Auteur/autrice : Redazione

Hosties fourrées : la recette d’un dessert surprenant

Hosties fourrées : la recette d’un dessert surprenant

Index1 Comment faire les hosties2 Les ingrédients d’une hostie3 Hosties fourrées Hosties fourrées, un dessert à la saveur ancienne et irrésistible qui évoque une tradition millénaire. Découvrons les recettes plus gourmandes à réaliser à la maison. Entendre parler d’hosties fourrées peut rendre perplexe dans un…

L’histoire de Sainte Rosalie, Sainte Patronne de Palerme

L’histoire de Sainte Rosalie, Sainte Patronne de Palerme

Index1 Histoire de la Sainte2 Festin de Sainte Rosalie3 Signification du nom Rosalie Sainte Rosalie, Sainte Patronne de Palerme, est fêtée le 4 septembre. Apprenons à connaître cette sainte tant aimée qui vainquit la peste et sauva la ville. Encore aujourd’hui, à Palerme et dans…

Cadre Sainte Famille : un symbole à garder chez soi

Cadre Sainte Famille : un symbole à garder chez soi

La Sainte Famille, modèle idéal de chaque ménage, incarnation d’amour, miséricorde, humilité. Garder un cadre de la Sainte Famille chez soi est un signe de dévotion, mais également un moyen de réconfort à tout moment.

Du point de vue de l’Église catholique, la Sainte Famille représente depuis toujours le point de référence vers lequel chaque famille devrait se tourner. Il ne s’agit pas uniquement d’une représentation symbolique, de l’idéalisation iconique d’un ménage, composé d’un père aimable et protecteur, d’une mère très douce et d’un enfant innocent, mais un exemple vif et actuel. Avec la Sainte Famille de Nazareth, constituée de Marie, Saint Joseph et du petit Jésus, nait la famille chrétienne telle que nous la connaissons et nous la concevons. Chaque geste, chaque acte consommé au sein de ce groupe qui partage la vie de tous les jours, avec ses douleurs, ses problèmes et ses nécessités, mais également ses joies, assume la dignité et l’importance d’un sacrement, du moment que l’Enfant n’est pas un simple nouveau-né, mais Dieu qui s’est fait homme. Le soin que les parents lui réserve, la protection qui l’entoure, l’amour qui lie Joseph et Marie est une anticipation de l’amour immense et infini de Dieu.

La définition même de Sainte Famille désigne la valeur de ceux qui la compose. Tous les éléments de ce ménage sont Saints, bien que pour des raisons différentes. Jésus est Saint car Fils de Dieu, la Vierge Marie car choisie par Dieu en personne pour porter dans son ventre le Sauveur, Saint Joseph car il a accepté de s’occuper d’une épouse « incommode » et d’un fils qui n’était pas le sien. Un homme, une femme et un enfant, tous saints si pris séparément, mais encore plus saints dans leur union unique, irrépétible, et toutefois digne de représenter un exemple pour tous.

Dans cette acception d’amour et de sainteté, la Sainte Famille est le symbole par excellence de la Noël à peine passée. Nous avons dédié un article spécifique quant au choix entre la construction d’une Crèche entière ou plutôt d’une simple Nativité, représentée par la Sainte Famille, précisément, avec l’âne et le bœuf. Cela parce que c’est la présence de Jésus, Marie et Joseph dans la cabane qui exprime de la manière la plus vraie et authentique le sens d’union et d’amour dont les Fêtes devraient être imprégnées, cette chaleur qui unit parents et amis proches et lointains dans ces jours uniques et spéciaux.

C’est précisément pour ces raisons que la Sainte Famille devrait être présente dans nos maisons non seulement à Noël, mais tous les jours de l’an. Ce n’est pas un hasard si nous avons cité les icônes, les statuettes et les bas-reliefs qui la représentent parmi les objets sacrés qu’il est normal de trouver dans chaque maison. En effet, un cadre de la Sainte Famille représente de manière univoque la foi concrète de qui habite la maison et l’appartenance à Dieu. En outre, comme tous les autres objets sacrés, la présence d’une représentation de tout genre de la Sainte Famille protège la maison du démon, aide qui est animé par une foi authentique à le combattre et à le vaincre.

objets sacrés

Lire aussi :

5 objets sacrés qui ne peuvent pas manquer dans votre maison
Des objets sacrés qu’il est normal de trouver dans chaque maison, même dans celles habitées par des familles qui ne sont pas pratiquantes.

 

Mais comment choisir son cadre de la Sainte Famille ?

Cela dépend d’où nous avons l’intention de le placer, dans quelle pièce de la maison et, par conséquent, du style même de la maison, du mobilier et du goût personnel. Dans le catalogue Holyart, dans la section “cadre Sainte Famille”, vous en trouverez de toutes les dimensions, matériaux et styles. Choisissez celui qui s’adapte le plus à vous !

Idée cadeau cadre
idee cadeau cadre joie familiale
Idée cadeau cadre Joie Familiale
Acheter sur Holyart
Bonbonnière coeur
bonbonniere coeur sainte famille
Bonbonnière coeur Sainte Famille
Acheter sur Holyart
Porte-photo Sainte Famille
porte-photo sainte famille stylisee
Porte-photo Sainte Famille
Acheter sur Holyart

Par exemple, vous pourriez choisir une élégante Sainte Famille Aurora Gold en argile réfractaire. Il s’agit d’une représentation stylisée de la Sainte Famille, réalisée à la main en argile réfractaire blanche. La glaise est avant tout travaillée avec moulage à la main et ensuite cuite à plus de 1000°C. La finition et la réalisation sont 100% artisanales afin de lui conférer des lignes essentielles et expressives en même temps. C’est un produit de haute qualité, Made in Italy, du Centre Céramiques Ave de Loppiano (Florence).

Une autre proposition qui combine goût classique et lignes modernes est le Cadre Joie Familiale 27×27 cm cristaux, une précieuse impression à l’aquarelle de 27×27 cm. Renfermé dans un encadrement en bois et avec des cristaux décoratifs placés sur le verre, le cadre représente avec des couleurs délicates les visages de Jésus, Joseph et Marie. Réalisé à la main en Italie, ce cadre de la Sainte Famille est particulièrement adapté comme idée-cadeaux.

Dans un style bien plus traditionnel, il y a le Cadre sur toile Sainte Famille avec lys 25×20 cm. Il s’agit de la reproduction d’un sujet classique provenant des archives de Fratelli Bonella, célèbre maison d’édition d’images sacrées fondée au début du siècle par les Frères Egidio et Aristide Bonella. Elle représente Joseph et Marie qui prient aux côtés d’un Enfant Jésus bénissant entouré de lys. L’effet pictural de la toile exalte la mysticité du sujet, en faisant une véritable œuvre d’Art Sacré adaptée pour être suspendue telle quelle ou encadrée.

Plus moderne, mais adapté également à une maison au design classique, le Cadre bilaminé Sainte Famille 6,5×5 cm qui montre les figures en bas-relief de la Sainte Famille dans un encadrement ovale décoré de fleurs et de branches. Les matériaux sont le bois et l’aluminium avec des détails couleur or. Pourvu d’un support pour le poser sur un meuble, ce petit cadre de la Sainte Famille est idéal comme souvenir ou idée-cadeau pour un Mariage. Il a été réalisé en Italie par une entreprise historique du secteur.

Toujours moderne, mais dans le respect de la tradition, le Cadre Sainte Famille argent coloré et bois bicolore peut être suspendu ou posé, puisque pourvu d’un pied d’appui.

Le cadre, aux lignes modernes, se compose de deux planches en bois façonné, une blanche et une grise tourterelle, et par une plaque argentée colorée avec l’image de la Sainte Famille. La plaque est réalisée en métal avec bain d’argent.

cadre sainte famille
Cliquez ici pour acheter la Sainte Famille de la photo!

Il s’agit d’un article manufacturé de grande valeur, réalisé en Italie, idéal comme présent pour des occasions importantes comme un mariage ou un baptême.

Et pour les plus petits ? Il n’est jamais trop tôt pour transmettre aux enfants le sens profond de la famille, et non seulement à Noël. Ce Cadre religieux Nativité bois coloré aux couleurs vives peut se révéler un cadeau idéal pour eux. Le cadre est réalisé en bois, sur fond bleu, et représente la Nativité avec des traits enfantins et délicats. Parfait comme décoration pour une chambre d’enfant ou comme idée-cadeau pour baptêmes, anniversaires ou toute autre occasion spéciale, il peut être accroché au mur ou posé sur un meuble grâce à son pied d’appui amovible.

La signification de la Mitre

La signification de la Mitre

Index1 Mais où est né cet étrange chapeau ?2 Quelle forme a la Mitre ?3 Quand la mitre est-elle portée ?4 L’ordination épiscopale Qu’est-ce que le bizarre couvre-chef porté par les évêques à différents moments de la Liturgie, la Mitre, signifie ? Découvrons l’origine et la…

Saint Grégoire : l’Illuminateur

Saint Grégoire : l’Illuminateur

Index1 Histoire2 L’église de Saint Grégoire d’Arménie à Naples3 Via San Gregorio Armeno à Naples Grégoire I l’Illuminateur, apôtre des arméniens, vénéré par l’église copte et orthodoxe, est célèbre en Italie pour une raison très particulière. Découvrons laquelle. Saint Grégoire, dit l’Illuminateur, est celui qui…

D’Ève à Marie : la figure de la Mère dans la Bible

D’Ève à Marie : la figure de la Mère dans la Bible

La mère, pilier de chaque famille , coeur et source de vie pour ceux qui gravitent autour d’elle. Et pourtant parfois nous la donnons pour acquise.

Nous devrions nous rappeler tous les jours ce que signifie être mère. Mais nous ne le pouvons pas, tout simplement. Seule une mère peut connaître la portée de l’amour que l’on peut adresser uniquement à la personne que l’on a porté dans son ventre pendant neuf mois, et que l’on a généré, avec une douleur infinie et une joie sans limites.

« Individu » signifie « qui ne peut pas se partager». Les mères, en revanche, se « partagent », à partir du moment où elles portent un enfant pour le mettre au monde et l’élever ». Ce sont les mots de Pape François et ils définissent de manière très claire ce qu’est une mère : une personne qui renonce à sa propre individualité, qui prend sur elle non seulement l’engagement de générer une nouvelle vie mais également d’en prendre soin, pour toujours, avec tendresse et dévouement, en s’appropriant les joies et les douleurs d’une autre personne. Cela demande beaucoup, beaucoup d’amour, beaucoup d’esprit de sacrifice, et c’est ça la raison pour laquelle ça brise le cœur de voir des mères abandonnées, données pour acquises, oubliées par leurs enfants qui, trop pris par leur vie de tous les jours, oublient à qui ils doivent tout ce qu’ils ont, tout ce qu’ils sont.

Pape François reconnait la valeur des mères de toutes les mères, à partir de Marie, Mère de Jésus, la mère de toutes les mères, centre de la vie de l’église. Le Saint-Père affirme, entre autres, qu’« une société sans mères serait une société inhumaine, parce que les mères savent témoigner toujours, même dans les pires moments, de la tendresse, du dévouement, de la force morale. »

Le mois de mai a débuté, le mois marial par excellence, et, pas de hasard, c’est également le mois de la Fête des Mères, véritable cœur du mois marial. Cette année elle tombe le 10 mai. Une belle occasion pour fêter toutes les mères d’Italie qui, dans cette dernière période difficile, ont dû se charger encore plus que d’habitude du soin et de la sécurité de leurs enfants et de toutes la famille. Ce n’est pas un hasard, donc, si cette fête tombe au mois de Mai, mois dédié à la Sainte Vierge, la plus spéciale de toutes les mères, comme nous l’avons déjà approfondi dans un précédent article.

Fete-des-meres

Lire aussi :

La Fête des mères au coeur du mois marial
Le 12 mai, en Italie, nous fêtons toutes les mamans. Une fête tendre, douce, qui voit pour protagonistes surtout les enfants…

Maternité dans les textes sacrés

Au-delà de Marie, ils existent d’autres figures de mères présentes dans les textes sacrés. Nous souhaitons donc nous attarder sur ces dernières afin de comprendre comment le concept de maternité s’est développé dans le temps, au sein du Christianisme, mais pas seulement. Les changements sociaux, les transformations liées aux événements historiques ont amené à une émancipation progressive de la femme par rapport au passé, et à un changement radical dans la perception des rôles au sein de la famille aussi. Toutefois, il y a des aspects de l’être femme et mère qui n’ont pas changé, d’autres ont inévitablement évolué.

Dans la culture juive, la maternité représentait la plus grande aspiration et la totale réalisation pour une femme. Être stérile était considéré comme la plus grande malchance possible. Les mères étaient respectées et tenues en grande considération. Elles prenaient le plus grand soin de leurs enfants en les allaitant pendant deux ,voire même trois ans ou plus, et pour leur bien elles savaient s’imposer sur leur mari, en s’opposant même à sa volonté. Pensons à Sarah, femme d’Abraham et mère d’Isaac, qui obligea le mari à chasser l’esclave Agar de laquelle il avait eu un fils, quand ce dernier avait commencer à maltraiter son demi-frère (Genèse 21 :8,9). La Bible nous raconte que Dieu en personne prit la défense de la femme et intima à Abraham de faire ce qu’elle lui avait demandé.

En général, dans toutes les Saintes Écritures, les commandements demandant le respect et l’amour dus à sa propre mère se répètent : « Honore ton père et ta mère » (Exode 20 :12 ; Deut 5 :16) ; « Celui qui frappera son père ou sa mère sera puni de mort » (Exode 21 :15) ; « Ne méprise pas ta mère, quand elle est devenue vieille » (Proverbes 23 :22), et ainsi de suite.

Mais faisons un pas en arrière et examinant certaines figures de mères dans les Saintes Écritures, en commençant par Ève, mère de tous les hommes.

Ève : mère de tous les vivants

Ève fut la première femme créée par Dieu dans le Paradis Terrestre. Née avec Adam de la terre, ou de sa côte, selon les deux versions de la Genèse, elle fut créée afin de l’aider, le soutenir, l’aimer. Au début, elle fut simplement appelée « femme » (‘iššhāh, forme féminine d’‘išh, « homme »). Après le péché originel et l’expulsion du jardin d’Eden, Adam l’appellera Ève, de hawwah, « vivante » ou « qui provoque la vie ».

Quand Adam et elle furent chassés du Paradis Terrestre, Ève fut maudite par Dieu : « J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur » (Genèse 3,16).

La malédiction de Dieu concerne donc la grossesse et l’être mère. Encore aujourd’hui, les femmes juives cherchent à réparer la faute d’Ève avec des gestes rituels, comme par exemple l’allumage des bougies avant le Shabbat.

arbre de vie

Lire aussi :

Le jardin d’Éden dans la Genèse
Le jardin d’Éden représente le premier immense don que Dieu fit à l’homme et à la femme. Perdu suite au Péché originel, il reste un lieu…

Bethsabée : femme et mère de roi

Bethsabée fut la femme de Roi David, auquel elle donna trois fils, dont le grand Salomon. Le premier fils mourut à la naissance.

La Bible raconte que David tomba amoureux de Bethsabée en la voyant prendre un bain nue. Malgré le fait qu’elle était mariée à un de ses officiers, Urie, le Roi la séduisit. Quand la femme tomba enceinte, David tenta d’abord de faire croire à Urie que l’enfant était à lui, mais ensuite, craignant d’être découvert, il commanda à l’officier supérieur d’envoyer Urie combattre en première ligne, où il mourra.

Dieu punit la méchanceté de David en faisant mourir le fils né de son rapport avec Bethsabée, mais il leur concéda ensuite deux autres fils, Salomon, un des plus grands rois d’Israël, et Nathan. Salomon tint toujours en grande estime sa mère Bethsabée, tant qu’il écoutait ses conseils même en matière de politique. Comme quand Adonias, demi-frère de Salomon et lui aussi prétendant au trône contre Salomon, demanda à Bethsabée d’intercéder auprès du fils sa demande en mariage pour Abisag la Sunammite.

Bethsabée se rendit auprès de son fils pour lui parler en faveur d’Adonias. Et voici ce qui arriva : « Bethsabée se rendit auprès du roi Salomon, pour lui parler en faveur d’Adonias. Le roi se leva pour aller à sa rencontre,  il se prosterna devant elle,  et il s’assit sur son trône. On plaça un siège pour la mère du roi, et elle s’assit à sa droite. Puis elle dit : « J’ai une petite demande à te faire : ne me la refuse pas ! ». Et le roi lui dit : « Demande, ma mère, car je ne refuserai pas ». » (1 Rois 2 :19,20)

Jocabed : la mère courageuse de Moïse

Nous avons déjà dit combien la maternité était importante et précieuse pour les femmes juives. Si importantes qu’elles étaient disposées à risquer tout afin de sauver leurs propres enfants du danger. Jocabed, femme de Amram, fut la mère de Moïse, Aaron et Myriam.

Quand le pharaon donna l’ordre de noyer tous les nouveaux-nés juifs de sexe masculin, Jocabed enferma le petit Moïse d’à peine trois mois dans un panier recouvert de bitume, et elle le confia au Nil afin de le sauver. Le petit fut ensuite trouvé par la princesse Bithiah qui l’éleva comme son fils.

Mais ici, ce que nous souhaitons souligner c’est l’amour désespéré d’une mère qui, afin de sauver son enfant, est prête à renoncer à lui.

C’est poignant de voir la préoccupation de Jocabed qui prépare le panier pour le petit de manière à ce qu’il reste bien au sec et intact, et qui s’assure qu’il soit trouvé en le suivant le long du cours d’eau.

Symbole de toutes les mères courageuses, Jocabed est également un exemple de sacrifice absolu, comme seul celui d’une mère peut l’être.

Élisabeth : mère en âge adulte

Élisabeth était une des filles d’Aaron et fut la femme de Saint Zacharie et cousine de Marie. Elle était une femme pieuse, cultivée et appartenait à la caste sacerdotale, mais, malheureusement, elle était stérile, et cette condition était pour elle encore plus humiliante et intolérable justement parce qu’elle était fille et femme de prêtres. Dieu lui concéda le miracle d’un enfant, malgré sa stérilité et son âge avancé.

Un ange se présenta en effet à son mari Zacharie et lui annonça que sa femme aurait donné le jour à un enfant auquel il aurait donné le nom de Jean. Jean le Baptiste était ainsi né.

Quand Élisabeth était déjà au sixième mois de grossesse, Marie aussi, sa cousine et encore vierge, tomba enceinte. Et quand Marie rendit visite à sa cousine, elle et l’enfant qu’elle portait dans son ventre, exultèrent car ils reconnurent en Marie la mère du Messie.

Marie : la mère élue

Et venons ainsi à Marie, mère par excellence, centre de l’Église selon le Pape. En elle, nous retrouvons toutes les caractéristiques que nous avons soulignées pour une mère : tendresse, sacrifice, capacité de s’annuler par amour, de supporter toute douleur afin de rester aux côtés du Fils jusqu’à la fin ? Marie a vécu sur sa propre peau, dans son cœur, la Passion de Jésus, chaque blessure infligée à lui l’a frappée aussi, multipliée mille fois par l’amour qu’elle éprouvait pour lui, et qui, toutefois, ne fut pas suffisant pour le sauver, pour le préserver du mal. Marie qui ne se limita pas à se soumettre à la volonté de Dieu, mais qui choisit de faire Sa volonté, se rendant disposée à être Son instrument. Plus que quiconque Marie sacrifia sa propre vie à sa mission et sa mission était son Fils, au nom duquel elle renonça à tout le reste. Cette figure de mère déchirée par la souffrance infligée à la chair de sa chair, femme extraordinaire, symbole et incarnation de l’espoir de l’Église, maintient encore aujourd’hui son rôle de Mère miséricordieuse et infiniment aimante, qui intercède pour les hommes auprès de Dieu et veille sur tous ses fils dans les moments les plus difficiles.

« Nous ne sommes pas orphelins, nous sommes fils de l’Église, nous sommes fils de la Vierge, et nous sommes fils de nos mères » : avec cette phrase de Pape François nous concluons cet article sur la figure de la Mère dans la Bible.

Le Rosaire de Saint Joseph : une arme puissante contre les tentations

Le Rosaire de Saint Joseph : une arme puissante contre les tentations

Le Rosaire de Saint Joseph est une arme puissante pour éloigner le démon et ses tentations. Il fut révélé par Jésus en personne lors d’une apparition. Découvrons d’où vient son pouvoir. Saint Joseph, père putatif de Jésus, est un des saints les plus aimés parmi…

Saint Blaise : le saint à invoquer pour le mal de gorge

Saint Blaise : le saint à invoquer pour le mal de gorge

Index1 Qui est Saint Blaise ?2 Pourquoi il est considéré comme saint protecteur de la gorge ?3 Prière à Saint Blaise pour la gorge4 Produits des monastères La dévotion à Saint Blaise de Sébaste, médecin et saint patron des oto-rhino-laryngologistes, qui soigne les maladies de…

Les animaux dans la Bible

Les animaux dans la Bible

Les animaux dans la Bible recourant avec une grande fréquence et sont pris en ample considération. Découvrons quels sont les animaux les plus souvent cités et leur signification.

Les animaux recouvrent depuis toujours une importance incontournable dans la vie des hommes. Ce n’est donc pas étonnant qu’ils soient massivement présents dans la Bible, ainsi comme dans les paraboles de Jésus et dans la vie de certains saints, un parmi tous, Saint François. Quel est la raison d’une présence si importante ? C’est vite trouvé. Depuis toujours, les hommes ont appris à vivre côte à côte avec les animaux, en en tirant leur avantage, en les utilisant en tant qu’aide dans le travail, en tant que compagnie et, bien évidemment, en tant que nourriture. Dans d’autres cas, ils ont dû se débrouiller pour se défendre de ceux qui étaient potentiellement dangereux. Mais, en général, la cohabitation entre hommes et animaux est strictement liée à l’histoire de l’humanité. À vrai dire, parler de cette cohabitation nous aide à comprendre l’étroite relation entre l’homme et la Création, et combien il soit important d’aimer et de respecter cette dernière afin de démontrer amour et respect pour Dieu.

Le rôle des animaux dans la Bible ne devrait donc pas nous surprendre. Et il ne s’agit pas là d’un discours animaliste. Dans la Bible, il y a des animaux considérés comme « bons », amis de l’hommes et ses alliés, mais aussi « méchants », qui représentent une menace symbolique ou pas seulement. Il suffit de penser que le premier à être cité est le Serpent qui tenta Adam et Ève : Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l’Eternel Dieu avait faits. (Genèse 3,1)

L’histoire d’Adam et d’eve

Lire aussi :

L’histoire d’Adam et d’Ève
Qui ne connait pas l’histoire d’Adam et d’Ève, le premier homme et la première femme ? Souvenons-nous ensemble l’histoire

Nous devons donc lire les animaux dans la Bible en tant que symboles et éléments qui appartiennent au dessin de Dieu, et qu’en tant que tels nous devons les connaître et comprendre. Car, comme Saint François nous l’a appris il y tant de siècles, c’est uniquement en aimant la Création et toutes les créatures qui la composent, que nous démontrons notre amour pour Dieu.

Mais découvrons ensemble la signification des animaux dans la Bible, avec une attention particulière pour ceux qui sont liés à la figure de Jésus.

Animaux cités dans la Bible et leur signification

Dans le passé, il était normal que les animaux soient exploités, souvent d’une manière cruelle. L’homme a toujours pris à la lettre ce qui est écrit dans la Genèse à propos de la création du premier homme et de la première femme :

Dieu les bénit, et Dieu leur dit: « Soyez féconds, multipliez, remplissez la terre, et l’assujettissez; et dominez sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, et sur tout animal qui se meut sur la terre ». (Genèse 1,28)

Ces “assujettir” et “dominer”, si d’un côté définissaient la supériorité des êtres humains par rapport aux autres espèces animales aux yeux de Dieu, ne donnaient quand même pas par acquis que l’homme puisse interférer avec une cruauté inutile sur les autres créatures. Au contraire, c’est précisément parce qu’elles ont été aussi créées par Lui, qu’elles devraient être respectées. Dominer un animal ne signifie pas l’exploiter et l’accabler, mais en prendre soin, l’élever, comme un berger s’occupe de son troupeaux, en lui garantissant nourriture, protection et bien-être, en donnant un nom à chaque mouton, comme Dieu a demandé à l’homme d’en donner un à chaque animal qu’Il ait créé.

Voici seulement quelques-uns des animaux cités dans la Bible et leur signification symbolique.

Nous avons déjà cité le serpent, animal malin, tentateur sournois, symbole de jalousie et de cupidité. Mais en réalité Jésus l’apportera également comme exemple de connaissance et d’intelligence, en invitant ses disciples à être « prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matt 10,16). En parlant par contre d’un symbole exclusivement positif, parmi les animaux de la Bible, nous devons citer justement la colombe. La colombe incarne un idéal de beauté et de pureté et symbolise paix, amour et Sant Esprit. Ce n’est pas un hasard si c’est l’animal le plus cité dans la Bible, probablement aussi parce qu’il était un des plus répandus en Palestine dans l’antiquité. Dans le Cantique des Créatures, elle exprime l’amour ardent et passionné, dans la Genèse la réconciliation entre Dieu et les hommes après le Déluge. Ce sera en effet une colombe libérée par Noé à ramener une branche d’olivier à l’Arche afin d’annoncer la fin du châtiment. Ailleurs, la colombe est utilisée en tant que symbole de joie, ingénuité et simplicité.

Outre la colombe, d’autres oiseaux aussi sont tenus en grande considération dans les Saintes Écritures. Dans les Psaumes, nous lisons en particulier un passage exprimant toute la puissance libératrice de l’amour de Dieu pour l’homme en citant un oiselet : « Notre âme s’est échappée comme l’oiseau du filet des oiseleurs; Le filet s’est rompu, et nous nous sommes échappés. Notre secours est dans le nom de l’Eternel, Qui a fait les cieux et la terre. » (Psaume 124,7-8).

Le chien, utilisé par les juifs comme garde pour la maison et le troupeau, était toutefois considéré dans l’antiquité un animal impur et avait par conséquent une connotation négative. Seulement par la suite, dans l’iconographie sacrée, il commença à apparaître dans un contexte positif, comme le chien qui accompagna Tobie dans son voyage avec l’archange Raphaël, ou celui qui lécha les plaies de Lazare dans la parabole racontée par Jésus.

Si dans la Bible le chien est souvent mentionné, dans le bien comme dans le mal, le chat ne l’est jamais. Cela parce que les chats n’avaient aucunes fonctions, si pas celle purement esthétique, et n’avaient donc pas beaucoup de place dans le monde pragmatique de l’époque. En outre, ils étaient très chers aux Égyptiens et cela les rendaient impopulaires auprès des Juifs.

Tant le cheval que le chameau étaient considérés comme animaux nobles et utiles. Le premier était toutefois associé à la puissance militaire des Égyptiens, qui rien ne peut contre la force de Dieu, tandis que le deuxième est lié de manière indissoluble aux figures des Rois Mages.

Âne et bœuf, tous les deux considérés comme des animaux humbles et « travailleurs » par les Juifs, sont liés surtout à la crèche et à la fuite de Joseph et Marie. Cerfs, daims, bouquetins, antilopes et chamois étaient appréciés pour leur viande et pour leur beauté et grâce.

Jésus et les animaux

Jésus aussi a souvent apporté les animaux en exemple dans ses discours et paraboles. Les animaux protagonistes des histoires racontées par Jésus sont ceux qui étaient les plus répandues et les plus connus où il habitait et ont pratiquement toujours une connotation positive, réconfortante et consolatoire. Dans cela, nous pouvons le relier à ce que Saint François fit par la suite. Tous les deux ont en effet fortement incité au respect envers les animaux, non seulement d’un point de vue symbolique, mais réel également.

La colombe déjà mentionnée est souvent associée à Jésus, qui l’utilise pour encourager ses disciples en la combinant avec la figure du serpent et en les incitant à être : « prudents comme les serpents, et simples comme les colombes » (Matt 10,16). Quand il fut baptisé dans le Jourdain, une colombe se posa sur sa tête : c’est le symbole de l’alliance renouvelée entre Dieu et l’homme, dont Jésus est symbole vivant et porteur de salut.

Mais Jésus aimait beaucoup citer les oiseaux, non seulement la colombe, et ici aussi nous retrouvons une similitude avec Saint François, Saint Patron de ces créatures ailées. « Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment ni ne moissonnent, et ils n’amassent rien dans des greniers; et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux?  » (Matt 6,26).

Jésus introduit également un chien dans la parabole du mendiant Lazare, en tant qu’élément consolatoire, en réhabilitant cet animal si proche de l’homme et pourtant jamais trop pris en considération par le peuple juif.

Agneau du sacrifice

Une signification particulièrement importante en référence à Jésus, parmi les animaux de la Bible, est revêtue par l’agneau. Si dans l’Ancien Testament le sacrifice de l’agneau pour Pâques était le symbole de la libération de l’esclavage en Égypte, dans le Nouveau Testament l’agneau pascal est Christ lui-même, conduit à l’abattoir et sacrifié afin de libérer l’homme du péché de la culpabilité. C’est Jean-Baptiste le premier à appeler Jésus « agneau », quand il le rencontre près de la rivière du Jourdain et le baptise : « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde » (Jean 1,29). Sa mort sert pour renouveler l’alliance entre Dieu et les hommes. Dans le symbole de l’agneau, l’Église trouve son emblème. Dans un monde de lions, ours, aigles et loups, qui symbolisent force et puissance, même en héraldique, l’église de Christ choisit le plus docile et le plus innocent des animaux pour exprimer que dans l’humilité et dans la bonté résident la véritable force.

Saint François

Le Cantique des Créatures de Saint François est une manière pour le Saint d’Assise de transmettre à tous les hommes combien il soit important d’aimer toutes les créatures de Dieu, et comment cet amour soit un vecteur de foi et dévotion vers le Très-Haut. Saint François aimait en particulier les oiseaux, protagonistes de nombreuses histoires le concernant. Souvent le saint allait prêcher à ces animaux, car les hommes ne l’écoutait pas. Pour cette raison, il était souvent accompagné de vols d’oiseaux qui chantaient emplis de joie. On raconte également que, quand le pauvre d’Assise mourra, une  nuée d’alouettes volait au-dessus de sa dernière demeure, événement extraordinaire en considérant qu’il s’éteignit au soir et que les alouettes sont les oiseaux qui saluent l’arrivée du matin. Cela devrait nous donner une idée de combien le lien entre Saint François et les oiseaux était profond.

Saint francois

Lire aussi :

Le cantique des créatures de Saint François
Saint François d’Assise est un des saints les plus aimés et les plus vénérés de l’Église catholique

Un autre exemple de l’amour de Saint François pour tous les animaux est le loup. Si dans la Bible le loup était considéré uniquement avec une connotation négative, en tant que mangeur de moutons et d’agneaux et prédateur féroce, Saint François en fait un frère, en apprivoisant le loup de Gubbio avec sa douceur et sa foi.

Animaux dans la crèche napolitaine

Et en ce qui concerne les animaux pour crèche ? Naturellement ils ne peuvent manquer, précisément pour le symbolisme profond que nous avons essayé d’exprimer dans cet article, non seulement dans la Bible, mais en particulier en relation avec la figure de Jésus. La crèche napolitaine est depuis toujours le reflet de la véritable vie du peuple, dans un mélange entre sacré et profane, réalité et folklore, et dans ce contexte les animaux occupent un rôle fondamental.

Par conséquent, si cette année vous avez envie de réaliser une crèche avec des santons exclusivement Made in Italy, dans notre magasin en ligne vous trouverez tous les animaux de la crèche napolitaine que vous pourriez souhaiter. Des animaux de basse-cour en terre cuite peinte à la main par des artisans napolitains, aux innombrables moutons et agneaux, ânes et bœufs dans toutes les finitions et positions, canards, poussins, mais aussi chiens, chèvres, lapins, cochons et naturellement chameaux et éléphants, voire même des perroquets !

Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles

Saint Antoine de Padoue, le Saint aux miracles

Index1 Les miracles de Saint Antoine2 Les sermons de Saint Antoine3 Prière à Saint Antoine de Padoue Saint Antoine de Padoue fut, déjà parmi ses contemporains, maître de sagesse chrétienne et auteur d’œuvres immortelles. Chargé de l’enseignement de la théologie de Saint François d’Assise en…

Notre-Dame de Fatima : pénitence et prière sont le salut

Notre-Dame de Fatima : pénitence et prière sont le salut

Index1 Histoire de Notre-Dame de Fatima2 Les trois bergers de Fatima3 Les secrets de Fatima4 Sanctuaire de Fatima Le 13 Mai nous fêtons Notre-Dame de Fatima. Son invitation à la pénitence et à la prière en tant qu’instruments de salut est aujourd’hui plus actuelle que…

Sainte Claire embrassa la pauvreté, sur les traces de Saint François

Sainte Claire embrassa la pauvreté, sur les traces de Saint François

Sainte Claire suivit l’exemple de Saint François, en renonçant à tous ses biens et en sacrifiant sa jeune vie à Jésus. Le 11 août, nous fêtons cette femme exceptionnelle.

Il est rare d’entendre nommer Sainte Claire d’Assise sans qu’elle soit associée au nom de son concitoyen et grand ami Saint François.

Les deux jeunes furent en effet liés par une amitié si tendre et si profonde qu’elle devint partie intégrante de leur processus de foi et de leur mission dans cette terre. De ce lien si spécial, qui faisait sourire Dieu, nous vous l’avons déjà raconté en parlant de la Journée Mondiale de l’Amitié, fêtée le 30 juillet.

Mais Sainte Claire mérite d’être rappelée et célébrée non seulement en vertu de son lien unique et spécial avec le petit pauvre d’Assise. Le courage et l’esprit de sacrifice démontrés par cette jeune fille qui décida d’abandonner tous les privilèges que sa naissance illustre lui aurait garanti afin d’embrasser un style de vie à la limite de l’indigence, sont à admirer, au-delà de l’inspiration qui les a encouragés. Cette jeune fille, appartenant à une des familles les plus riches et en vue d’Assise, arriva à supplier en personne pape Grégoire IX afin d’obtenir le « privilège de la pauvreté ».

Cette détermination, cette volonté de dédier son existence à une valeur spirituelle transcendent, en imitant Jésus jusqu’à se sentir une seule et unique chose avec lui, sont des mérites que Sainte Claire a su gagner à elle seule.

Ceci pour rappeler que il y a eu beaucoup de femmes qui ont changé l’église et le monde, sans nécessairement l’aide des hommes. Sainte Claire, fondatrice des Clarisses, devenue Sainte Protectrice de la télévision et des télécommunications, mérite d’être considérée comme une d’entre elles. Concernant ce patronat si particulier, qui lui a été attribué en 1958 par pape Pie XII, il nait de la légende selon laquelle Sainte Claire ne peut pas participer à la messe de Noël célébrée par Saint François, car indisposée. La messe lui serait apparue comme une vision et, avec elle, même un ange qui lui amena l’Eucharistie qu’elle n’aurait pas reçu autrement.

Sainte Claire et sa rencontre avec Saint François

Il reste tout de même vrai que ce qui suscita en elle la ferveur religieuse et la rébellion contre le futur aisé que sa famille lui avait destiné fut quasi surement le geste de ce garçon hors du commun qui, pendant l’hiver de 1206, scandalisa Assise en se déshabillant de ses riches habits au Palace épiscopale, afin de les rendre à son père, Pietro di Bernardone.

Le garçon était Saint François, et Claire n’avait que douze ans, mais nous aimons penser que ce jour-là, devant cet acte inconcevable effectué devant tous les nobles d’Ombrie, la graine de la sainteté ait pris en elle. En tout cas, elle n’oublia surement pas ce garçon, qu’elle continua de suivre de loin, grâce aux comptes rendus de Rufin, un des jeunes qui suivit François, qui était également un cousin de la jeune fille.

Sainte Claire mûrit son choix de vie et de foi au cours des sept années qui suivirent. Nous ne pouvons surement pas parler d’un acte irréfléchi ou dicté par simple émulation ! Nous ne savons pas grand-chose de sa vie pendant ces années, à part qu’elle était une jeune fille timide, portée vers la vie contemplative, et qui apprit tôt le don de la charité grâce à sa mère.

Le jeune François lui fournit surement le modèle de vie et de vocation spirituelle qu’elle décida enfin d’embrasser. À dix-huit ans à peine, Claire se rendit auprès de lui à la recherche d’un conseil, et François fut heureux de l’aider à fuir sa maison et sa famille, le soir du Dimanche des Rameaux en 1211. Entre les murs délabrés et pourtant respirant la spiritualité de la Portioncule, François lui coupa les cheveux et lui offrit l’habit de ses frères franciscains. Avec moins de clameur par rapport à son ami, mais avec le même courage, elle fit son choix de vie et de foi.

Pendant quelques temps, Claire dut fuir les insistances de sa famille qui la voulait de retour à la maison. Elle se réfugia dans le monastère bénédictin de San Paolo della Abbadesse, à Bastia Umbra. On raconte que ses parents tentèrent même de la kidnapper, surtout après que sa sœur Catherine décida d’imiter son geste et de la suivre en devenant Agnès d’Assise. Ensemble elles se déplacèrent à Saint-Ange de Panzo, toujours poursuivies par leur famille, mais aucune menace, aucune flatterie ne sut convaincre les deux jeunes sœurs à revenir sur leur décision.

Entretemps, François et ses frères étaient en train de préparer un logement pour Claire et Agnès dans l’Église de Saint-Damien, où était conservé le crucifix devant lequel le jeune Saint avait rencontré sa conversion. C’était en effet devant ce même crucifix que François avait reçu par le Seigneur l’appel à travailler pour renouveler Son église.

Dans l’église de Saint-Damien, Sainte Claire fonda les « Pauvres Dames de Saint Damian », le future Ordre des Clarisses.

Le lien qui unissait Sait François et Sainte Claire

Claire et François étaient liés par une amitié profonde, qui n’avait rien de l’amour charnel qui peut unir un homme et une femme. Une affinité élective, un lien spirituel fait d’estime, respect et constante incitation réciproque.

Ensemble, ces deux magnifiques jeunes regardaient dans la même direction, et dans cette direction ils poursuivaient, animés par la volonté commune d’imiter et de se rapprocher de Christ un jour après l’autre, un pas à la fois.
Si regarder dans la même direction signifie s’aimer, alors François et Claire s’aimèrent, surement, d’une manière unique et spéciale.

Ce fut pour Claire que François entonna son Cantique des créatures dans l’église de San Damiano, peu avant de mourir. Le Cantique est en même temps , où l’amour est celui pour toutes les créatures de Dieu, que François et Claire partageaient.

cantique des creatures

Lire aussi :

Le cantique des créatures de Saint François
Saint François d’Assise est un des saints les plus aimés de l’Église. Le Cantique des créatures, une prière qui est un poème d’amour.

Une amitié spirituelle donc, faite de partage de chaque chose, de la pauvreté à la dévotion, et, enfin, jusqu’au chemin vers la sainteté.

L’ordre des Clarisses

C’est après la mort de Sainte Claire que les « Pauvres Dames recluses de Saint Damien » dévirent les Clarisses. L’histoire de l’ordre ne fut pas toujours facile. À cette époque-là, on considérait que le seul moyen que les femmes avaient pour vivre leur spiritualité et dédier leur vie à Dieu était la clôture, en prière et en pénitence, complètement détachées du monde. Mais pour pouvoir se permettre de vivre de cette manière, il fallait qu’elles perçoivent une rente quelconque.

Claire, qui se sentait partie intégrante de l’ordre franciscain, ne pouvait surement pas accepter de manquer à la règle de la Pauvreté embrassée par son maître et ami. En 1228, elle obtint de pape Grégoire la bulle appelée « Privilège de la pauvreté », en vertu de laquelle elle et ses sœurs pouvaient choisir de ne rien posséder et de vivre de l’aumône. Mais Claire dût lutter pendant toute sa vie pour défendre ce privilège.

Pendant longtemps, les monastères des Pauvres Dames, ou Cordelières, nés en s’inspirant de celui qui était né à Saint-Damien, suivirent la règle imposée par le Cardinal Hugolin d’Agnani, qui exigeait que les Dames fassent directement référence au Saint-Siège et non pas à l’évêque, et qui prévoyait des normes très rigoureuses parmi lesquelles une clôture très rigide, qui ne pouvait être violée même pas après la mort. En effet, les Dames devaient être enterrées dans l’enceinte du monastère où elles avaient vécu.

Pour le Couvent de Saint-Damien, Claire écrit sa propre règle, qui empêchait à ses consœurs d’accepter donations et rentes, mais, après sa mort, de nombreux monastères ne la suivirent plus.

Pape Urbain IV, en 1263, écrit une nouvelle Règle, la première écrite par un pape pour un ordre féminin, en uniformisant la juridiction de tous les monastères des Dames ou Sœurs Pauvres, qui à partir de ce moment-là dévirent Clarisses.

Celui des Clarisses est devenu ensuite le modèle de vie pour toutes les moniales cloîtrées, même celles appartenant à d’autres ordres.

Basilique de Sainte Claire

Claire mourut le 11 août 1253 et, peu après sa mort, on commença à penser à la nécessité d’ériger une église qui lui soit dédiée. Les travaux de construction furent commencés près de l’église de Saint Georges, où la Sainte avait été enterrée de manière provisoire. Outre la Basilique qui lui est dédiée, on voulut construire également un couvent pour les Clarisses de Saint-Damien. La Basilique de Sainte Claire est en pierre de Subasio, travaillée en bandes roses et blanches. Le plafond est soutenu par des grands arcs-boutants. Avec sa nef unique et la galerie qui parcourt le périmètre à l’intérieur, elle ressemble beaucoup à l’église supérieure de Saint François. La Basilique de Sainte Claire d’Assise fut consacrée le 6 septembre 1265 par Pape Clément IV.

Crucifix de Saint-Damien

Lire aussi :

Crucifix de Saint-Damien
Le crucifix de Saint-Damien est celui devant lequel saint François avait l’intention de prier

Dans la chapelle de Saint Georges, à l’intérieur de la Basilique, en plus des reliques de Sainte Claire, on y conserve encore le Crucifix de Saint Damien, qui inspira Saint François et qui eut un rôle important dans cette histoire d’amitié et de foi.