Auteur/autrice : Redazione

10 questions et 10 réponses sur les hosties et la communion

10 questions et 10 réponses sur les hosties et la communion

Peut-on manger une hostie qui est tombée par terre ? Faut-il recevoir la Communion debout ou à genoux ? Comment s’appelle le récipient où l’on conserve les hosties consacrées ? Les hosties sans gluten sont acceptées par l’Église ? Comment fait-on une hostie ? Nous ne nous lasserons…

Le Botafumeiro : l’encensoir le plus grand au monde

Le Botafumeiro : l’encensoir le plus grand au monde

Le Botafumeiro. Un nom rigolo, exotique, qui évoque en nous des images d’un passé lointain, des mémoires d’une histoire ancienne, racontée au carrefour de nombreuses routes, par d’innombrables hommes qui parlent des langues différente, mais qui disent, en fin de compte, les même choses depuis des centaines…

10 erreurs que l’on commet en recevant la communion

10 erreurs que l’on commet en recevant la communion

L’Eucharistie. Le Très Saint Sacrement. La Communion.

Quel que soit le nom que nous choisissons, elle représente sans aucun doute le moment le plus élevé et solennel de la Messe. C’est pendant la consécration que se produit la transsubstantiation, le miracle par lequel le pain et le vin deviennent le Corps et le Sang du Christ. C’est le moment où les fidèles sont appelés à s’approcher du Mystère des mystères, participant à ce don qui renouvelle à chaque fois une promesse d’amour et de salut qui dure depuis plus de deux mille ans. L’autel, le calice, le ciboire, la patène deviennent les instruments d’un rite ancien, et pourtant toujours nouveau, qui se produit devant les yeux des fidèles, mais, surtout, dans leurs cœurs, dans leurs âmes élevées pour y prendre part. Le Sacrifice de Jésus se consomme devant Ses fils, dans un climat de solennité et de communion. Pour celui qui croit vraiment, pour celui qui sent vraiment que cette feuille de pain blanc n’est plus uniquement de l’eau et de la farine, mais que le Saint Esprit l’a investi de quelque chose de bien plus profond et de plus puissant, il est difficile de retenir son émotion. C’est ainsi, le moment de la communion est toujours extraordinaire, même après des années qu’il se répète à chaque célébration. Ou c’est ainsi qu’il devrait être.

Recevoir la communion de manière respectueuse

Il y a différentes manières pour s’approcher du Très Saint Sacrement, des manières différentes pour accueillir le Corps de Christ, en le prenant entre nos mains, en laissant le prêtre le poser sur la langue, en le conservant jusqu’à ce que nous soyons retourné à notre place. Mais tout se réduit à deux possibilités : recevoir la Communion de manière respectueuse ou irrespectueuse.

Personne ne discute les choix personnels, les petites manies qui nous accompagnent tout au long de notre vie, et qui la plupart du temps sont inoffensives. Ce n’est donc pas ça la question. Depuis l’antiquité, au sein des premières communautés chrétiennes, on recommandait à ceux qui s’accostaient à l’Eucharistie, de le faire avec un grand respect et dévotion. Les mains devaient être propres et disposées en forme de croix, celles des femmes couvertes d’un voile et, en général, il était fondamental d’éviter toute sorte de geste qui pouvait profaner le Corps de Christ dans un moment si solennel. Afin de réduire justement au minimum cette éventualité, dans le Moyen Âge se répandit et s’imposa l’usage de s’agenouiller et de recevoir la Communion directement en bouche, de manière à exprimer toute la dévotion et le respect qu’une circonstance pareille demandait.

première communion
Première communion – profession de foi

Ensuite, avec le Concile Vatican II, on accorda aux différents diocèses la liberté de décider si permettre ou pas aux fidèles de recevoir l’Hostie en main ou directement en bouche.

Mais, comme déjà mentionné, le fait de recevoir l’Hostie en main ou en bouche n’est qu’un des aspects qui concernent la manière correcte ou incorrecte de s’approcher du Très Saint Sacrement. Face à la manière dont on décide de recevoir l’Hostie, l’attitude avec laquelle on le fait est surement bien plus importante. Ce qu’on est sur le point de recevoir est le corps de Christ, dans chaque petite partie, dans chaque miette. Pour cette raison, il faut faire attention, placer foi et respect dans chaque geste, montrer adoration et convenance.

Saint Cyrille de Jérusalem écrivait déjà au IV siècle apr. J-C. : « Quand tu t’approches, ne t’avance pas les paumes des mains étendues, ni les doigts disjoints ; mais fait de ta main gauche un trône pour ta main droite, puisque celle-ci doit recevoir le Roi, et dans le creux de ta main, reçois le corps du Christ, en disant Amen. Avec soin alors, sanctifie tes yeux par le contact du saint corps, puis prends-le et veille à n’en rien perdre. Car ce que tu perdrais, c’est comme si tu perdais un de tes propres membres. Dis-moi, si l’on t’avait donné des paillettes d’or, ne les retiendrais-tu pas avec le plus grand soin ? Alors ne veillerais-tu pas sur cet objet qui est plus précieux que l’or et que les pierres précieuses ? Puis après avoir communié au Corps du Christ, […] en attendant la prière, rends grâce à Dieu d’un si grand mystère. Ainsi soit-il.»

Cela car chaque Hostie consacrée est le Corps et le Sang de Christ, Son Âme et Sa Divinité. Jésus est entièrement présent en elle, comme l’a décrété le Concile de Trente : « Si quelqu’un dit que Jésus-Christ n’est pas contenu tout entier sous chaque espèce et sous chaque partie de l’espèce, dans le vénérable sacrement de l’Eucharistie, alors même qu’on les divise, qu’il soit anathème. » (D. 883)

Le Concile spécifie également que Christ est présent dans chaque fragment, dans chaque miette de l’Hostie. Dans ce cas-ci aussi, nier cette affirmation est passible d’anathème. La transsubstantiation fait en sorte que le Corps de Christ remplace la substance même du pain, et puisque la substance du pain reste telle même dans chaque miette, ainsi tout Christ est contenu dans chaque partie, aussi petite qu’elle puisse l’être, de l’Hostie rompue et cassée en morceaux.

Même après la Messe, les Hosties consacrées qui n’ont pas été consommées continuent de contenir le Corps de Christ et, pour cette raison, doivent être conservées de manière adéquate dans le Tabernacle, où elles sont adorées.

Même les fragments d’Hosties qui tombent pendant la distribution aux fidèles ne doivent absolument pas être piétinés ou balayés, car cela représenterait une très grave profanation.

Que faire et que ne pas faire quand vous recevez la communion

Mais qu’est-ce qui est donc opportun de faire ou de ne pas faire au moment de la Communion pour ne pas tomber dans un manque de respect qui profanerait non seulement l’acte en soi, mais même le Corps de Christ que nous sommes sur le point de recevoir ?

  1. Commençons par la « première » des Communions. Si vous le pouvez, évitez de trop manger. Il serait même plus indiqué de jeûner jusqu’à après la messe. Pourquoi ? Parce que ce à quoi nous sommes sur le point de nous approcher est un somptueux banquet pour notre âme et cela n’a pas de sens de se gaver juste avant ! La tradition du « jeûne eucharistique » est ancienne et s’est transmise dans le temps avec des impositions plus ou moins sévères. Aujourd’hui, il est suffisant d’observer le jeûne au moins une heure avant la communion.
  2. Décidez à l’avance si vous souhaitez recevoir l’Hostie en main ou en bouche, si vous voulez rester debout ou vous agenouiller, de manière à éviter tout mouvement brusque et inutile. Le célébrant doit pouvoir comprendre tout de suite vos intentions et agir en conséquence.
  3. Si vous décidez de recevoir l’Hostie en main, ne gesticulez pas, ne tendez pas trop vos bras. Vous devez attendre que l’on pose le Corps de Christ sur votre paume, pas l’attraper ! Si par contre vous souhaitez recevoir l’Hostie en bouche, le meilleur choix est de garder les mains jointes le long de votre corps et sans bouger.
  4. Ne portez pas de gants quand vous recevez la Communion en main. Ce que vous vous apprêtez à recevoir est la chose la plus précieuse, la plus pure et la plus immaculée qui existe au monde. Gardez toujours cela à l’esprit.
  5. Si vous avez décidé de recevoir la Communion sur votre langue, faites en sorte que votre bouche soit vide. Cela semble escompté et banale, mais il arrive souvent que des fidèles un peu distraits s’accostent du Très Saint Sacrement en mâchant un chewing-gum ou un bonbon. C’est inutile d’ajouter que cela serait très déplacé.
  6. Restez concentré pendant l’attente. Dans la file pour recevoir l’Hostie, essayez de garder l’esprit concentré sur ce qui va se passer, sur l’immense don que vous allez bientôt recevoir. Pour les obligations que vous avez après la Messe, par les soucis, les échéances, le travail, il y aura tout le temps qu’il faut après. À ce moment-là, toute votre personne doit être tendue vers la grâce que vous allez recevoir.
  7. Ne vous retenez pas. Laissez l’émotion vous gagner. Comme nous l’avons dit au début, recevoir le Corps de Christ est un miracle extraordinaire, qui se renouvelle à chaque fois. Il est normal d’en être bouleversé, de s’émouvoir, et il n’y a rien de mal à s’abandonner au sentiment qui nous remplit en ces circonstances, qu’il s’agisse de joie, de gratitude ou de chagrin.
  8. Une fois que l’Hostie est dans votre bouche, la garder trop longtemps n’a pas de sens. Une attente ultérieure ne conférera pas plus de réalité au Corps de Christ, ni plus de solennité à la Communion. Au contraire, dans un certain sens garder l’hostie trop longtemps en bouche risque de nous faire perdre de vue la ritualité du moment que nous sommes en train de vivre. Elle doit être consommée, tout de suite, et ensuite nous aurons tout le temps pour prier.
  9. Aucune distraction après avoir reçu l’Eucharistie. Encore une fois, lors que nous prenons l’Hostie, lors que nous l’avons en bouche, nous devons être conscients de ce qui est en train de se produire, de l’immense don qui nous a été fait. Aucune distraction, aucune pensée errante et déplacée.
  10. Pour finir, même si cela peut à nouveau sembler banal, ne pêchons pas d’ingratitude. Pouvoir recevoir le Corps de Christ est un don, mais pas un don escompté. Nous devons nous retenir chanceux de vivre dans un pays et dans une époque où nous pouvons choisir de nous accoster librement au Très Saint Sacrement, sans crainte d’être persécuté ou parfois même tué à cause de notre choix de foi, de notre croyance. Il vaut mieux de garder toujours cela à l’esprit.
Statues de jardin : comment choisir votre statue religieuse d’extérieur

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Parfumer la maison de manière naturelle avec les encens

Parfumer la maison de manière naturelle avec les encens

Des substances quasi légendaires, aimées par les hommes, agréables aux dieux. Découvrons ensemble les secrets des encens et apprenons à les utiliser pour parfumer la maison de façon naturelle.

Depuis l’antiquité, l’homme a développé la conviction que les divinités aimaient les parfums et qu’ils appréciaient que les substances aromatiques leurs soient offertes sous différentes formes au cours des rites et célébrations. Dans l’Égypte ancienne, par exemple, et en particulier à Héliopolis, la ville dédiée à Rê, Dieu du Soleil, les prêtres brûlaient des encens parfumés et toujours différents trois fois par jours, selon la position du soleil. Pour les égyptiens, mais pas uniquement pour eux, la fumée dégagée par ces substances miraculeuses constituait une sorte de connexion entre hommes et dieux. Ce n’est pas un hasard s’ils les utilisaient pour stimuler des visions divines aux prêtres, afin de leur permettre de dialoguer avec les divinités, en s’élevant à leur niveau. Mais l’usage de l’encens était également diffusé chez les Assyriens, les Chinois, les Indiens d’Amérique. Dès les Romains, la Voie de l’Encens reliait la Péninsule arabique avec la Méditerranée et, tout au long de cette route, les caravanes transportaient les marchandises arrivées par voie maritime de l’Inde et de l’Extrême Orient, en particulier l’encens et beaucoup d’autres essences parfumées, outre les épices, les métaux et les pierres précieuses et d’autres inestimables trésors. De plus, la médecine ayurvédique a toujours fait ample usage de l’encens pour ses remèdes.

L’usage de substances aromatiques pendant les rites, les prières et les pratiques spirituelles, mais aussi purifiantes et médicales, est donc très ancien et répandu dans toutes les cultures et les civilisations du passé.

Aujourd’hui, de plus en plus de personnes choisissent de brûler des grains ou des bâtons d’encens dans leurs maisons. Pourquoi ? Parce que l’encens, en plus de ses indubitables suggestions sacrées, a le pouvoir de purifier l’air, de chasser la négativité et d’influencer de manière positive l’âme et l’humeur. Mais pas seulement. Certains encens réalisés à partir de plantes spécifiques ont une véritable fonction médicamenteuse, avec des propriétés anti-inflammatoires, antiseptiques, antibactériennes, antivirales et ainsi de suite.

Essayons de mieux connaître ces substances prodigieuses afin de choisir celles qui sont les plus adaptées à nos exigences et apprendre à les utiliser en toute sécurité.

Encens dans l'histoire

Qu’est-ce que c’est l’encens?

Le mot encens dérive du latin « incendere », incendier. Avec ce nom générique, on définit différentes parties dérivées de plantes et d’arbustes qui, une fois brûlées, produisent un parfum aromatique. De la même manière, est appelée « encens » aussi la sécrétion de la résine tirée des plantes de la famille des Boswellia, répandues dans la péninsule arabique. Un autre terme avec lequel l’encens est appelé est Oliban, du grec « líbanos », qui dérive à son tour du mot arabe « AL-LUBAN », lait, en référence à la résine des Boswellia, qui est de couleur blanche.

L’encens peut donc venir d’une résine ou bien de la racine d’une plante, de l’écorce, des feuilles ou autre. Une fois ramassées et émincées, ces substances sont réduites en cristaux ou en grains, ou en poudre, ou sous d’autres formes maniables, et mélangées entre elles. Ensuite, elles sont brûlées et libèrent un parfum fort et pénétrant. Dans l’antiquité, les encens étaient brûlés sur des plats posés sur des grands braseros ou directement sur le feu.

Comme nous l’avons déjà mentionné, dans l’antiquité les encens étaient utilisés pour favoriser le rapprochement aux dieux, la transcendance vers le ciel. On obtenait cela à travers la purification provoquée par les substances mêmes, et à travers l’élévation vers le haut des fumées aromatiques, qui symbolisaient l’ascension au ciel, le détachement des choses terrestres. Il existait également une utilisation domestique, liée à la volonté de purifier l’air de la maison, de couvrir les mauvaises odeurs, de favoriser la concentration et de concilier le calme et le sommeil.

Encore aujourd’hui, les encens sont utilisés pour purifier les pièces, pour calmer et détendre, pour favoriser la méditation, mais, dans certains cas, aussi pour revitaliser, pour redonner de l’énergie.

Encens naturels : pas seulement pour la liturgie

Concernant l’importance attribuée à l’encens comme substance sacrée et donc dédiée au cérémonies et aux célébrations religieuses, l’Église catholique n’a pas fait d’exception. Du reste, elle figurait parmi les dons que les Mages amenèrent à Jésus et ce fait ne pouvait surement pas être ignoré. Les juifs utilisaient l’encens pour la fumigation, en le brûlant et en en respirant la fumée, afin de s’approcher à Dieu. Dans le temple de Jérusalem, il y avait un autel dédié aux encens et aux parfums, et la fumée qui s’en dégageait symbolisait les prières qui montaient au ciel. Initialement, les chrétiens regardaient l’encens avec suspicion, en l’associant inévitablement aux cultes païens. Dans un deuxième temps, toutefois, ils commencèrent à l’utiliser dans les Églises, pour purifier l’air et cacher les mauvaises odeurs d’un côté et comme élément fondamental pendant les cérémonies de l’autre.

Dans la Liturgie, l’encens symbolise la prière et la vénération envers Dieu. Il est également un signe de respect et un hommage apporté vers Lui par les fidèles, un signe de vénération et d’honneur. Au début de la Messe et pendant la procession d’entrée, on l’utilise pour encenser l’autel. De nouveau, il est utilisé lors de l’offertoire, à la proclamation de l’Évangile, à l’élévation des Espèces Consacrées. Les fidèles aussi sont encensés, pour anoblir leur participation à la cérémonie et souligner leur être dans une communauté ecclésiastique et proche de Christ. Pendant les funérailles religieuses, le corps du défunt est encensé pour rappeler le fait d’avoir été consacré lors du Baptême et de la Confirmation.

Comme déjà évoqué, aujourd’hui l’encens est amplement utilisé dans le milieu domestique. De nombreuses personnes l’utilisent en effet pour parfumer leurs maisons. Dans le commerce, on trouve beaucoup de sortes d’encens, sous différentes formes, généralement en bâtons ou en grains de résine à brûler sur des charbons.

Comment choisir le bon encens

Les encens vendus pour parfumer la maison sont souvent mélangés avec des huiles essentielles, des fleurs de Bach ou d’autres fragrances. Il vaut toujours mieux s’orienter sur un encens pur, non coupé avec du sable ou des additifs chimiques. Il n’est pas difficile de les identifier : les encens qui brûlent de manière plus uniforme, sans se désagréger, sont les moins purs, traités artificiellement.

encens salomon
Encens

Ceux produits uniquement avec des substances naturelles s’émiettent de manière moins uniforme quand ils sont incandescents et apparaissent moins compacts. Ils existent différentes variétés d’encens, avec des parfums et des propriétés qui varient énormément. Chacun choisira celui qui est le plus adapté à ses propres goûts et à ses nécessités. En effet, certains sont plus indiqués pour inspirer calme et détente à qui se trouve dans la pièce, d’autres servent à revitaliser, à donner de l’énergie, d’autres encore à favoriser la méditation. D’autres encore ont des propriétés médicamenteuses, comme l’encens au menthol, constitué de cristaux de menthol aculéiformes et incolores, très balsamiques et dotés d’une fonction expectorante et désinfectante pour l’air comme pour les voies respiratoires. L’encens Messer, provenant de l’Éthiopie, à la riche fragrance de cèdre et d’agrumes, est par contre un puissant antipyrétique et,  mâché, combat les infections buccales. L’encens à l’aloe libère l’air de la négativité, en le chargeant d’énergies positives, en offrant une profonde relaxation et une nouvelle légèreté à l’esprit obnubilé par les mauvaises pensées. Le Betekristian est un autre encens originaire d’Éthiopie, obtenu de la résine qui coule des incisions faites dans l’écorce de la Bswellia Papyrifera. De haute qualité, garanti sans traitements ou parfums ajoutés, il a de précieuses propriétés antiseptiques, soigne la toux et le mal de gorge, détend l’esprit et soulage les tensions. L’encens Grec, qui est vendu avec différentes senteurs, peut avoir des propriétés variées selon la fragrance avec laquelle il est aromatisé : l’encens grec à la rose évoque une protection sacrée sur toute la maison, celui au jasmin aide à débloquer l’esprit et à élever la pensée, celui à l’œillet réveille l’attention et fortifie le corps, celui au citron a des propriétés régénérantes et combat l’anxiété et la nervosité.

Comment allumer les encens en toute sécurité

D’habitude les encens à usage domestique sont vendus sous forme de bâtons ou de cristaux de résine qui doivent être brûlés sur des charbons. Ces derniers arrivent à des températures très élevées et ils doivent donc être mis dans des récipients qui supportent la chaleur. L’idéal serait d’utiliser un encensoir en métal, mais un poêlon ou une assiette en métal remplis de sable peuvent également faire l’affaire. Mieux vaut éviter la céramique et le verre qui risqueraient de se casser. La terre cuite aussi peut être une alternative valable. On allume les charbons avec un briquet ou une bougie et on les pose sur le récipient choisi. Sur ces charbons, on verse les cristaux ou les grains d’encens. Les charbons durent environ 40 minutes. Un autre moyen pour brûler l’encens en toute sécurité est d’utiliser un brûleur de résine, un petit trépied équipé d’une assiette sur laquelle est posée une bougie. La flamme de la bougie réchauffe les cristaux déposés dans l’assiette, en les transformant en fumée aromatique. Les bâtons sont bien évidemment plus simples à utiliser, même si très souvent ils sont enrichis d’huiles et de parfums synthétiques. Dans ce cas, un simple cendrier peut convenir, même si on trouve dans le commerce des brûleurs d’encens ajourés, de tous les genres et de toutes les formes.

Où acheter les encens

Désormais les encens se trouvent un peu partout, de l’herboristerie au centre commercial. Naturellement, s’agissant de produits qui doivent être brûlés dans une maison et dont la fumée aromatique est respirée par nous et nos êtres chers, il vaut toujours mieux de choisir de manière réfléchie. Comme déjà dit, mieux vaut acheter des encens naturels, aromatisés avec des huiles essentielles et des essences non synthétiques. En ligne, on trouve une très vaste gamme d’encens de tous les genres, des liturgiques aux médicamenteux, avec la possibilité d’acheter des petits échantillons de différentes sortes et trouver celui qui s’adapte le mieux à nos goûts.

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Baptême, communion, confirmation. Trois des sacrements les plus importants pour un chrétien. Le baptême sanctionne l’entrée du nouveau fidèle dans le sein de l’église, avec la rédemption du péché originel par l’eau et sa renaissance en tant qu’homme nouveau ; la communion sanctionne la première, la…

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Avec le terme Image pieuse on définit une petite carte rectangulaire, qui sur un côté reproduit l’image gravée ou imprimée d’un saint ou d’un autre sujet sacré, et sur l’autre reporte une prière ou un autre texte hagiographique concernant le saint représenté. Il y a…

Pourquoi allumer une bougie à l’église ?

Pourquoi allumer une bougie à l’église ?

Nous avons déjà parlé de l’importance que la lumière joue dans la religion chrétienne et du rôle fondamental des bougies allumées dans une église dans cette vision de la lumière en tant que manifestation de l’amour de Dieu. Le cierge pascal, le cierge baptismal, la bougie dans les mains des jeunes mariés à l’occasion de leur mariage, les bougies qui brûlent autour du cercueil d’un défunt ne sont que des exemple de l’utilisation que l’on fait des bougies liturgiques dans le contexte des cérémonies religieuses.

La lumière en tant que manifestation de Dieu, donc, en tant que Sa première manifestation, puisqu’il s’agit de la première chose qu’Il ait créée, dans son infinie bonté et sagesse, et avec elle Il a rendu tout le reste de la Création visible. La lumière en tant que symbole de Christ, qu’il dit de lui-même : « Je suis la véritable lumière », et qui pour nous tous incarne la Lumière de Dieu qui illumine le monde, qui bat la mort et oblige les ténèbres à reculer. Pendant le Baptême, le sacrement qui consacre l’entrée d’un nouveau chrétien dans sa vie religieuse, le père ou le parrain allume la bougie pour le baptême, en utilisant la flamme du cierge pascal qui, pour l’occasion, brûle près des fonts baptismaux ou de l’autel. De cette manière, ils font en sorte que l’enfant devienne un fils de la lumière, destiné, avec sa vie, ses actions, sa foi, à alimenter ce feu d’amour allumé pour saluer sa renaissance. Le cierge pascal, d’autre part, rappelle la Résurrection, la nouvelle vie qui commence avec la perte du péché, grâce au sacrifice que Jésus a accompli pour nous tous.

Luce manifestazione di Dio

Mais il existe une dimension plus intime, liée à la pratique d’allumer une bougie dans une église, quelque chose qui concerne chaque fidèle et son dialogue silencieux avec Dieu. Une bougie allumée devient le symbole du feu divin qui brûle dans chacun de nous, l’expression d’une ardeur qui nous enflamme, qui nous réchauffe, qui nous rend partie intégrante de cette Lumière dont Jésus est symbole, mais de laquelle nous tous, en tant que chrétiens, faisons partie. À chaque fois donc que nous achetons des bougies votives, à chaque fois que, en nous rendant à l’église, nous nous arrêtons pour allumer une bougie à la Sainte Vierge ou dans une chapelle dédiée à un Saint que nous sentons comme particulièrement proche, nous accomplissons un geste d’amour, envers Dieu, envers Jésus, envers la Sainte Vierge, et cet amour fait du feu frémissant de cette petite flamme, mais surtout de la dévotion qui nous envahit, de la prière que nous chuchotons en accomplissant ce simple geste, acquiert une valeur symbolique immense. Naturellement, il ne s’agit pas uniquement d’allumer une bougie, ou de l’habilité de nous emparer d’une place d’honneur sur le brûloir d’église, peut-être en éteignant même la bougie de quelqu’un d’autre pour obtenir une position privilégiée ! Si nous le faisons en pensant à autre chose, avec l’esprit qui court déjà vers tout ce qui nous attend hors de l’église, les rendez-vous, les soucis, les préoccupations, autant ne pas le faire. C’est n’est surement pas le fait de voir une petite flamme en plus allumée qui rend Dieu satisfait ou heureux. La lumière, c’est Lui qu’il l’a créée et il n’a surement pas besoin de notre bougie !

Chandelles sans coulure
Chandelles sans coulure

Tout réside dans l’esprit avec lequel nous accomplissons ce geste de dévotion et de foi, dans la signification dont nous le revêtons, depuis le moment où nous achetons la bougie jusqu’à son allumage, à quand nous la posons sur son support. Dans cette optique, l’utilisation de bougies électriques pour église n’enlève rien à la solennité et à la sacralité de notre sacrifice. Les bougies électriques peuvent paraitre un peu moins suggestives d’un point de vue esthétique, mais présentent de nombreux avantages en termes de sécurité et de propreté et leur utilisation est tout aussi agréable à Dieu que celle des bougies traditionnelles. Le même discours vaut naturellement pour les bougies alimentées à la cire liquide, rechargeables et, elles aussi, sous certains aspects, plus sûres. Toujours pour ces mêmes raisons, il n’est pas nécessaire de dépenser trop pour acheter des bougies énormes ou décorées d’une manière particulière. Une bougie aussi grosse qu’un cierge baptismal ne nous garantira pas une plus grande grâce et sera également plus difficile à placer sur le brûloir.

Mais il y a plus. Allumer une bougie à l’église ou garder une bougie allumée en main lors d’une procession ou d’un rite communautaire a une profonde fonction unificatrice. Dans ces occasions, notre amour devient choral, comme un hymne chanté à l’unisson par de multiples voix en fête. Il n’y a pas que nous, il n’y a pas que notre petite flamme oscillante, car nous devenons partie d’une union faite d’amour et de chaleur, de nombreux fragments de lumière qui se réchauffent dans l’ardeur de leur foi, dans le regard infiniment bienveillant et resplendissant de Dieu.

Mais encore, la bougie symbolise la lumière de la connaissance, qui peut nous guider à travers les ténèbres. Une connaissance qui réside uniquement dans la parole de Dieu, guide et phare dans le chemin de ceux qui croient et ont confiance en Lui. L’ignorance, l’incapacité d’accueillir cette conscience condamnent l’âme aux ténèbres et à la mort, où elle ne pourra que vaguer sans espoir.

La bougie est donc un symbole, un moyen pour exprimer notre amour, notre dévotion, et non pas un but. Elle accompagne la vie du fidèle même en dehors de la célébration liturgique, elle manifeste l’intention de prière à Jésus, à la Sainte Vierge, aux Saints ; nous pouvons même dire que le fait d’allumer une bougie prolonge la prière et l’amplifie ! Il peut s’agir même d’une demande d’aide, d’une supplication silencieuse avec laquelle nous recherchons à attirer l’attention de Quelqu’un qui est plus haut, qui peut nous aider avec un encouragement, une bénédiction. En un mot, allumer une bougie est un signe tangible de foi, surtout  accompagné d’une offrande, qui, même  petite, manifeste un sacrifice personnel qui ne peut qu’être agréable pour qui le reçoit.

Il existe également les Fêtes liées aux bougies. Pensons à la religion juive avec l’allumage des bougies le vendredi soir afin de célébrer le début du Shabbat, ou la Fête de Hanoucca, la Fête des Lumières, à l’occasion de laquelle chaque nuit pendant huit jours consécutifs on allume une bougie qui commémore la consécration d’un nouvel autel dans le Temple de Jérusalem. Dans le religion catholique, nous pouvons considéré la Chandeleur comme la « fête des bougies ». Elle tombe quarante jours après Noël et rappelle la présentation de l’Enfant Jésus au temple. C’est une occasion de fête, pendant laquelle, entre autres, on bénit de très nombreuses bougies, qui sont ensuite allumées afin de célébrer Jésus en tant que protecteur de Lumière, mais aussi pour fêter la fin de l’hiver, car, selon les anciennes traditions paysannes, à partir de ce moment-là le printemps commence à approcher.

Où acheter les bougies votives à allumer à l’église ?

On en trouve facilement dans les magasins d’articles religieux, dans les petites échoppes qui surgissent souvent à côté des basiliques et des baptistères. Au cours des dernières années, la vente de bougies en ligne s’est remarquablement répandue et il y a des sites d’e-commerce offrant un très vaste assortiment de bougies de toutes sortes, des plus simples bougies d’églises aux bougies pascales, jusqu’aux bougies de l’Avent à allumer en vue de la Noël.

Quelle est la différence entre Vénération, Dévotion et Adoration ?

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Vénération La Vénération, dans le contexte religieux, est l’acte d’honorer Dieu, la Sainte Vierge, un Saint, un ange, ou même un objet sacré, comme une relique. La Vénération s’adresse surtout aux images sacrées, aux saints e\t aux anges en tant que serviteurs et fidèles de…

La consécration du Sacré Cœur de Jésus

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L’adoration du Sacré Cœur de Jésus a pour les chrétiens une double signification : d’une part elle honore le cœur de Jésus en tant que symbole de son humanité, de son devenir d’homme et de son sacrifice pour nous tous ; d’autre part elle y reconnaît…

Le jour où le Très Saint Sacrement arriva dans l’espace

Le jour où le Très Saint Sacrement arriva dans l’espace

Percevoir la présence de Dieu lors qu’on est immergé dans un contexte naturel particulièrement majestueux et beau est quelque chose qui unit pratiquement tous les croyants, depuis toujours. En effet, comment pourrions-nous rester insensibles en contemplant la magnificence du ciel parcouru de vaisseaux vaporeux faits de nuages ou pointillé d’étoiles scintillantes ? Comment pourrions-nous ne pas penser à l’infinie sagesse et générosité de Celui qui a créé une forêt séculaire avec des arbres élancés comme des piliers érigés pour soutenir le ciel, un sous-bois frémissant de vie, florissant de fougères et regorgeant de petits animaux ? Ou encore, l’étendue de la mer, son mouvement éternel et inégal, sa furie effrayante quand les vents gonflent les ondes en bouleversant les fonds de la mer et en dévorant la côte. D’où vient une telle force, une telle indomptable violence ? Qui peut l’apaiser ?

Depuis toujours l’humanité assiste impuissante et emplie d’émerveillement à l’incomparable spectacle de la nature, depuis toujours elle ne peut s’empêcher de lire en elle la certitude que quelque chose ou quelqu’un de supérieur existe, et que à cette présence surnaturelle et éternelle l’homme doit toute la terrible beauté qui l’entoure. Pour les chrétiens, bien évidemment, tout cela ramène à Dieu, Père Omnipuissant, créateur du ciel et de la terre et de tout ce qui existe entre ces deux sphères, y compris les hommes.

Comment ne pas comprendre donc l’émotion intense et incomparable de ceux qui ont la chance et la possibilité de pouvoir admirer notre planète entière depuis une position décidemment privilégiée, autrement dit l’espace ?

Nous parlons bien évidemment des astronautes, des hommes et des femmes courageux et capables engagés pour des missions dans l’espace qui les amènent à se retrouver pendant des périodes plus ou moins longues à une distance de la Terre qui est inimaginable pour le commun des mortels et surement dans des conditions de vie du moins anormales. Pourtant, malgré l’éloignement de leur existence ordinaire, de leurs familles, de leurs habitudes, et peut-être justement en vertu d’une sorte de suspension de la vie « terrestre », immergés dans un contexte qui n’a pas d’égal et depuis lequel il peuvent contempler la plénitude de la création dans le sens le plus authentique du terme, ces hommes et ces femmes perçoivent avec davantage d’intensité la présence de Dieu à leurs côtés.

Michael S. Hopkins: « Jésus était avec moi! »

Mais comment vivent leur foi les astronautes catholiques en orbite? Comment peuvent-ils suppléer à l’absence du Très Saint Sacrement pendant des périodes parfois très longues ?

Chacun selon ses moyens, naturellement. Il est vrai qu’il n’y a pas moyens pour eux de participer à la messe et de recevoir la communion, mais il n’existe aucun empêchement qui les priverait de la possibilité de prier, seuls ou ensemble. C’est le cas pour Sid Gutierrez, Thomas Jones et Kevin Chilton, trois astronautes en mission sur la navette spatial Endeavour en voyage autour de la Terre pour étudier les changements climatiques en avril 1994 : non seulement ils priaient ensemble, mais ils célébrèrent une liturgique catholique avec l’Eucharistie à bord de leur Space Shuttle.

Mais déjà en 1968, l’équipage de l’Apollo 8 en orbite autour de la Lune avait lancé un message important aux chrétiens restés sur Terre en lisant en directe télévisée des extraits de la Genèse.

Buzz Aldrin aussi, le deuxième homme à avoir poser ses pieds sur la Lune lors de la mission Apollo 11, voulut célébrer l’Eucharistie sur le satellite d’argent en utilisant une valise-chapelle avec le Très Saint Sacrement grâce à un permis spécial de l’Église presbytérienne.

Un cas plus récent est celui de Michael S. Hopkins, astronaute et colonel de la U.S. Air Force. Sa mission a débuté en septembre 2013 : 24 semaines à bord de la Station Spatiale Internationale. Peu avant son départ, l’astronaute s’était converti au christianisme et avait porté à terme le parcours de catéchèse. C’est peut-être la fraîcheur de sa nouvelle foi à lui rendre intolérable l’idée de renoncer pendant une période si longue à recevoir le Corps de Christ. Ainsi, avec l’intercession de son prêtre et un permis spécial de la part de l’Archidiocèse de Galveston-Houston, il fut permis à l’astronaute d’amener un ciboire dans l’espace, contenant six hosties consacrées, chacune divisée en quatre parties : le nécessaire donc pour pouvoir recevoir le Très Saint Sacrement une fois par semaine tout au long de sa mission. En outre, le prêtre zélé s’était également chargé de lui faire parvenir chaque semaine par e-mail l’homélie afin de rendre encore plus complète et réconfortante son expérience de foi.

Mais comment prie-t-on dans l’espace ?

La Station Spatiale Internationale est équipée d’un module d’observation particulier et unique, appelé la Cupola (coupole). La Cupola est une demi-sphère de trois mètres de diamètre avec six fenêtres latérales et une fenêtre dans la partie supérieure. Depuis ces fenêtres les astronautes profitent d’une vue très vaste et tout à fait privilégiée sur l’extérieur, ce qui comporte de nombreux avantages. Tout d’abord, depuis la Cupola il est possible de suivre les manœuvres des collègues au travail à l’extérieur de la Station, tout comme les mouvements du bras mécanique et les opérations d’accostage.

Mais ce qui rend la Cupola vraiment spéciale d’un point de vue exquisément humain et psychologique est que depuis cet endroit on peut voir la Terre. Pour nous, habitués aux films de science-fiction, cela peut sembler banal, mais essayons de nous mettre à la place de ces hommes et de ces femmes qui sont à des milliers de kilomètres de chez eux, à l’effet que cela doit leur faire de voir leur planète recouverte de bleu, suspendue dans le vide cosmique comme un des nombreux autres corps célestes. Ce n’est donc pas un hasard si beaucoup d’astronautes catholiques choisissent la Cupola pour y prier, comme le documentent de nombreuses photos prisent au cours de différentes missions. C’est quand on comprend de manière plus intense et palpable notre fragilité, n’être rien en comparaison avec l’immensité de la création, que nous nous apercevons de la présence de Dieu à nos côtés, Son Amour infini qui nous enveloppe, qui nous réconforte, qui nous protège. Et tout semble d’un coup encore plus beau et plus précieux, encore plus inestimable, puisqu’Il est avec nous, même quand nous sommes si loin de chez nous, perdus dans un abîme disséminé d’étoiles qui nous tourne autour, indifférent, éternel. On peut donc comprendre aisément la stupeur, la révérence et l’amour que doivent ressentir les astronautes de la Station Spatiale Internationale quand, au-delà des vitraux de la Cupola, ils contemplent l’espace profond, recueillis en prière.

Le témoignage de Thomas D. Jones, cité ci-dessus, est significatif aussi. Dans son livre autobiographique, Jones écrit entre autres : « Tous les soirs, avant d’aller coucher, je remerciais Dieu pour ces merveilleuses vues sur la Terre et pour la réussite de notre mission. Je priais sans arrêt pour la sécurité de notre équipe et afin que tout puisse se terminer avec une heureuse rencontre avec nos familles. » Lors de cette mission aussi, il avait été permis aux astronautes d’amener avec eux des hosties, qui étaient distribuées par l’un d’eux, désigné comme ministre extraordinaire de l’Eucharistie.

« Kevin partagea le Corps de Christ avec Sid et moi et on flotta dans la cabine en vol, en réfléchissant en silence dans ce moment de paix et de véritable communion avec Christ », écrit encore Jones, puis il continue : « Pendant que nous méditions tranquillement dans l’obscurité de la cabine, une magnifique lumière blanche surgit de l’espace en entrant dans la cabine. La lumière radiante du soleil pénétrait à travers les fenêtres antérieures de l’Endeavour, en infusant de la chaleur. Quel autre signe aurions-nous put demander si pas celui-là ? C’était la douce affirmation de la part de Dieu de notre union avec Lui ».

Le livre de Thomas D. Jones dépasse l’intérêt scientifique afin de nous offrir un témoignage de grande humanité et foi. À travers ses yeux, le bleu de la Terre vu de l’espace devient celui de la cape de la Sainte Vierge et nous ne pouvons pas rester insensibles à la profonde émotion qui transpire de ses mots quand il décrit les couleurs de notre planète vues comme impossibles à retrouver dans le tableau de n’importe quel peintre au monde. Encore une fois, la conscience de notre petitesse par rapport à la création de Dieu émerge du récit de ceux qui ont eu la chance de pouvoir profiter d’un point de vue unique et privilégié. Un autre don de Dieu à ses fils bien-aimés, une autre promesse de beauté et d’amour qu’Il a voulu concéder aux hommes.