Auteur/autrice : Redazione

Le savoir-vivre de Noël : les règles à suivre en vue de la Noël

Le savoir-vivre de Noël : les règles à suivre en vue de la Noël

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Comment créer l’atmosphère de Noël : 10 choses qui ne peuvent pas manquer

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Les Crèches Holyart : choisissez le bon style pour un Noël parfait

Les Crèches Holyart : choisissez le bon style pour un Noël parfait

La crèche n’est pas une coutume réservée aux enfants. Elle nait d’une tradition ancienne et cache une signification profonde et solennelle. Découvrons ensemble comment choisir la bonne crèche pour un Noël parfait.

Faisons la crèche. Qui ne s’est fait adresser cette proposition ne serait-ce qu’une fois dans sa vie ? Peut-être seulement dans notre enfance, quand même une activité apparemment si simple acquérait une valeur symbolique solennelle et profonde.

Faire la crèche est une tradition ancienne, particulièrement diffusée en Italie. Héritage de formes dévotionnelles médiévales ou, encore plus anciennes, de la civilisation romaine, où il y avait l’usage de faire créer aux enfants de la maison des petites scènes rurales dans un coin de l’habitation et de les animer avec les statuettes qui représentaient les Lares, les divinités protectrices domestiques. Les Lares étaient des figures de la mythologie romaine qui incarnaient les esprits protecteurs des ancêtres défunts. Ils veillaient sur le bienêtre de la famille, de la propriété ou des activités en général. En particulier, les Lares familiares représentaient les ancêtres et étaient représentés avec des statuettes en terre cuite ou en cire, appelées sigilla. À l’approche du Solstice d’hiver, le 20 décembre, les habitants de la maison s’échangeaient en cadeaux les sigilla des parents décédés pendant l’année, tandis que les enfants devaient lustrer les statuettes et les disposer dans un petit enclos. Cette tradition païenne était connue sous le nom de sigillaria et serait à l’origine de la tradition chrétienne de la crèche.

Naissance de Jésus
 

La crèche comme nous la connaissons est une tentative de reconstruire la scène de la Nativité, c’est-à-dire de la naissance de l’Enfant Jésus à Bethléem. Elle prévoit la présence de la Vierge Marie, de Saint Joseph, du bœuf et de l’âne qui ont réchauffé la Sainte Famille dans cette nuit si froide, bien évidemment l’Enfant Jésus et l’ange qui en premier annonça la bonne nouvelle de cette naissance miraculeuse. Les Rois Mages aussi, qui rendirent hommage au Fils de Dieu, sont considérés comme faisant partie de la crèche, mais leur arrivée n’advient qu’à l’Épiphanie, comme la tradition le veut.

Au fil des siècles, des modèles différents de crèche se sont affirmés, voyant s’ajouter à ces personnages principaux beaucoup d’autres figures secondaires, mais pas moins importantes : des bergers qui en premier accoururent adorer le petit Jésus avec leurs troupeaux, aux agriculteurs, artisans, commerçants de tout genre. Naturellement, beaucoup de ces personnages sont le fruit d’une évolution historique et sociale des crèches, qui est toujours allée de pair avec leur histoire spirituelle.

Chaque endroit où une école de crèche ou un style d’élaboration des crèches se sont développés, on  a inséré des figures et des personnages proches de la culture et de l’histoire où ces formes dévotionnelles, mais aussi artistiques, sont nées. Un exemple pour tous, l’école de la crèche napolitaine, une des plus ancienne et confirmée du monde, dont les origines remontent au Moyen Âge, et qui vante d’innombrables personnages, protagonistes d’un monde purement profane, fait de bergers, commerçants, mendiants, étales, ateliers, tavernes, qui rappellent la vie des rues et des ruelles napolitaines.

Le catalogue Holyart offre un vaste choix de crèches de tout genre, adaptées à chaque goût et à chaque maison. Il y a les sets pour crèche complets, en différents styles, avec tous les santons de la crèche, la cabane, les animaux, décors et milieux réalisés en bois véritable, mousse, liège, pierre, mais aussi le matériel pour réaliser une crèche soi-même, avec des accessoires de tout genre pour personnaliser la cabane et le décor, de la nourriture en miniature pour crèche, aux toiles de fond et aux panneaux, aux portes, grillages et balcons, lanternes et lumières.  Les pompes et moteurs électriques pour actionner fontaines, moulins, fours, chutes d’eau et ruisseaux ne manquent pas, bien évidemment. Mais il y a aussi des santons pour crèche de toutes les dimensions pour des installations majestueuses, dans un jardin par exemple, ou dans une église ou d’autres endroits spacieux.

Découvrons-les ensemble.

Les Crèches Holyart sont disponibles en différents modèles et matériaux. Chaque crèche comprend, outre le groupe de la Nativité, d’autres groups de statues et santons aussi : les bergers, les moutons et le bétail, les Rois Mages. En plus de la cabane, d’autres constructions pour enrichir votre crèche sont également disponibles, comme des magasins, des puits, et ainsi de suite.
Les Crèches Holyart sont réalisées, en fonction du genre choisi, en bois, en terre cuite, en pierre, mais aussi des plus modernes en résine, métal, porcelaine, argile. Certaines parmi ces crèches sont entièrement de fabrication artisanale et donc des créations uniques, dont une seule pièce est disponible.

La Crèche Napolitaine

Crèche napolitaine

Commençons par la classique Crèche Napolitaine Holyart, constituée de santons réalisés entièrement à la main en Italie, en particulier à Naples, une des capitales de la tradition de la crèche italienne. Encore aujourd’hui, à Naples, il y a un quartier entier dédié aux Crèches, Via San Gregorio Armeno, qui attire tous les ans des curieux du monde entier.

Nous avons déjà écrit comment la crèche napolitaine présente comme protagonistes , à côté de la Sainte Famille, des hommes et des femmes du peuple, souvent souffrants de déformations ou ayant des signes caractéristiques, dans un triomphe des pauvres et des humbles qui rapproche le concept même de crèche napolitaine à Jésus. Après tout, ce n’est pas un hasard si les bergers furent les premiers à l’adorer.

La Crèche napolitaine montre une humanité bariolée, d’un côté authentique, faite de visages qui semblent reproduits du réel, de l’autre symbolique, avec des personnages qui sont le fruit de légendes populaires, de l’histoire, du folklore. Pendant une nuit, cette nuit si spéciale, où Jésus s’est fait homme pour le salut de l’humanité, tous les hommes sont égaux, tous spéciaux, beaux ou moches, riches ou pauvres, car appelés à jouir et profiter de ce miracle merveilleux.

Chaque santon des crèches napolitaines Holyart est une pièce unique  à collectionner. Ils sont produits à la main par des artisans campaniens, réalisés en terre cuite et habillés de tissu façonnés et traités, soignés dans le moindre détail. Les moutons sont décorés avec de la véritable laine. En plus des santons classiques, il y a ceux équipés de mécanismes qui en permettent le mouvement. D’habitude, il s’agit de personnages qui représentent arts et métiers : les pêcheurs, le tondeur de mouton, le joueur de cornemuse, fermiers et fermières, le vendeur d’eau, le vendeur de châtaignes… Ils sont vraiment surprenants !

En ce qui concerne les crèches en bois, le catalogue Holyart offre celles du Val Gardena et celles en olivier de Jérusalem.

Les crèches du Val Gardena

Groupe de bergers au feu de joie pour crèche en bois peint à Val Gardena
Groupe de bergers au feu de camp crèche Original bois peint Val Gardena 12 cm

 

Les Crèches du Val Gardena Holyart sont sculptées en bois par des artisans du Tyrol du Sud (Italie). L’art de la sculpture du bois dans le Val Gardena et le Val di Fiemme s’est affirmé à partir du XVII siècle et s’est assez vite orienté sur les crèches en particulier, outre que sur les jouets et sur les ustensiles pour la maison. Les Crèches Val Gardena Holyart sont caractérisées par le fait d’être très naturelles et scénographiques. Le bois utilisé pour leur réalisation est habituellement le pin cembro ou l’érable. Elles sont disponibles en bois naturel ou peint à la main. Tous les santons et les éléments de la Crèche Val Gardena Holyart sont bien finis dans le moindre détail et de haute qualité.

Les Crèches en olivier de Jérusalem

Crèche complète avec grotte olivier de Bethléem 20x30x20 cm
Crèche complète avec grotte olivier de Bethléem 20x30x20 cm

Les Crèches en olivier de Jérusalem Holyart sont produites à la main par des artisans d’Israël, avec du bois d’olivier provenant de la ville sainte de Jérusalem. Le bois d’olivier avec ses tons et son grain rend la crèche vive et animée. Il s’agit de pièces uniques, de véritables œuvres d’art et elles sont disponibles en versions réalistes, avec des santons finement sculptés avec des traits naturels, et en versions plus stylisées et moderne, toutes d’une excellente fabrication.

Les Crèches en terre cuite

Jarre avec Nativité terre cuite Deruta 30 cm

La terre cuite aussi se prête depuis toujours à la réalisation de santons pour crèche. En plus de la Crèche napolitaine déjà mentionnée, Holyart propose dans son catalogue les Crèches en terre cuite, produites en Italie, à Deruta, un petit village d’Ombrie, célèbre pour ses créations artistiques en terre cuite. Les santons et les crèches produites à Deruta sont réalisés et peints à la main, avec des matériaux de haute qualité et avec des méthodes de fabrication artisanales. Chaque santon est une pièce unique et absolument singulière. Les Crèches en terre cuite peuvent être en finition naturelle ou peintes à la main.

Les Crèches de l’Atelier d’Art de Bethléem

Grande crèche d'Autun blanche pierre Bethléem
Grande crèche d’Autun blanche pierre Bethléem

Les Crèches de l’Atelier d’Art de Bethléem sont par contre réalisées en pierre des Pyrénées. Dans ce cas-si, il s’agit d’une fabrication artisanale de haute qualité, car les santons de ces splendides crèches sont créés par les sœurs du Monastère de Bethléem, en France. Le style de ces crèches est sobre et unique. Chaque pièce est peinte à la main. Des crèches complètes sont disponibles, mais il est également possible d’acheter des santons à la pièce, de tailles variées, de l’Enfant Jésus aux bergers et aux animaux. Outre la poudre de pierre pyrénéenne, pour réaliser ces crèches enchanteresses, les sœurs utilisent également du bois et de la résine. Souvent les personnages de la crèche sont représentés vêtus de blanc, avec des robes en coton brut, caractéristique propre à l’ordre de Bethléem.

Les Crèches de Angela Tripi

Scène du recensement Angela Tripi 13 cm
Scène du recensement Angela Tripi

Les Crèches de Angela Tripi sont connues et appréciées dans le monde entier. L’artiste vit et travaille à Palerme, où elle crée des crèches uniques, des véritables œuvres d’art. Pour ses créations, elle puise son inspiration de la tradition du monde arabe ancien, en remaniant l’histoire et les coutumes pour en offrir une interprétation personnelle. Elle modèle à la main la terre cuite pour donner vie à des personnages incroyablement réalistes, caractérisés par une extraordinaire richesse de détails et d’intensité. Souvent les visages sont marqués par des rides d’expression, des grimaces, et les corps révèlent muscles et tendons tendus. Ses créations sont cuites à environ 1000° C et revêtues ensuite de tissu, peintes à la main et décorées avec des petits bijoux et pierres précieuses qui leur confèrent un réalisme stupéfiant. Chaque santon a son caractère et il n’en existe pas un pareil aux autres. Même les animaux semblent capturés en plein mouvement, avec un réalisme et une expressivité impressionnants.

Les Crèches Fontanini

Enfant Jésus crèche Fontanini 65 cm résine
Enfant Jésus crèche Fontanini

Depuis plus de cent ans, l’entreprise Fontanini produit des articles religieux de grande qualité et des crèches exquises. Les Crèches Fontanini sont caractérisées par des détails très soignés et une fabrication entièrement artisanale qui se réfère à l’ancienne tradition des producteurs de figurines de Lucques. Leurs personnages sont tous peints à la main et dégagent une chaleur unique, transmise surtout par l’intensité des visages, par l’étude des expressions et des détails. Les santons pour crèche Fontanini sont adaptés pour toutes les crèches. Ils sont en effet disponibles en différentes tailles, allant de 6 cm de hauteur jusqu’à 180 cm ! Outre les santons, l’entreprise Fontanini produit aussi des cabanes, des villages, des magasins et des décors. Les matériaux utilisés sont le plâtre, le bois, la résine et le stuc.

Les Crèches Landi

Ânon crèche de Noel Landi 18 cm
Ânon crèche de Noel Landi 18 cm

La Maison d’Art Landi aussi produit des articles religieux depuis plus de 80 ans, en vente dans les meilleurs magasins d’Italie et du Monde. Les Crèches Landi sont réalisées avec un composé de polyester et fibre de verre et sont toutes peintes à la main avec des couleurs et des décorations finement sélectionnées, qui ne craignent pas l’exposition en extérieur et garantissent un éclat incomparable. Chaque détail est soigné, même dans les crèches de plus petites dimensions. Les visages laissent filtrer une beauté et une douceur incomparables. Les personnages reproduisent les attitudes et les coutumes de la tradition.

Les Crèches Moranduzzo

Roi mage avec chameau 13 cm Moranduzzo
Roi mage avec chameau 13 cm Moranduzzo

L’entreprise toscane Moranduzzo est spécialisée en crèches de petites dimensions. Les Crèches Moranduzzo sont toutes réalisées en Italie, avec passion, dévouement et soin artisanaux depuis plus de 71 ans. Les santons naissent de l’étude et des dessins de Martino Landi, sculpteur et créateur de crèches historique. La souplesse des mouvements, les postures naturelles, la délicatesse des robes, la douceur des traits, que la peinture à la main rend extrêmement expressifs, a fait de ces statuettes des objets à collectionner renommés et recherchés dans le monde entier. Il y a des santons de toutes les tailles, même de 3 cm seulement.

Les Crèches stylisées

Crèche Noël Adoration 32.5 argile réfractaire
Crèche Noël Adoration 32.5 argile réfractaire

Holyart vous propose aussi une gamme de Crèches stylisées. Un exemple pour tous est celui des crèches en porcelaine blanche réalisées par l’artiste Francesco Pinton avec ses santons solides et spirituels en même temps.

Décorations en bois pour le sapin de Noël

Décorations en bois pour le sapin de Noël

Le froid automnale nous suggère que Noël n’est pas si loin. C’est le moment pour penser à la façon de rendre votre maison accueillante et gorgée de chaleur et d’atmosphère de Noël. Pourquoi ne pas essayer avec les décorations de Noël en bois Holyart ? Chaque…

10 idées pour décorer ton jardin pendant les fêtes de Noël

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Qui étaient les Rois Mages et leurs prénoms

Qui étaient les Rois Mages et leurs prénoms

Les Rois Mages sont des personnages traditionnels de la Crèche, très connus et aimés de tous. Ils restent dans leur carton jusqu’au dernier jour, c’est-à-dire jusqu’au 6 janvier, date à laquelle ils sont pris et mis devant la cabane où Jésus est né. Ils ont un aspect exotique, qui les différencient de tous les autres santons de la Crèche, ils sont habillées comme des Rois, souvent au moins l’un d’entre eux est accompagné d’un chameau, et ils offrent à l’Enfant Jésus des riches présents : or, encens et myrrhe. Leur arrivée marque également la fin des Fêtes.

Mais qui sont ces trois personnages ? Quelle est leur origine ? Quelle est la véritable signification de leur présence à la Nativité ?

Les Rois Mages dans les Évangiles

L’Évangile de Mathieu est le seul à mentionner ces trois figures. L’évangéliste parle de trois Mages venus d’Orient à Jérusalem en suivant la trace d’une comète à travers le ciel. Arrivés à la cour de Roi Hérode, ils lui demandèrent où ils pouvaient trouver le Roi des Juifs pour pouvoir l’adorer. Hérode, soupçonneux, convoqua tous ses savants et découvrit ainsi que le prophète Michée avait prédit depuis longtemps la naissance d’un enfant unique et spécial à Bethléem.

Il le référa aux trois Mages, en leur demandant d’y aller et de lui ramener des informations sur l’enfant, de manière à ce qu’il puisse également se rendre près de lui pour lui rendre hommage. La véritable intention du méchant Hérode était de profiter des trois hommes pour trouver le petit Jésus et le tuer, avant qu’il ne puisse mettre en danger son pouvoir.

Les trois poursuivirent jusqu’à voir l’étoile qu’ils avaient suivi s’arrêter au-dessus d’une cabane, où le petit Jésus reposait, bercé entre les bras de Marie. Ils entrèrent et s’agenouillèrent à ses pieds, en l’appelant Roi et en lui offrant leurs dons. Mais ils ne retournèrent jamais près d’Hérode. Un rêve prophétique leur intima de ne pas le faire et ils retournèrent donc dans leurs terres en parcourant une autre route.

Ceci n’est qu’une allusion aux Rois Mages que nous trouvons dans les Évangiles, mais la tradition chrétienne, au cours des siècles, a enrichi ces figures de détails, et l’art en particulier les a consacré comme personnages essentiels dans la représentation de la Nativité.

L’Église est partagée à leur sujet : certains savants reconnaissent la véracité du récit évangélique et de leur existence, d’autres les considèrent comme des figures secondaires et légendaires. Du reste, c’est un phénomène récurrent dans l’histoire de la chrétienté : en partant d’un texte évangélique assez pauvre et minimaliste, un épisode particulier s’enrichit d’éléments populaires, légendes, traditions folkloriques, jusqu’à acquérir une nouvelle et plus ample dimension. La tradition orale et la diffusion du récit, enrichi au fur et à mesure de plus en plus de détails au cours des siècles, amènent à la consécration d’événements et de personnages qui deviennent canoniques et universellement acceptés.

Mais qui et quoi étaient les Mages ? Que symbolisaient-ils ?

Le terme « Mages » dérive d’un mot persan ancien : magūsh. Dans l’Empire persan on désignait avec ce terme les prêtres de Zoroastre. Il est donc probable que les Mages étaient des savants, peut-être même des connaisseurs des arts magiques, ou plus vraisemblablement des hommes de science et de lettres, comme les scribes chez les Juifs, les philosophes chez les Grecs, les sages chez les Latins. Des hommes sages, donc, connaisseurs de la nature et de ses secrets. Il également probable qu’ils étaient des astrologues ou des astronomes, vu leur intérêt pour les étoiles et, en particulier, pour la comète qui les a guidé. En réalité, l’étoile pourrait être interprétée comme un symbole tiré des Écritures. Dans l’Apocalypse 22 :16, on lit : « Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour vous attester ces choses dans les Eglises. Je suis le rejeton et la postérité de David, l’étoile brillante du matin. » Une autre tradition lie le mot « mages » au latin « magis » et au terme « magistero » (enseignement), voulant reconnaître dans les Rois Mages trois maîtres qui, avec leur magie, ou uniquement grâce à leur sagesse et à leur savoir, savent voir au-delà de la réalité, en révéler la lumière et la partager avec tous les hommes. Dans cette acception, on mettrait en valeur leur mérite pour avoir su reconnaître dans un enfant tremblant de froid dans une mangeoire le plus grand des Rois et Sauveur du monde.

Qui étaient les Rois Mages ? D’où viennent-ils ?

Des savants donc, vraisemblablement venant de Babylonie, ou plus probablement des prêtres de Zoroastre venus de Perse. En tous les cas, des voyageurs venus d’un générique et lointain Orient, comme le démontre leurs habits et leur aspect. Les différentes traditions ne concordent pas quant à leur identité, ni à leur prénom, même si les plus accrédités seraient Gaspard, Balthazar et Melchior. Il n’est aucunement attesté, par contre, qu’ils étaient Rois.

Il est probable que l’insertion de ces trois figures sur la scène de la Nativité est servie, dans un premier temps, à lui conférer la solennité et la reconnaissance qu’elle méritait. On ne pouvait pas se permettre que le Fils de Dieu reçoive l’adoration uniquement de bergers et de paysans : la naissance d’un prince méritait l’arrivée d’ambassadeurs illustres prêtes pour le fêter. Mais, en s’agissant de Jésus, qui tout au long de Sa vie mortelle sera mal vu par le pouvoir politique et religieux, cette délégation d’hommes nobles et savants ne pouvait qu’arriver de très loin.

Ce sont donc trois étrangers, trois prêtres persans, qui reconnaissent dans le nouveau-né le Roi d’Israël, et qui l’accueillent comme unique Dieu, en vertu de leurs études et de leurs connaissances religieuses, là où le pouvoir local, constitué par Hérode et ses savants, et le pouvoir religieux des prêtres juifs non seulement l’ignorent, mais, un fois découverte son existence, essaient de l’éliminer.

Les trois dons des Rois Mages

En tant que prêtres, ils amènent trois dons : l’or, don réservé aux souverains, avec lequel ils reconnaissent que Jésus est le Roi des Rois ; l’encens, utilisé depuis toujours dans le milieu religieux, pour reconnaitre la nature divine de Jésus ; la myrrhe, une plante depuis laquelle on extrait une résine utilisée pour produire un onguent, utilisé pour le culte des morts, outre que pour des préparations médicinales et esthétiques, à symboliser l’investiture de Jésus, sa consécration au rôle de Roi et Dieu.

Rappelons-nous que la signification de Christ est « oint ».

Les prénoms des Rois Mages et les leur signification

En ce qui concerne les prénoms des Rois Mages, les différentes églises occidentales et orientales en ont transmis plusieurs. Gaspard, Melchior et Balthazar restent les plus accrédités dans la tradition occidentale. Melchior est le plus âgé des trois et son nom dérive de Melech, « Roi » ; Balthazar doit probablement son nom au roi babylonien Balthazar ; Gaspard, ou Galgalath pour les Grecs, signifie « seigneur de Saba ». Une autre tradition voit Balthazar comme Roi de l’Arabie, Melchior comme Roi de Perse et Gaspard comme Roi de l’Inde, mais il n’y a rien de certain dans cela. Il suffit de penser que les chrétiens chinois affirment que au moins un parmi les trois provenait de Chine.

Les artistes leur ont attribué des caractéristiques physiques récurrentes, qui ont généré avec le temps une iconographie reconnue et acceptée : Balthazar a d’habitude l’aspect d’un jeun africain, Gaspard se présente comme un homme oriental d’âge mûr et Melchior comme un homme âgé aux traits européens. Trois typologies complètement différentes afin de couvrir tous les continents connus à l’époque, et trois âges différents, qui pourraient symboliser également les trois âges de l’homme, afin de fournir un cadre complet des types humains.

La capacité à donner

Au-delà de la tradition évangélique, historique, folklorique qui accompagne les Rois Mages à travers les siècles, ce qui nous tient le plus à cœur d’examiner dans ce contexte est leur signification humaine et religieuse. Une raison d’être qui dépasse le temps et l’espace, les différences de représentations, les infinies déclinaisons qui sont nées et se sont développées autour de ces figures.

Les Rois Mages sont partis en suivant une étoile. En partant déjà de cette prémisse, nous nous rendons compte qu’il ne pouvait pas s’agir d’hommes communs. Ils devaient être des personnes disposées à se mettre en jeu, à chercher un sens plus profond dans leurs vies et dans le monde qui les entourait. Entièrement absorbés par leur recherche, ils n’ont pas hésité à laisser la sécurité et les commodités de leurs terres, de leurs maisons, et, éclairés uniquement par l’espoir, ils ont entrepris un chemin long et périlleux.

Leur voyage peut être interprété comme une métaphore très pertinente du chemin intérieur que les hommes se trouvent à affronter afin de dépasser leurs limites et devenir meilleurs. Les Rois Mages, en suivant la lumière de l’étoile, deviennent eux-mêmes lumière, messagers d’une vérité cachée au-delà du réel, d’un espoir plus précieux que leurs vestes d’or, des bijoux dont on nous dit qu’ils étaient ornés.

Cette lumière, ce pouvoir immense, est la capacité à donner.

Nous ne parlons pas uniquement des dons que les Rois Mages amenaient avec eux, bien évidemment, même s’ils étaient précieux et significatifs d’un point de vue symbolique et spirituel.

Le véritable don des Rois Mages se trouve en fait dans leur voyage, dans les dangers et dans les embûches qu’ils durent affronter dans le désert, dans l’immensité de nuits trop longues, trop grandes, trop sombres pour ne pas faire chanceler le cœur des hommes. Poussés uniquement par un rêve, le rêve d’un monde meilleur, d’une lumière qui puisse enfin donner un sens authentique à leurs existences, les Mages se sont mis en route, soutenus uniquement par l’espoir, par leur désir de trouver quelque chose de mieux, quelque chose de bon. C’est ce voyage révélateur que les Mages offrent à Jésus, ce voyage à travers leur propre désert intérieur, leur abysse obscur, duquel ils sortent libres, purifiés, prêts à être dons eux-mêmes, un don d’amour infini. En même temps, Jésus est le don que les Mages reçoivent, la rencontre qu’ils attendaient, pour laquelle ils s’étaient préparés, probablement pendant toute leur vie, sans le savoir. En trouvant Jésus, en immolant leur personne à Lui, ils reçoivent le plus grand des pouvoirs, le don le plus inimaginable.

Chercher, comprendre, élargir ses propres horizons. Affronter des dangers, surmonter ses limites, sans baisser les bras, sans perdre espoir, même quand tout semble tomber, même quand nous avons l’impression que tout est inutile. Ne jamais cesser de marcher, de suivre son étoile et de le faire en aidant les autres, ceux qu’on rencontre sur notre chemin, sans raison, sans profit. Uniquement parce qu’ils sont là, en voyage, comme nous, probablement encore plus égarés que nous, plus apeurés, plus seuls dans la nuit.

Telle est la véritable richesse, le pouvoir qui fait d’un homme commun un roi : donner au-delà de soi-même, sans intérêts, sans rien ne s’attendre en échange. Donner tellement qu’on se sent enrichi à chaque fois qu’on le fait, comme si en enlevant à nous-mêmes pour donner aux autres, en réalité, avec ce simple geste, on était en train de cumuler des richesses encore plus grandes. La seule pauvreté ne dérive pas de ce que nous n’avons pas, mais de ce que nous ne savons pas donner aux autres. Tous nos chagrins, nos sacrifices ne sont rien face à l’infini Amour de Dieu. Un amour qui n’est que donner, sans rien demander en échange, sans qu’il y a aucun crédit à solder. Cet amour est celui auquel nous devrions tous aspirer, la vérité lumineuse et resplendissante comme une étoile qui devrait guider nos nuits. Tout se réduit uniquement à cela : aimer et donner, faire de notre existence un acte d’amour, une offre aux hommes et à Dieu. Uniquement de cette manière nous saurions trouver la lumière qui palpite au-delà de la réalité, le sens le plus vrai et le plus profond de l’existence même. Et à ce moment-là nous reconnaîtrons aussi dans un enfant qui pleure dans une mangeoire le seul et unique Dieu, véritable Amour.

Les Rois Mages de Holyart

Le catalogue Holyart offre une vaste gamme de santons représentant les Rois Mages. Certains parmi eux font partie de crèches complètes, d’autres sont présentés singulièrement. Tous les produits du catalogue Holyart concernant les Rois Mages sont réalisés avec une grande maîtrise et précision, dans les styles et les matériaux les plus variés. Modelés en résine ou en terre cuite, taillés dans le bois, les Rois Mages Holyart couvrent tous les styles de crèche et sont adaptés à la crèche napolitaine, à celle du Val Gardena et même aux crèches de style rustique ! Les Rois Mages pour les crèches adaptées aux enfants ne manquent pas non plus, représentés avec des traits enfantins, joyeux et joufflus.

Les Rois Mages Holyart sont des pièces précieuses et uniques, habillés selon la tradition, adornés de leurs couronnes et avec leurs dons en main. Certaines versions incluent même le chameau.

Les superbes Rois Mages pour crèche de 120 cm de hauteur sont une pièce dont nous sommes particulièrement fiers. Ils sont réalisés en résine et habillés avec des vêtements en tissu, peints à la main. Soignés dans le moindre détail, ils s’adaptent à différentes solutions de crèche et, malgré leurs grandes dimensions, ils sont résistants et faciles à déplacer.

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5 statues religieuses en plâtre pour votre église

5 statues religieuses en plâtre pour votre église

Pourquoi les statues religieuses en plâtre que nous trouvons à l’église ne doivent pas être considérées comme objet d’idolâtrie, mais partie intégrante de la profession de foi de chaque chrétien ?

Nous avons l’habitude de voir dans nos églises des statues religieuses en plâtre qui représentent Jésus, la Vierge, les saints et les anges. Dans un article précédent dédié au mobilier d’église, nous avons expliqué comment tout ce qui fait partie de l’aspect d’une église, à l’extérieur, mais surtout à l’intérieur, est un élément essentiel du décor nécessaire pour accueillir au mieux les rites qui y sont célébrés. Il ne s’agit pas uniquement d’éléments d’ameublement, comme autels, ambons, prie-Dieu, fonts baptismaux, tabernacles, croix d’autel, bénitiers, chacun desquels a quand même une utilisation pratique et religieuse définie. Le discours est encore plus ample et concerne chaque élément architectural et décoratif, de la répartition de l’espace au nombre de colonnes, jusqu’à la dimension même de la porte d’entrée. Cela parce que l’église est le lieu destiné à servir de décor à la Liturgie et, en tant que tel, elle doit être une expression de solennité et de sacralité. Cette solennité est transmise aux fidèles qui s’y rassemblent avec des modalités qui ont évolué avec le temps au cours des siècles. Si autrefois le moyen le plus récurrent pour démontrer aux chrétiens l’importance et la dimension sacrée du lieu de culte était d’exhiber richesse et opulence, avec l’usage de matériaux de valeur et de décorations précieuses, aujourd’hui il y a d’autres approches, qui visent moins à susciter de la stupeur et une crainte révérencielle et plus à une dimension stimulant le dialogue avec l’individu et avec la communauté réunie.

Dans ce scénario de suggestion religieuse, se situent également les statues religieuses, qui méritent toutefois un discours plus approfondi. En effet, les statues religieuses en plâtre, résine, fibre de verre, mais encore avant en bois et pierre, ont fait pendant longtemps l’objet de vives discussions, voire même de controverses, au sein de l’église même. Pourquoi ? Pourtant il est évident que les vierges en plâtre, plutôt que les statues en plâtre qui représentent le Sauveur aident la prière d’une manière extrêmement efficace. Qui ne conserve pas dans son cœur un souvenir d’enfance d’une statue en particulier auprès de laquelle il aimait prier, ou où il ne manquait pas d’allumer une bougie ?

Et pourtant, encore aujourd’hui, les féroces polémiques concernant l’adoration réservées aux statues de saints et bienheureux ne manquent pas. La raison est simple, même si ce n’est pas ici le lieu pour nous immerger dans des dissertations théologiques. Dans le Lévitique, nous lisons : « Vous ne vous tournerez point vers les idoles, et vous ne vous ferez point des dieux de fonte » (Lévitique 19,4). Voici la question qui a divisé en deux l’église pendant très longtemps. Quand la vénération d’une statue qui représente Jésus ou la Vierge ou un saint peut se transformer en idolâtrie ?

En réalité, les chrétiens ont répondu assez tôt à cette interrogation et sans se détacher des Saintes Écritures. En effet, dans l’Ancien Testament, il y a des nombreux extraits qui font comprendre comment Dieu ne voyait pas d’un mauvais œil la création d’images et de symboles qui suscitaient en qui les contemplaient une foi et un transport religieux même supérieur. Avec l’avent de Jésus Sauveur, ensuite, cette prérogative de créer des représentations figuratives en support à la prière a augmenté encore plus. En devenant homme, Jésus a donné en effet une image physique, incarnée, d’un Dieu qui avant était invisible. C’est lui-même qui l’affirme lors qu’il dit : « Celui qui me voit, voit celui qui m’a envoyé » (Jean 12,45).

Après tant de discussions et de spéculations, qui ont eu lieu aux cours des Conciles historiques, aujourd’hui dans le Catéchisme de l’Église Catholique, nous lisons : « Le culte chrétien des images n’est pas contraire au premier commandement qui proscrit les idoles. En effet, «l’honneur rendu à une image remonte au modèle original», et «quiconque vénère une image, vénère en elle la personne qui y est dépeinte». L’honneur rendu aux saintes images est une «vénération respectueuse», non une adoration qui ne convient qu’à Dieu seul » (CCC, n. 2132).

La différence se trouve dans les termes. Étant donné que pour le christianisme, l’adoration est une prérogative de Dieu à Lui seul, la vénération d’une statue qui n’a que la valeur symbolique d’évoquer en qui s’adresse à elle le véritable objectif de la prière, n’est pas de l’idolâtrie.

À la différence des cultes païens, dans lesquels on croyait que les divinités demeuraient à l’intérieur des simulacres qui leur étaient dédiés, dans la religion chrétienne il y a toujours la conscience que l’on se trouve face à des représentations matérielles de présences qui restent ineffables.

Cela nous permet, quand nous entrons dans une église, de pouvoir nous attarder avec le regard sur ces représentations qui évoquent en nous tout l’espoir du salut, toute la stupeur et le désir religieux apporté par le Verbe incarné. Voilà, dans cette acception, la vénération des statues religieuses n’est pas uniquement permise, mais même souhaitable.

Lors de certaines récurrences, de plus, comme des fêtes religieuses particulières, ou encore dans le contexte des processions, ou d’autres formes de dévotion populaire, si répandues surtout en Italie, les statues en plâtre deviennent protagonistes actives de la liturgie, en permettant à tous d’accéder et de participer d’une manière encore plus directe et enthousiaste à la prière collective.

Mais comment doit être une statue en plâtre pour exprimer au mieux son rôle ?

Afin d’accomplir au mieux leur tâche de rapprocher les fidèles du divin, les statues religieuses doivent être bien réalisées, soignées dans les détails, transmettre un sens de beauté et de sérénité. En particulier, les Vierges en plâtre, mais aussi les représentations de Christ en Bon Pasteur, ou celles des anges, plus elles seront agréables et suaves à la vue, plus elles constitueront un instrument d’élévation spirituelle pour ceux qui s’attardent à les contempler.

Il y a des statues et des statuettes en plâtre de toutes les dimensions, adaptées à tous les contextes. En dépit de ce que l’on peut penser, une statue en plâtre peut être également placée en extérieur, puisque le matériel dont elle est réalisée se prête facilement à être imperméabilisé. Pour cette raison, il n’est pas rare de trouver une Vierge en plâtre ou une autre statue religieuse même dans les jardins ou dans les édicules exposées en plein air.

Dans notre magasin en ligne, vous trouverez des statues et des statuettes de toute dimension et style. Nous vous en proposons quelques-unes des plus demandées par les églises, choisies pour leurs dimensions remarquables (entre 70 et 100 cm), mais aussi pour la précision de leur réalisation, strictement artisanale, et pour la beauté des sujets représentés.

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Sacre-Coeur de Jesus statue 80 cm platre nacre
Sacré-Coeur de Jésus statue 80 cm plâtre nacré
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Statue Sainte Rose Mystique platre nacre 70 cm
Statue Sainte Rose Mystique plâtre nacré 70 cm
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Notre-Dame de Lourdes platre nacre 80 cm
Notre-Dame de Lourdes plâtre nacré 80 cm
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Statue Christ Misericordieux platre nacre 90 cm
Statue Christ Miséricordieux plâtre nacré 90 cm
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Saint Michel 100 cm statue en plâtre
Saint Michel 100 cm statue en plâtre
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Les différences entre judaïsme et christianisme

Les différences entre judaïsme et christianisme

Quelles sont les différences entre Judaïsme et Christianisme? Le Dieu des Juifs est le même que Celui des Chrétiens ? Essayons de découvrir ensemble qu’est-ce qui divise (et qui unit) deux des religions les plus répandues au monde.

Il vous sera surement arrivé de vous demander quelles sont les différences entre judaïsme et christianisme. Cela peut sembler banal, mais la vérité est qu’il y a encore beaucoup de confusion à ce propos, du moins dans les discours ordinaires.

Cette confusion, dans le passé, a eu des conséquences très graves, souvent dramatiques. Il y en eut, au cours de l’histoire, qui n’ont pas hésité à profiter de la méconnaissance des Chrétiens à propos du judaïque pour fomenter la haine et les persécutions contre le peuple juif, auquel ont été attribué des fautes impardonnables, méritant l’exile et la mort.

La vérité est que le Dieu des Juifs est le même adoré par les Chrétiens et aucune différence entre juif et chrétien ne pourrait jamais justifier tout le sang versé au cours des siècles au nom de croyances vraies ou présumées.

Aujourd’hui, l’Église chrétienne catholique admet et reconnait son lien essentiel avec le peuple juif et avec sa foi, tout en prenant en considération les différences existantes, mais en partant d’une identité religieuse profonde et de valeurs communs qui ont la même importance pour les deux professions de foi.

Mais quelles sont dans le détail les véritables différences entre Hébraïsme et Christianisme ?

Judaïsme et Christianisme : différences

Commençons par la définition de Chrétien et de Juif. Un Chrétien est celui qui croit que Jésus est le fils de Dieu, crucifié, mort et ressuscité après trois jours. Pour cette raison, le Chrétien est baptisé au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

Un Juif est par contre un descendant du peuple juif et, plus en général, celui qui suit les préceptes de la religion et de la culture juive.

La considération de la figure de Christ est fondamental pour comprendre la différence entre juifs et chrétiens.

Les Chrétiens reconnaissent en Jésus le Messie venu parmi les hommes pour annoncer le Règne des Cieux et mort sur la croix pour purifier l’humanité entière de ses péchés.

Pour les Juifs, par contre, Jésus fut un simple prophète, et ils attendent encore l’arrivé du véritable Messie, qui viendra sur Terre pour sauver le peuple Juif et inaugurer une nouvelle ère de paix, d’harmonie et de bonheur, où les hommes bons pourront prospérer pour l’éternité. Du moment qu’ils ne reconnaissent pas l’importance de la passion de la mort de Jésus, pour les Juifs le symbole de la croix n’a pas un valeur religieuse particulière.

Les lieux destinés à la prière et à la célébration des cérémonies religieuses aussi distinguent juifs et chrétiens.

Les Chrétiens pratiquent leur culte dans l’Église, qui est oui un lieu physique, mais surtout une communauté de personnes réunies par la foi en Christ.

Les Juifs, par contre, se réunissent dans la Synagogue, mot qui signifie « maison de réunion ».

Juifs et Chrétiens se différencient également par rapport aux Saintes Écritures.

Les Juifs font en effet référence surtout à l’Ancien Testament et, en particulier, à la Torah, les 5 livres qui constituent la première partie de la Bible, c’est-à-dire Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome, et qui racontent la fondation du peuple juif et l’histoire de l’Alliance avec Dieu. Ils ne reconnaissent pas le Nouveau Testament, consacré à Jésus qu’ils n’acceptent pas comme Messie.

Le texte sacré des Chrétiens par contre est la Bible, composée de l’Ancien Testament et surtout du Nouveau Testament.

symboles Christianisme

La dimension de la foi chrétienne est plus individuelle par rapport à la juive, puisque les Chrétiens professent la rédemption personnelle à travers Jésus-Christ, qui sauve du péché et élève l’homme au-dessus de sa nature fallacieuse, au nom d’une Nouvelle Alliance avec Dieu, tandis que les Juifs voient le salut dans la poursuite de la tradition, du dialogue entre Dieu et le Peuple Élu, de l’ancienne alliance entre Dieu et Abram et, ensuite, entre Dieu et Moïse.

Encore, les Chrétiens adorent Dieu en tant que Un et Trine, les Juifs revendiquent l’unité et l’unicité de Dieu.

Les Sacrements aussi sont différents dans les deux professions de foi. Les Chrétiens catholiques célèbrent l’Eucharistie et prêchent l’importance de la Confession, qui n’existent même pas dans le judaïsme, tandis qu’ils partagent avec elle le Sacrement du Baptême.

Il y a d’autres différences concernent ce que croient les Juifs par rapport aux Chrétiens. Ces derniers vénèrent les saints et la Vierge Marie et ils leur dédient des sanctuaires et des célébrations, tandis que les Juifs vénèrent uniquement Dieu, Yahvé, dont le nom ne peut pas être prononcé.

Le judaïsme en bref et les textes sacrés juifs

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Les dix commandements
Les Dix Commandements sont les règles imprimées sur les Tables de la Loi que Moïse reçut directement de Dieu sur le Mont Sinaï.

On peut considérer Abram comme étant le premier juif, i.e. le premier homme auquel Dieu, seul créateur de toute chose, s’adressa. Dieu promit à Abram et à sa descendance qu’ils pourraient demeurer pour toujours dans la terre de Canaan, à condition de vivre selon ses préceptes. Comme premier signe de cette alliance, Dieu ordonna que chaque garçon juif soit circoncis à la naissance.

Ensuite, avec Moïse, cette alliance s’enrichit avec la remise de la part de Dieu des Dix Commandements, et avec la codification de la Torah, qui referme l’histoire de l’alliance entre Dieu et le peuple juif, et qui fournit un guide de vie et de foi pour chaque juif. Tous les juifs sont en effet tenus de respecter une série de préceptes (mitzvoth) qui prévoit 613 obligations (248 actions positives à accomplir, 365 actions interdites) qui gouvernent la vie, le travail, les rapports avec la communauté et, bien évidemment, le dialogue avec Dieu.

Parmi eux, il y a l’étude des textes sacrés, pour soi-même et pour sa progéniture, la sacralité de la famille, mais aussi des règles alimentaires (kascherut), l’obligation de faire la charité (zedakà) et de nombreuses autres règles de miséricorde humaine et sociale. Chaque homme doit honorer et poursuivre son rapport avec Dieu à travers l’étude et la prière, exactement comme l’ont fait les Pères avant lui.

Nous avons déjà mentionné l’importance réservée par les juifs à la figure du Messie, l’élu qui, au nom de Dieu, sauvera le Peuple élu et amènera sur Terre un règne de paix et de bonheur pour tous les hommes pieux.

Les traditions liées à des objets sacrés particuliers, comme la menorah, la lampe à huile à 7 bras, un des principaux symboles du monde juif, sont également très importante.

Le concept de Zedaqah, terme qui signifie « justice », est essentiel et est souvent associé et accompagné par la « charité », puisque pour la tradition juive il est devoir de l’homme droit et juste d’aider les nécessiteux. L’aide morale s’unit donc à l’aide matériel, avec des donations souvent anonymes, qui dépendent de la situation financière de qui les élargit et, plus en général, avec l’offre de soins, temps et énergie.

En ce qui concerne les textes sacrés pour les Juifs, outre la Torah déjà citée, nous mentionnons la Mishnà, un des textes fondamentaux du judaïsme, qui recueille tous les commandements, les préceptes livrés par Dieu à Moïse sur le Sinaï et perfectionné dans le temps par la tradition rabbinique. Le Talmud, par contre, contient les discussions et les préceptes des Maîtres.

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La Menorah est un des principaux symboles du monde juif. Il s’agit en effet d’une lampe à huile à sept bras.

Comment les juifs appellent-ils Dieu

De fait, les Juifs ne prononcent jamais le nom de Dieu et font référence à Lui comme Hashem, « le Nom », ou, lorsqu’ils prient, avec Adonaï, « le Seigneur ». Le terme YHWH, le Tétragramme, définit Dieu dans les textes sacrés.