un endroit meilleur et ouvrir leur la voie pour le ciel.

Depuis les origines, uniquement quatre Évangiles furent reconnus : ceux de Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Chaque évangéliste donna plus ou moins d’importance à certains aspects de la vie de Jésus et de ses enseignements et ceci fait en sorte que, malgré les nombreux aspects en commun, chacun d’entre eux présentent des caractéristiques particulières qui le rendent unique. Ces différences sont à rechercher surtout dans ceux qui devaient être les premiers lecteurs des textes, le public auquel l’évangéliste savait devoir s’adresser, outre, naturellement, à la nature du rapport de l’auteur même avec Jésus, direct ou indirect qu’il soit.

Marc trouva important de présenter l’œuvre et le message de Jésus, définir son identité en tant que Christ et Fils de Dieu ; Matthieu voulut présenter le Christ comme le nouveau Moïse, qui réalise et accomplit la loi et les anciennes prophéties ; Luc insiste particulièrement sur l’importance de la Miséricorde et de l’évangélisation, de sa diffusion jusqu’aux frontières du monde ; Jean nous montre un Jésus humain, sensible aux sentiments et aux émotions, mais en même temps identifiable avec le Logos divin, révélation du Père et de sa Parole.

L’Évangile selon Marc

Le premier Évangile à faire son apparition fut celui de Marc, suivi par les trois autres.

L’auteur de l’Évangile selon Marc serait, selon les experts, Jean-Marc, compagnon de prédication de Pierre. Écrit en grec autour du 70 ap. J.-C., probablement à Rome, il dérive de traditions orales et écrites précédentes en araméen.

baptême de jésusLa raison pour laquelle l’Évangile selon Marc a été considéré comme le premier est que l’Évangile selon Luc, tout comme l’Évangile selon Matthieu, montrent une dette évidente envers le premier en ce qui concerne la structure et les contenus. En effet, la plupart des vers de l’Évangile selon Marc est reporté dans les deux autres.

L’Évangile selon Marc peut être subdivisé en trois blocs, pour un total de 16 chapitres.

Les premiers deux blocs racontent surtout de l’activité de prédication de Jésus, de ses voyages, des miracles, des guérisons qu’il dispensa en Galilée et en Judée. Le troisième bloc se déroule entièrement à Jérusalem et se termine avec la Passion et la mort de Jésus.

L’Évangile selon Marc se termine avec une annexe de douze vers, probablement ajoutés après la première rédaction.

Marc ne mentionne pas la naissance de Jésus, ni son enfance, mais commence directement avec son Baptême de la part de Jean-Baptiste.

Le Jésus qui émerge de l’Évangile selon Marc est un homme d’action. Par moments, on dirait vraiment lire un roman d’aventure. La narration est disséminée de descriptions de lieux, de styles de vie, parfois même de la langue. Dans ce scénario d’un réalisme extraordinaire, Jésus ne se limite pas à prêcher et à prier. Ses voyages l’amènent à connaître des hommes et des femmes lointains, auxquels il manifeste sa grandeur non seulement à travers des paraboles, mais avec des miracles et des guérisons prodigieuses. Souvent les disciples peinent à comprendre sa mission et la signification profonde de ses discours. Jésus ouvre leur les yeux à la foi, afin qu’ils le reconnaissent comme le Messie, et il les instruit avec ses prédications et l’exemple même de son existence.

Toute la narration se présente comme un parcours cognitif sur l’identité profonde et mystérieuse de Jésus en tant que Christ et Fils de Dieu. Marc s’adresse surtout aux chrétiens provenant du judaïsme et du paganisme, en leur offrant les instruments nécessaires pour comprendre le mystère de Jésus et pour le suivre sur un chemin fait de sacrifice et de tribulations. Il met en garde les nouveaux fidèles sur la possibilité de subir des persécutions et même le martyr. Il leur promet le retour de Jésus, quand les temps seront mûrs, quand l’évangélisation sera une réalité universelle, et il les exhorte entre temps à vivre dans sa foi et dans son exemple.

L’Évangile selon Matthieu

L’Évangile selon Matthieu a été attribué à Matthieu, apôtre et évangéliste. Avant d’avoir été appelé par Jésus, il aurait été un « publicain », i.e. un collecteur de taxes et, en tant que tel, impopulaire et craint par beaucoup de personnes.

L’Évangile selon Matthieu est le plus long des Évangiles : vingt-huit chapitres contre les vingt-quatre de Luc, les vingt-un de Jean et les seize de Marc.The Sermon on the MountCarl Bloch, 1890

L’Évangile de Matthieu peut être subdivisé en sept parties : le début, qui raconte la naissance de Jésus et son enfance ; cinq parties intermédiaires, qui montrent sa prédication et sa mission parmi les hommes, outre à cinq discours sur le Royaume des Cieux ; la dernière partie, qui parle de la résurrection de Jésus.
Matthieu raconte l’histoire de la vie de Jésus, mais surtout choisit de transmettre tous ses enseignements, exprimés sous forme de sermons, paraboles et instructions adressées à qui souhaite arriver à mériter le Royaume des Cieux. En pratique, l’Évangile de Matthieu explique comment devenir disciple de Jésus et comment agir sur la Terre afin de mériter le Royaume des Cieux. Jésus est représenté comme un nouveau Moïse, porteur d’un onzième commandement, celui de l’Amour. Matthieu confie son message évangélique à cinq discours prononcés par Jésus au cours de ses prédications : les discours de la montagne (chapitres 5-7) ; le discours de la mission (chapitre 10) ; les paraboles du Royaume de Cieux (chapitre 13) ; le discours ecclésiastique ou communautaire (chapitre 18) ; le discours sur la venue du Fils de l’homme (chapitre 24-25). Tous les discours servent à démontrer que la venue de Christ est la confirmation des prophéties de l’Ancien Testament, l’accomplissement de la promesse de salut qui culminera quand, au retour du Messie, les vivants et les morts seront jugés et le Royaume des Cieux deviendra une réalité unique pour ceux qui auront su le mériter. Dans cette optique, l’Évangile de Matthieu peut être considéré comme une sorte de pont entre les Écritures juives et les Écritures grecques chrétiennes.

L’enseignement d’Amour de Jésus comme il est présenté dans cet Évangile peut être résumé à quatre synthèses : la règle d’or (« Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes. », 7, 12) ; le double commandement de l’amour (« Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement. Et voici le second, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. », 22, 37-39) ; la triade sur la partie déterminante de la loi (« la justice, la miséricorde et la fidélité », 23, 23) ; les six œuvres de miséricorde (« Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli; j’étais nu, et vous m’avez vêtu; j’étais malade, et vous m’avez visité; j’étais en prison, et vous êtes venus vers moi. », 25, 35-36)

Parmi tous les quatre, l’Évangile de Matthieu est celui qui donne le plus d’importance à la naissance de Jésus et aux épisodes liés à sa première enfance, comme la fuite en Égypte et le massacre des innocents.

Dans cet Évangile, on réserve beaucoup de place à la mission donnée par Jésus à Pierre de fonder l’Église et à l’Église même, à son autorité, à l’importance de sa diffusion parmi les gens grâce aux enseignements des disciples. Pierre reçoit de Jésus non seulement la mission de poser les fondations de son Église, mais aussi, en quelques sortes, les clés du Royaume des cieux. Naissent ainsi les bases du christianisme, ses hiérarchies, l’ordre indispensable pour rendre vraiment efficace la promulgation de l’Heureuse Nouvelle dans le monde entier.

La prose rythmique et poétique a rendu, dès le début, l’Évangile selon Matthieu une lecture agréable et accessible aux plus.

L’Évangile selon Luc

L’Évangile selon Luc est parmi les Évangile synoptiques celui qui montre le plus la miséricorde de Dieu et de Jésus.

L’auteur de l’Évangile selon Luc est Luc Évangéliste, un collaborateur et ami de Paul de Tarse. Il s’agissait probablement d’un homme élevé dans un milieu de culture grec-hellénistique très solide, probablement un ancien païen. Ne pouvant pas se servir d’expériences directes comme Matthieu et Jean, l’auteur dut accomplir une remarquable œuvre de recherche sur les textes écrits par ses prédécesseurs.

Luc évangélisteLuc se situa par rapport à la vie de Jésus comme un historien et comme un narrateur. Le style du texte est typique de l’historiographie de l’époque, sobre, fluide et, en même temps, plus élaboré par rapport à Marc et à Matthieu.

L’Évangile selon Luc est subdivisé en vingt-quatre chapitres, qui peuvent être recueillis en sept blocs principaux. Le récit commence avec la naissance de Jean-Baptiste et celle de Jésus, toutes les deux décrites comme prodigieuses ; ensuite, il se concentre sur la vie de Christ, sur sa prédication, jusqu’à la passion, à la mort et à la résurrection.

Une des caractéristique qui saute aux yeux dans l’Évangile selon Luc est l’attention réservée aux pauvres, aux déshérités, aux femmes et, en général, à toutes les minorités, aux opprimés et aux persécutés. Les pauvres et les nécessiteux sont les bénéficiaires du royaume de Dieu. Les riches qui souhaitent mériter le même destin doivent partager leurs biens et renoncer à leurs richesses. Pour marcher à côté de Jésus, il faut tout abandonner et démontrer sa même solidarité et miséricorde envers les déshérités et les exclus.

Même les paraboles contenues dans le texte, qui n’apparaissent pas dans les autres évangiles, comme celle du Fils prodigue et celle du Bon samaritain, font exactement référence à la pauvreté, à la pitié, à la compassion, au pardon.

Tout en reconnaissant la valeur de la mission de Jésus en tant que prêcheur et en consacrant de la place à des miracles et à des actes extraordinaires, Luc focalise son attention en particulier sur les dons humains de Jésus, sur sa douceur, sa bonté, sa miséricorde. Ces vertus, opposées à la richesse et au pouvoir de ce monde, sont indiquées comme chemin de foi et élévation spirituelle, en plus d’un rappel à la grâce et aux Saint Esprit comme source de salut et de vie éternelle.

L’Évangile selon Luc consacre énormément de place à Marie et à d’autres femmes chères à Jésus, comme Marthe et Madeleine. C’est le seul parmi les quatre Évangiles à raconter diffusément l’enfance de Jésus et même la période précédente à sa naissance, en reportant les événements relatifs à Marie, Joseph et à Saint Jean.

L’Évangile selon Jean

L’Évangile selon Jean a été attribué à l’Apôtre Jean, le « disciple que Jésus aimait », comme l’auteur le définit lui-même dans différents passages, en utilisant une périphrase. Les experts ont récemment mis en doute qu’il puisse s’agir de l’Apôtre Jean et attribuent plutôt l’Évangile à un travail réalisé par les disciples de ce dernier.
La résurrection de Jésus
L’Évangile selon Jean est écrit en grec et divisé en vingt-un chapitres. À la différence des trois évangiles synoptiques, qui sont principalement dédiés à la prédication de Jésus et à la promesse du Royaume des Cieux, l’Évangile selon Jean parle surtout de l’identité même de Jésus, son avoir été homme, susceptible aux sentiments et aux émotions humaines, mais aussi identifié avec le Logos divin. Selon cette interprétation de la figure de Jésus, tout ce qu’Il dit et fait est une révélation du Père, sa Parole qui devient Incarnation et Révélation en Christ.

La première partie, dite aussi l’« Évangile des signes », raconte la mission de Jésus de son Baptême à sa conclusion. Elle tire son nom des sept événements qui représentent des nœud fondamentaux de la vie et de l’œuvre de Jésus, à l’occasion desquels Il a accompli des miracles et des révélations.

La deuxième partie, appelée « livre de l’heure de Jésus » ou « Livre de la gloire », raconte les derniers instants de la vie de Christ, de la Cène à la Passion et à la Résurrection. La Passion et mort de Jésus sont décrites comme une sorte de célébration triomphale, une épiphanie de la gloire de Dieu Père et de l’amour pour son Église.

L’Évangile selon Jean est attribuable comme contenus et faits aux autres évangiles synoptiques, mais présente certaines différences qui en font une œuvre à part. Il est probable que l’Évangile selon Jean soit né au sein d’une communauté juive-chrétienne à la recherche de sa propre identité. Il est aussi possible que l’attention réservée à l’identité théologique de Christ et non seulement à la promesse du Royaume des Cieux dérive exactement de ce fait.

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Il y a des paroles qui se transmettent dans le temps, avec le bouche à l’oreille, pendant des années, des siècles, écrites par hommes et femmes inspirés par Dieu dans un temps très lointain et, depuis, récitées, chuchotées, criées par d’innombrables fidèles qui y ont cherché le réconfort pendant des moments difficiles, ou qui ont simplement souhaité exprimer leur foi en les prononçant.

Parfois, il arrive que ces paroles répétées si souvent perdent un peu de leur signification originelle. Nous sommes tellement habitués à les répéter, à les entendre prononcer par quelqu’un d’autre, que le son des mots devient quasi plus important que ce qu’elles expriment. Le signifiant dépasse la signification, ou du moins ce dernier est un peu déformé, donné pour acquis, ce qui n’est vraiment pas un bien, surtout si les mots en question sont ceux d’une prière.

Pape François nous vient en aide dans ce sens. Plus précisément, avec son livre « Maria. Mamma di tutti » (i.e. Marie. Mère de nous tous), éditions San Paolo, sorti depuis peu, le Saint-Père partage avec nous ses réflexions et les prières qu’il dédie à Marie et, en même temps, nous aide à comprendre le fond, ou à nous rappeler tout simplement, la vrai signification des paroles de la prière dédiée à la Mère de Dieu la plus connue et la plus ancienne : le Je vous salue Marie. 

La figure de la Vierge a été fortement aimée et souvent invoquée par les chrétiens depuis l’antiquité. Elle représente non seulement la volonté de Dieu Père de se réconcilier avec l’homme après que, à cause d’une autre femme, Ève, l’humanité avait perdu la grâce et avait été bannie de l’Éden. Marie est la nouvelle Ève, la deuxième chance offerte aux hommes pour démontrer qu’ils méritent l’amour et la confiance de Dieu, elle, née sans péché, choisie pour concevoir le Fils de Dieu sans connaître la contamination de la chair. Une jeune fille modeste, apparemment ordinaire, appelée à assumer une tâche importante et terrible et qui a accepté cette tâche avec humilité et soumission, consciente de la douleur qui lui serait causée. Dans son libre choix de se fier entièrement à Dieu, de faire de soi un docile instrument de Son grand plan mystérieux, la Sainte Vierge est élevée à modèle et exemple pour nous tous.

Mais il y a plus. Précisément en raison de son choix courageux d’être mère du Sauveur, Marie a également acquis le rôle d’intermédiaire par excellence entre les hommes et Dieu. Son être mère non seulement de Jésus, mais de tous les hommes, la rend plus que tout apte à soumettre nos peines et nos douleurs à l’attention de Dieu, afin qu’il puisse décider dans Son infinie bonté et miséricorde, de nous venir en aide.

La prière de l’Ave Maria répartie au fil des ans

Pour cette raison, le Je vous salue Marie est devenu une des prières les plus célèbres et les répandues, cœur de la pratique du Rosaire, lui aussi entièrement dédié à Marie, et de beaucoup d’autres pratiques de dévotion.

Prenons par exemple la dévotion des trois Je vous salue Marie. Cette prière mariale très populaire fut créée par Sainte Mechtilde de Hackeborn, une moniale bénédictine qui vécut entre 1240 et 1298. Sainte Mechtilde avait déjà reçu la visite de Marie en d’autres occasions et, encouragée par cette faveur de la part de la Mère de Jésus, Lui demanda de lui être son réconfort au moment extrême de la mort.

La Vierge accepta, mais en signe d’engagement et de dévotion de la part de la Sainte, Elle lui demanda de réciter chaque jour trois Ave Maria spéciaux, qui avaient le but de louer la Très Sainte Trinité, le Père, le Fils et le Saint Esprit, et de rendre grâce pour tous les dons merveilleux avec lesquels la Sainte Vierge avait été ornée.

Le premier Je vous salue Marie aurait été dédié à Dieu Père qui, dans Son omnipotence et omniscience, choisit la plus humble des jeunes femmes et lui conféra un pouvoir quasi comparable au Sien, en la rendant omnipuissante au ciel et sur terre.

Le deuxième Je vous salue Marie aurait honoré Jésus, Fils de Dieu, qui insuffla à la Sainte Vierge une prise de conscience et une connaissance inconcevables pour tout être humain, en lui permettant de profiter de la vision de la Sainte Trinité et d’en partager la lumière.

Le troisième Je vous salue Marie aurait été adressé au Saint Esprit qui transmit à la Vierge Marie la plénitude d’amour dont Il était lui-même composé, en la rendant douce et gentille au-delà de toute femme ou homme de tous les temps.

En échange de cet acte de dévotion, la Vierge aurait accordé à Sainte Mechtilde, au moment de sa mort, Sa présence, Sa lumière et tout Son amour divin.

En pratique, chacune des trois prières s’adresse à un des attributs conférés à Marie par la Très Sainte Trinité :

Le pouvoir accordé par Dieu Père

La sagesse offerte par le Fils

L’amour et la miséricorde octroyés par le Saint Esprit.

Cette pratique de dévotion fut un moyen pour reconnaître en Marie une excellence sans pareil en terme de pouvoir, sagesse et miséricorde. Marie est proclamée par l’Église Vierge Puissante, Mère de Miséricorde et Trône de la Sagesse. La pratique de dévotion de réciter trois fois le Je vous salue Marie est répandue encore aujourd’hui. Elle est utilisée afin d’honorer la Sainte Mère de Dieu et, éventuellement, afin de demander sa médiation pour obtenir une grâce ou une faveur spéciale de Dieu. En effet, tout comme la Vierge a promis à Sainte Mechtilde son aide au moment de la mort, de la même manière elle renouvelle sa promesse pour la vie et pour la mort de ceux qui récitent tous les jours trois Ave Maria.

Dévotion des Trois Salut Marie

Voici comment se composent la dévotion des Trois Ave Maria :

  1. Marie, ma Mère, délivre-moi de tomber en état de péché mortel!

Par le pouvoir que vous concéda le Père Eternel. Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

 

  1. Par la sagesse que vous concéda le Fils. Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen

 

  1. Par l’Amour qui vous concéda l’Esprit Saint. Je vous salue, Marie pleine de grâce ; Le Seigneur est avec vous.Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen 

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.

 Mais revenons maintenant au Je vous salue Marie.

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La prière comme nous la connaissons et nous la prononçons aujourd’hui fit son apparition à Brescia en 1498, dans la récolte Triumphi, sonetti, canzon e laude de la Gloriosa Madre de Dio Vergine Maria, une œuvre dédiée à la Sainte Vierge composée par Gasparino Borro, un prêtre de l’Ordre des Servites de Marie. En 1568, pape Pie V, dans la Liturgie des Heures, imposa à tous les prêtres de réciter le Notre Père suivi d’un Ave Maria au début de chaque heure de l’Office Divin.

Aujourd’hui, la prière Je vous salue Marie est, avec le Notre Père, une des plus répandues et des plus célèbres, celle qui est le plus souvent gravée sur bagues et bracelets de prière. Le Rosaire est encore une pratique de dévotion répandue dans le monde entier et le chapelet est souvent un objet qui va au-delà de la pratique de la prière en soi et devient un porte-bonheur, une protection contre le mal, un moyen pour sentir toujours la présence de Marie à nos côtés.

Voici comment Pape François nous guide à le redécouverte de cette merveilleuse prière.

L’Archange Gabriel s’adresse à Marie et l’appelle « pleine de grâce » (Lc 1,28). Nous nous adressons à la Vierge Marie de la même manière, quand nous la prions : Je vous salue Marie, pleine de grâce.

Pape François explique la signification de ce début : en Marie « il n’y a pas de place pour le péché, puisque Dieu l’a choisie depuis toujours en tant que mère de Jésus et l’a préservée du péché originel. » 

S’adressant toujours à Marie, Gabriel ajoute : « Le Seigneur est avec vous ».

Pape François explique que, comme le Seigneur a été avec Marie, Il peut l’être avec nous tous, si nous sommes disposés à accueillir Sa parole et à suivre Ses préceptes.

« Il arrive comme si Dieu prenait chair en nous, Il vient habiter en nous, puisqu’Il prend demeure en ceux qui l’aiment et qui observent Sa Parole. Il n’est pas facile de comprendre cela, mais oui, il est facile de le sentir dans son cœur […] Pensons-nous que l’incarnation de Jésus ne soit qu’un fait du passé qui nous ne implique pas personnellement ? Croire en Jésus signifie lui offrir notre chair, avec l’humilité et le courage de Marie. » 

L’ange continue et dit à Marie : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ».

Nous venons de rappeler comme Marie était une jeune fille humble et modeste, probablement incapable de comprendre entièrement le plan de Dieu, le destin qu’Il avait en tête pour elle. Et pourtant, elle n’a pas hésité à l’accepter. Qu’est-ce qui la rend si spéciale, bénie entre toutes les femmes ? Sa simplicité justement.

À la question comment Marie a-t-elle choisi de suivre sa foi, Pape François répond : « Elle l’a vécu dans la simplicité des milles occupations et inquiétudes quotidiennes de chaque maman, comme s’occuper de la nourriture, les vêtements, le soin de la maison…Ce fut cette même existence normale de la Vierge le terrain d’un rapport singulier et d’un dialogue profond entre elle et Dieu, entre elle et son Fils. »

 La prière poursuit : « Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni ».

Marie ne s’est pas limitée à accepter que le Fils de Dieu devienne chair et sang dans son ventre, « Elle a conçue d’abord la foi et après le Seigneur », dit Pape François. Son choix n’est pas passif, puisqu’elle accepte d’abord le Saint Esprit dans son cœur et ensuite dans son ventre. « Tout comme, sur un plan physique, elle reçoit la puissance du Saint Esprit, mais elle donne ensuite chair et sang au Fils de Dieu qui se forme en Elle, ainsi, sur le plan spirituel, elle accueille la grâce et lui correspond avec la foi. »

 La deuxième partie de la prière Je vous salue Marie s’ouvre avec une nouvelle invocation à la Vierge, qui est maintenant appelée « Sainte Marie, Mère de Dieu ».

Comme nous le disions auparavant, le fait d’être Mère de Jésus en fait un intermédiaire unique entre nous les hommes et Dieu. « Elle nous précède et nous confirme constamment dans la foi, dans la vocation et dans la mission. Avec son exemple d’humilité et de disponibilité à la volonté de Dieu, elle nous aide à traduire notre foi dans une annonce de l’Évangile joyeux et sans frontières », dit Pape François.

 La requête « Priez pour nous, pauvres pécheurs » se rattache aussi au rôle d’intermédiaire de Marie entre nous et Dieu, de mère de nous tous, infiniment bonne et miséricordieuse, attentive à nos besoins, toujours prête à nous consoler. « C’est le don du conseil. Vous les mères, vous qui avez ce don, demandez-le pour vos enfants. Le don de conseiller les enfants est un don de Dieu », dit Pape François.

 Le Pape conclut cette explication de l’Ave Maria en commentant le dernier vers : « Maintentant, et à l’heure de notre mort ».

Le Pape dit que nous devons compter sur elle « afin qu’Elle, en tant que mère de notre frère aîné, Jésus, nous apprenne à avoir avec nos frères son même esprit maternel, avec la capacité sincère d’accueillir, de pardonner, de donner la force et de transmettre confiance et espoir. C’est ce qu’une mère fait. »

En suivant l’exemple de Marie, en acceptant le fardeau que Dieu a choisi pour nous, nous nous sommes déjà engagés sur un chemin semé d’embûches, mais qui nous garantira le salut, et à chaque instant, heure et à l’heure de notre mort, notre Mère céleste sera à nos côtés.

Cette vision de la Vierge en tant que mère de tous a été valorisée davantage par Pape François tout au long de son pontificat. En particulier en 2013, à la fin de la Sainte Messe célébrée le 13 octobre à Saint Pierre, à l’occasion de la Journée Mariale, il a consacré le monde entier à Notre-Dame de Fatima. Cette consécration est rapportée dans le livre du Pape dédié à la Vierge Marie « Maria. Mamma di tutti ».

Acte de consécration à Marie, Vierge de Fatima

Bienheureuse Vierge de Fátima, avec une gratitude renouvelée pour ta présence maternelle

nous unissons notre voix à celle de toutes les générations qui te disent bienheureuse.

Nous célébrons en toi les grandes œuvres de Dieu, qui jamais ne se lasse de se pencher

avec miséricorde sur l’humanité,

affligée par le mal et blessée par le péché,

pour la guérir et pour la sauver.

Accueille avec ta bienveillance de Mère

l’acte de consécration que nous accomplissons aujourd’hui avec confiance,

devant ton image qui nous est si chère.

Nous sommes assurés que chacun de nous est précieux à tes yeux

et que rien ne t’est étranger de tout ce qui habite dans nos cœurs.

Nous nous laissons embrasser par ton très doux regard

chapelet madonna fatima centenaire de l'apparition
Chapelet Notre-Dame de Fatima centenaire de l’apparition argent 

et recevons la caresse réconfortante de ton sourire.

Protège notre vie entre tes bras:

bénis et renforce tout désir de bien ;

ravive et nourris la foi ;

soutiens et illumine l’espérance ;

suscite et anime la charité ;

guide nous tous sur le chemin de la sainteté.

Enseigne-nous ton amour de prédilection pour les petits et les pauvres,

pour les exclus et les personnes qui souffrent,

pour les pécheurs et les égarés du cœur : rassemble tous les hommes sous ta protection

et confie les tous à ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus.

Amen.

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Bijoux religieux : mode ou dévotion?

Bijoux religieux : mode ou dévotion?

On entend beaucoup parler de la tendance de ces dernières années de porter des bijoux religieux sans en connaître proprement la signification. Beaucoup de stylistes ont choisi de proposer crucifix, chapelets, médailles dédiées à la Sainte Vierge ou aux saints, en les parant d’ornements glamour, destinés à embellir un décolleté, un poignet ou les doigts des acteurs et des vip. Cela a naturellement entrainé comme conséquence la diffusion de cette mode parmi ceux qui nourrissent de l’admiration pour ces stars ou pour ces stylistes. Notre époque plus que n’importe quelle autre se nourrit d’émulation, de désir d’apparaître le plus possible semblables aux modèles esthétiques qui nous sont proposés de manière constante et obsessionnelle par les médias et surtout par le net. Des modèles impossibles à atteindre, car souvent artéfacts, « corrigés » grâce à des logiciels de retouche et aux innovations technologiques qui permettent de manipuler n’importe quelle image statique ou en mouvement. Sans parler des merveilles du make-up… Mais on ne tient pas toujours en compte tout cela, au contraire : les plus jeunes surtout ont tendance à croire aveuglément et sans objections que tout ce qu’ils voient à la télévision ou sur les réseaux sociaux soit réel.

Ce n’est pas ici le lieu pour aborder une réflexion sur la vanité, ni sur la fragilité (et le danger…) de la conception esthétique moderne.

Ici nous souhaitons parler de bijoux religieux et de comment ils sont souvent appauvris de leur symbolisme spirituel le plus profond et le plus authentique afin d’être réduit à des simples bibelots mondains. Le rapprochement entre sacré et profane a toujours existé, mais il n’y a que de nos jours que l’on peut constater avec combien de désinvolture on puisse passer de l’un à l’autre et ce qui cause probablement le plus de regret est que, dans la plus part des cas, ceux qui arborent ce type d’ornement sans en connaître la signification ne le fait pas par volonté de blasphème, mais simplement par ignorance.

Mais cela n’est pas toujours le cas.

Nous avons déjà abordé le sujet des bijoux religieux dans un autre article, de colliers, de pendentifs avec symboles sacrés qu’un chrétien peut (et devrait) porter, ou qui peuvent être offerts pour des occasions plus ou moins spéciales.
Il ne s’agit pas toujours d’une volonté de suivre la mode ou d’être branché. Au contraire, pour un chrétien il n’y a rien de mal dans l’envie de rendre tangible sa spiritualité, de porter au cou un pendentif avec un crucifix, ou un chapelet réalisé en style moderne et design, qui ne le dénue en aucun cas de sa valeur mystique, de porter des ornements gravés avec les mots d’une prière afin de l’avoir toujours avec soi.

Le sens que nous donnons au geste de porter des bijoux religieux vaut bien plus dans ce contexte que dans d’autres. Un sens qui peut déterminer la différence, souvent fort subtile, entre sacré et profane.

Voyons dans le détail certains des bijoux religieux qu’un chrétien pourrait porter et qui devrait même être un ornement porté tous les jours avec orgueil et en connaissance de cause, en tant que symbole de salut, témoignage de foi.

Chapelet

Le collier Chapelet est un des symboles du Christianisme par excellence. Nous avons déjà parlé dans des articles plus spécifiques de ses origines, de comment il est associé à l’époque du Moyen Âge à la prière du Rosaire, une prière dévotionnelle sous forme de litanie dont la pratique était recommandée surtout pendant certaines périodes de réflexion spirituelle ou afin d’obtenir des indulgences spécifiques.

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Plus de 400 colliers de chapelet disponibles

Nous avons également déjà expliqué comment le Chapelet tire son nom de l’ancienne coutume de décorer les statues de la Sainte Vierge avec un guirlande de rose, une coiffe également appelée « chapel », ancienne forme du mot « chapeau ». Le collier du Rosaire ou Chapelet est conçu comme un support à la litanie : il est composé de grains de dimensions différentes, qui symbolisent les différentes prières et qui glissent entre les doigts du fidèle pendant qu’il les récite. En raison de ses caractéristiques, le collier Chapelet se prête particulièrement à devenir également un magnifique objet ornemental. Les grains peuvent être en bois, mais ils sont très souvent réalisés en verre ou en pierres semi-précieuses, en cristal Swarovski ou en métaux précieux. Même le crucifix qui pend à l’extrémité du Chapelet et la médaille qui en représente l’élément central peuvent être d’exquis exemples d’orfèvrerie, des pendentifs réalisés avec un art et un goût qui n’enlèvent rien à leur valeur mystique.

Outre les colliers Chapelets, il y a également les bracelets Chapelets et même les bagues Rosaires (ou bagues-chapelets), en or, argent, platine, finement ciselés et décorés de clous de prière qui remplacent les grains. Un bijou religieux très polyvalent, qui peut se transformer en un ornement raffiné et de grand impact, sans que sa dignité et sa fascination sacrale en soient affectées pour autant.

Main de Fatima

La Main de Fatima (ou de Fatma), amulette dont les origines se perdent dans les anciens cultes sumérien et assyrien-babylonien dédiés respectivement aux déesses Inanna et Ishtar, a également connu une évolution dans le temps qui l’a amenée à être aujourd’hui un motif ornemental courant pour les chrétiens, les juifs, les musulmans ou simplement pour ceux qui sont fascinés par sa forme originale et par le symbolisme qu’elle véhicule.

La Main de Fatima représente une main avec cinq doigts, disposés selon une proportion imprégnée de symbolisme. Dans la version musulmane, elle est décorée avec un œil ouvert sur la paume (l’Œil de Allah), dans la version juive avec l’Étoile de David.

Dans la religion musulmane comme dans le judaïsme, la Main de Fatima est expression de la présence de Dieu, qui voit, bénit et protège. C’est pour cette raison que ce pendentif est également connu sous le nom de Main de Dieu. La tradition veut qu’il protège du mauvais œil et de la négativité et il est un symbole cher aux femmes, pour lesquelles il favorise la patience et auxquelles il amène joie, fortune et richesse.

De nombreuses marques de bijoux à la mode en ont fait une décoration pour colliers, bracelets, boucles d’oreilles et porte-clés.

Bague Religieuse

La signification symbolique de la bague trouve ses racines dans la nuit des temps. Sa forme rappelle en soi un concept de concentration énergétique qui, dans toutes les cultures et les religions de l’antiquité, coïncide avec une expression du divin. La bague symbolise l’infini, l’éternité, un sens de plénitude et de stabilité, auxquels dans le temps s’est associée une valeur d’autorité et de pouvoir.

bague amen notre père
Bagues Notre Père et Ave Maria

Dans le christianisme, la bague est souvent présente comme symbole d’union, de lien, qu’il s’agisse de la bague épiscopale, symbole d’union entre Évêque et Église, ou des alliances nuptiales, qui symbolisent le lien entre mari et femme, béni et reconnu par Dieu.

Les bagues de prière reprennent toutes ces significations profondes associées à la bague comme bijou et ornement.

Il s’agit de bagues habituellement réalisées en acier, argent et bronze, sur lesquelles sont gravés les mots d’une prière. La bague Je vous salue Marie et la bague Notre Père sont belles à porter, moderne et très glamour, mais, en même temps, elles expriment la volonté du chrétien de porter toujours avec lui un signe visible et tangible de sa foi. À chaque moment de la journée où son regard tombera sur la bague de prière, son esprit se trouvera inévitablement à répéter les mots de la prière gravée dessus, dans un dialogue constant avec Dieu. Un nouveau moyen, très efficace, pour porter sa foi et être, en même temps, à la mode.

Croix ou médaille de Saint Benoît

La médaille de Saint Benoît ou Croix de Saint Benoît est un symbole chrétien reconnu en 1742 par Pape Benoît XIV. La dévotion pour Saint Benoît était en effet devenue à cette époque si répandue et si fervente qu’il fut nécessaire de légitimer ce puissant symbole. Cet ornement rappelle à qui le porte la constante présence de Dieu à ses côtés, qui le conduit et le protège, et assure le pardon de tous les péchés, surtout en danger de mort.

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Précieux pendentifs de saint Benoît

Porter un collier avec la médaille de Saint Benoît garantit une protection contre le mal sous toutes ses formes, même les plus tenaces. La croix représentée sur la médaille de Saint Benoît porte en effet la gravure de la devise bénédictine ( « Pax », i.e. Paix) entourée d’un cercle de lettres qui sont les initiales d’une des prières de protection et d’exorcisme du mal considérée parmi les plus puissantes et efficaces en absolu. Porter une médaille de Saint Benoît en or ou en argent, en plus de manifester sa foi en Dieu et en son infinie miséricorde, peut être un moyen de s’orner d’un bijou important et précieux, symbole d’une foi consciente et solide.

Arbre de la vie

L’Arbre de la Vie est un autre symbole revenant dans beaucoup de civilisations, cultures et religions. En général, nous pouvons résumer sa signification la plus profonde dans un rappel à l’immortalité et à la vie éternelle. Pour les Mayas, ainsi que pour les Norriens, il existait un mystique « arbre du monde » qui unissait le Ciel, la Terre et le Monde Souterrain. Pour d’autres cultures comme les Sumériens, les Égyptiens, les Grecs et les Chinois, ils existaient des « arbres de la vie » dont les fruits offraient l’immortalité.

Pour les Chrétiens, l’arbre de la vie prend une signification différente. Dieu l’aurait planté dans le Jardin d’Éden avec l’arbre de la Connaissance du bien et du mal.

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Bracelet AMEN argent 925 Arbre de la Vie rhodié et rosé

Porter un collier avec l’Arbre de la Vie ou un bracelet avec l’Arbre de la Vie est un moyen pour manifester sa foi pour cet arbre mystique et tout ce qu’il représente.

Offrir l’Arbre de la Vie comme pendentif ou comme bracelet à quelqu’un qu’on aime est un moyen pour leur souhaiter une vie prospère et heureuse, avec des racines solides, un feuillage luxuriant, intense et riche de bons fruits. Pour les femmes il devient également un symbole de fécondité. Offert à un enfant nouveau-né il devient une façon pour célébrer une nouvelle vie qui commence.

Boule bola : un appeleur d’anges pour ne jamais être seuls

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5 tableaux et images religieux à avoir chez soi

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Mobilier d’église : les meubles typiques de toutes les églises chrétiennes

Mobilier d’église : les meubles typiques de toutes les églises chrétiennes

L’église est par excellence le lieu où les chrétiens se réunissent afin de partager leur foi et de célébrer les rites solennels qui y sont liés. Depuis ses origines, il a été nécessaire de lui conférer une solennité et une sacralité spéciales. Pour ce faire, on a agi sur l’architecture même de l’édifice, sur ses formes et ses volumes qui, déjà en soi, cachent d’importantes symbolismes et significations profondes, mais également sur le choix et la disposition du mobilier liturgique destiné à en décorer l’intérieur. Peu importe la période historique pendant laquelle une église a été construite, ou le style architectural auquel elle peut être associée, elle devra être toujours interprétée comme un décor aménagé pour accueillir la liturgie. L’édifice, la répartition de l’espace et même les décorations d’une église ont en effet pour point commun et central, la célébration liturgique. Nous devons toujours tenir en compte le contexte historique et social dans lequel une église s’est développée. Dans l’antiquité, la magnificence architecturale d’une église, l’opulence de son mobilier liturgique étaient justifiés par le fait qu’ils devaient communiquer la magnificence et la solennité de la liturgie à des hommes et des femmes dépourvus de culture, souvent incapable de lire et d’écrire, ou de comprendre une messe récitée en latin. L’évolution des fidèles pendant les siècles est allée de pair avec l’évolution des lieux de culte, avec une perte progressive de la spectacularisation de la liturgie et des cérémonies. Cela rend encore plus fascinant la découverte des changements advenus dans la conception et dans la planification du lieu de culte en fonction des nouvelles nécessités.

Nous n’allons pas nous attarder trop dans cet article sur la répartition de l’espace à l’intérieur des églises. En quelques mots, nous pouvons généraliser en disant que la plupart des anciennes églises étaient constituées d’une grande salle rectangulaire, ou en Croix latine, subdivisée en nefs par des lignes de colonnes ou de piliers, toujours en nombre impair. La partie de l’église réservée au clergé célébrant, i.e. celle qui héberge l’autel, est le presbytère, derrière lequel peuvent se trouver une ou plusieurs absides, des structures de forme semi-circulaire ou polygonale, qui peuvent accueillir la cathèdre, i.e. le trône de l’Évêque, et les subsellia, les bancs destinés aux presbytères. Souvent, les anciennes églises présentaient également un transept, une structure architecturale qui coupe à angle droit la nef centrale ou toutes les nefs au niveau du presbytère.

Chaque époque et chaque culture ont donné une interprétation personnelle sur comment un lieu de culte doit apparaître et quel message il doit exprimer. Mais certains éléments reviennent toujours et restent comme des points fixes tout au long de l’histoire de la chrétienté, à partir des premières églises paléochrétiennes et du Haut Moyen Âge jusqu’aux très modernes églises en acier et verre que nous voyons s’élever dans nos villes. Parlons maintenant du mobilier d’église : autels, ambons, prie-Dieu, fonts baptismaux, tabernacles, croix d’autel, bénitiers et ainsi de suite. Dans cet article, nous souhaitons les examiner un à la fois, en essayant d’identifier leur signification la plus authentique dans l’espace ecclésiastique et la raison pour laquelle leur présence dans une église ne pourrait jamais disparaître. Examinons maintenant plus dans le détail le mobilier liturgique disposé dans les différentes zones de l’église.

Porte

La porte d’une église, soit elle petite ou grande, discrète ou imposante, a une valeur symbolique fondamentale. Elle symbolise en effet Jésus, passage obligé à travers lequel nous devons passer pour atteindre Dieu. C’est un lieu de passage non seulement physique, mais surtout spirituel. Ceux qui dépasserons la porte de l’église le feront pour laisser derrière eux, ne serait-ce que pour quelques temps, le monde en dehors avec toutes ses contingences réelles, pratiques, externes, afin d’essayer de se mettre en contact avec sa spiritualité, son âme et, à travers elle, avec Dieu.

Rien que le fait de dépasser le seuil d’une porte d’église implique la volonté de se débarrasser du péché et d’entrer dans un état de grâce. Ce n’est pas un hasard si les portails des églises sont décorés avec des bas-reliefs et des sculptures qui renvoient au Jugement universel et au concept de salut.

Autel

L’autel est surement l’élément principal de chaque église. Il est le point central de la célébration liturgique, le symbole de la présence de Dieu, puisque c’est sur lui qu’on propose incessamment le sacrifice accompli par Christ. Devant l’autel chaque fidèle exprime sa foi et sa participation à l’église non seulement en participant à l’Eucharistie, mais aussi en recevant les sacrements fondamentaux pour sa vie humaine et spirituelle. Même dans une époque pré-chrétienne, dans d’autres religions et cultures, l’autel était une pièce de mobilier liturgique destiné à accueillir des sacrifices solennels et des serments de loyauté aux hommes et aux dieux. Dans les églises chrétiennes les plus grandes, l’autel peut être surmonté par un ciborium ou symborium, un élément architectural en forme de baldaquin.

Lieu de sacrifice donc et d’engagement solennel, l’autel peut être construit avec différents matériaux et avoir différentes formes. Certains autels sont constitués par un bloc en pierre ou en maçonnerie, d’autres avec une plaque de marbre posée sur des supports. Il y a des autels en pierre, en bois, en marbre. Dans l’antiquité, souvent, les autels étaient décorés de panneaux finement ciselés ou de plaques d’or, argent ou bronze.

bougie d'autel bas reliefSur l’autel se trouvent différents objets liturgiques qui constituent l’ameublement de l’autel : une nappe d’autel, blanche en générale, qui rappelle la table de la Cène ; la croix, symbole du sacrifice de Jésus, de sa mort et de sa résurrection ; les cierges ou les bougies d’autel, qui symbolisent sa présence et, par certains aspects, sa double nature de Dieu et d’Homme. Souvent, la croix et les chandeliers sont assortis. Sur l’autel se célèbre donc la présence de Jésus (cierges), Son sacrifice (croix) et Sa promesse de salut pour tous les hommes avec le don de Son corps comme pain (nappe).

La disposition de la nappe d’autel, de la croix et des cierges n’est jamais laissée au hasard. Chaque geste, chaque position est un élément essentiel du mystère liturgique et doit être considéré comme tel. Ces objets en particulier symbolisent la présence de Christ auprès de l’autel, en rendant ce dernier un lieu consacré à Son sacrifice. En particulier, la croix doit être en position centrale par rapport aux deux chandeliers ou cierges. Afin de rendre la célébration liturgique plus aisée au prêtre, dans certains cas on préfère mettre la croix devant ou à côté de l’autel, côte à côte avec les deux chandeliers, mais en ligne de principe leur collocation devrait être sur l’autel même et sur la nappe prédisposée pour les accueillir.

L’autel peut également être laissé vide, mais uniquement le Vendredi et le Samedi Saints, pour symboliser la Passion de Jésus.

Une alternative à l’utilisation de la croix d’autel peut être la croix de procession. Il s’agit d’une croix similaire à celle posée sur l’autel, mais qui est fixée sur une longue hampe d’environ deux mètre. Elle est utilisée pendant les processions, portée par le cruciféraire ou porte-croix, et une fois la procession terminée elle peut devenir une croix d’autel.

Ambon, Chaire et Lutrin

D’autres pièces de mobilier liturgique qui ne peuvent pas manquer dans une église chrétienne sont l’ambon, le chaire et le lutrin.

L’Ambon est une structure posée sur des marches, depuis laquelle sont proclamées les lectures. Dans l’antiquité, il était généralement en hauteur, réalisé en maçonnerie, bois ou marbre, fermé sur trois côtés par un parapet, avec un ou deux petits escaliers et parfois même avec des petites barrières pour y accéder. D’habitude, l’ambon était placé sur la droite de la nef principale. Dans l’antiquité, il arrivait souvent que dans l’église il y ait deux ambons, un dédié à la lecture des épîtres et l’autre à la proclamation de l’Évangile. En général, uniquement le lecteur, le psalmiste et le diacre accédaient à l’ambon. Les anciens ambons étaient en bois, mais ils devinrent vite beaucoup plus grands et plus imposants, réalisés en marbre et enrichis de sculptures et de revêtements en métaux précieux.

Différent de l’ambon, destiné exclusivement aux lectures, est le Chaire, destiné par contre à la prédication. Le Chaire était une sorte de tribune dans la nef centrale de l’église depuis lequel parlait le prêtre pour se faire entendre par tous les fidèles. Aujourd’hui, avec les système d’amplification moderne des églises, son utilisation est devenue caduque.

Le Lutrin est une sorte de version réduite de l’Ambon et du Pupitre. Il s’agit d’une structure souvent en bois ou en fer forgé destinée à soutenir un livre, d’habitude la Bible.

Prie-Dieuagenouiller noyer

Le Prie-Dieu est un meuble souvent en bois avec une marche qui fait office d’agenouilloir pour prier. Souvent la marche est rembourrée, tout comme l’accoudoir pour les mains. L’agenouilloir peut être finement gravé et décoré.

Bénitier et fonts baptismaux

Le Bénitier est un bassin rempli d’eau bénite. D’habitude, il s’agit d’une vasque posée en haut d’une colonne, d’un piédestal ou même d’une sculpture, ou bien il est accroché au mur près de l’entrée de l’église. bénitier en laiton bronzéLes personnes qui rentrent dans l’église peuvent immerger leurs doigts dans le bénitier et faire le signe de la Croix.
Les Fonts baptismaux correspondent par contre à un bassin situé d’habitude sur un côté de la nef, dans une chapelle latérale ou dans un bâtiment dédié à côté de l’église, le Baptistère. Ils sont utilisés pour le sacrement du Baptême par aspersion d’eau sur la tête, tandis que dans l’antiquité, en souvenir du Baptême de Jésus, on pratiquait une immersion complète dans les fonts baptismaux. L’eau contenue dans les fonts baptismaux est considérée comme symbole de vie et signe de Christ, qui grâce à elle nous offre la renaissance en nous délivrant du péché originel.

 Tabernacle – Lampe du Sanctuaire

Le Tabernacle est un coffre présent dans toutes les églises chrétiennes dans lequel sont conservées les hosties consacrées, généralement contenues dans un ciboire, un récipient muni de pied et de couvercle. Ils existent des Tabernacles muraux (à encastrer) ou des Tabernacles à poser (des coffres à poser sur d’ultérieures structures). À côté du tabernacle se trouve une veilleuse allumée en permanence, la Lampe du Sanctuaire, qui symbolise la présence de Dieu. autel tabernacle en bronzePour les juifs, le tabernacle était le lieu saint qui accueillait l’Arche d’Alliance. Encore aujourd’hui, dans les églises chrétiennes, le tabernacle est couvert par un voile appelé conopée, qui rappelle le rideau qui couvrait le tabernacle juif. Le tabernacle est généralement fermé à clé, comme le veut le code canonique, et l’accès y est réservé uniquement aux prêtres et aux diacres.

Cathèdre de l’évêque

La chaise ou trône sur lequel s’assied l’Évêque dans une église prend le nom de Cathèdre et est un symbole de l’autorité et du pouvoir de l’Évêque. En effet, quand l’Évêque est assis sur la Cathèdre, tout ce qu’il dit est considéré comme inspiré directement par Dieu, comme s’il ne faisait que donner voix à Sa volonté.

Chemin de Croix

via crucis en laiton coulé avec capitale 15 stationsLe Chemin de Croix aussi peut être considéré en tout et pour tout comme un article de mobilier liturgique. Pratiquement toutes les églises en exposent en effet un, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur. Il s’agit de 14 tableaux, parfois 15 (si l’on compte également la station finale de Christ ressuscité), qui retracent la passion de Jésus et Son parcours douloureux jusqu’à la crucifixion et à la mort. Le Chemin de Croix est né au Moyen Âge comme parcours de pénitence pour ceux qui n’avaient pas la possibilité de se rendre en pèlerinage en Terre Sainte, sur les lieux qui virent réellement la passion du Christ. Les stations du Chemin de Croix sont généralement constituées de tableaux réalisés en bois, marbre, pierre, bronze ou d’autres matériaux.