Auteur/autrice : Redazione

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Hosties fourrées : la recette d’un dessert surprenant

Hosties fourrées : la recette d’un dessert surprenant

Hosties fourrées, un dessert à la saveur ancienne et irrésistible qui évoque une tradition millénaire. Découvrons les recettes plus gourmandes à réaliser à la maison.

Entendre parler d’hosties fourrées peut rendre perplexe dans un premier temps. Nous sommes habitués dès notre enfance à associer l’hostie uniquement à l’Eucharistie. L’hostie que nous sommes habitués à connaître est la petite gaufrette de pain sans levain que nous recevons par le prêtre au moment de la communion, ou la version plus grande que nous voyons dans ses mains pendant la bénédiction eucharistique. Une gaufrette réalisée uniquement avec farine de froment, comme établi par le Livre de l’Exode avant et confirmé ensuite par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, qui a établi que l’utilisation de farine différentes rendrait l’hostie « matière invalide pour l’Eucharistie ».

Selon l’Église catholique, lors de la célébration eucharistique, l’hostie qui est consacrée devient le Corps de Jésus.

Lhostie dans la célébration eucharistique

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L’hostie dans la célébration eucharistique
L’hostie est un pain sans levain qui symbolise le corps du Christ pendant la célébration de l’Eucharistie.

Cela advient en raison de la transsubstantiation, qui convertit la substance du pain en substance du Corps de Christ. Ce miracle advient en souvenir de la Cène, quand Jésus offrit sa personne à ses apôtres et leur donna l’autorité de répéter Son sacrifice dans le temps à venir : « Ensuite il prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Ceci est mon corps, qui est donné pour vous; faites ceci en mémoire de moi » (Luc 22-19).
L’hostie consacrée devient ainsi le Très Saint Sacrement, qui est conservé dans le Tabernacle une fois la messe terminée, où il reste l’objet de l’adoration des fidèles.

En revenant à l’utilisation des hosties non consacrées en dehors de la célébration eucharistique, leur utilisation en pâtisserie a des origines anciennes. Il suffit de penser que l’hostie est à la base de préparation de desserts caractéristiques de la tradition pâtissière italienne, comme le Panforte et le Torrone, i.e. le nougat.

Tout ce qu’il faut savoir sur les hosties

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Le terme « hostie » dérive du latin hostia, « victime sacrificielle », mot avec lequel on indiquait un sacrifice fait à une divinité.

Ce furent apparemment les sœurs d’un couvent de clarisses les premières à inventer la recette des hosties fourrées. La légende veut qu’un mélange d’amandes caramélisées avec miel et sucre tomba d’une étagère de la cuisine et que le sœurs aient essayé de le ramasser en utilisant des hosties non consacrées, en découvrant qu’ensemble ces ingrédients avait une saveur délicieuse. Cela arriva dans les cuisines du monastère de l’Église de la Très Sainte Trinité de Monte Sant’Angelo, en province de Foggia, mais bientôt ce dessert inattendu se répandit dans tous les monastères du pays et pas seulement.

Mais découvrons comment on prépare les hosties.

Comment faire les hosties

Aujourd’hui, les hosties peuvent être facilement achetées dans les boutiques en proximité d’églises et sanctuaires, mais également dans des entreprise ou des magasins qui vendent des produits pour cuisiner des pâtisseries. Elles sont faciles à trouver en pharmacie aussi, car elles sont utiles pour la prise de certains médicaments.

Et puis, naturellement, il y a les magasins en ligne, comme le nôtre, qui offrent des hosties de tout genre et diamètre, y comprises celles sans gluten pour cœliaques.

Mais en réalité préparer les hosties à la maison est vraiment très simple. Dans le commerce on vend également des moules pour hosties indispensable pour cette préparation.

Pour préparer les hosties, il faut :

  • un moule pour cuire les hosties
  • 1 l d’eau
  • 500 g de farine
  • Huile extra-vierge d’olive pour graisser le moule

Après avoir tamisé soigneusement la farine dans un grand récipient, versez-y l’eau petit à petit, tout en continuant à mélanger avec une cuillère en bois. Mélanger est important afin de prévenir la formation de grumeaux. Une fois mélangé le tout, vous obtiendrez une pâte liquide, lisse et un peu collante.

hostie

À présent, il faut graisser le moule avec l’huile d’olive et le chauffer sur feu vif jusqu’à ce qu’il devienne très chaud. Versez une cuillère de pâte dans le moule, étalez-la vite et refermez les deux plaques qui la composent. Laissez cuire pendant une minute et ensuite retournez le moule pour compléter la cuisson sur l’autre côté. Il faut un peu de prudence pour détacher l’hostie du moule sans la casser, mais avec la pratique vous trouverez l’astuce.

Au fur et à mesure que vous cuisez les hosties, disposez-les sur une feuille de papier absorbant, couvrez-les ensuite avec une deuxième feuille et placez un poids sur la pile afin de les empêcher de recourber et de maintenir une forme plate.

Les hosties ainsi cuisinées se conservent pendant plusieurs jours bien emballées dans un sachet en plastique.

Les ingrédients d’une hostie

Nous avons déjà mentionné l’importance des ingrédients des hosties destinées à la consécration. Elles doivent être préparées uniquement avec de l’eau et de la farine de froment, les mêmes ingrédients du pain sans levain, peine l’invalidation de l’hostie même comme matière pour l’Eucharistie.
Avec l’augmentation des cas de la maladie cœliaque et d’intolérance au gluten, une production d’hosties pour cœliaques a vu le jour : elles sont réalisées avec des farines au contenu minime de gluten, selon les normes établies par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi.

Les hosties présentes dans notre catalogue et toujours disponibles dans notre magasin en ligne sont confectionnées avec grand soin et dans l’absolu respect des règles canoniques de préparation.

Hosties fourrées

Hosties fourrées de Monte Sant’Angelo

Parmi les recettes de pâtisseries pour lesquelles les hosties sont utilisées nous avons déjà mentionné celle des hosties fourrées de Monte Sant’Angelo, « découvertes » par les sœurs clarisses du monastère situé dans le caractéristique village du Gargano.

« Les naturels de cette ville font un certain biscuit sucré, composé d’amandes et de miel, disposé entre deux hosties, de là hosties pleines ils les appellent, et avec un tel nom ils l’envoient comme don, et le vendent ».

Ainsi écrivait un chroniqueur napolitain déjà à la fin du XVIII siècle, en parlant des hosties fourrées de Monte Sant’Angelo. Amandes et miel, donc, pour réaliser la crème exquise et très énergétique qui constitue la farce de ces desserts irrésistibles. Les hosties utilisées pour les réaliser sont habituellement de forme ovale, de 10 cm de longueur environ et 5 cm de largeur.

Voici la recette pour farcir 10 hosties :

  • 300 g d’amandes grillées
  • 250 g de miel
  • 50 g de sucre

Placez une casserole sur le feu et versez-y les amandes, en mélangeant pendant quelques secondes. Ajoutez ensuite le miel et, pour finir, le sucre. Il est important de continuer à mélanger avec une cuillère en bois afin d’aider les ingrédients à se dissoudre et à se mélanger sans coller au fond de la casserole. Il faut compter environ 30 minutes de cuisson à feu doux. On obtiendra ainsi un caramel très dense, qu’il faudra retirer du feu et laisser reposer quelques minutes.
Quand il aura tiédi, étalez-le sur cinq hosties et utilisez-en cinq autre pour couvrir le caramel. Disposez ensuite les hosties farcies sous une planche en bois lestée avec des poids et laissez refroidir.
Les hosties fourrées de Monte Sant’Angelo se conservent longtemps si placées dans un récipient à fermeture hermétique.

Hosties fourrées d’Agnone

Agnone aussi, dans le Molise, a sa recette typique d’hosties farcies. Les hosties fourrées d’Agnone sont préparées surtout pendant les fêtes de Noël, mais pas seulement. Pour cette recette aussi il faut le moule pour cuir les hosties, le seul instrument capable de les rendre fines et croustillantes juste ce qu’il faut.

Voici la recette pour la farce des hosties fourrées d’Agnone :

  • 750 g de miel
  • 500 g de sucre
  • 500 g de chocolat noir
  • 100 g de cacao amer
  • 500 g d’amandes pelées
  • 700 g de cerneaux de noix
  • cannelle
  • une orange
  • un citron.

Dans cette préparation aussi il faut faire fondre le miel et le sucre pour en faire un caramel. Mieux vaut fondre d’abord le miel tout seul, au bain-marie, et quand il devient ambré y ajouter le sucre, ensuite le chocolat en petits morceaux et le cacao amer. Laissez bouillir quelques minutes, en faisant attention à ce que le mélange ne s’attache pas au fond de la casserole. Ensuite, incorporer les amandes et les noix hachées. La crème doit bien s’amalgamer et pour cela il faut continuer de mélanger à l’aide d’une cuillère en bois pendant au moins dix minutes. Une fois enlevée la casserole du feu, saupoudrez de cannelle et ajoutez les zestes des agrumes râpées. Tartinez avec cette farce bien riche la surface des hosties et couvrez-les ensuite avec d’autres hosties. Pour finir, placez les hosties préparées sous un poids pour leur donner la forme.

 

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La signification de la Mitre

La signification de la Mitre

Qu’est-ce que le bizarre couvre-chef porté par les évêques à différents moments de la Liturgie, la Mitre, signifie ? Découvrons l’origine et la signification la plus profonde de cet élément indispensable et précieux.

Il est arrivé à tout le monde de voir, au cours d’une célébration solennelle, un Évêque porter un étrange chapeau à la forme allongée, qui se termine par deux pointes. Pape François lui-même, dans les occasions liturgiques qu’il préside, ne porte pas son habituelle calotte blanche, mais il est côtoyé par deux cérémoniaires chargés de poser sur sa tête le curieux couvre-chef et de le retirer en fonction des différents moments de la célébration.

Il s’agit de la mitre.

Il apparait tout de suite évident que nous ne parlons pas d’un commun chapeau, surtout car la mitre, surtout la mitre papale, est brodée de fils d’or et enrichie de décorations élaborées, voire même de pierres précieuses.

Mais où est né cet étrange chapeau ?

Le mot mitre dérive du grec μίτρα, mítra, « bande », « bandeau pour la tête », « turban ». Il est probable que cet ornement dérive d’un bandeau en tissu utilisé dans l’ancienne Grèce par les guerriers, qui a évolué ensuite en un bandeau ornemental que les femmes portaient autour du front. Les experts affirment que même en époque préchrétienne il existait un couvre-chef sacerdotal d’où la mitre dériverait, probablement un modèle spécifique des prêtres dévoués à Mitre, justement, divinité persienne adorée également dans l’Empire romain.

La mitre est utilisée au sein de l’église catholique comme élément vestimentaire caractéristique du clergé depuis le V siècle. Dans un premier temps, elle était probablement un accessoire non-liturgique que le Pape portait durant les cortèges solennels. Ensuite, le Souverain Pontife adopta comme couvre-chef caractéristique la tiare, symbole de l’autorité pontificale, qui continuera à être utilisée jusqu’au pontificat de Paul VI (1963-1978).

Après le X siècle, les Évêques aussi commencèrent à porter la mitre selon les sources littéraires et iconographiques, mais il faudra attendre le XII siècle pour que ce couvre-chef connaisse sa forme actuelle.

La mitre est aujourd’hui la coiffe la plus importante et la plus solennelle de l’église catholique, puisqu’il représente la splendeur de la sainteté incarnée par l’Évêque, sa dignité et son autorité.

Quelle forme a la Mitre ?

La mitre que nous avons l’habitude de voir sur la tête des Évêques et du Pape présente une forme qui rappelle un peu celle d’un soufflet. Elle est en effet allongée et se termine par une double pointe.
Le couvre-chef est composé de deux morceaux de tissu rigide de forme triangulaire, partiellement unis sur les côtés, de manière à former deux pointes. Ces pointes, appelées titres ou cornes, ne sont pas des éléments fortuits : elles représentent en effet l’Ancien et le Nouveau Testament.

Dans l’antiquité, la mitre était plus semblable à un cône, ensuite à un bonnet attaché sous le menton et suffisamment écrasé au milieu pour former deux cornes. Les rubans servaient pour l’attacher sous le menton et ils dévinrent ensuite les deux longues bandes qui pendent à l’arrière de la mitre actuelle sur les épaules de la personne qui la porte, les fanons, tandis que les cornes connurent d’abord une forme arrondie, ensuite pointue et prirent donc le nom de cornes.

Les mitres étaient auparavant décorées de nombreux éléments précieux, tellement qu’elles finirent par faire partie du trésor liturgique de nombreuses églises. Certaines étaient tellement décorées de gemmes, de broderies dorées et argentées, voire même de plumes, qu’elles devenaient très lourdes  à porter !

Il existe trois différents types de mitres, codifiés au temps de Pape Grégoire X (1271) et différenciées selon leur utilisation et leurs éléments décoratifs :

  • Mitre auriphrygiate : utilisée surtout lors des processions, elle est réalisée en tissu laminé d’or ou en soie blanche tissée d’or. La doublure est en soie rouge, sans décorations, exception faite pour les perles ;
  • Mitre orfrayée : c’est la mitre réservée aux célébrations les plus solennelles, toujours en tissu laminé d’or ou argent, soie blanche et doublure en soie rouge, et enrichie de précieuses broderies et de pierres précieuses ;
  • Mitre simple : elle est utilisée en-dehors des célébrations, et en période de deuil et pénitence, et elle change en fonction si c’est le Pape à la porter (en tissu d’argent avec bords et fanons décorés avec frises dorées), les cardinaux (en soie blanche damassée avec fanons ornés de blanc) ou les évêques (en soie ou tissu blanc, avec franges rouges qui constituent les bords des fanons).

Celle-ci étant la seule différenciation de la mitre, qui, contrairement aux autres ornements liturgiques, ne change pas de couleur en fonction du calendrier liturgique.

En 2005, Pape Benoît XVI a voulu éliminer les symboles qui apparaissaient sur la tiare pontificale, le trirègne (il s’agissait de trois couronnes qui symbolisaient le triple pouvoir du Pape : Pouvoir des Clefs, Docteur suprême de l’Église, Vicaire de Christ) de l’héraldique ecclésiastique également.
Depuis lors, la mitre papale est caractérisée par trois bandes dorées horizontales, qui rappellent les trois couronnes de la tiare.

Quand la mitre est-elle portée ?

La mitre doit être portée à six moments différents de la Messe :

  • procession d’entrée ;
  • proclamation des lectures (pas l’Évangile) ;
  • homélie ;
  • administration du Sacrement ;
  • bénédiction finale ;
  • procession de congé.

Les Abbés aussi peuvent porter la mitre, par volonté de Pape Urbain II à l’époque du Troisième Concile de Melfi (1089). Au cours des siècles, cette utilisation fut octroyée aux presbytères titulaires d’églises importantes, aux prévôts, aux canoniques du Chapitre de certaines cathédrales et également aux abbesses de certains couvents et aux laïques méritants.

L’ordination épiscopale

Quand un Évêque est ordonné, on lui remet les attributs épiscopaux : la bague, la crosse et, justement, la mitre.
Cette dernière est, comme nous l’avons déjà mentionné, un symbole de dignité, autorité et sainteté.
La bague épiscopale symbolise par contre la loyauté de l’Évêque à son diocèse et à l’Église en général, tandis que la crosse renvoie à l’image de Jésus en tant que « bon Pasteur » et indique la fonction de soin du peuple chrétien de la part du nouvel Évêque.

Saint Grégoire : l’Illuminateur

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D’Ève à Marie : la figure de la Mère dans la Bible

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Le Rosaire de Saint Joseph : une arme puissante contre les tentations

Le Rosaire de Saint Joseph : une arme puissante contre les tentations

Le Rosaire de Saint Joseph est une arme puissante pour éloigner le démon et ses tentations. Il fut révélé par Jésus en personne lors d’une apparition. Découvrons d’où vient son pouvoir.

Saint Joseph, père putatif de Jésus, est un des saints les plus aimés parmi ceux vénérés par l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Et pourtant tout le monde ne sait pas qu’il existe un Rosaire de Saint Joseph, une des dernières pratiques dévotionnelles dédiées à ce saint si spécial.

En effet, déjà en 1536, existait une pratique appelée Pratique des Sept douleurs et joies de Saint Joseph, que le saint en personne aurait enseignée à deux pêcheurs qu’il avait miraculeusement sauvé d’un naufrage.

Ensuite, de nombreuses autres prières dédiées au saint furent publiées et répandues, comme les Litanies de Saint Joseph, le Cordon de Saint Joseph ou, plus récemment, au XIX siècle, le Chapelet de Saint Joseph et le Scapulaire de Saint Joseph.

Pie IX et Pie XI consacrèrent le mois de mars à Saint Joseph, dont on célèbre la fête le 19 mars. Mais en réalité tous les premiers mercredis de chaque mois seraient dédiés à lui et devraient être honorés avec des prières spéciales, qui garantissent grâces et protection.

Le Manteau sacré de Saint Joseph est également une forme dévotionnelle spéciale composée d’oraisons à réciter pendant trente jours consécutifs, comme trente furent les années que Jésus passa avec Saint Joseph, afin d’honorer ce dernier et de nous abriter sous le manteau de sa protection.

Mais que savons-nous de Saint Joseph ?
Pas grand-chose en réalité. Les Saintes Écritures parlent peu de lui, de sa vie avant la rencontre avec Marie, et même dans les Évangiles il apparait uniquement en tant que figure secondaire. En réalité, son rôle dans la venue de Jésus a été d’une importance cruciale.

Saint Joseph père

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Saint Joseph
Saint Joseph est un personnage très aimé par les chrétiens et vénéré avec une affection et une dévotion incomparables.

Sans son support, sans sa protection, la Vierge Marie aurait été seule pour affronter le fardeau que Dieu lui avait confié. C’est justement dans l’humanité et dans la modestie, dans la pleine confiance avec laquelle il a accueilli la volonté divine que réside la grande force de Saint Joseph.

Il s’en est remis à la volonté de Dieu sans discuter, sans rien prétendre en échange. Il a accueilli le rôle difficile qui avait été établi pour lui et l’a poursuivi avec soumission, mais également avec une dignité émouvante, surtout si nous l’imaginons comme étant un menuisier déjà âgé, sans culture, plus habitué au dur travail qu’aux dissertations religieuses.

Pour ses humbles origines, Saint Joseph est rappelé avec le titre de Travailleur, et il est justement Saint Patron des travailleurs, ainsi comme pour de nombreuses autres catégories d’artisans et d’ouvriers, outre que des pères de famille.

Mais comment nait la tradition du Rosaire de Saint Joseph ?

Le Rosaire de Saint Joseph

De 1994 à 1998, dans les petites villes d’Itapiranga et de Manaus, dans la région centrale du Brésil, une série d’apparitions ont eu lieu. Glauber de Souza Coutinho, un jeune étudiant de Sciences des Télécommunications, et sa mère Maria do Carmo reçurent plusieurs fois la visite de la Sainte Famille de Nazareth, i.e. de Marie, Joseph et de l’Enfant Jésus, outre que des Archanges Michel et Raphaël.

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Sans trop nous attarder sur ces apparitions surprenantes, l’aspect que nous souhaitons souligner dans ces événements est justement la présence de Saint Joseph, exceptionnelle pour ce genre d’événements. Le voyant raconta avoir vu le Saint qui tenait l’Enfant Jésus à bras et que de Saint Joseph en particulier émanait une grande et intense lumière. L’interprétation qui fut donnée à cette apparition était l’invitation à la dévotion aux Sacrés-Cœurs de la Sainte Famille et, en particulier, au Cœur Très Chaste de Saint Joseph, auquel les apparitions suivantes de Marie et Jésus semblaient également faire référence.

Lors d’autres apparitions les membres de la Sainte Famille parlèrent alternativement de la dévotion à Saint Joseph, mais aussi de la prière qu’il faut réciter, un Rosaire spécial, capable d’apporter de grandes grâces et de précieuses intercessions à ceux qui le récite avec un cœur repenti.

Saint Joseph en personne dit à Edson Glauber : « Dis à tes frères qu’ils prient le rosaire de mes sept douleurs et de mes sept joies, car je souhaite être leur intercesseur dans leur plus grandes difficultés. Si vous saviez combien de grâce Dieu me permet de vous donner, vous ne fermeriez pas vos cœurs et vous n’arrêteriez pas de prier ce rosaire si puissant ».

Et encore Jésus-Christ ajouta : « Le rosaire des sept douleurs et des sept joies de Saint Joseph devra être récité avec la prière Je vous salue Joseph, afin que vous puissiez bénéficier de son intercession, en invoquant son nom très saint et puissant qui fait trembler tout l’enfer met en fuite les démons ».

Dans une apparition de 1997, la Vierge parla de manière spécifique de la dévotion au Cœur Très Chaste de Saint Joseph, en rappelant l’importance du culte qui lui est dédié à honorer les premiers mercredis du mois. Encore aujourd’hui les jeunes de l’Association Reine du Rosaire et de la Paix d’Itapiranga se réunissent tous les premiers mercredis du mois afin de réciter le Rosaire de Saint Joseph.

Comment réciter la prière à Saint Joseph pendant le mois du Rosaire

Octobre, comme nous le savons tous, est le mois dédié au Rosaire, et parmi les différents rosaires en ligne disponibles pour accompagner la prière privée, vous trouverez également le Rosaire de Saint Joseph, connu également comme Rosaire des sept douleurs et des sept joies de Saint Joseph.

En effet, ce rosaire se compose de sept Mystères qui coïncident avec les sept douleurs et les sept joies que Saint Joseph vécut au cours de sa vie, parmi lesquels il y a par exemple la naissance de Jésus, la prophétie de Siméon, la fuite en Égypte et ainsi de suite. Le Rosaire de Saint Joseph peut être récité également au mois de mars, mois dédié au Saint, et, comme nous l’avons déjà vu à Itapiranga, il est prononcé tous les premiers mercredis du mois.

Pour commencer, on adresse une invocation à Dieu :

Ô mon Dieu, viens à mon secours !

Accours vite à mon aide, Seigneur ;

Ô Dieu mon Sauveur !

 Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.
Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.
Toujours loués soient les saints noms de Jésus, Joseph et Marie.

Ensuite, on prie Joseph avec la formule Je vous salue Joseph et la prière :

Je vous salue, Joseph,

Vous que la grâce divine a comblé.

Le sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux.

Vous êtes béni entre tous les hommes,

et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse, est béni.

Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu,

priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours,

et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

Suit le Gloire au Père et ensuite les Mystères. À chaque mystère, on récite un Notre Père, dix Je vous salue Joseph et un Gloire.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand par un sentiment de respect vous pensiez à vous éloigner de Marie, et au nom de votre joie quand l’ange vous dit de la garder pour votre épouse, daignez intercéder pour nous.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand vous cherchiez un asile dans les rues de Bethléem, et au nom de votre joie quand vous adorâtes Jésus nouveau-né dans la crèche, daignez intercéder pour nous.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand le Sang du divin Enfant coula pour la première fois et au nom de votre joie, quand vous lui donnâtes, de la part du ciel, le nom de Jésus, daignez intercéder pour nous.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand vous entendîtes annoncer que Jésus serait un signe de contradiction et que le Cœur de Marie serait percé d’un glaive de douleur, et au nom de votre joie, quand vous l’offriez à Dieu et que vous le vîtes accueilli dans le Temple comme Rédempteur d’Israël, daignez intercéder pour nous.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, au nom de votre douleur quand l’ange vous dit de fuir en Egypte parce qu’Hérode voulait faire mourir Jésus, et au nom de votre joie, quand vous l’arrachiez à ce péril en l’emportant dans vos bras, daignez intercéder pour nous.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, quand, au retour d’Egypte, vous étiez plein d’inquiétude pour Jésus, et au nom de votre joie, quand l’ange vous dit d’aller à Nazareth, daignez intercéder pour nous.

Saint Joseph, au nom de votre douleur, pendant les trois jours d’absence de Jésus, et au nom de votre joie, en le retrouvant dans le Temple, daignez intercéder pour nous.

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Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles

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Saint Antoine de Padoue fut, déjà parmi ses contemporains, maître de sagesse chrétienne et auteur d’œuvres immortelles. Chargé de l’enseignement de la théologie de Saint François d’Assise en personne, il est un des saints les plus aimés et vénérés par les catholiques.

Si nous lisons l’histoire de Saint Antoine de Padoue, nous nous rendons compte tout de suite qu’il existe certaines ressemblances entre lui et Saint François d’Assise, le saint qui aura un rôle si important dans l’expérience religieuse et de vie d’Antoine lui-même.

Né à Lisbonne en 1195, il était le fils aîné d’une famille noble. Son Père, Martin Alfonso de Bulhões était un chevalier du roi, qui pouvait se targuer d’une descendance de Godefroy de Bouillon en personne, légendaire commandant de la Première Croisade. Antoine fut baptisé avec le nom de Fernando et il est intéressant de noter comme, une fois prononcés ses vœux et changé de nom, il en choisit un qui conservait la même signification étymologique de son nom de baptême. En effet, Fernando signifie “audacieux, courageux dans la paix”, tandis qu’Antoine signifie “courageux, inestimable qui se bat pour la paix”.

Non pas que Fernando ait jamais été un homme de guerre, au contraire. Il fut vraisemblablement initié au métier des armes, comme tous les jeunes de sa classe sociale, et, tout comme eux, il put jouir des divertissements à la mode à son époque. Mais, dès son plus jeune âge, il démontra une nature différente, plus portée pour la contemplation et la prière, au point que, dès quinze ans d’âge, il voulut  faire partie des Chanoines réguliers de la Sainte Croix, appartenant à l’ordre augustinien, qui vivaient à l’Abbaye de Saint Vincent de Lisbonne.

Fernando ne resta pas longtemps augustinien. Il vécut pendant huit ans au monastère, en se dédiant surtout à l’étude dans la grande bibliothèque et en entreprenant les études théologiques.  Il ne voulut surtout pas se laisser mêler aux conflits internes de l’ordre, causés par la conduite controversée du prieur. Il faut tenir compte du fait que l’Europe où Fernando vivait était ravagée par de nombreux problèmes d’origine politique et religieuse. Des changements sociaux et culturels profonds, la naissance des Communes, le développement du commerce, la naissance de la bourgeoisie étaient en train de transformer l’organisation du monde. L’Église même vivait des mutations radicales et était chamboulée par un renouvellement profond qui amena à la construction des cathédrales gothiques, à la prolongation des croisades, aux hérésies, à une ingérence politique et séculaire de plus en plus marquée de la part des Papes, d’un côté, et à la naissance de nouvelles figures du clergé liées à une dimension plus contemplative et apostolique, des augustiniens aux dominicains et aux franciscains.

En 1219, Fernardo eut l’occasion de connaître l’histoire de cinq franciscains, trois prêtres et deux frères laïcs, envoyés par François d’Assise comme missionnaires au Maroc, afin de convertir les musulmans au christianisme. Ils passèrent également par Coimbra, où Fernando séjournait, et eurent une grande influence sur lui. En particulier, quand leurs corps décapités furent ramenés à Coimbra, le jeune prêtre décida d’abandonner l’ordre augustinien et d’entrer dans le franciscain, en septembre 1220. Ce fut à cette époque-là qu’il changea son nom de baptême de Fernando à Antoine, nom du moine à qui était dédié l’ermitage d’Olivais de Coimbra, demeure des franciscains portugais. Il s’unit lui aussi aux franciscains de l’ermitage, en demandant de pouvoir partir comme missionnaire en Afrique.

Sa mauvaise santé, mise davantage à rude épreuve par la fièvre tropicale, obligea Antoine à un retour prématuré. Mais, lorsqu’il naviguait vers l’Espagne, son bateau fut frappé par une tempête et naufragea sur les côtes de la Sicile orientale. Ici Antoine et Philippe de Castille, le confrère qui l’accompagnait dans son voyage, apprirent que François avait convoqué tous ses frères à l’occasion de la Pentecôte pour un Chapitre Général qui se serait tenu dans la vallée autour de Porziuncola.

Antoine et Philippe se mirent en route à pied pour remonter l’Italie et prendre part à cet évènement exceptionnel, qui rassembla plus de trois mille frères et dont on se souviendra comme le Chapitre des Nattes, à cause des cabanes de nattes construites comme abris pour l’occasion.
Antoine resta pour toute la durée du Chapitre, qui se prolongea du 30 mai au 8 juin 1221. En réalité, sa participation ne fut pas très active. Il ne prit pas part aux discussions concernant l’état de l’Ordre, la nouvelle Règle, les expéditions missionnaires. Il resta à l’écart, en observant, en méditant, mais à la fin frère Gratien, superviseur des frères franciscains en Romagne, le remarqua. Ce dernier, touché par son humilité et sa spiritualité, amena Antoine avec lui à l’ermitage de Montepaolo, près de Forlì. Ici Antoine vivra pendant un an avec six autres frères, dans la prière et la pénitence.

L’année suivante, l’évêque de Forlì était à la recherche d’un nouveau prêcheur. Antoine parla devant lui et tous les autres prêtres réunit et les enchanta avec son éloquence, sa sagesse et sa spiritualité. Il commença ainsi à prêcher à travers les villages et les villes de la Romagne. Dans un temps funeste de guerres civiles, vendettas entre familles et clans et d’hérésies, Antoine fut un porteur de paix, un défenseur de l’équilibre et du calme. Les seuls contre lesquels il s’indignait étaient ces nobles qui auraient dû veiller à la sécurité et au bien-être du peuple, mais qui, au contraire, les ignoraient et ne pensaient qu’à leurs propres intérêts. À cette catégorie humaine il donna l’appellatif de chiens muets et les apostropha avec dureté dans ses Sermons.

Antoine prit également position contre les hérétiques, fort de sa grande connaissance théologique et de la doctrine, les seules armes inattaquables contre les mouvements hérétiques qui faisaient des ravages partout dans l’Europe de l’époque. C’est justement en s’inspirant de sa lutte contre les hérésies qu’Antoine fit remarquer qu’il était absolument nécessaire de fonder la première école de théologie franciscaine en 1223 à Bologne.

Malgré sa timidité et sa tendance naturelle à rester à l’écart, Antoine arriva quand même à jouer un rôle important dans les transformations qui changèrent de manière profonde le mouvement franciscain pendant ces années-là. Sa ferme revendication sur l’importance de l’étude de la doctrine fut sûrement une des influences majeures. Mais ce n’est pas pour cela qu’Antoine cessa de prêcher, au contraire, il reçut l’ordre d’élargir sa zone à l’Émilie, la Marca Trevigiana, la Lombardie et la Ligurie. Il semblerait que ce fut pendant qu’il se trouvait à Rimini, dominée par une forte présence de cathares, que, non écouté par les gens, il décida de s’adresser aux poissons de la mer, lesquels accoururent autour de lui pour écouter ses paroles. Impossible devant un tel épisode de ne pas penser à Saint François et à son rapport spécial avec les animaux, à ses serments aux oiseaux.

À Bologne, siège d’une des universités théologiques plus importantes de l’époque, François en personne lui confia la tâche d’étudier et de promulguer la théologie. Fort de cette nouvelle expérience, Antoine se rendit ensuite en France afin d’y contraster l’hérésie des cathares et des albigeois. C’est ici qu’il reçut l’appellatif de marteau des hérétiques.

Peu après la mort de François, Antoine rentra en Italie et participa au nouveau Chapitre Général, organisé afin d’élire son successeur à la tête de l’ordre. On choisit Giovanni Parenti, qui appréciait et estimait Antoine et qui le désigna ministre provincial pour le Nord de l’Italie. En raison de cette importante fonction, Antoine se rendit dans de nombreuses villes du Nord de l’Italie et finit par choisir Padoue pour sa résidence. Ici, il se dédia à l’écriture des Sermons, une des œuvres théologiques les plus importantes du Catholicisme, qui lui ont valu le titre de Docteur de l’Église.

Il continua également son œuvre de prêcheur en rappelant à lui les foules de fidèles qui se rendaient à Padoue afin de le rencontrer et de l’entendre parler.

En tant que Ministre, Antoine continua de conduire une vie humble, faite de jeûne et de privations, de modestie, humilité et d’un profond sens de justice et de miséricorde.

Ainsi il en parla dans les Sermons : « La vie du prélat doit briller d’intime pureté, elle doit être pacifique avec ses sujets, que le supérieur se doit de réconcilier avec Dieu et entre eux ; modeste, i.e. de coutumes irréprochables ; emplie de bonté envers les nécessiteux. En effet, les biens dont il dispos, exception faite pour le nécessaire, appartiendront aux pauvres, et s’il ne les donne pas généreusement il est un voleur, et en tant que voleur sera-t-il jugé. Il doit gouverner sans duplicité, i.e. sans partialité, et se charger lui-même de la pénitence qui incomberait aux autres… Que les prélats embellissent leurs mots avec l’humilité de Christ, en comandant avec bénignité et fiabilité, avec prévoyance et compréhension. Puisque non pas dans le vent gaillard, non pas dans le soubresaut du tremblement de terre, non pas dans l’incendie est le Seigneur, mais dans le chuchotement d’une douce brise, là est le Seigneur ».

Antoine séjourna à Padoue pendant toute la durée de son mandat, en cultivant également l’amitié et des rapports précieux avec des religieux d’autres ordres. Quand en 1230 sa charge prit fin, il décida de s’installer dans cette même ville, où il mourut à à-peine trente-six ans dans l’hospice à côté du monastère des Clarisses dans le quartier d’Arcella. C’était le 13 juin 1231 et sa Canonisation eut lieu l’année suivante, le 30 mai 1232, par volonté de Pape Grégoire IX, qui l’avait connu et apprécié énormément.

Les miracles de Saint Antoine

Nous avons déjà mentionné le miracle des poissons, quand Antoine prêcha aux poissons de la mer, à Rimini, et ces derniers accoururent pour l’écouter. Un miracle qui fait tout de suite penser à Saint François d’Assise et, en particulier, au sermon aux oiseaux.

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Mais cela ne fut qu’un des miracles accomplis par Saint Antoine, connu non par hasard sous le nom de Saint aux Miracles, ou le Thaumaturge, celui qui accomplit des prodiges.

En voici quelques-uns.

Le miracle de la mule advint quand Antoine, mis en difficulté par un hérétique qui niait la présence de Jésus dans l’Eucharistie, il fut défié à démontrer le contraire. Pour le faire, l’hérétique enferma une mule trois jours à jeûne, pour la libérer ensuite devant un tas de fourrage d’un côté et à Antoine avec l’Hostie consacrée en main de l’autre. Bien qu’affamée, la mule ignora la nourriture et s’agenouilla devant le sacrement du corps de Christ.

À Ferrare eut lieu le miracle du nouveau-né qui parle. Exhorté par le Saint, l’enfant à peine né, suspecté d’être le fruit d’un adultère, reconnut son père légitime en parlant bien qu’il n’ait eu que quelques jours de vie.

Le miracle du pain des pauvres eut comme protagoniste le petit Thomas, un enfant que quelques mois noyé dans un baquet rempli d’eau lors qu’il était à la maison tout seul. La mère, désespérée, invoqua l’aide du Saint, en promettant en échange de donner aux pauvres le poids de son fils en pain. Il naquit ainsi la tradition du pondus pueri : les parents invoquaient la grâce de Saint Antoine pour protéger leurs enfants en échange de leur poids en pain à donner aux pauvres. Le petit Thomas revint à la vie.

Les sermons de Saint Antoine

Les Sermons (Sermones en latin médiéval, langue dans laquelle ils sont écrits) sont le résumé de l’expérience doctrinale et théologique de Saint Antoine. Avec eux le Saint prend en examen toutes les Écritures en examinant et en approfondissant, lecture après lecture, la liturgie de la messe dominicale et des jours de fête.

Nous pouvons en effet subdiviser les Sermons en :

  • Dominicaux
  • Festifs
  • Mariaux

Nous pouvons également les considérer en tant qu’instrument de formation pour les chrétiens en général et pour les prêcheurs en particulier, puisqu’ils fournissent une série de règles de vie et de bons coutumes, outre des conseils sur comment enseigner la doctrine de l’Évangile, valoriser les sacrements, en particulier l’Eucharistie, vivre dans la pénitence.

Antoine, écrivain raffiné et élégant, dispensa toute sa culture dans cette œuvre riche de citations non seulement des Saintes Écritures, mais également d’érudits classiques de sciences naturelles, tels qu’Aristote et Solinus.

Les 6 sermons dédiés à la Sainte Vierge Marie expriment une vision de la Vierge imprégnée de lumière, joie, vie. Pour Antoine, Marie était une présence réelle, vibrante, une figure à honorer chaque jour avec un culte empli d’amour et de confiance.

Amour et confiance, mais aussi foi et pitié, car Antoine est persuadé que Marie veille sur nous tous depuis le ciel et qu’elle soit disposée à prêter une oreille et un cœur attentifs à tous ceux qui invoquent son aide.

Les Sermons mariaux peuvent être divisés en trois groupes :

  • Marie et Dieu
  • Marie et nous
  • Marie vue en soi

Antoine s’attarda sur l’Annonciation de Marie, sur son Assomption au ciel, en reproposant des événements déjà connus avec une fraîcheur expressive et une profondeur spirituelle inégalables.

Prière à Saint Antoine de Padoue

Nombreuses sont les prières composées pour s’adresser à Saint Antoine. Après tout, la dévotion au Saint commença bien avant sa bien que rapide canonisation. Beaucoup se sont adressés à lui au cours des siècles, à la recherche d’aide et de conseil, de réconfort, comme à un frère aîné qui pouvait intercéder pour eux auprès de Dieu Père.

Pensons à la célèbre Treizaine à Saint Antoine, une des dévotions les plus connues qui est récitée pendant treize jours en préparation à sa fête, le 13 juin. Cette forme de dévotion nait de la croyance que Saint Antoine concède chaque jour à ses dévots treize grâces, outre, plus en général, à son intercession auprès de Jésus.

Rappelons également la prière Si quaeris (Si vous cherchez) composée par frère Giuliano da Spira deux ans après la mort du Saint et souvent récitée dans la Basilique de Saint Antoine à Padoue, mais pas seulement :

Vous cherchez des miracles ! Ecoutez :
Vaincue est la mort, détruite l’hérésie,
S’enfuient calamités, démons et épidémies,
Car, par saint Antoine, tous retrouvent la santé.

La mer s’apaise, les chaînes sont rompues ;
Jeunes gens et vieillards perclus
Retrouvent vigueur et objets perdus.

La misère cesse, le danger disparaît !
Vous qui avez reçu ses bienfaits
Dites-le de Padoue, sanctuaire de la Paix !
La mer s’apaise…

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
maintenant et toujours,
Dans les siècles des siècles.
Amen