Auteur/autrice : Redazione

Sainte Monique : Sainte Patronne des mères et exemple pour les femmes

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Saints Guérisseurs auxquels s’adresser contre les maladies

Saints Guérisseurs auxquels s’adresser contre les maladies

Depuis toujours, l’homme invoque Dieu demandant aide et réconfort en cas de maladies graves. Mais il y a six saints patrons appelés également saints guérisseurs pour certaines pathologies. Découvrons qui sont-ils.

Nous avons déjà dédié un article précédent aux saints patrons auxquels les fidèles s’adressent depuis toujours pour obtenir la grâce ou une quelque protection en cas de maladies plus ou moins graves. Pas uniquement pour réconforter l’âme, mais aussi le corps.

En particulier, nous nous étions attardés sur Saint Blaise de Sébaste, médecin et saint patron des oto-rhino-laryngologistes, à invoquer en cas de problèmes de gorge.

Mais nous avions également passé en revue rapidement les Saints Auxiliateurs, un groupe de quatorze Saints auxquels étaient associés les remèdes d’une série de maladie et de problèmes de santé divers, des maux de tête à la fièvre, de l’épilepsie à la peste, des maux de dents à la lèpre.

Pensons également à d’autres saints qui ne sont pas repris dans cette liste, comme Sainte Lucie, protectrice de la vue : lors de son martyre, on lui enleva les yeux et, pour cette raison, elle est souvent représentée avec une assiette en main et ses yeux déposés dessus.

Son prénom signifie Lumière et ce n’est surement pas un hasard.

Mais il y a également d’autres saints patrons – guérisseurs auxquels s’adresser contre les maladies.

En voici la liste.

Sainte Rita

Prenons Sainte Rita, la sainte des cas impossibles et désespérés.

Elle est invoquée dans des situations de danger, en particulier celles liées aux épidémies, car on raconte qu’elle soigna beaucoup d’hommes et de femmes affectés par des maladies terribles. Même après sa mort, on lui attribua des guérisons miraculeuses. C’est également pour cette raison qu’elle est surnommée la sainte des impossibles, car après la mort, comme pendant sa vie, elle resta à côté des plus nécessiteux, qui continuent à s’adresser à elle quand tout autre espoir échoue.

Saint Pérégrin

Parmi les saints patrons, Pérégrin Laziosi, ou Pérégrin de Forlì (Forlì, 1265 – 1er mai 1345), est considéré comme étant le saint protecteur contre les maladies chroniques et le cancer. Dans sa jeunesse, il avait été un fier anticlérical appartenant à une puissante famille de Gibelins. Quand en 1284 Pape Martin IV envoya en Romagne Philippe Benizi, le Prieur général de l’Ordre des Servites de Marie, afin qu’il lui serve de médiateur auprès des habitants de la zone, Pérégrin, qui à l’époque avait vingt ans, l’agressa verbalement et pas seulement. Mais le saint homme réagit en lui tendant l’autre joue, ce qui poussa le jeune à la conversion. Pérégrin joignit l’Ordre des Servites et quitta les plaisirs mondains pour embrasser une vie austère faite d’isolement et de prière.

Gravement malade, il reçut la grâce après une nuit de prière et, déjà de son vivant, il fut considéré comme le protecteur contre les maladies les plus graves. Déclaré bienheureux par Paul V en 1609, il fut canonisé par Benoît XIII en 1726. Aujourd’hui, il est considéré comme le saint protecteur des malades de tumeur, du SIDA et de toutes les autres maladies les plus graves.

Côme et Damien

Les Saints frères Côme et Damien, martyrs et médecins, sont priés et invoqués pour guérir de toute sorte de maladie.

Ces deux Saints étaient frères jumeaux et chrétiens. Nés en Arabie, ils se dédièrent au soin des malades après avoir étudié l’art de la médecine en Syrie. Mais ils étaient des médecins spéciaux car ils pratiquaient la profession de médecins sans demander aucune rétribution. Poussés en effet par une inspiration supérieure, ils ne se faisaient pas payer. Mais cette attention aux malades était également un instrument très efficace pour l’apostolat. « Mission » qui coûta la vie aux deux frères, qui furent martyrisés. Durant le règne de l’empereur Dioclétien, probablement en 303, le préfet romain les fit décapiter. Cela arriva à Cyr, ville proche d’Antioche, où les martyrs furent enterrés. Une autre narration atteste au contraire qu’ils furent tués à Égée de Cilicie, en Asie Mineure, par ordre du préfet Lysias et déplacés ensuite à Cyr. Le culte de Côme et Damien est attesté avec certitude depuis le V siècle.

Saint Raphaël

Bien que repris dans la liste des saints et bienheureux, Saint Raphaël est avant tout un ange, voire même un des anges toujours acceptés à côté de Dieu et destinés à en chanter les louanges pendant l’éternité. Son prénom lui-même trahit sa nature de saint patron contre les maladies. Il signifie, en effet, « Dieu est Celui qui guérit » ou bien « Dieu guérit ». Représenté souvent avec un vase de médicaments, il est le saint patron des jeunes couples, des fiancés, des époux, mais également des non-voyants, de ceux qui souffrent de maladies mentales, des pharmaciens et des ophtalmologues.

Considéré comme l’ange de la divine guérison, il est cité par l’évangéliste Jean dans l’épisode où Jésus se trouve près de la piscine de Béthesda : « un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie » (Jean 5,4).

Sainte Agathe

Sainte Agathe, Sainte patronne de Catane, vécut au III siècle. En plus d’être reprise parmi les saints patrons, elle est également une des sept vierges et martyres rappelées dans le canon de la Messe. Le proconsul Quintien, chargé de contraindre le chrétiens de Catane à abjurer leur foi, s’éprit d’elle, qui appartenait à une noble famille chrétienne. Devant son refus, il la livra à une prêtresse de Venus et à ses filles, pour qu’elles la corrompissent, mais Agathe résista tant aux menaces qu’aux flatteries. Rendue à Quintien, elle fut enfermée en prison, où elle subit des tortures indicibles, parmi lesquelles l’arrachement des seins par tenailles. Prisonnière, elle reçut la visite de Saint Pierre et d’un ange, qui soignèrent ses blessures, mais elle fut ensuite soumise au supplice des charbons ardents et périt.

Son culte se diffusa énormément déjà dans l’antiquité. À cause de son martyr, elle est considérée, entre autres, comme la sainte patronne des femmes affligées par des pathologies au sein et des nourrices.

Saint Jacques le Majeur

Invoqué contre l’arthrite et les rhumatismes, Saint Jacques était un des douze apôtres. Il était le frère de l’apôtre Jean et avec lui il fut recruté par Jésus lorsqu’il était sur la rive d’un lac. Avec son frère et Pierre, il assista à la Transfiguration de Jésus. Il fut le premier apôtre à connaître le martyr par volonté d’Hérode Agrippe I.

Sa dépouille fut amenée jusqu’aux côtes de la Galice en un lieu ensuite dénommé campus stellae, « champs de l’étoile ». Il s’agit de Saint-Jacques-de-Compostelle, un des trois principaux lieux de pèlerinage de la Chrétienté du Moyen Âge à nos jours.

Saint Roch de Montpellier

Saint Roch de Montpellier, pèlerin et thaumaturge français, a été le saint le plus invoqué en époque médiévale pendant les épidémies de peste, qui flagellèrent l’Europe pendant des siècles. Il est encore le Saint Patron des contaminés, des pestiférés, des malades, mais aussi des marginaux, des vagabonds, ainsi que des opérateurs sanitaires et des pharmaciens. Français d’origine, pendant la peste qui toucha l’Italie entre 1367 et 1368, Saint Roch ne cessa jamais de prêter secours aux malades, en démontrant une propension inépuisable pour la charité. On raconte qu’il possédait la touche thaumaturgique et la capacité de guérir les empestés en les bénissant avec le signe de la Croix. Quand la maladie commença à se retirer de la ville, il se dédia à soigner même les animaux touchés par la peste qui vivaient dans les bois. Retourné en France et échangé par un espion, il fut emprisonné par ses propres parents et laissé agoniser en prison.

Saint Roch de Montpellier

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L’histoire de Saint Roch de Montpellier
Saint Roch de Montpellier présente de nombreux traits en commun avec Saint François d’Assise, dont il fut un fervent et dévoué épigone.

Puisqu’aujourd’hui la peste n’est plus répandue, le patronage de Saint Roch s’est élargi à d’autres maladies, comme la lèpre, le choléra, le SIDA et, en général, toutes les maladies contagieuses.

Saint Sébastien

Saint Sébastien, officier supérieur de l’armée impériale, connut le martyr par ses propres soldats et frères d’armes, qui le transpercèrent d’abord avec des flèches et des lances, par ordre de Dioclétien, et ensuite, après qu’il fut miraculeusement guéri de ses blessures, le flagellèrent jusqu’à la mort. Cher depuis toujours aux Confréries de Miséricorde, il doit son culte à sa renommée de sauveur des souffrants et, pour cette raison, il devint un des saints les plus invoqués contre la peste et les épidémies en général.

Son lien avec la peste dérive probablement du fait que les blessures infligées par les pointes des flèches sont semblables aux plaies causées par la peste.

Sainte Rosalie de Palerme

Une autre sainte très invoquée pendant la peste et encore chère aux fidèles en cas d’épidémies est Sainte Rosalie de Palerme, qui a vécu à Palerme au XII siècle. Vierge ermite, elle vécut en isolement une bonne partie de sa brève vie. On raconte qu’elle sauva la ville de la peste qui la toucha en 1624. Ses reliques, retrouvées grâce à des apparitions miraculeuses, furent transportées dans la ville et éradiquèrent la maladie. Depuis lors, elle est invoquée comme Sainte Protectrice contre la Peste.

Saint Jean Bosco

Saint Jean Bosco eut un rôle important pendant l’épidémie de choléra qui éclata à Turin en 1854. Quand personne ne voulait assister les malades et les transporter au Lazaret, Don Bosco réunit ses jeunes et leur promit que, s’ils avaient fait œuvre de charité en aidant les plus nécessiteux, aucun d’eux ne serait tombé malade. Ainsi ils firent, en assistant les malades et les moribonds, et, quand au mois de novembre l’épidémie cessa, aucun d’eux n’avait été contaminé.

L’histoire de Don Bosco

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Il créa une nouvelle approche éducative destinée à changer de manière radicale la destinée de nombreux jeunes et enfants

Saint Joseph Moscati

Saint Joseph Moscati aussi, surnommé le médecin des pauvres, eut un rôle important pendant l’épidémie de choléra qui toucha Naples en 1911.

Saint Antoine le Grand

Saint Antoine le Grand n’est pas uniquement le Saint Protecteur des animaux domestiques. C’est lui qu’on invoque pour la capacité thaumaturgique de guérir du « feu de Saint Antoine », une forme très grave de zona, et, au cours des siècles, contre la peste, comme Saint Sébastien et Saint Roch.

Saint Christophe

Saint Christophe aussi subit la même forme de martyr que Saint Sébastien, touché par des flèches qui rebondissaient toutefois miraculeusement sur son corps. Il est invoqué comme protecteur des morts soudaines et, dans le passé, il était le dépositaire des prières de ceux qui craignaient la peste.

Saint Michel Archange

Saint Michel Archange apparut à l’évêque de Monte Sant’Angelo, dans les Pouilles, et lui fournit les instructions pour extirper la maladie de la peste en 1656. Par ailleurs, déjà en 590 apr. J.-C. la peste était en train de faucher d’innombrables victimes à Rome et, en réponse aux prières de Pape Grégoire le Grand, l’archange Michel apparut au-dessus de l’actuel Château Saint-Ange et dégaina son épée, en annonçant la fin de l’épidémie.

Le culte de Saint Michel Archange

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Sa figure est en fait l’objet de culte et de vénération, même par d’autres professions de foi, comme le judaïsme et l’islam.

Sainte-Marie-du-Salut

Rappelons, pour finir, la Madonna della Salute (Sainte-Marie-du-Salut) qui, lors de la grande épidémie de peste bubonique qui toucha tout le nord de l’Italie entre 1630 et 1631, fut invoquée par le gouvernement de la République avec une procession de prière solennelle qui dura trois jours et trois nuits. Depuis lors, chaque année, les Vénitiens répètent la procession en l’honneur de la Madonna della Salute en signe de remerciement et la grande et magnifique église qui lui est dédiée persiste en souvenir de cette dévotion.

Les nouveaux saints

L’histoire de l’humanité est heureusement peuplée par des hommes et des femmes exceptionnels ayant dédié leurs existences au soin des autres. Pensons aux médecins et aux infirmiers, mais aussi aux missionnaires, ou simplement aux personnes de bon cœur qui ont mis de côté leurs propres intérêts et leurs objectifs personnels afin d’employer tous leurs efforts uniquement au bien d’autrui. Certains d’entre eux, comme Saint François, qui soignait les personnes infectées, ont été élevés aux honneurs de la sainteté par leur choix de vie.

Un autre nom que nous souhaitons citer est Mère Teresa, un des plus grands exemples de charité du monde moderne, une femme qui a véritablement redessiné les limites du dévouement à son prochain, en consacrant sa vie entière à l’amour et à la miséricorde. Avec des exemples pareils, chacun d’entre nous peut se sentir motivé à s’améliorer chaque jour et à accomplir des petits miracles quotidiens, surtout dans des moments d’incertitude quand tout semble perdu.

Le cantique des créatures de Saint François

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Saint François d’Assise est un des saints les plus aimés et les plus vénérés de l’Église catholique

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5 raisons pour s’informer et lire le Blog Holyart!

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De la couverture du calice au corporal, toutes les toiles de la liturgie

De la couverture du calice au corporal, toutes les toiles de la liturgie

Les linges d’autel sont un accessoire toujours présent lors des célébrations religieuses. Apprenons à mieux les connaître et découvrons ensemble combien ils peuvent être beaux.

Parfois nous prenons pour acquis certains objets qui appartiennent au cérémonial de la Messe, mais qui passent peut-être un peu au second-plan par rapport à d’autres objets liturgiques, comme le calice ou la patène, et au mobilier d’église en général.

Il s’agit des linges d’autel.

Confectionnés en tissu, ce sont généralement quatre pièces assorties entre elles : le corporal, la pale, le purificatoire et le manuterge.
Il y a ensuite d’autres objets liturgiques en tissu qui peuvent être assortis à ces quatre, comme la nappe d’autel, l’amict et d’autres encore.

Voici dans le détail de quoi il s’agit :

  • Corporal : il s’agit d’un tissu de forme carrée un peu rigide, habituellement confectionné en lin amidonné, mais, comme nous le verrons, en d’autres tissus aussi ; il est utilisé replié pendant la célébration de la Messe pour couvrir le calice, tandis que pendant l’Offertoire il est étalé sur l’autel pour y déposer la patène et le calice de l’Eucharistie ; son nom dérive du fait qu’il « soutient » le corps de Christ ;
  • Pale : c’est un carré de tissu, généralement blanc et amidonné, mais elle peut avoir une consistance rigide ou souple ; elle est utilisée pour couvrir le calice, sur lequel est posé également le corporal replié et la patène, de cette manière on évite que poussière ou insectes aillent contaminer leur contenu avant la Consécration ;
  • Manuterge : un essuie rectangulaire blanc de dimensions variées, utilisé par le prêtre avant la Messe et après l’Offertoire pour le Lavage des mains ;
  • Purificatoire : il s’agit d’un rectangle de tissu aux dimensions variées, utilisé par le prêtre pendant la célébration liturgique pour nettoyer la patène avant d’y déposer l’hostie, pour nettoyer le calice avant de le remplir et pour l’essuyer à la fin de la communion, pour s’essuyer les lèvres après avoir bu.

Ces ornements liturgiques, en raison de l’importance qu’ils assument dans la célébration liturgique, ne peuvent pas être de simples morceaux de tissu. Ils doivent être de qualité, confectionnés avec des tissus précieux, ou du moins avec soin.

Les couleurs du linge d’autel sont également très importantes. Nous nous sommes attardés dans un article précédent sur l’importance des couleurs dans la liturgie catholique et leur signification . Les vêtements liturgiques des prêtres catholiques lors des célébrations liturgiques et les nombreux ornements sacrés utilisés par eux se déclinent selon une gamme de couleur qui a une signification symbolique très précise. Les couleurs liturgiques principales, codifiées dans le Rite romain en 1969, sont quatre : blanc, vert, rouge et violet.

Les couleurs dans la liturgie catholique

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En parlant de vêtements liturgiques, chaque couleur a une occasion spécifique d’utilisation. Découvrons le sens que prend chaque couleur.

Le blanc symbolise la joie et la pureté découlant de la Foi et de la Résurrection, il est lié en particulier à l’adoration de Jésus et de la Sainte Vierge. Il est utilisé pratiquement tous les jours, indépendamment du temps liturgique et de la festivité en cours.
Le vert est symbole d’espérance, constance et écoute.
Le violet symbolise pénitence, attente et deuil et est donc utilisé pendant l’Avent et le Carême, ou pour les Messes pour les défunts.
Le rouge symbolise la passion de Christ et est utilisé pour les vêtements liturgiques le dimanche des Rameaux, le Vendredi Saint, la Pentecôte et ainsi de suite.
D’autres couleurs qui n’ont pas été codifiées apparaissent aussi dans les vêtements liturgiques et également dans les linges d’autel, ou du moins dans leurs décorations et broderies, comme le bleu ciel, couleur Mariale par excellence, ou l’or, qui symbolise la royauté.

Voici quelques informations de plus sur les linges d’autel que vous pouvez trouver sur notre magasin en ligne. Tous les éléments sont disponibles en set ou séparément.

Les tissus des linges d’autel

Autrefois, le linge d’autel était principalement en lin, la fibre naturelle la plus résistante qui existe. Aujourd’hui, on trouve du linge d’autel confectionné avec de nombreux autres types de tissu, chacun avec ses propres caractéristiques.

Lin

Encore très utilisé, il est léger et toujours élégant. Parmi ses avantages, il y a le fait qu’il sèche très rapidement et cela permet des lavages fréquents sans le risque qu’il ne s’abîme. La trame régulière le rend particulièrement adapté pour la broderie au point de croix et d’autres broderies nécessitant le comptage des fils, ce qui représente également un bel avantage pour réaliser les précieuses décorations du linge d’autel.

Coton

Doux et avec une grande capacité d’absorption, le coton aussi est particulièrement indiqué pour essuyer correctement les mains du prêtre et le calice. À l’aspect brillant, il peut être lavé à la main ou en machine sans problèmes particuliers.

Polyester mixte coton

Certains linges d’autel modernes sont réalisés en partie en polyester et en partie en coton. Le polyester est très résistant, surtout aux lacérations et à l’abrasion, et ne demande pas beaucoup de soins. Il possède également l’avantage d’être plutôt élastique et ne se froisse pas.

Soie, satin et tissus précieux

Depuis l’antiquité, les tissus précieux comme la soie et le satin sont également utilisés pour les vêtements liturgiques et le linge d’autel. Il s’agit de tissus lisses, doux au toucher, brillants, qui communiquent immédiatement l’élégance et le raffinement du produit. À la différence des précédents tissu, par contre, ils sont tous très délicats et nécessitent plus d’attention afin de préserver leurs brillance et souplesse caractéristiques.

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Décorations et types de broderies pour le linge d’autel

Les différents modèles de linge d’autel se différencient également par le type de décoration avec laquelle ils sont embellis.

Tout d’abord l’ourlet, qui peut être à jour ou simple, réalisé à la main ou à la machine.

Les broderies aussi peuvent être réalisées à la machine ou à la main, selon le raffinement de l’article, mais aussi selon le sujet représenté. Il y a des modèles de linge d’autel décorés avec des dessins simples tels que des petites croix blanches sur fond blanc ou des dessins plus élaborés. Généralement, les broderies représentent les symboles de la liturgie : la croix, le calice, le raisin, les épis, l’Eucharistie, le symbole IHS doré, la colombe ou bien des symboles mariaux. Les différentes symbolismes s’adaptent parfaitement à la sensibilité et aux préférences de chacun et au temps liturgique.

La pale

Parmi les éléments qui composent le linge d’autel, la pale mérite un approfondissement ultérieur.

La pale peut être de deux formes différentes : ronde ou carrée. En outre, elle peut être réalisée avec un tissu plus ou moins rigide, comme le lin amidonné ou le polyester.

Certains modèles ont même à l’intérieur un carton ou un petit panneau en plastique, qui permet à la pale de rester rigide. Le carton peut être retiré grâce à des ouvertures bien pratiques pour rendre le lavage plus simple. Dans certaines pales avec des décorations importantes, le carton ne peut pas être retiré afin d’éviter d’abîmer l’objet.

Une autre particularité, présente uniquement dans certains modèles, est le coin plastifié. Certains modèles ont en effet un des coins recouvert de plastique. Cela permet au célébrant de prendre la pale en main sans que le tissu ne se salisse ou qu’il s’use avec le temps.

Certaines pales sont décidément plus précieuses que d’autres, non seulement pour la variété de tissu utilisée, mais surtout pour les broderies bien plus élaborées et réalisées exclusivement à la main.
Cette gamme de produit, en raison de sa valeur, peut devenir également une idée-cadeau pour une occasion spéciale : un séminariste qui devient prêtre, un prêtre qui fête un anniversaire particulier et ainsi de suite.

L’histoire d’Adam et d’Ève

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Saints Martyrs : sacrifier sa vie au nom de Dieu

Saints Martyrs : sacrifier sa vie au nom de Dieu

Les Saints Martyrs sont des hommes et des femmes, souvent très jeunes, qui ont sacrifié leur vie pour amour de Dieu et, pour cela, ont mérité la béatification. Apprenons à mieux les connaître.

Mourir par amour. On l’entend dire souvent, dans les anciennes chansons, dans les romans, dans les histoires immortelles d’amours malheureux. Certes, quand nous parlons des Saints Martyrs qui ont subi des supplices inimaginables et ont été tués par ceux qui n’ont pas été capables de plier leur volonté, leur foi, nous ne parlons bien évidemment pas d’un concept romantique. Les amoureux qui dans les grandes histoires d’amour mourraient avec le cœur brisé subissaient l’impossibilité de pouvoir être à côté de l’être aimé, ou la douleur insupportable de la perte. Les Saints Martyrs ont par contre été torturés et tués pour avoir revendiqué avec trop de passion, trop de conviction et trop d’amour leur foi, leur profonde dévotion à Dieu.
Nous pouvons donc dire que cette forme de mort par amour ne dérive pas d’un manque, mais plutôt d’une plénitude d’amour, d’une totalité, d’un accomplissement fatal.

Le martyr est une sorte de témoignage d’amour pour Dieu. Ce n’est pas un hasard si le mot martyr dérive du grec màrtys, témoin. Dans le Catéchisme de l’Église Catholique, nous lisons : « Le martyre est le suprême témoignage rendu à la vérité de la foi ; il désigne un témoin qui va jusqu’à la mort. Le martyr rend témoignage au Christ, mort et ressuscité, auquel il est uni par la charité. Il rend témoignage à la vérité de la foi et de la doctrine chrétienne. Il supporte la mort par un acte de force.  » Laissez-moi devenir la pâture des bêtes. C’est par elles qu’il me sera donné d’arriver à Dieu  » » (CCC, n. 2473).

Le martyr symbolise et atteste la victoire de la vie sur la mort, en expérimentant sur sa peau et sur sa chair la Passion de Jésus, en supportant des souffrances indescriptibles dans la pleine conscience que la consolation de l’amour de Dieu rendra léger chaque tourment. Avec une confiance aveugle et un amour poignant, les Saints Martyrs se sont mis entre les mains de leurs bourreaux, en arrivant souvent à les pardonner à l’instant même où ils leur infligeaient l’extrême supplice. Aussi dramatique qu’elle puisse paraître, nous ne devons pas penser à la mort d’un martyr comme à un sacrifice douloureux. Il y a la joie de vouloir s’immoler au nom de Dieu et de sa foi, il y a un élan irrépressible, imparable, une aspiration à l’amour que personne, aussi cruelle soit-elle, ne peut arrêter, qu’aucun tourment ne puisse atténuer. Et c’est cela qui rend les Saints Martyrs si spéciaux, emblèmes d’une ferveur religieuse, d’une conscience intérieure projetée uniquement vers Dieu. Des exemples desquels s’inspirer, quand nous nous retrouvons à affronter les aléas de la vie, pour ne pas céder à la douleur, à la peur.

Mais qui sont les Saints Martyrs ?

Les premiers à avoir été définis Saints Martyrs ont été les Apôtres, témoins de la vie et des oeuvres de Jésus, persécutés et tués pour avoir amené sa Parole dans le monde. Ensuite, on utilisa cette définition pour désigner tous les hommes et les femmes qui, en ayant vécu en démontrant foi et dévotion, avaient été persécutés et tués pour ne pas avoir voulu abjurer leur croyance..

L’Église catholique reconnaît trois types de martyre chrétien, tous dignes du Paradis. Il n’est donc pas indispensable de mourir pour démontrer son amour pour Dieu. Il suffit de vivre avec courage et abnégation sa foi en Lui, en façonnant sa vie au nom de la dévotion.

Voici les trois types de martyre reconnus :

  • Martyre blanc : propre à qui est persécuté pour sa foi et doit vire avec courage et souffrance sa vie, au nom de Jésus, mais sans être nécessairement tué ;
  • Martyre vert : propre à qui manifeste son amour pour Dieu en se soumettant à jeûnes et privations, en choisissant la solitude, l’ermitage, en s’arrachant au contexte humain afin de se consacrer uniquement à la foi ;
  • Martyr rouge : celui des Saints Martyrs au sens propre, qui, après avoir vécu dans l’amour de Dieu, ont accepté avec joie d’être torturés et de mourir pour leur foi en Lui, sans jamais Le trahir.

Martyre de Saint Jean le Baptiste

Le 29 août, nous rappelons le martyre de Saint Jean le Baptiste, un des Saints les plus vénérés au monde, considéré comme le dernier prophète de l’Ancien Testament et le premier Apôtre de Jésus. La tradition veut qu’il ait été saint avant même de naître, puisque quand la Vierge Marie se présenta à sa mère enceinte de six mois pour lui annoncer la naissance proche de Jésus, il sursauta de joie dans le ventre de sa mère.
D’ailleurs, sa propre conception avait été annoncée par l’Archange Gabriel, qui avait également dit à ses parents, Élisabeth et Zacharie, qu’il aurait été « rempli de l’Esprit Saint » et qu’il aurait été « grand devant le Seigneur » et Son précurseur.

Saint Jean, après avoir dédié sa vie à préparer la voie pour la venue de Jésus, d’abord en vivant comme un ermite dans le désert et ensuite en prêchant la venue du Messie et en baptisant hommes et femmes dans le Jordan, connut sa fin par caprice d’une jeune fille. Il avait été emprisonné par le Roi Hérode Antipas à cause de sa prédication qui semait des idées subversives dans le peuple. Salomé, princesse de Judée et belle-fille du roi, exigea la tête de Jean le Baptiste sur un plateau d’argent comme cadeau. En échange, elle accepta de danser pour le plaisir de son beau-père et de ses hôtes lors d’un banquet.

Saint Étienne

Étienne, diacre de Jérusalem, a été le premier chrétien à avoir été martyrisé et, en tant que tel, est considéré comme protomartyr de l’Église.

Mais qu’entendons-nous pour protomartyr ?
Le titre de protomartyr indique le premier appartenant à une profession de foi chrétienne ou le premier membre d’une communauté chrétienne à avoir subi le martyr au nom de sa foi.
Par exemple, Saint Jacques le Majeur, fut le premier apôtre martyr et est donc considéré comme protomartyr des Apôtres ; Sainte Thècle, disciple de Pierre, fut protomartyre des femmes, et ainsi de suite.

Saint Étienne était originaire de Grèce et fut le premier diacre de la communauté chrétienne de Jérusalem. Sa tâche était celle de s’occuper des nécessités des apôtres de manière à ce qu’ils puissent se dédier entièrement à la prière et à la prédication de la Bonne Nouvelle.
Il est fêté le 26 décembre, jour suivant la Noël, jour où il fut lapidé en 36 ap.J.-C.. On dit que un de ses accusateurs était Saul, celui qui serait ensuite devenue Paul de Tarse, l’apôtre des gens, le premier grand missionnaire de l’Église chrétienne.

Sainte Agnès

Sainte Agnès, quant à elle, protectrice des vierges, des fiancées et des jeunes filles en âge de se marier, est fêtée le 21 janvier. Agnès fait partie des saints et des saintes morts à un très jeune âge, comme par exemple Louis Gonzague. Il s’agissait en effet d’une très jeune fille de noble famille appartenant à la gens Clodia, qui, à l’aube de ses douze ans, subit le martyr sous Dioclétien. Sa beauté et son innocence avait attiré l’attention du fils du Préfet de Rome, mais la jeune fille avait déjà décidé de vouer sa chasteté à Jésus.

Le prétendant s’en plaignit à son père, qui chercha d’abord à plier son opiniâtreté en l’obligeant à devenir Vestale, ensuite il l’enferma dans une maison close, où aucun homme ne put toutefois la violer, puisqu’un ange veillait sur elle. Pour finir, Agnès fut traînée sur la place et dénudée, mais ses cheveux poussèrent jusqu’à l’envelopper complètement. Le Préfet ordonna donc qu’elle soit brûlée vivante, mais les flammes refusèrent de l’effleurer. Elle fut égorgée avec une épée aiguisée, comme les agneaux avec lesquels elle est souvent représentée, et on raconte que, quand elle tomba à terre, ses propres bourreaux pleuraient pour elle.

Saint Sébastien

Haut officier de l’armée romaine, on raconte que Saint Sébastien était un ami intime de l’empereur Dioclétien. Il est probable que c’est là la raison pour laquelle, quand ce dernier découvrit que le jeune, de foi chrétienne, profitait de son amitié pour aider ses compagnons de foi condamnés à mort, il enragea autant. Non seulement Sébastien profitait de son influence et de sa position pour sauver les chrétiens et pour enterrer ceux qui étaient tués, mais il s’engageait également à répandre le christianisme parmi les autres militaires et même parmi les membres de la cour impériale.
Quand Dioclétien découvrit la « trahison » de son protégé, cela le mit dans une colère noire. Sébastien fut donc condamné à mort. L’empereur ordonna que Sébastien soit dénudé, attaché à un poteau sur le Mont Palatin et transpercé par d’innombrables flèches. En le croyant mort, ses bourreaux l’abandonnèrent, mais l’homme avait survécu et fut sauvé par Sainte Irène, qui le cacha et le soigna. Une fois sa santé retrouvée, Sébastien se présenta devant Dioclétien pour l’affronter et le condamner pour les persécutions contre les chrétiens. L’empereur ordonna donc que le jeune soit flagellé à mort, et que son corps soit jeté dans la Cloaca Maxima. Il est rappelé le 20 janvier.

Saint Laurent

Saint Laurent, fêté le 10 août, et que nous connaissons tous bien pour la tradition des étoiles filantes qui pleuvent sur terre pendant cette nuit d’été, était un jeune diacre. Il subit le martyr sous l’empereur Valérien. Originaire d’Espagne, il était ami et disciple du futur pape Sixte II qui, une fois devenu pontife, lui confia la charge d’archidiacre. En pratique Laurent devait gérer les activités caritatives du diocèse de Rome.

L’empereur Valérien ordonna que tous les évêques, les presbytes et les diacres soient exécutés, et il fut ainsi pour Sixte II également. Arrêté à son tour, Laurent fut brûlé sur un gril ou, selon une autre tradition, décapité. La légende du gril aurait été alimentée par le lien entre le jeune saint et les étoiles filantes, qui seraient les lapilli échappés à son supplice.

Sainte Barbe

Sainte Barbe, fêtée le 4 décembre, est une sainte célèbre pour de nombreux patronats qui lui sont attribués, même si nous n’avons pas beaucoup d’informations historiques la concernant. Parmi ses patronats, nous rappelons : artificiers, armuriers, mathématiciens, pompiers, sonneurs de cloches, mineurs, artilleurs, architectes, tailleurs de pierre, maçons, marins et fossoyeurs.

Fille d’un païen, elle fut enfermée par son père dans une tour à cause de sa beauté. Là, elle fut instruite par des philosophes et poètes, mais, dès qu’elle sortit de la tour, elle découvrit la foi chrétienne. Le père menaça de la tuer si elle n’abjurait pas et la traîna devant le Préfet. À son refus de renier la foi chrétienne, elle fut d’abord enveloppée avec des vestes qui lui arrachent la chair, puis brûlée, mais elle se sauva par miracle. Alors ses bourreaux lui coupèrent les seins, en l’obligeant ensuite à défiler nue dans les rues. Son propre père finit par la décapiter au sommet d’une montagne.

Côme et Damien

Les Saints Martyrs Côme et Damien étaient deux frères. Tous les deux médecins, ils sont considérés encore aujourd’hui parmi les saints à invoquer pour guérir de toutes les maladies.

Fêtés le 26 septembre, ils étaient nés en Arabie et utilisaient  leur influence en tant que médecins et guérisseurs pour convertir au Christianisme le plus de personnes possibles. Arrêtés sur ordre de l’empereur Dioclétien, ils furent martyrs plusieurs fois, selon les différentes traditions : ils furent lapidés, ensuite flagellés, crucifiés et transpercés de flèches et lances, jetés en mer avec une pierre à leurs cous, brûlés dans une fournaise. Finalement ils furent décapités et, avec eux, leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius.

 

Sainte Lucie

Lucie de Syracuse est une des sept vierges énumérées dans le Canon romain. Elle est rappelée le 13 décembre, jour de son martyr, et est invoquée comme protectrice de la vue. Elle vécut au IV siècle et mourut durant la grande persécution voulue par l’empereur Dioclétien. Elle appartenait à une noble famille chrétienne de Syracuse et fut dénoncée par son propre fiancé, quand elle refusa de le marier pour consacrer sa chasteté à Dieu et donner tout son considérable patrimoine aux pauvres. Puisqu’elle refusait d’abjurer, elle fut enduite d’huile et torturée avec le feu, mais, puisque les flammes ne la touchaient pas, elle fut décapitée, ou on lui coupa la gorge. Elle n’avait que vingt-et-un ans. Il n’y a pas de preuves historiques qu’on lui ait arraché les yeux, mais le culte né autour de sa figure la représente souvent avec une assiette en main et ses yeux posés dessus, probablement à cause de son prénom, qui signifie Lumière.

Bijoux religieux la nouvelle gamme de produits Holyart

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Saint Benoît : le saint qui a inspiré l’artisanat italien

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Le bénévolat dans l’Église Catholique au temps du Covid

Le bénévolat dans l’Église Catholique au temps du Covid

Le Covid-19 a enclenché une urgence sanitaire sans précédents pour le monde moderne. Découvrons comment l’Église catholique s’est engagée contre cette calamité et comme elle continue sa bataille en première ligne dans cette nouvelle phase.

Il y a des situations dans la vie d’une communauté, aussi grande ou petite qu’elle soit, qui ne peuvent être définies si ce n’est avec le terme de calamité. Si nous cherchions la signification de ce mot sur le dictionnaire, nous y trouverions cette définition : Grave mésaventure, événement funeste qui touche de nombreuses personnes, voire une communauté entière, en impliquant des mesures spéciales.
Il n’y a pas besoin de consulter un dictionnaire pour nous rendre compte que la pandémie de Covid-19 qui a envahi le monde entier et notre pays avec une violence particulière dans les derniers mois rentre à tous les effets dans cette définition. Une grave mésaventure, qui a amené  la mort de milliers de personnes, à la destruction de familles, qui ont été littéralement décimées, démembrées, sans même la consolation d’un dernier adieu. Inutile de faire les comptes, vu que des gens continuent de décéder, même si avec une fréquence mineure, du moins en Italie. Une mésaventure qui a nécessité  l’intervention de l’État et de chaque organe de pouvoir possible, afin d’introduire des mesures spéciales qui ont déboussolé et modifié les habitudes de vie de chaque membre de notre société, hommes, femmes et enfants, en bouleversant une existence faite de travail, école, occasions de rencontre, que nous donnions probablement un peu trop pour acquis.

Le bénévolat catholique dans la phase 1

Afin de faire face à cette calamité, l’Église aussi s’est organisée dès le début, touchée dans son essence même par l’impossibilité de célébrer la Messe, de recueillir dans ses espaces consacrés et non consacrés tous ceux qui en elle trouvaient habituellement de l’aide et du réconfort. Comme il est normal dans des situations d’urgence, les premiers destinataires de ces aides matérielles, mais également spirituelles, ont été les plus nécessiteux et les plus vulnérables, au nom d’une charité qui, nous ne nous lasserons jamais de le répéter, n’est pas uniquement d’offrir de l’argent en aumône. La Charité chrétienne implique la volonté d’accueillir, d’offrir son temps et son énergie au prochain, le fait de se mettre au service des autres, des pauvres, des moins chanceux, dans une émulation de Christ et de qui, comme lui, a sacrifié sa propre vie pour un bien supérieur, pour un désir de justice inexprimable. Pensons à Mère Teresa de Calcutta, un des exemples les plus brillants de la charité chrétienne de notre temps, mais pensons également à tous les bénévoles qui en Italie et dans le monde entier s’engagent pour faire la différence dans des situations de malaise, pauvreté, maladie, guerre, injustice sociale.

Mère Teresa de Calcutta

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Pendant l’urgence Covid-19, les bénévoles n’ont pas manqué, et heureusement. Pensons aux nombreux médecins, aux infirmiers, aux sœurs et aux prêtres qui se sont occupés d’assister les malades, en mettant leur propre vie en danger, et en la perdant, très souvent. Mais le bénévolat ne s’est jamais arrêté à cause de ça. La calamité, outre des malades, a créé toute une nouvelle série de nécessiteux, des personnes âgées abandonnées à elles-mêmes, dans les maisons de repos et, encore plus, dans leurs propres habitations, sans aide, sans personne pour s’occuper de leurs besoins primaires, des courses aux soins, à une simple écoute. Avec eux, les nombreuses personnes qui ont perdu leur travail, ou qui se sont retrouvées à affronter la pandémie sans économies suffisantes pour se maintenir et maintenir sa propre famille. Certaines diocèses ont mis à disposition des lits et des structures pour accueillir ceux qui ne pouvaient pas passer la quarantaine dans leur propre maison, ou ceux qui, sortis de l’hôpital, ne pouvaient quand même pas être laissés seuls.

L’aide que les bénévoles catholiques ont donné à ces personnes plus faibles et exposées pendant la phase 1, quand même sortir de chez soi pour faire ses courses était devenu prohibé, a été d’importance primaire sur un plan pratique, mais aussi psychologique et humain.

Mais ce n’est pas encore fini.

Les bénévoles aujourd’hui

Lentement, péniblement, notre pays a commencé à émerger de l’enfer de la phase 1. Une meilleure connaissance du virus, la capacité de prévenir la contamination et de soigner de manière plus rapide  et correcte les malades par rapport à la presque totale ignorance et incapacité des premières semaines, a fait en sorte que, petit à petit, on puisse tenter de revenir à la vie d’avant. Il est prématuré de parler d’un retour à la normale, puisque la menace du Covid-19 est encore terriblement réelle, et demande dans cette phase une série de restrictions et de règles afin de contingenter l’affluence des fidèles à l’intérieur des lieux de culte et, en général, des espaces liés à l’Église, comme les oratoires et les camps d’été.

Distanciation, dispositifs de protection, échelonnement, contrôle sont devenus les mots d’ordre essentiels pour accéder aux églises comme à tout autre lieu public. Afin d’obéir à ces nouvelles dispositions, outre à la collaboration de la Police Locale et de la Protection Civile, il faut l’engagement de bénévoles qui contrôlent l’affluence aux lieux de culte et de réunion, l’entrée et la sortie des fidèles de l’église lors de la Messe ou d’autres cérémonies, comme les funérailles, qui peuvent enfin être célébrées de nouveau.

dispositifs de protection

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L’aide des bénévoles est nécessaire dans de nombreux cas de figure, en tant que personnes de référence aussi pour jeunes et enfants dans les oratoires, dans les camps d’été et autres activités. Les bénévoles doivent offrir un service de liaison et d’information, en plus de l’animation pour les jeunes qui pourront maintenant étudier ensemble et jouer en plein air et dans des espaces dédiés.

Il est fondamental de s’informer sur les lignes directrices définies par les différentes Régions concernant les camps d’été et les activités qui concernent les enfants et les jeunes pendant ces mois à venir. Durant cette phase, les bénévoles, formés de manière appropriée, pourront remplacer ou aider les opérateurs déjà actifs dans les différents milieux. Il sera indispensable que tout le personnel soit informé sur les normes de prévention Covid-19. Leur tâche sera également celle de garantir le respect des normes par les enfants, comme par exemple le lavage des mains à chaque entrée et la distanciation nécessaire.

Les enfants seront divisés en petits groupes, selon leur âge par exemple (enfance, école primaire, école secondaire), en donnant espace et priorité aux enfants handicapés ou provenant de familles faibles ou avec parents qui n’ont pas la possibilité de s’en occuper. Dans tous les cas, le nombre d’enfants admis devra être défini sur base des espaces à disposition et du nombre d’animateurs-éducateurs disponibles. Un opérateur tous les 4-5 enfants devrait être un bon compromis.

Les opérateurs devront connaître au préalable les espaces disponibles afin de programmer les activités. De tels espaces devront être assainis avec la fréquence adéquate à leur utilisation.

Ce sera aux bénévoles et aux opérateurs de s’assurer que les jeunes respectent les mesures d’hygiène et de comportement, en tenant compte également de leur âge et de leur degré d’autonomie. Il pourra être opportun de transformer certaines habitudes, comme le fait de se laver les mains fréquemment, de ne pas tousser ou éternuer sans protection, de garder une distance physique d’au moins un mètre entre chaque personne, de ne pas se toucher le visage avec les mains, dans une sorte de jeu, afin d’y impliquer même les plus petits.

Accessoires nécessaires aux bénévoles des camps d’été, oratoires et autres activités

Comme pour l’accès aux églises, les oratoires et les autres lieux de rencontre pour les jeunes devront également être équipés de distributeurs de gel hydroalcoolique réglementaires pour l’hygiène des mains, en particulier aux endroits d’entrée et de sortie.

Les jouets et les jeux en plein air devront également être assainis et désinfectés avec des produits adéquats, lorsqu’ils sont utilisés par des groupes différents de jeunes, tout comme les espaces communs qui, comme nous l’avons déjà mentionné, devront être nettoyés tous les jours et désinfectés souvent avec des détergents efficaces.

Ces normes hygiéniques doivent toutefois être associées, comme toujours, avec l’utilisation de dispositifs de sécurité de base comme les immanquables masques.

En vue de la réouverture des oratoires et des camps d’été, Holyart a pensé à réaliser également des gilets afin de rendre les opérateurs et les bénévoles plus facilement identifiables. Ces gilets sont de couleur bleue et sur chacun est imprimé le logo Holyart et l’inscription BÉNÉVOLE en différentes langues.