Auteur/autrice : Redazione

Comment décorer le sapin de Noël

Comment décorer le sapin de Noël

Si nous pensons à Noël, la première image qui se forme dans notre esprit est très probablement celle d’un sapin décoré de lumières brillantes et de décorations colorées, rempli de bibelots très délicats et étincelants, de festons dorés et argentés, de rubans rouges, et couronné…

Bijoux en Verre de Murano : fabrication et caractéristiques

Bijoux en Verre de Murano : fabrication et caractéristiques

Index1 Histoire de l’art du verre de Murano2 Fabrication du verre de Murano3 Croix en verre de Murano4 Bijoux en verre de Murano Murano, une île charmante qui garde depuis des siècles le secret d’une fabrication artisanale unique et inimitable. Découvrons ensemble les bijoux en…

Histoire du Baldaquin de Saint Pierre

Histoire du Baldaquin de Saint Pierre

Le Baldaquin de Saint Pierre est un des monuments les plus spectaculaires qui puissent être admirés à l’intérieur de la Basilique de Saint Pierre. Mais de quoi s’agit-il ? Qui l’a réalisé ? Apprenons à mieux connaître ce somptueux exemple d’art baroque, admiré par des millions de visiteurs venant chaque année du monde entier.

Le Baldaquin de Saint Pierre est un ciborium situé au cœur même de la Basilique dédiée au Saint patron de l’église. D’habitude, le ciborium, dans le contexte de l’architecture baroque, est un élément en forme de baldaquin posé à couverture de l’autel principal. Les baldaquins rentrent dans tous les cas dans la catégorie du mobilier d’église. Il s’agit généralement de grands pans de tissu carrés ou rectangulaires, soutenus par quatre hampes ou plus avec des franges et des frises, utilisés pour protéger les cardinaux, les évêques et le pape lors des processions.

Comme tous les articles de mobilier d’église, les baldaquins aussi sont souvent appelés à faire partie des trésors de l’église. En effet, très souvent, ils étaient réalisés avec grand soin et attention, en utilisant des tissus précieux et des ornements en or et pierres précieuses, exactement comme les baldaquins que vous trouverez sur le site Holyart.

La valeur artistique

Dais de procession
Sur Holyart, il existe 20 modèles différents de marquises et divers accessoires pour l’église.

Le Baldaquin de Saint Pierre est bien plus qu’un ciborium. En effet, dans ce cas-ci, il n’y a pas que l’autel principal, érigé par Clément VIII en 1549, qui est surmonté par le baldaquin, mais aussi la tombe de Saint Pierre qui se trouve à proximité de celui-ci. De plus, la majestueuse coupole dessinée par Michel-Ange se dresse afin de délimiter davantage ce lieu d’incommensurable solennité et dévotion. Un coup d’œil vraiment impressionnant, donc, conçu pour susciter émerveillement et crainte révérencielle chez toute personne qui y pose les yeux dessus, ainsi comme le voulait l’architecture et l’art baroque. À raison, le Baldaquin de Saint Pierre est reconnu comme l’un des monuments les plus surprenants de ce courant artistique, qui entre 1600 et 1700 a enrichi Rome de palais et de monuments uniques au monde.
En particulier, le Baldaquin de Saint Pierre fut conçu et construit par Gian Lorenzo Bernini entre le juillet 1624 et 1633. Mais ce n’était pas la première fois que l’église se mobilisait pour rendre hommage à la tombe du saint. Déjà cent ans après la mort de Pierre, à la fin du II siècle ap. J.-C., le presbytre Gaïus avait fait ériger une petite édicule funéraire, connue sous le nom de « Trophée de Gaïus », qui devint rapidement un lieu de pèlerinage encore avant l’avent de Constantin. Ce dernier fit ensuite enfermer le « Trophée de Gaïus » dans un reliquaire en marbre. Ensuite, l’autel de Grégoire le Grand (590-604), l’autel de Calixte II (1123) et, enfin, en 1594, l’autel de Clément VIII furent érigés afin de marquer et honorer le lieu de sépulture de l’Apôtre. C’est au-dessus de l’autel de Clément que le baldaquin de Bernini fut installé. Cette série de monuments incroyables nous raconte deux milles ans d’histoire de l’église et nous laisse imaginer la dévotion de millions d’hommes et de femmes qui, au cours des siècles, se sont rendus dans ce lieu sacré, poussés par leur foi.

Baldaquin de Saint Pierre enterieur

Caractéristiques et détails

Le Baldaquin de Saint Pierre a une hauteur de vingt-huit mètres et demi, plus qu’un palais de dix étages ! Il a une base carrée et reprend la forme du baldaquin papal qui était soutenu au-dessus du Saint Père lors des processions. Quatre hautes colonnes en bronze partent des quatre coins de la base en marbre, obtenues, depuis du bronze  arrivé de Venise, de la fusion des poutres du pronaos du Panthéon d’Agrippa, qui se dressent en spirale et semblent s’envelopper sur elles-mêmes, comme celle du Temple de Salomon, jusqu’aux somptueux chapiteaux. Les colonnes, d’une hauteur de 11 mètres, sont entièrement recouvertes de branches de laurier pour rendre hommage à la passion d’Urbain VIII pour la poésie, entre lesquels volent les abeilles, symbole de la famille Barberini qui avait commandé le monument, et courent des lézards, qui avec leur capacité à changer de peau symbolisent la renaissance, la Résurrection. En outre, le premier lézard sur la colonne nord-ouest regarde vers le soleil et symbolise la recherche de Dieu, tandis que le deuxième lézard sur la colonne nord-est a un scorpion en bouche, symbole du mal dans l’Apocalypse.
Un détail intéressant : dans une des colonnes, plus précisément la colonne postérieure gauche, est moulé un chapelet. Il s’agit de l’hommage de Bernini, qui a voulu ainsi déclarer que son travail était dédié à la Sainte Vierge. On remarque à une extrémité le crucifix et à l’autre trois médailles de dévotion. De l’autre côté de la colonne, on peut voir une autre médaille, qui représenterait Pape Urbain VIII en personne.

Les colonnes surgissent des bases en marbre polychrome sculptés avec des visages de femme qui représentent les phases d’un accouchement, du moment de la conception jusqu’à la naissance de l’enfant, qui apparait juste après sa naissance dans la dernière frise. Il semblerait que ce choix particulier pour la décoration de la base ait été dicté par une nièce de Pape Urbain VIII qui avait eu une grossesse difficile. Ou cela fut peut-être un moyen de Bernini pour montrer sa dévotion envers la « Mère Église ».

Les chapiteaux sont par contre de type composite, avec tailloir. Le tailloir ou abaque est un élément architectural en forme de tronc de pyramide renversé. Typique de l’architecture byzantine, il était placé entre le chapiteau et l’architrave et il était souvent décoré de motifs ornementaux chantournés ou en relief. Dans ce cas-ci, les chapiteaux composites soutiennent les volutes ioniques des arches et sont décorés de feuilles d’acanthe, typiques des chapiteaux corinthiens.

La couverture est en bois doré, en forme de dos de dauphin, richement décorée, et confirme l’excellence de ce monument, véritable synthèse entre architecture et sculpture baroque. En particulier, au-dessus du baldaquin, trônent quatre statues d’anges posées aux quatre coins, et d’autres de putti, dessinées par Francesco Borromini, qui soutiennent les festons. Certains putti tiennent entre leurs mains les clés de Saint Pierre et la couronne papale. En outre, un putto soulève vers le ciel un énorme corps d’abeille retourné, rappelant encore le symbole de la famille du Pape. Juste au-dessus, il y a le globe avec la croix.

Le dynamisme des formes

À la grandeur de l’œuvre s’unit la légèreté, le dynamisme des formes, obtenues par l’artiste grâce à son impayable capacité à traiter les matériaux durs comme s’ils étaient souples et légers. Même la frange en faux tissu qui décore la couverture, tout en étant réalisée en bronze, semble ondoyer effleurée par la braise !

Bernini ne travailla pas seul à ce monument grandiose. Avec lui collaborèrent Francesco Borromini, son assistant pour la partie architecturale, et beaucoup d’autres artistes, fondeurs et tailleurs de pierre.

Bernini mit dix ans pour finir le Baldaquin, qui fut inauguré en 1633 par Pape Urbain VIII. Avec sa structure architecturale particulière et son empreinte majoritairement sculpturale, le Baldaquin de Saint Pierre peut être considéré comme un véritable manifeste de l’art baroque.

Il y a un ange gardien dans la chambre de votre enfant

Il y a un ange gardien dans la chambre de votre enfant

L’ange gardien. Un ami imaginaire, quand nous sommes enfant, une présence constante et réconfortante à nos côtés, au fur et à mesure que nous grandissons. Découvrons (et redécouvrons) l’importance de ces présences célestes, qui nous protègent tout au long de notre vie. Quand nous sommes…

Types de Croix et leurs significations

Types de Croix et leurs significations

La croix est un symbole ancien, qui a connu dans le temps des nombreuses et différentes significations. Pour les chrétiens, elle est d’une importance primordiale. Découvrons ensemble quels sont les différents types de croix, leur histoire et leur signification symbolique. Qu’est-ce que c’est la croix…

Burettes pour eau et vin : des petits vases au contenu si précieux

Burettes pour eau et vin : des petits vases au contenu si précieux

À quoi servent les burettes liturgiques ? Découvrons ensemble l’histoire et l’utilisation de deux compléments d’ameublement liturgique très petits, mais aussi très précieux et indispensables pour la célébration eucharistique.

Les burettes pour eau et vin ou burettes liturgiques sont deux petits vases sacrés contenant le vin et l’eau utilisés pendant la célébration de l’eucharistie. En général, la burette pour le vin est en verre, et est toujours la plus grande des deux ; habituellement elles sont en verre transparent de manière à en identifier tout de suite le contenu. Dans l’antiquité, quand elles n’étaient pas en verre, on les marquait avec un élément distinctif, comme une perle pour la burette destinée à l’eau et un grenat pour celle destinée au vin.

La plupart du temps, les burettes liturgiques sont préparées par le diacre ou par le servant d’autel avant la Messe, en même temps que les autres accessoires liturgiques, et disposées sur une petite table pour être prêtes à être récupérées le moment venu. Elles sont souvent posées sur un plateau avec à côté le manuterge, la petite serviette utilisée pour s’essuyer les mains.

Le diacre ou le servant d’autel amènent les burettes de la petite table à l’autel au moment de l’Offertoire, comme il l’est prescrit dans les Principes et Normes d’usage du Missel Romain, en même temps que le pain, le calice, le ciboire et tous les autres accessoires nécessaires à la liturgie.

Mais pourquoi le prêtre mélange eau et vin au moment des offrandes ?

Une fois les burettes liturgiques posées sur l’autel, le prêtre verse quelques gouttes d’eau dans la coupe du vin. L’usage de mélanger le vin à l’eau remonte aux origines des cérémonies chrétiennes, quand on utilisait un vin très alcoolisé, qui rendait nécessaire de le couper avec de l’eau. Au-delà des finalités pratiques, ce geste de mélanger l’eau et le vin contenus dans les burettes liturgiques devient l’objet de spéculations théologiques. Tout d’abord, il y a la référence évangélique (Jean 19,34) à l’eau et au sang qui jaillissent ensemble des côtes de Christ, blessé par la lance de Longinus. Puis, en général, l’eau identifiait la nature humaine, tandis que le vin reflétait la nature divine. Clément Alexandrin au II siècle ap. J.-C. reconnaissait dans l’eau unie au vin le salut que le sang de Christ apporte à tous ceux qui croient en Lui, tandis que Cyprien et les agnostiques au III siècle ap. J.-C. affirmaient que le vin mélangé à l’eau rappelait la figure de Christ qui, en se « mélangeant » aux fidèles, endossait sur lui leurs péchés, en créant ainsi un lien indissoluble, inséparable, exactement comme celui entre eau et vin une fois qu’ils ont été mélangés. Dans le Missel Romain, quand le prêtre verse l’eau dans le calice, il prononce ces mots : « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité ». Nous pouvons donc voir dans l’eau qui se mélange au vin une référence claire à l’incarnation de Christ, à Sa double nature divine et humaine qui se révèlent.

L’eau de la burette ne doit absolument pas être utilisée à d’autres fins, comme par exemple se laver les mains. Pour la purification des mains du prêtre, ainsi que des vases sacrés, on utilisera l’eau d’une aiguière. Les burettes liturgiques doivent être nettoyées fréquemment et leur contenu remplacé avec une certaine fréquence aussi, surtout afin d’éviter que le vin n’aigrisse.

Histoire des burettes liturgiques

Le mot burette dérive de l’ancien terme buire qui indique un vase en forme de cruche avec un bec.

Les burettes pour eau et vin furent adoptées par le cérémonial catholique uniquement à partir du XI siècle. Auparavant, depuis les origines du Christianisme, chaque fidèle portait avec soi le vin pour la messe dans des flacons appelés amulae. Le prêtre ou le diacre versaient le contenu des amulae dans le calice, où tout le monde aurait ensuite bu, en le mélangeant avec de l’eau, ou en le rassemblant dans un récipient plus grand, l’hama, et ils rendaient ensuite le flacon au propriétaire. Le vin ainsi recueilli était ensuite utilisé pour la consécration et distribué donc aux pauvres de la communauté. L’eau qui était mélangée au vin était contenue dans ce qu’on appelait un fons.

Le Synode de Würzburg en 1298 établit que les burettes liturgiques devaient être réalisées en verre, étain, or ou argent, tandis qu’il n’y a pas d’indications précises quant à la forme qu’elles sont censées avoir, si ce n’est qu’elles doivent être de petites dimensions. Nous pouvons donc distinguer trois principales catégories de forme :

  • flasque, avec un col long dont le bord supérieur s’ouvre en forme de petit bec pointu et sans manche ;
  • cruche, avec un corps bombé posant sur un pied, un col long avec un bec ou bien allongé en forme de S, et hanse en volute ;
  • bocal, habituellement sans pied, avec le bord supérieur en forme de bec et hanse.

Souvent les burettes liturgiques sont enrichies de motifs décoratifs, en particulier des branches de vigne et des grappes de raisin.

Burettes eau et vin Molina cristal et acier
Burettes eau et vin Molina cristal et acier. Service de burettes pour célébration de la collection "Artimetal" de l'entreprise espagnole Molina. Article entièrement réalisé de manière artisanale par le personnel hautement qualifié de l'usine Molina, connue pour la création d'articles liturgiques de haute qualité
Acheter sur Holyart
Plateau burettes eau et vin fusion de laiton
Plateau burettes eau et vin fusion de laiton. Service de burettes pour eau et vin liturgiques avec plateau en fusion de laiton avec décor d'anges et raisin.
Acheter sur Holyart
burettes amphore, en céramique
Burette en céramique avec assiette décorée avec épi et réalisées à la main. Disponible en deux couleurs : céramique antique et nacre décorée avec des insertions dorées. Trois coloris : cuir, bleu, beige. Choisissez la couleur que vous souhaitez en bas de l'image.
Acheter sur Holyart
Burettes célébration Molina acier inox
Burettes célébration Molina acier inox. Service de burettes pour célébration de la collection "Artimetal" de l'entreprise espagnole Molina. Article entièrement réalisé de manière artisanale par le personnel hautement qualifié de l'usine Molina, connue pour la création d'articles liturgiques de haute qualité. Disponible, sur demande, sans charnières.
Acheter sur Holyart

Les servants de messe

Les rôles des servants d’autel
Les rôles des servants d’autel

Les servants de messe préposés au service à l’autel sont les servants d’autel. Ils ont la tâche d’amener les accessoires liturgiques à l’autel, après l’Offertoire, et de les enlever après la Communion.

Mais qui sont les Servants de Messe ? Comme nous l’avons déjà vu dans un article précédent, il s’agit des enfants de chœur, les enfants qui assistent le prêtre durant la messe. Ils sont reconnus par la Constitution Conciliaire comme étant partie intégrante du ministère liturgique. Les Servants d’autel amènent dans l’ordre, depuis la sacristie à l’autel, le calice complet de corporal (le carré de tissu qui couvre le calice et qui est ensuite posé sur l’autel pendant l’offertoire), et les linges d’autel comme le purificatoire (le tissu utilisé par le prêtre pour s’essuyer les lèvres après avoir bu et pour nettoyer le calice et la patène), la patène (l’assiette contenant l’hostie) et ensuite les burettes avec l’eau et le vin. Ils préparent en outre l’eau et le purificatoire avec lesquels le célébrant devra se laver les mains.

L’eau bénite

Dans de nombreux articles nous avons répété l’importance de l’eau dans la religion chrétienne. Non seulement de l’eau bénite, qui renouvelle chaque jour la valeur de notre Baptême et favorise un contact direct avec Jésus. Nous devons considérer le fait que l’eau est l’élément par excellence qui détermine la vie, puisque sans elle les hommes ne pourraient pas vivre. En outre, elle a le pouvoir de purifier, de laver la saleté du corps, mais aussi, au niveau spirituel, de l’âme, en la purifiant de tous les péchés, tout d’abord du péché originel qui est effacé grâce à l’eau du font baptismal. Ce n’est donc pas étonnant qu’elle soit si importante et précieuse !

La tarte : entre douceur et dévotion

La tarte : entre douceur et dévotion

La tarte, une pâtisserie ancienne, mais toujours très appréciée par grands et petits, surtout quand elle est garnie avec confitures et marmelades de qualité. Découvrons ensemble son origine et les significations religieuses cachées dans sa variante campanienne, typique de la période pascale : la pastiera…

L’huile d’olive : une excellence à préserver

L’huile d’olive : une excellence à préserver

Considérée depuis des millénaires non seulement comme un aliment, mais aussi comme une alliée cosmétique et médicamenteuse, l’huile d’olive possède d’innombrables propriétés bénéfiques qui l’amène à être estimée comme un Elixir d’éternelle jeunesse.  Riche, corsée, précieuse, comme le métal auquel elle a été comparée, l’huile…

Les Bénédictions Pascales aux Familles

Les Bénédictions Pascales aux Familles

La Bénédiction en temps de Carême et de Pâques est une tradition très ancienne et représente un de moments les plus importants de l’année liturgique, non seulement pour les fidèles qui la reçoivent, mais aussi pour les prêtres qui la donnent. Découvrons ensemble pourquoi.

Nous avons déjà parlé dans des articles précédents de l’importance de la bénédiction, c’est-à-dire de l’ensemble de gestes et de mots avec lesquels un prêtre, ou la personne qui le représente, bénit, i.e. invoque la protection de Dieu sur une ou plusieurs personnes, mais également sur des choses et des lieux.
La bénédiction est donc un moyen pour diriger sur quelqu’un ou sur quelque chose la faveur de Dieu, Sa bienveillance, la concession d’une grâce. Quand le prêtre invoque la bénédiction du Seigneur sur une maison, il dit par exemple : « Que la bénédiction de Dieu descende sur cette maison ».
Il s’agit donc d’un rite liturgique qui, d’un côté, vise à obtenir un certain bénéfice pour celui qui est bénit et, de l’autre, plus en général, consacre à Dieu la personne, ou bien l’objet, voire le lieu, qui la reçoit.

Habituellement, le rite prévoit que le prêtre fasse le Signe de la Croix et asperge ensuite celui qui doit recevoir la bénédiction en utilisant de l’eau bénite. L’aspersion avec l’eau bénite renvoie naturellement au Baptême, à la renaissance que Dieu nous a concédé en nous libérant du péché originel.
En fonction des occasions, la bénédiction peut être également accompagnée par des formules et prières spécifiques.

Les bénédictions (de personnes, de nourriture, des objets, des lieux) ne sont autre que des sacramentaux, c’est-à-dire des signes sacrés à travers lesquels des effets et des dons spirituels sont obtenus et les différentes circonstances sont sanctifiées. La bénédiction même est une prière, un louage à Dieu, puisqu’elle vient de Lui et elle retourne à Lui, dans un cycle d’amour continu. Ce n’est pas un hasard si le prêtre donne la bénédiction en invoquant le nom de Jésus. En bénissant Dieu, on bénit par conséquent ceux qu’Il aime, ce qui doit être protégé et placé sous Ses auspices.

Il peut donc arriver de tomber sur des bénédictions qui impliquent non seulement les personnes, mais aussi les objets, les lieux, la campagne, les animaux, voire même les instruments de travail. Cela parce que tout ce qui concerne la vie et la subsistance de l’homme mérite l’amour de Dieu et nécessite Sa bienveillance et Sa protection.

Ils existent ensuite des bénédictions spéciales, solennelles, comme la bénédiction apostolique, donnée par le Pape en personne, comme par exemple la célèbre bénédiction apostolique ubi et orbi, adressée par le Souverain Pontife au monde entier dans des occasions spécifiques, ou la bénédiction papale, donnée par les évêques ou les prêtres au nom du Pape.

Bénédiction aux maisons et aux familles

Les bénédictions des familles et les bénédictions des maisons appartiennent aussi à la tradition chrétienne. Habituellement, elles ont lieu pendant des périodes spécifiques de l’année liturgique, souvent en même temps ou en préparation aux festivités les plus solennelles. Mais il peut arriver que l’on demande la nécessité d’invoquer une bénédiction sur sa maison ou sa famille à d’autres moments aussi. C’est une manière pour renforcer la foi et la spiritualité des personnes, mais également de l’endroit dans lequel ils habitent, en invoquant la force et l’aide de Jésus, qui a battu la mort et est ressuscité, en vainquant chaque mal. Face à une tragédie, à une perte, ou simplement à un moment difficile, qui implique plusieurs membres de la famille, demander une bénédiction à son prêtre peut redonner de l’énergie afin d’affronter les adversités. Bénir la maison a également le pouvoir de limiter l’action du Diable sur elle et sur les personnes qui y habitent. Naturellement il ne faut pas considérer la bénédiction comme une sorte de formule magique qui éloigne tous les maux de nous et de nos êtres chers. C’est notre foi, la manière dont nous conduisons notre existence en commun qui éloigne le mal. Les personnes qui vivent dans une maison doivent se maintenir unies entre elles et fidèles au Seigneur, à la Sainte Vierge, aux Saints. C’est n’est qu’ainsi que la bénédiction aura l’effet espéré.

Rameaux bénits
Rameaux bénits à Pâques : les garder ou les jeter ?

Les maisons habitées par des jeunes mariés méritent un discours à part. Le sacrement du Mariage les rend en quelque sorte capables de bénir leur propre maison. Christ ressuscité leur est proche et œuvre à travers eux. En tant qu’incarnation de l’amour de Jésus pour l’Église, les époux acquièrent la faculté de bénir la maison, la nourriture et leurs enfants. À ce propos, dans l’article dédié aux rameaux bénits, nous avons mentionné comment le chef de famille peut bénir la table de fête et, plus généralement, la maison et les personnes qui y habitent, en aspergeant tous avec un rameau reçu à l’occasion du Dimanche des Rameaux, trempé dans de l’eau bénite. Un veuf aussi peut le faire, puisque il est toujours dans la grâce du sacrement du Mariage.

Bénédictions pascales pour les familles

L’usage de bénir les maisons et les familles pendant la période du Carême et de Pâques est très ancienne. Déjà le Concile de Trente indiquait combien la bénédiction pascale était importante afin de renforcer les liens à l’intérieur de la communauté chrétienne. S’il y a cinq cents ans cette attention particulière avait comme but principal de conjurer les mauvaises influences des hérésies, au jour d’aujourd’hui cela reste un moment de communion et de dialogue entre les fidèles et les prêtres qui se rendent dans les maisons pour donner la bénédiction pascale.

Le prêtre entre donc dans les maisons, à l’occasion de Pâques, mais la présence de ceux qui y habitent est tout autant primordiale. C’est comme si Jésus en personne leur rendait visite, en amenant joie et paix : il est juste qu’il soit accueilli par les personnes qui vivent dans la maison avec tout l’amour et la joie qu’une visite si importante l’exige !

Quand le prêtre entre dans la maison, il salue les présents avec la formule : « Au nom du Seigneur, paix à cette maison et à tous ceux qui l’habitent ». C’est un message de paix, donc, celui que l’Église amène dans les maisons à l’occasion de la bénédiction pascale. Mais la bénédiction pascale rappelle également la nécessité de reconnaître l’importance de la famille en soi, unie et consolidée dans le Seigneur. Pour cette raison, le prêtre lit ou récite de brefs passages de l’Évangile, en impliquant les membres de la famille dans un moment de prière et de méditation. Un moment important, donc, pour la vie des familles et de la communauté entière. La bénédiction pascale permet de consolider les rapports entre l’Église et les familles, en maintenant vif et ouvert le dialogue qui trop souvent est oublié, dans la frénésie de la vie moderne. Mais il est vraiment important de se concéder ce moment de communion, de méditation et de renouvellement spirituel.

L’aspersion de l’eau bénite sur nous et sur notre maison nous permet de nous rappeler combien le don qui nous a été fait soit précieux et fort et nous fait sentir encore partie intégrante de quelque chose de grand et de puissant, invincible : l’Église.

La prière du matin : comment bien débuter la journée

La prière du matin : comment bien débuter la journée

Jésus a dit à ses disciples et à ses amis de prier, de prier toujours, sans se lasser. De cette exhortation est née la Liturgie des Heures, qui identifie des moments de prière tout au long de la journée, de manière à ce que chaque…

Rameaux bénits à Pâques : les garder ou les jeter ?

Rameaux bénits à Pâques : les garder ou les jeter ?

En Italie, quand nous nous rendons à l’église le Dimanche des Rameaux, le dernier avant Pâques, nous recevons une petite branche d’olivier bénit. Mais d’où est née cette tradition ? Pourquoi avoir choisi l’olivier ? Et que sommes-nous censés faire avec ces rameaux une fois…

Marque-page pour Bible : relisez le verset qui vous donne la force

Marque-page pour Bible : relisez le verset qui vous donne la force

Marque-page pour Bible : un objet simple, apparemment anodin, mais qui peut nous venir inopinément en aide dans les moments difficiles, en nous permettant de retrouver en un instant une phrase qui nous inspire force et espoir.

La lecture de la Bible est une habitude précieuse et importante pour chaque chrétien. Il s’agit d’une pratique qui concilie le dialogue avec Dieu, mais aussi un moment de profonde introspection et de réflexion, qui aide à mieux affronter les anxiétés et les adversités quotidiennes. L’importance de la lecture de la Bible est telle que dans les dernières années de véritables tutoriels se sont multipliés sur internet, aidant ceux qui s’approche pour la première fois de cet engagement. Beaucoup de ces tutoriels suggèrent de commencer en lisant le Nouveau Testament, de compréhension plus immédiate sous certains aspects, surtout pour les néophytes. D’autres proposent un véritable programme de lecture, avec une liste de livres de la Bible à lire en succession, pour une compréhension optimale. Mais encore : puisque nous vivons dans un monde frénétique, où chaque action est dominée par l’empressement et l’urgence de ce qu’il faudra faire après, certains sites conseillent un programme quotidien de lecture de la Bible planifiable en vingt minutes, voire même dix. À l’intérieur de cette planification sont prévus, en plus de quelques minutes de lecture effective, la Confession des pêchés, la Méditation et l’écoute à la voix de Dieu et la Prière.

Pupitres et lutrin
Pupitres et lutrin en plexiglas ou en bois ? Votre confort n’a pas de prix

En réalité, les personnes qui ont la foi aimeraient pouvoir dédier bien plus de temps à la lecture de la Bible, mais, comme dans beaucoup d’autres contextes, ce n’est pas important combien on fait, mais comment on le fait. Le Psaume 37 :7 dit : « Garde le silence devant l’Eternel, et espère en lui ». Avec cette attitude, il est possible de se mettre sereinement et consciemment à l’écoute de Dieu, à chaque instant de la journée, sans se faire prendre par l’anxiété d’en faire trop peu, de ne pas se montrer suffisamment dévots. Dieu ne veut pas que nous rendions des comptes, surtout en ce qui concerne notre foi !

Cela étant, il est certain que la Bible est une source inépuisable de phrases et de passages qui peuvent nous venir en aide à chaque instant de la journée et qui peuvent nous donner la force pour affronter les angoisses et les vicissitudes, grandes ou petites, que nous rencontrons tous les jours. La foi nous soutient et nous réconforte, surtout dans les moments difficiles, nous aide à surmonter les difficultés. Et lire la Bible peut aussi être une aide précieuse à cet égard. Pas la Bible en entier, naturellement, et pas tous les jours.

Chacun de nous peut trouver des phrases, des passages d’une importance particulière. Des phrases imprégnées d’une grande puissance, d’une spiritualité intense et passionnée, mais qui peuvent peut-être prendre une signification ultérieure pour chacun, puisqu’elles sont liées à un moment particulier, à un état d’âme, à une bonne ou une mauvaise occasion dans laquelle elles nous ont fait réfléchir, nous ont inspirés, nous ont consolés. Des phrases tirées de la Parole de Dieu dont nous pouvons puiser du réconfort quand la vie nous semble trop compliquée.

Voilà l’utilité d’un marque-page religieux. Nous rappeler à tout moment où nous pouvons retrouver ces mots précieux, nous donner la possibilité de les lire et relire à chaque fois que nous en sentons le besoin, jusqu’à les rendre partie de notre quotidien. Une phrase peut-elle influencer une journée ? Peut-elle devenir la base d’une conception de vie? Bien évidemment, puisque nous ne sommes pas en train de parler de phrases communes.

Marque page Bible cuir
Pupitres et lutrin en plexiglas ou en bois ? Votre confort n’a pas de prix

Voici donc notre proposition : mettez des marque-pages aux endroits de la Bible où se trouvent les phrases qui sont les plus significatives et les plus précieuses pour vous. De cette manière, vous allez pouvoir les retrouver tout de suite et les lire à chaque fois que vous en sentirez le besoin. Vous pourrez ainsi sentir couler en vous toute la force et le courage qu’elles expriment, sentir la puissance qu’elles dégagent.

Quelques exemples ? Difficile d’en trouver, puisque la lecture et la méditation sur la Bible, comme sur n’importe quel autre sujet, sont des expériences très subjectives. Mais il y a certaines phrases de la Bible particulièrement adaptées pour chaque bataille, pour chaque personne qui s’apprête à affronter un moment particulièrement dur, ou même simplement le début d’une nouvelle semaine. Nous avons essayé d’en rassembler quelques-unes, pour vous donner une idée d’où vous pourriez insérer vos marque-pages.

« Fortifiez-vous et ayez du courage ! Ne craignez point et ne soyez point effrayés devant eux ; car l’Eternel, ton Dieu, marchera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point. […] L’Eternel marchera lui-même devant toi, il sera lui-même avec toi, il ne te délaissera point, il ne t’abandonnera point ; ne crains point, et ne t’effraie point. » (Deutéronome 31:6,8)

Celui qui craint le Seigneur n’a peur de rien ; il ne tremble pas, car Dieu est son espérance. (Siracide 34,14)

L’Eternel est ma force et mon bouclier ; en lui mon cœur se confie, et je suis secouru ; j’ai de l’allégresse dans le cœur, et je le loue par mes chants. L’Eternel est la force de son peuple, il est le rocher des délivrances de son oint. » (Psaume 28: 7-8)

Ne crains rien, car je suis avec toi ; ne promène pas des regards inquiets, car je suis ton Dieu ; je te fortifie, je viens à ton secours, je te soutiens de ma droite triomphante. Voici, ils seront confondus, ils seront couverts de honte, tous ceux qui sont irrités contre toi ; ils seront réduits à rien, ils périront, ceux qui disputent contre toi. Tu les chercheras, et ne les trouveras plus, ceux qui te suscitaient querelle ; ils seront réduits à rien, réduits au néant, ceux qui te faisaient la guerre. Car je suis l’Eternel, ton Dieu, qui fortifie ta droite, qui te dis : ne crains rien, je viens à ton secours. » (Ésaïe 41:10-13)

« Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi : ta houlette et ton bâton me rassurent. Tu dresses devant moi une table, en face de mes adversaires ; tu oins d’huile ma tête, et ma coupe déborde. Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, et j’habiterai dans la maison de l’Eternel Jusqu’à la fin de mes jours. » (Psaume 23: 4-6)

« Sonde-moi, Eternel ! éprouve-moi, Fais passer au creuset mes reins et mon cœur. » (Psaume 26:2)

« Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point. » (Jean 14:27)

« Je lève mes yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours? Le secours me vient de l’Eternel, qui a fait les cieux et la terre. […] L’Eternel te gardera de tout mal, Il gardera ton âme ; l’Eternel gardera ton départ et ton arrivée, dès maintenant et à jamais. » (Psaume 121: 1,2,7,8)

« Ne t’ai-je pas donné cet ordre : Fortifie-toi et prends courage? Ne t’effraie point et ne t’épouvante point, car l’Eternel, ton Dieu, est avec toi dans tout ce que tu entreprendras. » (Josué 1:9)

« Mais grâces soient rendues à Dieu, qui nous donne la victoire par notre Seigneur Jésus-Christ ! Ainsi, mes frères bien-aimés, soyez fermes, inébranlables, travaillant de mieux en mieux à l’œuvre du Seigneur, sachant que votre travail ne sera pas vain dans le Seigneur. » (Corinthiens 15:57-58)