Auteur/autrice : Redazione

Qu’est-ce que le libre arbitre et sa signification

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Le cantique des créatures de Saint François

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Pourquoi Jésus en croix est un symbole si important pour les catholiques ?

Pourquoi Jésus en croix est un symbole si important pour les catholiques ?

La figure de Jésus en croix représente pour chaque chrétien le symbole de l’amour par excellence, l’incarnation de sa propre mission de foi et de vie. Mais comment une image si terrible peut exprimer un message si précieux ?

Il n’est pas facile d’expliquer cette contradiction, puisqu’elle appartient à l’église depuis ses origines. Cela peut sembler un paradoxe que les chrétiens aient fait de la croix, l’instrument utilisé pour tuer Jésus, le Sauveur, envoyé dans le monde par Dieu Père, leur symbole principal. Et il est encore plus impressionnant comment, au-delà du symbolisme puissant de la croix vide, la figure de Christ en croix, la représentation plus ou moins réaliste de Jésus crucifié, soit devenue au cours des siècles une emblème de foi encore plus puissante. C’est d’un homme torturé que nous parlons, un homme battu, dépouillé de toute dignité, charrié par ceux qu’il était venu sauver, et enfin tué d’une manière barbare, terrible. Et pourtant, qui croit en Lui, ne peut s’empêcher de regarder vers la représentation de Son agonie sans éprouver un élan d’amour.

Puisque c’est exactement cela que la figure de Jésus en croix symbolise : un miséricordieux, gratuit, immense acte d’amour. C’est dans la figure martyrisée de Jésus en croix que la destinée de l’humanité s’accomplit, dans le renouvellement de cette Alliance avec Dieu mise à mal par la désobéissance d’Adam et d’Ève. Le sang de Jésus, ses larmes, purifient l’homme de chaque faute, ouvrant le chemin au salut.

Mais comment en sommes-nous arrivés à cet acte terrible de violence, qui constitue probablement le moment culminant de l’histoire du Christianisme ? Qui a crucifié Jésus ?

Pourquoi Jésus a été mis en croix

L’histoire racontée dans les Évangiles et dans les textes sacrés est connue par tout le monde. Jésus fut traîné devant le tribunal du Sanhédrin avec l’accusation de « blasphème ». En effet, comme nous l’apprenons par les Évangiles, il avait passé les dernières années à vagabonder en prêchant la proclamation du Règne de Dieu. Non seulement. Jésus affirmait être le Fils de Dieu et, en tant que tel, avoir été envoyé afin de juger les hommes.
Quand les prêtres l’interrogèrent à ce propos, il leur répondit sans crainte : « Es-tu le Christ, le Fils du Dieu béni? Jésus répondit: Je le suis. Et vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel. Alors le souverain sacrificateur déchira ses vêtements, et dit: Qu’avons-nous encore besoin de témoins? Vous avez entendu le blasphème. Que vous en semble? Tous le condamnèrent comme méritant la mort » (Marc 14,61-64).

Mais la condamnation de la part des prêtres n’aurait pas suffi pour mettre à mort Jésus.
La Judée, où Jésus vivait, était dominée par les romains, et le doit de décider qui devait mourir ou pas revenait uniquement à l’Empire romain. Les autorités religieuses juives devaient convaincre le gouverneur romain de l’extrême danger représenté par Jésus, de manière à ce que lui aussi valide la condamnation. Ponce Pilate, talonné par le fanatisme des prêtres, accusera Jésus car il se proclamait Messie Roi, en mettant en doute l’autorité de Rome sur ces terres. Voici l’accusation avec laquelle Jésus sera mis à mort, voici le titulus crucis, le panneau qui était apposé sur la croix pour indiquer la motivation de la condamnation : Jésus Nazaréen Roi des Juifs.

Quels ont étés les derniers mots de Jésus en croix ?

Ils existent différentes versions dans les Évangiles concernant les derniers instants de vie de Jésus. Selon certains historiens modernes, il s’agirait d’insertions faites par les évangélistes, poussés par leurs propres croyances, et non pas de faits réellement arrivés. Il est naturel que l’importance de ces derniers mots prononcés par Jésus sur la croix puisse justifier la volonté, de la part de qui voulait raconter son histoire et diffuser son message, de les transformer en une sorte de prophétie.

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Mais au-delà des dissertations et des motivations théologiques, les derniers mots prononcés par Jésus peut avant de mourir constituent pour chaque chrétien une réflexion de foi essentielle.

Selon l’Évangile de Luc, juste avant de mourir, Jésus aurait dit : « Père, je remets mon esprit entre tes mains » (Luc 23,46).

Toujours à Luc est attribuée l’autre phrase prononcée par Jésus mourant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu’ils font » (Luc 23,34), bien que toutes les sources documentaires la confirment.

Selon l’Évangile de Jean, par contre, la phrase prononcée par Jésus avant d’expirer aurait été : « Tout est accompli » (Jean 19,30).

D’autres phrases sont prononcées par Jésus en croix, selon les autres évangélistes :

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Matthieu 27,46)
« Eloï, Eloï, lama sabachthani? ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné? » (Marc 15,34)
« Je te le dis en vérité, aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (adressé à un des deux voleurs crucifiés avec lui, Luc 23,43)
Femme, voilà ton fils.” ; “Voilà ta mère.” (adressé à la Vierge Marie et à l’apôtre Jean, aux pieds de la croix, Jean 19,26-27)
« J’ai soif » (adressé aux soldats romains, qui lui donnèrent à boire du vinaigre avec une éponge sur une canne, Jean 19,28).

Il est clair comment, malgré les différences entre les différentes versions évangéliques, tous les mots de Jésus en croix sont riches en significations prophétiques, qui constitueront la base même de nombreux aspects du culte dédié à lui par la suite. Puisque ce jour-là au Golgotha ce ne fut surement pas un homme ordinaire qui mourut, et les conséquences de cette condamnation injuste auraient changé pour toujours l’histoire de l’humanité, de manière insoupçonnable pour ceux qui l’avaient persécuté avec tant de détermination. Chaque mot laisse entendre l’amour profond qui animait le Christ même dans ce moment de souffrance absolue, même quand Il doutait que Dieu, son Père, l’ait abandonné. Et pourtant, même à ce moment-là, Il n’eut même pas un mot de blâme pour ses bourreaux, même pas une condamnation pour les hommes qui étaient en train de le tuer. Car ils ne savent pas ce qu’ils font, et méritent donc le pardon, méritent le paradis, ce paradis que Jésus offre au monde à travers son sang, son corps, son immense sacrifice.

Pourquoi est-il un symbole si important pour les catholiques ?

Nous avons déjà répondu à cette question dans l’introduction et le fait de nous attarder sur les derniers mots de Jésus souligne encore plus la signification profonde qu’amène le crucifix à être un des symboles les plus importants et les plus précieux des chrétiens. Dans la figure de Jésus en croix il y a tout l’immense amour de Dieu pour l’humanité et le souvenir de l’espoir de la Résurrection.

Les représentations de Jésus en croix

Les premiers chrétiens représentaient Christ crucifié. Afin de fuir les persécutions, ils devaient utiliser des symboles qui rappelaient la figure d’une croix sur laquelle était assis un homme, comme les lettres grecques tau (T) et rho (P), ou bien des symboles tirés de la mythologie ou d’autres religions, comme le dauphin et le trident.

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Suite à la reconnaissance de la religion chrétienne, par contre, les représentations de Christ crucifié commencèrent à se diffuser tout de suite. Certaines, très anciennes, sont arrivées jusqu’à nous, comme la gemme de jaspe probablement d’origine syrienne, remontant au II siècle apr. J.-C., gravée avec la figure d’un homme nu avec les bras liés à la poutre traversière d’une croix, ou la boîte en ivoire conservée au British Museum de Londres qui remonte au 420-430 apr. J.-C. et représente la crucifixion, pour n’en citer que quelques-uns.

L’évolution des formes d’art, ainsi que de l’église, avec ses vicissitudes, amènent à une distinction de l’iconographie du crucifix qui continua de changer au cours du temps. Encore aujourd’hui, toutefois, l’image de Christ en croix fait l’objet de représentations picturales et artistiques de toutes les sortes, des icônes russes et grecques, typiques de l’Église orientale, aux statues et bas-reliefs, aux custodes à hosties. Et, bien évidemment, crucifix et pendentifs de toute taille et matière, à porter ou à exposer dans sa maison, afin d’avoir toujours sur soi ou devant les yeux le symbole du sacrifice d’amour de notre Seigneur.

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La transfiguration de Jésus-Christ

La transfiguration de Jésus-Christ

Le 6 août on célèbre la Transfiguration de Jésus, quarante jours avant l’Exaltation de la Sainte-Croix, commémoration de la Crucifixion. Qu’est-ce que Transfiguration signifie ? Qu’est-ce qu’on fête ?

Avant d’expliquer ce que la Transfiguration de Jésus est, essayons de comprendre ce que le mot « transfiguration » signifie en général. Le vocabulaire dit : transfiguration nom féminin (latin transfiguratio) – Changement d’une figure, d’une forme, d’un aspect en un autre.

Il s’agirait donc d’une sorte de transformation, qui change l’aspect de quelque chose, ou de quelqu’un, jusqu’à le rendre différent par rapport à comment il apparaissait précédemment.

Dans le cas présent, la transfiguration de Jésus fêtée par l’Église le 6 août concerne une transformation miraculeuse de Jésus, sous les yeux de trois de ses disciples : Pierre, Jacques et Jean.

Cet épisode est cité dans trois des quatre Évangiles synoptiques : Matthieu 17, 1-8 ; Marc 9, 2-8 ; Luc 9, 28-36. En résumé, Jésus, Pierre, Jacques et Jean s’étaient mis à l’écart des autres disciples et avaient grimpé sur une haute montagne pour prier. Tout d’un coup, pendant la prière, Jésus avait changé son aspect. Son visage et son corps avaient commencé à briller et ses vêtements étaient devenus d’un blanc éblouissant.

Tout de suite après, deux hommes mystérieux, qui se révèlent être Moïse et Élie, apparaissent au même endroit et commence à parler avec Jésus. Pierre s’offre d’ériger trois cabanes pour Jésus et les deux Prophètes, mais une voix jaillit d’un nuage lumineux et ordonne aux disciples d’écouter Jésus, son Fils élu et bien-aimé. Les trois disciples à ce moment-là sont pris par la panique et, quand ils s’en remettent, les prophètes et le nuage ont disparu et ils sont restés seuls sur la montagne avec Jésus.

Le récit de la Transfiguration de Christ est riche en images prophétiques et messianiques, qui ont fait en sorte que pendant longtemps les experts ont débattu son effective véracité historique. Il s’agit en effet d’une des rares occasions où Jésus se manifeste dans sa nature divine, en se présentant à ses compagnons en tant que Fils de Dieu. Il y en avait eu  précédemment, en particulier le Baptême de Jésus, quand, après que Jean-Baptiste l’ait baptisé, le ciel se soit ouvert et le Saint Esprit soit descendu comme une colombe en annonçant l’identité de Christ : « Au moment où il sortait de l’eau, il vit les cieux s’ouvrir, et l’Esprit descendre sur lui comme une colombe. Et une voix fit entendre des cieux ces paroles: Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection » (Marc 1,10-11).

Ensuite c’est Jésus en personne qui confirme son identité en tant que Fils de Dieu quand, la veille de la Passion, en se retirant dans le jardin de Gethsémani, prie en appelant Dieu Père : « Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » (Matthieu 26,42).

Le thème de la transformation, de la splendeur éblouissante qui investit qui est proche de Dieu revient dans des nombreux passages des Saintes Écritures, en particulier en relation avec l’Apocalypse, quand tout le monde sera jugé et que ceux qui le mériteront seront sauvés.
« Ceux qui auront été intelligents brilleront comme la splendeur du ciel, et ceux qui auront enseigné la justice, à la multitude brilleront comme les étoiles, à toujours et à perpétuité » (Daniel 12,3).
« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit » (Saint Paul dans les Corinthiens 3,18).
Naturellement, la splendeur qui jaillit de Jésus est également une anticipation de sa Résurrection et de la gloire céleste, tout comme la candeur de ses vêtements.

D’autres éléments du récit de la Transfiguration du Seigneur aussi nous font comprendre sa puissance évocatrice et symbolique.

Moïse et Élie représentent la volonté de se référer à la tradition juive et aux prophéties sur la venue du Messie contenues dans l’Ancien Testament. Toujours liées à l’ancienne tradition, il y a les trois cabanes que Pierre offre de construire, qui renvoient au campement des juifs au mont Sinaï, quand Moïse reçut les Tables de la loi, et qui étaient rappelées par le peuple juif avec la Fête des Cabanes, et ainsi de suite.

Le nuage resplendissant duquel émerge la voix de Dieu est un élément récurent dans les théophanies, i.e. les apparitions du divin parmi les hommes.

Il y a des différences importantes parmi les trois Évangiles qui racontent cet épisode, liées à la différence de vision théologique des trois auteurs. Ces divergences aussi contribuent à souligner la dimension messianique et symbolique de la Transfiguration.

Le mont où la transfiguration eut lieu

Ils existent différentes conjectures concernant ce que fut le mont de la Transfiguration, sur lequel grimpèrent Jésus et ses disciples ce jour-là. Il est probable qu’il s’agisse d’un mont symbolique et non pas réel, comme d’autres lieux similaires, comme par exemple celui cité dans le Discours de la Montagne (Matt 5,1).

Certaines traditions l’identifient par contre avec le mont Thabor, un col arrondi et isolé qui surgit dans la pleine d’Esdrelon. Ici les byzantins firent construire trois églises et, ensuite, les moines bénédictins et franciscains s’y succédèrent, en construisant d’autres lieux de culte. En 1924, on y inaugura la basilique à trois nefs, conçue par l’architecte italien Antonio Barluzzi.

Le mont Hermon aussi, au nord de Césarée de Philippe, pas loin des sources du Jourdain, a été considéré par beaucoup comme un possible décor pour la Transfiguration.

L’interprétation de Saint Augustin

Saint Augustin fournit une explication personnelle et fascinante de la Transfiguration de Jésus dans le Discours 78, en décrivant comment les vêtements candides de Jésus sont un symbole de l’Église et sa splendeur un présage de Salut. Dans la Transfiguration, Il se présente comme la lumière qui éclaire chaque homme venu au monde, en resplendissant d’une lueur semblable à celle du soleil, mais qui peut être perçue avec les yeux de l’âme et du cœur. Ses vêtements si blancs sont son Église, car qui sert l’Église peut voir ses péchés lavés et apparaitra toujours d’une splendeur immaculée.

Augustin parle également de Pierre, de son incapacité d’affronter la vision de Jésus transfiguré si ce n’est en proposant de construire un logement pour lui et pour les deux prophètes. En réalité, l’envie de Pierre de faire plaisir à Jésus nait du fait que lui non plus ne voudrait jamais partir du mont, où il peut jouir de la splendeur de Christ sans devoir s’inquiéter des autres. Mais Pierre, limité par sa vision humaine, ne se rend pas compte qu’où lui aimerait construire trois tentes, une seule suffirait amplement, car : « Le Christ est la parole de Dieu, la Parole de Dieu dans la loi, la Parole de Dieu dans les prophètes. Pourquoi, Pierre, chercher à la diviser? Cherche plutôt à t’unir à elle ». Pierre devra comprendre qu’il ne pourra pas jouir de la présence lumineuse de Christ sinon après la mort et que, pour cela, il devra dédier sa vie à la charité et à l’amour, afin de mériter de pouvoir rester encore avec Lui dans la lumière.

La voix qui sort du nuage met Jésus dans une condition plus élevée par rapport aux prophètes, puisqu’eux n’avaient qu’écrit les lois et parlé de Sa venue, mais maintenant Il est présent, réel, le Fils, la source de tout Salut. Moïse a parlé avec Dieu, dans le buisson ardent, et de Lui a reçu la Loi. Élie a proclamé la venue du Messie avec une telle ardeur qu’il a mérité de monter au ciel sur un char en feu. Mais Jésus est la Loi, est le Messie, et sa grandeur et sa splendeur sont inaccessibles.

Quand la célébrons-nous et pourquoi ?

Comme nous l’avons déjà mentionné, le choix de fêter la Transfiguration le 6 août dérive du fait qu’elle aurait dû avoir lieu quarante jours avant la crucifixion de Jésus, qui était célébrée par l’Église orientale le 14 septembre avec l’Exaltation de la Sainte-Croix. En Occident, on commença à fêter la Transfiguration à partir du IX siècle.

La Transfiguration expliquée aux enfants

Comment peut-on expliquer un événement important d’une portée symbolique incommensurable à un enfant ? Cela n’est pas facile, mais possible. En souhaitant adapter le récit de la Transfiguration pour les enfants, nous pourrions dire que Jésus, Pierre, Jacques et Jean allèrent un jour au sommet d’un mont pour prier ensemble. À un moment donné, Jésus s’illumina entièrement et commença à briller comme le soleil, ses vêtements étaient blancs comme la neige. Ses amis virent son visage changer et, en plus du visage humain, ils aperçurent le visage divin et surent être face au Fils de Dieu.

Non seulement. Après que Jésus ait commencé à briller comme une étoile, sur le mont apparurent également Moïse et Élie, deux personnages très importants pour les chrétiens, puisque Moïse fut celui qui sauva les juifs en les conduisant hors de l’Égypte et reçut de Dieu en personne les tables avec les Dix Commandements, tandis qu’Élie proclama la venue de Jésus avec toute sa force. Ces deux grands hommes commencèrent à discuter avec Jésus sous les yeux de plus en plus interdits des disciples.

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Les Dix Commandements, ou le Décalogue, comme ils sont autrement définis, sont les règles imprimées sur les Tables de la Loi que, selon la tradition biblique, Moïse reçut directement de Dieu sur le Mont Sinaï.

Et ce n’est pas encore fini. D’un nuage resplendissant dans le ciel, sortit la voix de Dieu en disant : « Celui-ci est mon Fils, celui que j’ai choisi, écoutez-le ».
À ce moment-là, Pierre, Jacques et Jean furent dépassés par l’émotion et tombèrent à terre, mais Jésus accourut tout de suite pour les tranquilliser et leur dire que tout allait bien. Car ils étaient ses amis et qu’il prenait soin d’eux, comme il se doit.

Qu’est-ce que ce passage de l’Évangile veut dire ? Il nous apprend que chacun de nous, à chaque instant, peut être comme Jésus, faire voir la lumière qu’il a en soit, montrer aux autres combien l’amour de Dieu nous fait briller et luire. Car nous aussi, comme Jésus, sommes fils de Dieu et, si nous suivons son exemple, si comme lui nous sommes gentils et attentionnés avec nos amis, si nous aimons avec toute notre personne nos êtres chers et les personnes qui nous entourent, nous pouvons nous transfigurer et briller comme des étoiles ! Voilà le secret de la transfiguration : laisser les autres apercevoir un peu de la lumière qui brille en nous.

Représentations de la transfiguration de Jésus

La Transfiguration est moins récurente par rapport à d’autres sujets dans l’iconographie sacrée, mais elle n’a pas manqué d’inspirer des nombreux grands artistes. On retrouve des représentation de cet événement miraculeux dans l’art oriental comme dans l’occidental. Des nombreuses et merveilleuses icônes byzantines ont pour thème la Transfiguration, ainsi que de magnifiques mosaïques, comme par exemple celui du Monastère de Sainte Catherine sur le Mont Sinaï ou celle de la Chapelle Palatine de Palerme, ou encore la Transfiguration allégorique dans la mosaïque de l’abside de Saint-Apollinaire in Classe à Ravenne. Des grands peintres italiens comme Fra Angelico, Raphaël, le Pérugin, Bellini et Titien, nous ont laissé des fresques et des tableaux sur la transfiguration de Jésus.
Plus récemment, l’artiste Marko Ivan Rupnik a réalisé une mosaïque imposante pour l’église des Saints Jacques et Jean à Milan.

Rite ambrosien et rite romain : quels sont les différences ?

Rite ambrosien et rite romain : quels sont les différences ?

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Les plus belles crèches d’Italie

Les plus belles crèches d’Italie

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Crèche dans le monde : quelques traditions que vous ne connaissez pas

Crèche dans le monde : quelques traditions que vous ne connaissez pas

La magie de la crèche revient nous fasciner chaque année. Tradition et innovations surprenants, coutumes qui puisent leurs origines dans la nuit des temps et des véritables bizarreries. Découvrons ensemble la crèche dans le monde et ses curiosités.

La crèche dans le monde est une tradition ancienne et précieuse, qui chaque année se renouvelle pendant la période de Noël. Il s’agit de la représentation de la Nativité de Notre Seigneur, et cette coutume a débuté précisément dans notre pays, en Italie, à l’époque du Moyen Âge. Bien que les personnages principaux et indispensables pour la mettre en place soient la Sainte Vierge, Saint Joseph, le bœuf et l’âne, outre, bien évidemment, l’Enfant Jésus, qui est déposé dans la mangeoire la nuit de Noël, et les Rois Mages qui arrivent le jour de l’Épiphanie, dès ses origines, la crèche s’est enrichie de nombreux autres personnages.
En particulier les bergers, avec leurs moutons, appelés par l’ange et arrivés pour adorer le Saint Enfant, et ensuite les paysans, qui amenaient leurs humbles présents. Au fil des siècles et avec l’évolution de traditions de crèche de plus en plus complexes, la crèche est devenue une reconstruction plastique de plus en plus riche et soignée.
Il suffit de penser à la somptueuse crèche napolitaine, née autour de 1700, qui vante un nombre impressionnant de personnages désormais codifiés, dont chacun revête un valeur symbolique fort précise. Mais en réalité toutes les traditions locales se sont différenciées au cours du temps. Aujourd’hui la coutume de la crèche n’est pas répandue que dans notre pays, mais à travers tout le monde catholique.
Et c’est en effet au niveau des détails qui se différencient les différentes traditions en Italie et la crèche dans le monde sur laquelle nous souhaiterions nous attarder.

La crèche napolitaine

Nous avons déjà mentionné l’importance de la crèche napolitaine dans l’affirmation de cette tradition.
Il ne s’agit pas d’une reconstruction historique de la naissance de Jésus. En effet, le décor utilisé n’est pas la Palestine de l’année 0, mais la ville de Naples du XVIII siècle, avec des cadres de vie citadine ou, en alternative, un paysage de montagne, qui évoque un village, mais toujours avec des personnages en habits du XVIII. Si au début la crèche napolitaine était une prérogative des familles nobles, il est pourtant vrai que dès ses origines cette tradition puisa ses modèles logistiques et surtout humains des gens du peuple.
Pour cette raison, la crèche napolitaine, o’ Presebbio, unit spiritualité et réalisme, sacré et profane, en mettant en scène des personnages humbles, pauvres, voire même déformés, dans un théâtre où la composante humaine émerge et, par moment, prévaut sur la composante religieuse. La crèche napolitaine est composée par deux blocs distincts, le Mystère et le Déviateur. Le premier est représenté par la cabane, ou l’étable, ou encore la grotte où nait Jésus, et les personnages qui le peuplent sont la Sainte Famille, le bœuf, l’âne, les anges.
Le Déviateur, par contre, est un monde vaste où évoluent bergers et paysans, vendeurs et gitans, poissonniers et joueurs invétérés. Il y a des tavernes, des étals de marché, des magasins, des animaux, des charrettes, souvent même des aperçus de maisons, cuisines, pièces, qui révèlent les détails de la vie menue. La crèche napolitaine se caractérise également par certains personnages devenus canoniques, chacun desquels incarne un symbole bien précis :

  • Benino, le berger qui rêve la Crèche ;
  • Le pêcheur, qui pêche les âmes ;
  • Le vendeur de vin, qui symbolise l’Eucharistie ;
  • Cicci Bacco, dérivation païenne du dieu du vin et de l’ébriété ;
  • Zi’ Vicienzo et zi’ Pascale, i.e. le Carnaval et la Mort ;
  • La tsigane, qui prévoit le futur et avec lui la passion de Jésus ;

pour n’en citer que quelques-uns.

Crèche napolitaine
Les vendeurs de nourriture aussi, au nombre de douze, symbolisent les mois de l’année : le boucher représente Janvier, le vendeur de fromage Février, celui des poulets Mars, et ainsi de suite.

Mais encore, les lieux de la crèche napolitaine ont une forte valeur symbolique : la rivière représente le temps qui passe et la barrière entre la vie et la mort, la taverne le péché, le puits la communication entre haut et bas, ciel et terre.

La crèche piémontaise

Un des protagonistes de la crèche piémontaise est Gelindo, un berger bourru et un peu maladroit, mais bon et généreux au point de céder sa cabane à Joseph et Maire pour qu’ils puissent y trouver refuge. Il s’agit d’un masque, protagoniste également d’un ancien texte théâtral, premier témoin du miracle de la Nativité et symbole de comment Jésus, dès sa naissance, ait préféré se révéler aux hommes simples et humbles. Gelindo est habituellement représenté avec les habits typiques de Montferrat, en train de jouer de la cornemuse ou de porter un mouton sur ses épaules. Parfois, à ses côtés, nous retrouvons également sa femme Alinda, sa fille Aurelia et son serviteur Maffeo.

La crèche sicilienne

Dans la crèche sicilienne aussi il y a des personnages caractéristiques. Rappelons-nous que la tradition de la crèche est très appréciée et répandue en Sicile.
La première crèche documentée remonte au 1494, à Termini Imerese, mais pendant longtemps la réalisation des représentations de la Nativité continuèrent d’être une prérogative des lieux de culte, d’abord, et des familles nobles ensuite, qui aimaient enrichir leurs maisons avec des petits autels privés. Cette « mode » venait de Naples, tout comme plusieurs des influences de la crèche sicilienne sont évidemment dérivées de la crèche parthénopéenne.
Les décors reproduits dans les anciennes crèches siciliennes étaient des ruines classiques et des paysages bucoliques.
Trapani devint la capitale de l’art de la crèche sicilienne, mais Caltagirone accueillit également beaucoup de maîtres artisans prestigieux à partir de 1700.
Deux personnages typiques de la crèche sicilienne sont Sbaundatu, ou scantatu ra stidda, et Zu Innaru (Oncle Janvier ou Gennaietto).
Le premier est le berger qui regarde bouche bée la Comète, empli de stupeur et merveille, et qui parfois l’indique du doigt ; le deuxième est un vieux berger transi de froid, assis devant un feu, avec lequel il se réchauffe et qui offre à Joseph et à Marie d’y faire réchauffer le petit Jésus. Un autre personnage recourant est Susi Pasturi, le berger endormi (susirisi en sicilien signifie se réveiller).

La crèche flottante de Cesenatico

Cesenatico vante une crèche très particulière, non pas pour la présence de personnages uniques, quand plutôt pour le fait d’être entièrement réalisée sur les bateaux de pêche historiques amarrées dans le port-canal. Toutes les statues de cette crèche unique en son genre sont réalisées grandeur nature par des artistes locaux et représentent une communauté de pêcheurs qui assistent à la naissance miraculeuse de Jésus.

crèche à cesenatico

La crèche catalane

Crèche catalane
Figurine de la Nativité catalane « Caganer »

En sortant d’Italie et en partant à la découverte de la crèche dans le monde, nous apprenons que dans la crèche catalane il y a une statue un peu insolite.
Il s’agit d’un petit bonhomme habillé avec les vêtements folkloriques catalans et un béret sur la tête, qui, son pantalon baissé, est en train d’accomplir ses fonctions corporelles. Mais qu’est-ce qui amène les amants de la crèche catalans à placer un personnage pareil dans la reconstruction de la Nativité ? Voire même, en plein milieu, car s’il est vrai que souvent il est placé dans un coin, il est tout aussi souvent mis bien en vue ! Ce personnage s’appelle Caganer. Il s’agit d’un berger en train de déféquer, et pour les catalans il est symbole de chance, joie et prospérité. Malheur à qui ne le met pas dans sa crèche ! Cela portera malheur pour toute l’année à venir.

La crèche dans l’Amérique du Sud

À propos de présences insolites dans les crèches du monde, au Pérou aussi il y a des personnages, si on peut les appeler ainsi, qu’il n’est pas possible de trouver dans aucun autre pays du monde. Par exemple, à la place du bœuf et de l’âne traditionnels, dans la cabane de la Sainte Famille, il y a un mouton et un lama ! Oui oui, le laineux animal typique des Andes réchauffe l’Enfant Jésus à la place d’un âne plus canonique. Il est aussi vrai que les crèches péruviennes sont très belles et bariolées grâce aux personnages habillés avec les très colorés vêtements traditionnels. Très souvent la crèche est installée à l’intérieur d’une citrouille évidée, taillée et peinte avec les couleurs de la Noël, d’autres fois dans des petits canoës. En alternative, les crèches sont placées en plein air et décorées de plantes grasses. Souvent les crèches sud-américaines unissent des suggestions catholiques avec des réminiscences païennes et folkloriques.
creche PeruAu Brésil, la crèche fut introduites par les conquistadores, et était initialement construite selon le style espagnol ou portugais, mais bientôt elle s’enrichit de contaminations indigènes et se peupla de personnages mythologiques, comme le génie malin ou la mule sans tête. En Équateur et en Bolivie, les crèches sont installées sur plusieurs étages et ici aussi la chrétienté et le paganisme se mélangent dans une vision qui montre à la fois la Nativité et des éléments des cultes païens locaux.
Au Paraguay ne pas faire la crèche dans sa maison porte malheur, donc tout le monde en fait une : on dépose des grains de riz sur une table humide et, quand le riz germe, on crée un paysage avec cailloux, animaux de ouate, éclats de verre coloré. Tout autour, on place des pastèques, des melons, des fleurs de coco et d’ananas.
Au Mexique, les santons sont blancs et dorés, richement décorés avec des couvre-chefs traditionnels, des fleurs et des épingles qui représentent les épines des péchés.

La crèche polonaise

La crèche polonaise ou szopka est très différente de celle que nous connaissons et représente une tradition très importante pour le pays. Les polonais ne reconstruisent pas la Nativité en la plaçant dans un décor naturaliste, mais réalisent des complexes architectures en papier d’aluminium très coloré. Habituellement, le centre de la crèche est la cathédrale, mais ils peuvent y avoir également d’autres nombreux bâtiments à la structure compliquée et qui parfois atteignent même plusieurs mètres de hauteur.
La réalisation de ces crèches est une passion pour beaucoup de polonais, et implique souvent tous les membres de la famille avec des techniques qui se transmettent de génération en génération.

Crèche polonaise

La crèche provençale

crèche provence
Exemple typique de Santos

La crèche provençale ne respecte surement pas le décor canonique que nous pourrions nous attendre pour la Nativité. Comme dans la crèche napolitaine ou sicilienne, elle imite en effet les paysages et les formes architecturales typiques du territoire. En outre, il y a un soin particulier dans la réalisation des santons.

Le Syndicat National des Santonniers, avec son siège à Marseille est un organisme de représentation qui recueille et préserve les fabricants de santons pour crèche provençaux, les santonniers.
Les santons sont façonnés en argile et ne représentent pas uniquement les personnages typiques de la crèche, mais aussi les figures typiques du folklore provençal, comme les gitans, les joueurs de cornemuse et ainsi de suite. Entre la fin novembre et l’Épiphanie, dans différentes villes de la Provence, se déroulent des foires dédiées aux santons. Marseille accueille la plus ancienne et spectaculaire de ces foires. Les santons ont pris pied en France durant la Révolution, quand les lieux de culte étaient fermés et restait uniquement sa propre maison pour manifester la dévotion de la famille.

La crèche africaine

Les premiers missionnaires qui évangélisèrent l’Afrique essayèrent d’introduire, parmi les autres formes de dévotion, la crèche. Mais il n’était pas simple de convaincre les indigènes que ces figures en plâtre, toutes blanches, représentaient Jésus et la Sainte Famille.  
Par la suite, quand en Afrique aussi on commença à produire des crèches, les figurines étaient souvent façonnées dans la glaise, sculptées dans l’ébène ou coulées en bronze, tandis que Jésus était fait d’ivoire, de manière à ressortir le plus possible. Naturellement, l’aspect des santons aussi se refaisait aux hommes et aux coutumes locaux. Les Rois Mages étaient réalisés à l’image des éminences locales, comme les chefs de village et les bergers portaient des instruments musicaux et des ustensiles locaux. Les animaux typiques de la crèche européenne étaient remplacés par ceux présents dans la savane.

La crèche en Asie

En Asie aussi les représentations des crèches furents introduites par les missionnaires, avec plus ou moins de succès. Les matériaux et même les caractéristiques des personnages et des animaux dépendent des zones. Les premières crèches furent construites en bois et bambou, et les figurines avaient des traits orientaux.

 

 

 

 

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Comment choisir les santons pour votre crèche

Comment choisir les santons pour votre crèche

Choisir des santons pour crèche n’est pas quelque chose de banal. Il faut tenir compte de plusieurs facteurs, mais, surtout, il est nécessaire de suivre son inclinaison, et peut-être un peu son cœur aussi, pour créer la Crèche idéale pour nous et pour notre maison.

Les santons sont sûrement l’élément le plus représentatif de la Crèche. Ce sont eux qui attirent l’attention de qui la regarde, à exprimer en un clin d’œil quel type d’interprétation nous avons voulu donner à notre reproduction personnelle de la Nativité. Nous avons choisi des santons pour Crèche classiques ou modernes ? Nous nous sommes inspirés de la tradition de la Crèche napolitaine ou des crèches réalisées par Angela Tripi, ou à celles des célèbres familles de créateurs de crèches comme Landi ou Fontanini, ou bien aux modèles en bois du Val Gardena ? Ou peut-être, avons-nous préféré les lignes sobres et modernes des crèches en porcelaine de Francesco Pinton ? Notre Crèche parle de nous, de notre maison, de qui l’habite.

Comment choisir les santons pour notre crèche ?

Tout d’abord, il faut tenir compte des questions pratiques. Une des premières choses à prendre en considération est la place que nous avons à notre disposition pour la Crèche. Cela influencera le choix des dimensions des santons que nous pouvons nous permettre d’utiliser, mais aussi le choix du matériel dont ils devront être faits. Si nous avons des enfants en bas âge à la maison, par exemple, ou des chats très vivaces, mieux vaut ne pas se risquer à acheter des santons pour Crèche en porcelaine, céramique, polystyrène, verre, afin d’éviter tout accident qui pourrait inutilement ruiner nos Fêtes de Noël.

Un autre élément à prendre en considération est le mobilier, le style de notre maison. Il est vrai que la Crèche, par sa propre nature, a la faculté de dépasser toute question de goûts et de design, mais dans certains cas nous pourrions préférer choisir un style de Crèche qui mette en valeur le milieu qui l’accueille, en devenant un élément de valeur, presque un complément d’ameublement.

Pour finir, comme déjà mentionné, il y a notre sensibilité personnelle, notre goût, peut-être aussi l’amour pour une tradition de famille, que nous chérissons depuis toujours. Qui n’a pas, quelque part à la cave ou au grenier, une boîte avec des vieux santons d’une Crèche qui appartenait à ses grands-parents ou à ses arrière-grands-parents, des santons qui racontent une histoire faite de nombreux Noël passés, de personnes perdues avec le temps, mais vives dans la mémoire de qui les a connues et aimées ? En fin de compte, outre les choix de design, ceci devrait être le véritable esprit de la Crèche, le véritable esprit de Noël : évoquer un conte d’Amour, le plus beau et le plus important que notre monde ait jamais connu.

Voyons donc ensemble en fonction de quoi choisir les santons pour notre Crèche les plus adaptés à nos exigences.

Les dimensions des santons de crèche

Scène de la Nativité dans l'église
Si vous disposez de beaucoup d’espace, vous pouvez prendre en considération la possibilité de créer une Crèche comme celles que l’on voit parfois dans les églises

Comme déjà mentionné, il y a des santons pour Crèche de toutes les dimensions. Elles vont des mini-santons d’à peine 2 centimètres de hauteur aux statues des santons de Crèche de 40-60 centimètres, jusqu’aux statues pour Crèche grandeur nature de 170-200 centimètres, qui sont exposées dans les rues de certaines villes ou villages italiens pendant les fêtes, les « Rues de la Crèche ». Ce sera à nous de décider combien d’espace nous pouvons dédier à notre Crèche et, par conséquent, de quelle taille pourront être les santons que nous allons utiliser. Il existe des Crèches en miniatures vraiment très charmantes, pas nécessairement dédiées aux enfants, avec des petites figurines soignées dans le moindre détail et rendues encore plus spéciales par leurs dimensions réduites. Si par contre nous avons la chance de disposer d’un grand espace, même en plein air, devant la maison, sous un porche, sur un balcon, nous pouvons évaluer la possibilité de réaliser une grande Crèche, comme celles que l’on voit parfois dans les églises, avec des statues de dimensions importantes et un décor adéquat pour les accueillir.

En moyenne, les santons de crèche les plus répandus mesurent 12-15 centimètres, une taille facile à insérer dans n’importe quel contexte domestique. Il suffit d’un espace réduit pour accueillir la cabane avec la Sainte Famille, le bœuf, l’âne, peut-être même quelques bergers, et, une fois arrivés au jour de l’Épiphanie, les Rois Mages, mais, si nous disposons de plus de place, nous pouvons y ajouter d’autres personnages typiques, des artisans aux vendeurs de nourriture, aux pêcheurs et ensuite les animaux de basse-cour, ou les chameaux, si nous préférons réaliser une Crèche en style arabe.

Les Maisons pour crèche

Les maisons de crèche
Reconstruire le style historique et architectural de la crèche est fondamental : classique village ou bourg médiévale, baroque ou arabe…

Une fois déterminé l’emplacement idéal, il faudra tout d’abord créer le décor qui accueillera les santons de notre Crèche. À ce moment-là, nous allons devoir choisir si opter pour le classique village ou bourg médiévale, de la Renaissance, ou encore baroque, comme dans de nombreuses traditions de crèche italienne, ou plutôt nous tenir au décor historique de la naissance de Jésus, en reconstituant un décor arabe. Une fois décidé quel style historique et architectural suivre, nous pouvons s’en donner à cœur joie dans le choix de la cabane qui accueillera la Sainte Famille et qui pourra être une simple grotte, ou un petit bâtiment en bois, comme une grange, comme le veut la tradition. En même temps, nous allons pouvoir disposer les autres bâtiments, échoppes, maisons, pour ensuite enrichir le tout avec des accessoires pour crèche, comme des enclos, des puits, des portails ou des fontaines. Plus de détails nous ajoutons à notre Crèche, plus elle paraîtra belle et réaliste. Les cabanes et les autres bâtiments de la Crèche sont généralement réalisés de manière à rappeler les vrais matériaux de construction, comme le bois, la pierre, le tissu et la mousse. Dans de nombreuses crèches, ces matériaux sont vraiment utilisés, même si, plus souvent, dans les crèches plus économiques, on utilise du plastique, de la résine, du papier, du papier aluminium et d’autres matériaux synthétiques qui les imitent.

Un élément qui enrichit toujours beaucoup une Crèche est l’eau. Nous pouvons réaliser facilement des petits lacs, rivières et petits oasis avec du papier aluminium ou un miroir à représenter l’eau, mais, si nous sommes bricoleur, nous pouvons également faire couler une véritable rivière au milieu de notre Crèche, ou la rendre encore plus suggestive avec une cascade ou une fontaine, toutes avec de la véritable eau courante. Il suffira une pompe à eau pour Crèche et un peu de travail pour obtenir un décor vraiment spectaculaire.

Matériaux pour santons de crèche

Crèche d'Angela Tripi
La terra cuite est un des matériaux les plus utilisés par les artisans de crèche napolitains. Découvrez Angela Tripi sur Holyart. 

Venons-en au matériel avec lequel devront être faits nos santons de Crèche. Comme pour les dimensions, nous devrons tenir en compte différents facteurs, du type de Crèche que nous avons à l’esprit, à l’exposition des santons à tout éventuel « danger » (enfants en bas âge, animaux trop curieux). Si nous choisissons des santons réalisés avec un matériel très fragile, il faudra s’assurer qu’ils ne courent pas de risque de tomber et se casser. Voyons maintenant comment choisir le matériel le plus adapté à nos exigences.

Le plastique

La plupart des Crèches modernes dans le commerce sont constituées de santons en plastique. Léger et économique, le plastique ne présente pas de problèmes en cas de chute et peut être manier en toute sécurité même par des enfants. En outre, les techniques modernes d’impression permettent de réaliser des santons pour Crèche en plastique qui imitent et reproduisent les styles des crèches artisanales du passé. Cela offre la possibilité à tout le monde d’avoir à la maison une belle Crèche traditionnelle sans trop dépenser et sans tous les éventuels problèmes dérivés de santons en matériaux plus délicats et précieux.

La résine

La résine artificielle aussi est plus légère, résistante et économique par rapport aux autres matériaux utilisés dans le passé pour réaliser les santons pour Crèche, et est également moins toxiques par rapport à d’autres matériaux plus modernes. Les santons en résine et en fibre de verre, donc, sont parmi les plus répandus dans les Crèches domestiques. La résine ne s’abîme pas avec le temps, maintient toujours sa consistance et, en même temps, peut être travaillée de façon très détaillée afin de reproduire fidèlement les personnages qui doivent peupler la Crèche.

La terre cuite

Dans les premières Crèches, les santons étaient réalisés surtout en terre cuite et, encore aujourd’hui, ce type de matériel et de travail artisanal est répandu dans des nombreuses régions d’Italie, surtout dans le Sud et en particulier dans les Abruces, où les « figurini », les artisans qui se réfèrent à une tradition séculaire, réalisent à la main avec la terre cuite des santons pour Crèche traditionnels. À Naples aussi, patrie d’une des écoles de crèche les plus importantes et les plus anciennes d’Italie, on travaille surtout avec la terre cuite, qui donne vie chaque année, outre aux classiques santons de la tradition, à des personnages liés au monde moderne, au cinéma, à la politique, au sport, à la télévision, qui vont peupler, hôtes improbables, les Crèches parthénopéennes.

La céramique

À Caltagirone on réalise des santons pour Crèche en terre cuite et en céramique, un matériel fragile, mais très polyvalent, qui, avec le travail artisanal et les décorations aux couleurs acryliques, rend ces santons des véritables oeuvres d’art. Leur seul défaut est, justement, la fragilité.

D’autres matériaux

Il y a d’autres matériaux avec lesquels il est possible de réaliser les santons pour la Crèche, même s’ils sont moins répandus, comme le plâtre, très en vogue dans le passé. Même le bois a été utilisé dans le passé, et encore aujourd’hui dans le Val Gardena les habiles artisans sculptent des splendides Crèches dans ce matériel.

Crèche à bricoler soi-même

Facile à utiliser pour celui qui souhaite tenter la voie de la Crèche à bricoler soi-même, le polystyrène est léger et simple à modeler, mais aussi très friable et ses petites billes ont tendance à voler un peu partout. La pâte à modeler est une autre alternative valable pour la Crèche à réaliser à la maison, en y faisant même participer les enfants dans un jeu créatif. Elle est également facile à colorier et à enrichir de décorations et petites pierres.

Vêtements pour les santons

Abstraction faite du matériel, on trouve dans le commerce, outre les santons déjà habillés, des santons à habiller, pour donner libre cours à sa créativité et son adresse. Il pourrait être amusant et stimulant d’habiller les personnages de la Crèche à votre guise, en la rendant ainsi vraiment unique.

Santons en mouvement

Un discours à part pour les santons pour Crèche en mouvement. Il y a des techniques anciennes et nouvelles pour les réaliser, mais c’est toujours un spectacle de les voir en action.  Les figurines sont mues par des petits moteurs cachés sous la base de la Crèche ou des édifices qui la composent, et agissent grâce à un système de ressorts et de fils pour créer un effet vraiment surprenant.

Où acheter les santons pour Crèche

Désormais, en période de Fêtes, les santons pour Crèche se trouvent plus ou moins partout, dans les supermarchés, les centres commerciaux, même dans les kiosques à journaux, et sur internet. Grâce à ce dernier, il est possible d’acheter des santons de tous les genres, même précieuses et artisanales, sans devoir nécessairement aller visiter les lieux où ils sont produits. Cela reste quand même un plaisir, quand c’est possible, de se rendre dans les ateliers des artisans qui continuent à rendre grande cette tradition, ou de visiter les marchés de Noël, qui offrent un très vaste choix de santons de tous les genres.