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5 cadeaux pour la fête des grands-parents

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La tombe de Saint Pierre et son incroyable découverte

La tombe de Saint Pierre et son incroyable découverte

La tombe de Saint Pierre à Rome est considérée depuis toujours comme un des lieux sacrés de la chrétienté par excellence. Découvrons-en l’histoire captivante.

Simon, dit Pierre, fut le chef des douze apôtres par la volonté de Jésus en personne, qu’Il désigna comme chef et fondateur de l’Église. La prédication de la Parole le conduisit à travers d’innombrables terres, jusqu’à Rome, où il connut le martyr sous l’Empereur Néron et où il fut enterré.
La tombe de Saint Pierre a été depuis le début le cœur d’un culte passionné de la part des premiers chrétiens. La présence de la dépouille d’un apôtre si important à Rome a toujours été source d’un grand orgueil et de ferveur de la part des fidèles. Et cela a été de même pour les restes de Saint Paul, qui fut associé à Saint Pierre dès le début, et qui avec lui partage même sa fête le 29 juin. Il est toujours fascinant de s’attarder sur comment deux hommes si différents en termes d’histoire et de vocation sont associés dans le cœur et dans la spiritualité des chrétiens, considérés comme des bastions de foi et symboles même de l’Église catholique.

Concernant la tombe de Saint Pierre, elle est devenue avec le temps un point de référence spirituelle pour les chrétiens du monde entier, comparable à la Basilique du Saint-Sépulcre de Jérusalem, naissant à l’endroit où Jésus est mort et a été enterré.
Aujourd’hui, ceux qui visitent la basilique vaticane peuvent admirer l’imposant Baldaquin de Saint Pierre, un des monuments les plus surprenants de l’art baroque, qui s’érige au-dessus de la tombe du Saint, et l’autel majeur qu’à fait construire Clément VIII, au-dessus duquel s’élève la majestueuse coupole de Michel-Ange. Mais ce ne fut pas toujours ainsi.

baldaquin de saint pierre

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Les fouilles archéologiques

À l’origine, les restes du Saint furent placés dans une tombe creusée dans la terre, non loin du lieu de son martyr : le cirque de Néron, les somptueux jardins où l’Empereur infligeait d’innommables supplices aux chrétiens. Si originairement la tombe du Saint fut marquée par une simple édicule votive, le Trophée de Gaïus, bientôt lui furent rendues les honneurs adéquats, d’abord avec la construction autour d’elle d’un monument, par volonté de l’Empereur Constantin, un parallélépipède de trois mètres de haut en marbre et en porphyre et ensuite, en 320, avec une imposante basilique destinée à protéger comme un écrin les précieux restes, conçues de manière à ce que la tombe de Saint Pierre coïncide avec l’autel majeur.

Avec les siècles et la succession d’Empereurs et de Papes, la tombe de Saint Pierre a été englobée dans des autels de plus en plus somptueux, que seules les fouilles archéologiques de la moitié du 20ème siècle ont révélé, couche après couche. Après le monument voulu par Constantin, vint celui de Grégoire le Grand, à son tour renfermé dans l’autel voulu par Calixte II. Celui que nous pouvons admirer encore aujourd’hui sous la coupole de Michel-Ange remonte à 1594 et fut construit par volonté de Clément VIII, mais, entretemps, la basilique avait été démolie dans son entièreté et reconstruite par volonté de Pape Jules II. Ainsi est née la Basilique de Saint Pierre que nous connaissons et admirons tous.
L’aspect le plus intéressant pour les chrétiens est la centralité que la tombe de Saint Pierre a maintenu tout au long de ces bouleversements architecturaux.

Concernant les fouilles archéologiques qui ont amené à la découverte des différentes évolutions de la tombe de Saint Pierre, elles débutèrent en 1939, suite à un effondrement accidentel qui révéla sous le plancher des grottes à côté de l’autel de Saint Pierre une ancienne chambre mortuaire romaine. Pape Pie XII était conscient du fait qu’un ancien document conservé dans la Bibliothèque vaticane, le Livre des Papes, décrivait le lieu de sépulture de Saint Pierre et il fit poursuivre les fouilles en grand secret. Elles mirent en lumière de nombreuses tombes païennes, des statues et, pour finir, une tombe décorée d’images chrétiennes. En poursuivant à la découverte du passé, les archéologues trouvèrent les autels cités ci-dessus et, pour finir, un mur peint en rouge contre lequel avait été érigée un édicule funéraire, le Trophée de Gaïus.

Différends sur la tombe de Saint Pierre

Dans un premier temps, les chercheurs n’eurent aucune certitude que la tombe était bel et bien celle de Saint Pierre. Son nom n’y apparaissait pas et, de toute manière, ses restes n’y avaient pas été retrouvés.
Par la suite, Margherita Guarducci, épigraphiste et archéologue, arriva à déchiffrer les graffitis, apparemment incompréhensibles, présents sur le mur sur lequel se posait l’édicule primitive érigée comme monument funéraire. Elle découvrit ainsi que le nom de Saint Pierre revenait constamment dans ces inscriptions et reconnut en particulier deux inscriptions : “Proche Pierre” et “Pierre est ici”. En enquêtant davantage, elle apprit que les ouvriers avaient précédemment retrouvé une niche creusée dans le mur et recouverte de marbre, d’où avaient été retirés des ossements humains. Il s’agissait justement, comme les analyses successives le confirmèrent, des reliques de Saint Pierre, transférées par volonté de Constantin de la tombe creusée dans la terre à cet emplacement plus convenable.

Bien qu’en 1965 le Vatican ait diffusé le résultat des enquêtes de Guarducci, d’âpres différends continuèrent de partager religieux et experts concernant les restes de Saint Pierre, au point que les ossements furent même retirés de la niche dans le Mur aux Graffitis. Seulement le 5 décembre 2013 Pape François les a remises à leur emplacement légitime, après la soigneuse révision voulue par Pape Benoît XVI, qui confirma ce que Margherita Guarducci avait découvert. Il s’agissait bel et bien de la tombe de Saint Pierre.

Symboles templiers : histoire et signification de ces symboles anciens

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Évangiles Apocryphes : de quoi s’agit-il et les différences par rapport aux canoniques

Évangiles Apocryphes : de quoi s’agit-il et les différences par rapport aux canoniques

Les évangiles apocryphes ne font pas partie du Nouveau Testament : qu’est-ce qui les différencie des évangiles de Marc, Matthieu, Luc et Jean, considérés comme canoniques ?

Nous savons tous, grâce aux récits des Évangiles de Matthieu et de Luc, que Jésus naquit à Bethléem. Mais d’où viennent les images de la grotte, du bœuf et de l’âne à côté de la mangeoire qui réchauffent Jésus avec leur souffle ? Ces détails n’apparaissent pas dans les évangiles de Luc et de Matthieu, mais dans les évangiles apocryphes. Le mot “apocryphe” dérive du grec et indique quelque chose de maintenu caché et loin de l’usage. Dans le contexte chrétien, il est utilisé pour les textes qui ne font pas partie des quatre évangiles canoniques et ne sont pas reconnus comme partie du Nouveau Testament.

Les évangiles apocryphes

Les évangiles apocryphes sont des textes, pour la plupart fragmentés, qui racontent des faits de l’histoire de Jésus et des personnes autour de lui, mais qui ne sont pas acceptés comme canonique par le magistère de l’Église. Ces textes furent produits dans une époque postérieure à celle apostolique, i.e. dans les décades suivant les prédications des apôtres et la naissance des premières communautés chrétiennes, probablement de la nécessité d’enrichir les enseignements chrétiens avec d’autres informations et explications.

La plupart des évangiles apocryphes ne bouleversent pas les faits décrits dans les quatre évangiles canoniques, mais y ajoutent des interprétations ou anecdotes d’une authenticité douteuse. Dans certains cas, les évangiles apocryphes sont nés de l’influence d’autres courants de pensée, comme le gnosticisme, considérées comme des positions hérétiques, non conformes à l’enseignement de l’Église.

Les apocryphes sont classés en plusieurs groupes :

  • Évangiles de l’enfance : ils se concentrent sur la période de l’enfance de Jésus et sur les figures de Marie et Joseph ;
  • Evangiles judéo-chrétiens : ils s’inspirent du judaïsme tardif dans l’interprétation de la vie de Jésus ;
  • Évangiles gnostiques : ils sont influencés par le courant du gnosticisme ;
  • Évangiles de la Passion : ils se concentrent sur la Passion de Christ ;
  • Autres évangiles apocryphes, des fragments, perdus et homonymes.

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Différences entre évangiles canoniques et apocryphes

On pense que les apocryphes ont été rédigés à partir du II siècle apr. J.-C. et donc dans un moment très successif à la prédication des apôtres. Dans le cas des canoniques, au contraire, les trois évangiles synoptiques sont tous datés de la deuxième moitié du premier siècle et l’évangile de Jean, le plus récent, d’entre 95 et 110 apr. J.-C. La distance temporelle de rédaction des textes apocryphes comporte un doute sur l’authenticité des messages présents, car difficilement imputables à l’enseignement direct des apôtres.

Pour décréter l’acceptabilité théologique des textes du Nouveau Testament, l’Église chrétienne ancienne s’appuya en effet sur quatre principes essentiels :

  • la tradition sacrée ;
  • la paternité apostolique : le texte doit pouvoir être attribué aux apôtres ou à des personnes en étroite relation avec eux ;
  • usage liturgique : le texte était utilisé dans les liturgies des premières communautés chrétiennes ;
  • orthodoxie : le texte doit respecter les vérités dogmatiques de la foi, comme l’Unité et la Trinité de Dieu et la coexistence de la nature humaine et divine en Jésus-Christ.

Une différence ultérieure entre évangiles apocryphes et canoniques se trouve dans la forme littéraire et de contenu. Les évangiles apocryphes sont souvent caractérisés par des récits dévotionnels riches en détails, avec des traits légendaires voire fabuleux, qui seraient nés de la pietà populaire.

Évangiles apocryphes et gnostiques

Comme nous l’avons déjà dit, certains des évangiles apocryphes font référence au gnosticisme. Il s’agit d’un courant philosophique et spirituel, en partie lié aussi aux religions ésotériques anciennes, selon lequel l’âme se sauve grâce à une connaissance supérieure et illuminée, découlant de l’expérience personnelle et de la recherche de la vérité. Dès le début, les interprétations de gnosticisme chrétien furent considérées comme hérétiques par l’Église : selon la doctrine ecclésiale l’homme ne peut en effet pas se sauver seul, car il a besoin du Sauveur.

Voici les principaux apocryphes gnostiques :

  • l’évangile grec des égyptiens
  • l’évangile de Matthias
  • l’évangile de Marie-Madeleine
  • l’évangile de Judas
  • l’apocryphe de Jean
  • la Sophia (sagesse) de Jésus
  • l’évangile de Thomas
  • l’évangile de Pierre.

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Nous avons déjà approfondi le thème de l’évangile de Judas dans notre article dédié à Judas Iscariote. Ce texte, partant d’une base gnostique, affirme que la trahison était une mission confiée à Judas par Jésus en personne. Les apocryphes attribués à Saint Matthias, Saint Jean et à Saint Pierre sont un exemple d’attribution pseudépigraphe : on pensait à tort que les auteurs étaient les trois apôtres.

Mère Teresa : symbole de charité

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Foi, espérance et charité : vertus théologales

Foi, espérance et charité : vertus théologales

Foi, espérance et charité sont les trois vertus théologales. Déterminons le lien entre l’homme et Dieu et l’agir moral chrétien. Mais connaissons-nous vraiment ces trois vertus ?

Foi, espérance et charité ne sont que quelques-unes des vertus que l’homme doit cultiver afin d’être considéré bon et digne.

Avant tout, essayons clarifier ce qu’est une vertu. Pour le faire, il n’y a rien de mieux que de se référer au Catéchisme de l’Église catholique, selon lequel la vertu est une disposition habituelle et ferme à faire le bien. Nous pouvons donc considérer des vertus tous ces aspects du tempérament humain qui poussent à accomplir des bonnes actions, mais pas seulement. Les vertus sont la meilleure partie de nous-mêmes, ces composants de notre être qui nous permettent de donner le meilleur dans chaque situation.

Cette tendance vers le bien se traduit par une tension vers Dieu. Celui qui pratique les vertus aspire à devenir le plus possible semblable à Lui.

Au cours des siècles les hommes ont cherché à codifier les vertus de différentes manières.

Les anciens Grecs incluent la totalité des vertus humaines dans l’Areté, qui comprenait force d’âme, vigueur morale et prestance physique. Celui qui la possédait pouvait mettre à profit tous ses talents. Platon, dans le texte La République, énumère déjà celles qui deviendront pour les chrétiens les quatre vertus cardinales, i.e. celles capables d’exercer le contrôle dans la partie rationnelle de l’âme sur les passions : tempérance, courage, sagesse, justice.

Pour les Romains, la Vertu était la disposition de l’âme tournée vers le bien, vers l’accomplissement optimal d’actions et de façons d’être. L’homme vertueux romain essayer de faire de son mieux et d’être le plus parfait possible, dans la mesure du possible avec ses propres talents et dispositions naturelles.

Des philosophes de chaque époque ont élaboré leurs interprétations des vertus, avec une conséquente codification de vie et attitude de l’homme envers le monde.

Nous, dans ce contexte, nous allons nous limiter à parler des vertus d’un point de vue chrétien, en entendant par cela toutes ces attitudes et dispositions d’âme qui règlent l’action humaine, en ordonnant les passions, en déterminant la conduite, en poussant l’homme à mener une vie moralement digne. Celui qui poursuit les vertus, poursuit le bien, de manière consciente et déterminé par sa volonté.

La poursuite des vertus amène l’homme à entrer en communion avec Dieu.

Saint François

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Vertus cardinales

Les vertus cardinales sont celles que nous pouvons considérer comme la base de l’excellence de l’être humain. Leur propre nom nous suggère à quel point elles sont les piliers autour desquels s’appuie la nature de l’homme vertueux. Elles sont :

  • prudence, poussant l’homme à contrôler les passions et à reconnaître le bien à chaque situation, en plus de lui faire comprendre comment le perpétuer ;
  • justice, la volonté de donner à Dieu et aux autres hommes ce qui est juste et dû. Selon Platon, elle apportait harmonie et équilibre dans toutes les autres vertus, en poussant l’homme vers la perfection ;
  • force, celle que Platon appelait courage, qui procure la force d’âme nécessaire pour poursuivre les autres vertus et chercher le bien ;
  • tempérance, la poussée vers la recherche du bien et le contrôle sur passions et instincts.

Vertus intellectuelles

Ce sont ces vertus qui règlent le bon usage de l’intelligence afin de perfectionner l’intellect et rapprocher l’homme de la connaissance de la religion et de Dieu. Elles sont :

  • sagesse, la connaissance théorique des choses, grâce à laquelle l’intellect peut remonter vers Dieu et vers l’intangible ;
  • science, permettant à l’homme de connaître les différents aspects de la réalité dans leur vérité et leur enchaînement, en élaborant des notions adéquates ;
  • intellect, permettant à l’homme de remonter des pensées et des concepts jusqu’à embrasser des réalités suprêmes, en comprenant l’essentialité dans chaque chose et chaque action.

Vertus théologales

Venons-en aux vertus théologales, foi, espérance et charité, sujet de cet article. Il s’agit de ces vertus qui déterminent le rapport entre l’homme et le divin, toutes les trois adressées directement à Dieu. L’étymologie même du terme théologal le suggère : il dérive du grec θεός, « Dieu » et λόγος, « mot ».

Ce sont donc des vertus qui, tout en partant de l’homme, tendent vers le divin, et en lui trouvent leur origine, objet et raison d’être. À la différence des vertus cardinales et intellectuelles, selon les théologiens de l’Église, les vertus théologales ne peuvent être obtenues uniquement par l’effort humain, mais doivent être infusées dans l’homme par la grâce divine.

Comme nous l’avons déjà dit elles sont au nombre de trois :

  • foi, concernant la connaissance de Dieu et le croire en Lui, ce qui amène à la connaissance de Dieu à travers la révélation ;
  • espérance, régulant la vie humaine en relation à la Trinité et à la promesse de salut, portant à la possession de Dieu, entendue comme vie éternelle dans la lumière de Sa gloire ;
  • charité, à la base de la vie de chaque chrétien, source et but de toute autre vertu, exprimant l’amour pour Dieu à travers celui pour le prochain, amenant à l’amour pour Dieu et en Dieu comme plus grande expression de l’homme dans la vie comme dans la mort.

Ces trois vertus sont strictement liées l’une à l’autre : la charité, entendue comme amour pour Dieu, dérive de la foi, i.e. de la révélation de Dieu, et aussi de l’espérance dans la vie éternelle amenée par la connaissance de Dieu. En réalité, le parcours à travers lequel ces trois vertus nous guident est un parcours de grâce et d’élévation spirituelle, destiné à conduire celui qui l’entreprend à l’expression maximale de sainteté que Dieu peut offrir à ses fils.

Les vices opposés aux vertus théologales, i.e. ceux qui naissent du manque de ces mêmes vertus, sont :

  • incrédulité, qui naisse du manque de foi, et amène au blasphème et à l’apostasie (le reniement de Dieu) ;
  • désespoir, qui nait du manque d’espérance ;
  • haine, qui nait du manque d’amour et de charité.

sept péchés capitaux

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Foi

Si nous partons du principe que Dieu est Vérité, nous pouvons dire que la foi est la vertu qui nous permet de croire en Lui et en tout ce qu’Il a révélé comme unique et inéluctable Vérité. C’est la vertu qui amène à croire, aveuglement, complètement, en s’abandonnant sans réticences à la volonté de Dieu.

Dans le Concile Vatican II, la foi est ainsi décrite : « À Dieu qui se révèle est due l’obéissance de la foi […], par laquelle l’homme se remet tout entier et librement à Dieu (se totum libere Deo committit) dans un complet hommage d’intelligence et de volonté à Dieu qui révèle et dans un assentiment volontaire à la révélation qu’Il fait » (Cost. Dogm. Dei Verbum 5 ; EV 1, 877).

Se remettre tout entier à Dieu donc est la clé de la foi, mais il ne s’agit pas d’un abandon passif. La foi exige également que nous agissions au nom de Dieu, selon sa volonté, et uniquement cela nous rend dignes d’être ses fils, et partie du corps de Jésus. Comme nous le lisons dans une lettre de Jacques : « la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2,26).

C’est donc Jésus qui nous indique comment la foi doit être vécue pleinement, non seulement en tant que confiance absolue en Dieu et en sa volonté, mais également en tant que témoignage constant, à répandre le plus possible. Uniquement ceci conduit au salut.

« Quiconque me confessera devant les hommes, je le confesserai aussi devant mon Père qui est dans les cieux ; mais quiconque me reniera devant les hommes, je le renierai aussi devant mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 10,32-33).

Espérance

L’espérance est la vertu qui pousse l’homme à désirer le salut éternel et le royaume des cieux en tant que forme maximale de bonheur et d’accomplissement de l’existence. Elle nait dans la confiance en la promesse de Christ, qui a révélé que pour ceux qui vivent dans la volonté de Dieu et se laissent guider par le Saint-Esprit il y aura une vie après la mort, éternellement heureuse pour les gentils, éternellement malheureuse pour les méchants.

Saint Paul reconnait l’importance du Saint-Esprit, qui est la véritable aide pour ceux qui souhaitent le salut éternel. En effet, la force de l’homme ne suffit pas pour l’obtenir, mais il faut également la grâce que Dieu a insufflé dans nos cœurs par le biais du Saint Esprit : « L’espérance ne trompe point, parce que l’amour de Dieu est répandu dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Romains 5,5).

L’espérance puise donc sa force d’un côté de Jésus-Christ, qui a promis, et de l’autre côté du Saint-Esprit, que Dieu nous a offert comme « carburant » pour alimenter cette promesse.

L’espérance ne doit pas être entendue comme une simple aspiration au bonheur après la mort. Chaque action de notre vie, chaque activité, en tire vigueur et raison d’être. L’espérance nous pousse à affronter les épreuves de tous les jours, nous soutient dans les désillusions et nous protège dans les moments de découragement. En elle est le véritable moteur de notre vie quotidienne nous être chrétiens, et ce moteur alimente également les autres vertus théologales, foi et charité.

Dans notre poursuite de l’espérance, nous devons penser à Abraham, un véritable modèle en ce sens, symbole et origine même de l’espérance du peuple élu : « Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations » (Romains 4,18).

Jésus a voulu alimenter le feu de l’espérance en prêchant les béatitudes, qui décrivent aux hommes ce qu’il faut pour être véritablement heureux et qui offrent un modèle pour vivre selon Ses enseignements. L’homme qui vit selon les enseignements de Jésus, bénit par ces béatitudes, est déjà tendu vers le salut.

Quelques exemples de béatitudes que nous pouvons trouver dans le Sermon sur la montagne : « Heureux les pauvres d’esprit, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux les affligés, car ils seront consolés ! Heureux les débonnaires, car ils hériteront la terre ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ! Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu ! Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés par la justice, car le royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous, lorsqu’on vous outragea, qu’on vous persécutera et qu’on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi. Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux » (Matthieu 5,3-12).

Sainte Thérèse d’Avila, religieuse et mystique espagnole, une des figures les plus importantes de la Réforme catholique, dans Exclamaciones del alma a su Dios, écrit des mots splendides concernant comment un véritable chrétien devrait vivre chaque jour l’espérance : « Ô mon âme, espère, espère, car tu ne sais quand viendra ni le jour ni l’heure. Veille avec soin, puisque tout passe en un instant, quoi que l’excès de tes désirs te représente comme douteux ce qui est certain, et comme long ce qui est court. Considère que plus longtemps tu combattras, plus tu feras connaître en ce monde l’amour que tu portes à ton Dieu et jouiras un jour avec plus de délices de ton Bien-aimé dans une joie et un contentement qui ne finiront jamais ».

Charité

La charité est la vertu de l’amour par excellence. Amour pour Dieu au-dessus de tout, et amour pour le prochain en tant que manifestation de l’amour pour Dieu.

Elle est considérée comme la plus importante des trois vertus théologales, puisqu’elle inspire et donne de la force tant à la foi qu’à l’espérance.

Ainsi écrit Saint Paul : « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espérance et la charité ; mais la plus grande de ces choses, c’est la charité ! » (1 Corinthiens 13,13).

aumône

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Jésus en est le porteur, Lui qui a aimé ses amis jusqu’à la fin, en donnant sa vie pour eux et qui a donné à ses disciples un nouveau commandement : « Comme le Père m’a aimé, je vous ai aussi aimé. Demeurez dans mon amour » (Jean 15,9).
Et surtout : « C’est ici mon commandement : aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15,12).

L’amour pour le prochain auquel Jésus nous invite est total, universel, puisqu’il inclut également ceux que nous ne connaissons pas et même nos ennemis. Pour ceci, comme déjà pour l’espérance, nous somme aidé par le Saint-Esprit. C’est grâce à lui, en plus de l’observation constante des commandements, que nous pouvons manifester notre amour, notre charité. Nous devons toujours tenir en compte que l’amour pour le prochain n’est autre qu’un moyen, une preuve de notre amour pour Dieu.

La charité chrétienne s’adresse donc à deux sujets :

  • Dieu, qui doit être aimé en soi au-dessus de toute autre chose, et qui s’est révélé grâce à la foi ;
  • Nous-mêmes et notre prochain, que nous devons aimer pour amour de Dieu.

En ce qui concerne l’amour envers Dieu, il doit être total, sans limites.

C’est encore Jésus qui nous explique comment et combien nous devons aimer Dieu : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, et de toute ta pensée. C’est le premier et le plus grand commandement » (Matthieu 22,37-38).

Et Saint Antoine de Padoue dans ses sermons répète plusieurs fois la nécessité d’aimer Dieu avec « tout ce que tu es, tout ce que tu as […] avec tout ton cœur et tout ton esprit, puisque Dieu s’est donné tout entier, et l’homme ne peut que le rendre de la même manière, sans réserve, sans en retenir une partie ».

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Nous devons en outre considérer que, tandis que foi et espérance se terminent avec la mort, la charité n’aura jamais de fin. En effet, l’homme qui meure en bon chrétien en allant au Paradis verra Dieu, objet de sa foi, et l’accomplissement de son espérance, mais ne cessera pas d’aimer Dieu.

La charité commence en cette vie, sur cette terre, mais dure pour l’éternité. Saint Paul nous le rappelle encore avec des mots extrêmement poétiques : « Aujourd’hui nous voyons au moyen d’un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face » (1 Corinthiens 13,12).

Vertus théologales : symboles

Les vertus théologales ont toujours été représentées symboliquement dans l’iconographie et dans l’art. La tendance à traduire en symboles, voire à humaniser ce qui est transcendent, est une caractéristique présente dans l’art sacré occidental depuis ses origines. Un exemple pour tous : le Mariage mystique de Saint François de Sassetta, qui représente le saint d’Assise qui marie la Pauvreté, la Chasteté et l’Obéissance représentées comme trois jeunes filles habillées respectivement en vert, blanc et rouge.

Les trois vertus théologales – foi, espérance et charité – ont été aussi souvent représentée comme des figures féminines, comparables aux trois grâces, et donc jeunes et belles. Aux représentations picturales ou sculpturales des trois vertus étaient ensuite associés des symboles iconographiques récurrents : le calice ou la croix pour la foi, une chaîne ou une ancre pour l’espérance, le cœur de Christ pour la charité.

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La Nativité de Marie, quand et pourquoi la fêtons-nous ?

La Nativité de Marie, quand et pourquoi la fêtons-nous ?

Le 8 septembre nous célébrons la nativité de Marie, la mère par excellence, la femme qui changea l’histoire de l’Église et de l’humanité. Découvrons quelque chose de plus sur sa naissance et son enfance.

Pourquoi écrire un article sur la nativité de Marie ? Nous connaissons tous l’histoire de Marie de Nazareth, la jeune fille choisie par Dieu pour devenir la mère de Jésus, le Sauveur. Dès notre enfance, nous sommes exhortés à la considérer comme une sorte de maman céleste, qui nous aime tout autant que notre vrai maman, et qui, de la même manière, aime tous les enfants du monde. En grandissant, cela est un des rares contes de fées qui ne cesse d’être réel. Car la Vierge continue en effet à être la Mère miséricordieuse de l’humanité entière, celle qui, en vertu de son lien privilégié avec Jésus, peut se charger de toutes les souffrances des hommes afin de les porter à l’attention du Père et assumer un rôle d’intermédiaire entre Lui et toutes ses créatures.

C’est grâce à Marie si Dieu Père a voulu et pu se réconcilier avec l’homme. Une autre célèbre figure féminine, Ève, avait déterminé la perte de la grâce pour toute l’humanité et l’expulsion du Paradis Terrestre. Comme Ève fut maudite par Dieu pour son péché, et avec elle toutes les femmes (« J’augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur » Genèse 3, 16), ainsi la Vierge Marie fut au contraire bénite parmi les femmes. « Tu es bénie parmi les femmes » lui dit l’archange Gabriel, quand il se présente à elle pour lui annoncer sa future maternité. Et cette bénédiction, ce choix œuvré par Dieu pour amener dans le monde Son Fils, et avec lui le salut pour tous, est déterminé justement par Marie, par la manière dont elle est faite, par son caractère humble et doux, par sa simplicité, mais également par le courage avec lequel elle a accepté d’assumer le rôle non difficile que le Tout-Puissant avait choisi pour elle.

Nous avons dédié un article à l’évolution de la figure de la femme et de la mère d’Ève à Maria, dans lequel nous avons approfondi justement cet aspect de la vie de Marie. En raison de son importance dans l’histoire de l’humanité, nous avons également compté Marie parmi les 10 femmes chrétiennes qui changèrent l’Église et le monde.

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Mais ici, nous souhaiterions faire un pas en arrière et parler de la nativité de la Vierge Marie. Oui, car Marie a été un enfant, avant de devenir la femme extraordinaire que nous connaissons. Elle a eu une maman, avant d’être une maman à son tour. Sa maman s’appelait Anne et, bien qu’elle ne soit pas mentionnée par les Saintes Écritures, elle est toutefois vénérée comme une Sainte à son tour et, avec elle, le pape de Marie aussi, Saint Joachim. Les parents de Marie sont fêtés le 26 juillet, le même jour où nous célébrons la journée des grands-parents.

Découvrons donc ensemble quelque chose de plus sur la nativité de la Très Sainte Marie et sur son enfance avec Joachim et Anne.

8 septembre – Fête de la Vierge

Mais pourquoi la Nativité de Marie est célébrée le 8 septembre ? En réalité, il n’y a pas d’informations précises concernant la date de naissance de la Sainte Vierge. Une tradition la fait coïncider avec le 5 août, jour où on fête Notre-Dame des Neiges, qui au IV siècle ap. J.-C. recouvra avec une chute de neige miraculeuse le Mont Esquilin, où sera ensuite érigée la Basilique de Sainte-Marie-Majeure. La même date est indiqué en 1984 par Notre-Dame de Medjugorje aux voyants comme jour de son anniversaire.

La tradition qui place par contre la nativité de Marie au 8 septembre est liée à la construction de la Basilique de Sainte Anne à Jérusalem, au IV siècle ap. J.-C., érigée à l’endroit où auparavant surgissait la maison où les parents de Marie, Anne donc et Joachim, vécurent et où la Mère de Jésus serait née.

En Orient, la nativité de Marie était déjà fêtée au IV siècle, juste après la construction de la Basilique mentionnée ci-dessus. Ensuite, la tradition de fêter la naissance de Marie le jour 8 de septembre arriva à Constantinople aussi et l’Église byzantine s’appropria de cette dévotion, en l’associant à celle de la Conception.

Au VII siècle, Pape Serge I introduisit la fête de la Nativité de Marie en Occident aussi, en la célébrant avec une procession solennelle qui se déroulait à travers les rues de Rome de l’église de Sant’Adriano al Foro jusqu’à la Basilique de Sainte-Marie-Majeure.

Histoire de la naissance de Marie

Les informations que nous avons concernant Joachim et Anne, parents de Marie, nous viennent du Protévengile de Jacques, un texte apocryphe exclu du canon des Saintes Écritures. Pareillement, l’Évangile du Pseudo-Matthieu, écrit en latin au VIII-IX siècle, mentionne les parents de Marie. Dans les Évangiles de Luc et de Matthieu, il existe des brides d’informations qui nous permettent de reconstruire du moins en partie l’enfance de la Vierge.

La Légende dorée aussi, récolte de biographies hagiographiques composée par le frère dominicain Jacques de Varagine entre 1260 et 1298, reporte quelques épisodes de la vie de Marie, de Sainte Anne et de Saint Joachim, dont beaucoup inspirèrent les grands artistes du passé pour réaliser des œuvres d’art sacré devenues immortelles.

Tout d’abord, nous voudrions souligner les circonstances miraculeuses de la conception de Marie, qui, comme nous le savons bien, naquit pure, jamais touchée par le péché originel, comme arrivait par contre à tous les hommes et femmes. Le dogme de l’Immaculée Conception rend Marie sainte dès sa conception, purifiée de tous les maux, préservée du péché pour devenir la mère de Jésus.

Comme nous l’avons déjà vu en parlant de Sainte Anne, son mari Joachim et elle n’arrivaient pas à avoir d’enfants. La stérilité était considérée comme la pire des disgrâces dans la culture juive, car elle était attribuée à une punition divine. Joachim, homme pieux, choisit de s’éloigner du Temple quand il lui fut interdit de présenter des sacrifices à Dieu à cause de sa stérilité. Il se retira dans le désert, parmi les bergers, sans jamais arrêter de prier Dieu. Anne aussi, abandonnée par son mari, ne cessa pas de prier, et leur foi fut enfin récompensée : un ange apparut à tous les deux, en leur annonçant la naissance imminente d’une petite fille. Le messager céleste les informa qu’elle allait devoir s’appeler Marie et qu’elle aurait vécu au Temple, car destinée à porter le Fils de Dieu. Les deux époux se rejoignirent, en se saluant avec un baiser sous la Porte dorée de Jérusalem.

Ainsi Marie naquit et, dans un premier temps, vécut dans la maison de Saint Joachim et Sainte Anne. Ici, elle fut éduquée par sa mère aux prières et à la dévotion à Dieu, tout en apprenant en même temps tout ce qu’une femme devait savoir sur comment on gère une maison et une famille. Ensuite, elle fut amenée au Temple pour être instruite par les grands prêtres. On raconte que Marie accueillit avec joie la perspective de laisser la maison paternelle pour se rendre dans ce lieu austère et solennel, comme si en elle, encore enfant, palpitait déjà la conscience de ce que sa destinée devait être. Selon la tradition hagiographique, Marie vécut son enfance au Temple, se partageant entre les prières et les visites des anges. Son caractère était humble et doux, une anticipation de la magnifique jeune femme qui allait accueillir en elle la mission que Dieu lui avait préparé. Un choix qui allait changer à jamais le destin du monde.

La dévotion à Marie Enfant

La dévotion à Marie Enfant est ancrée dans l’histoire des dévotions populaires les plus anciennes. Les premières formes dévotionnelles dérivent surement de la liturgie orientale.
Le culte de la nativité de Marie était déjà présent à Milan au X siècle, et le 20 octobre 1572 Saint Charles Borromée consacra le Dôme à Marie naissante.

Autour de 1720, une soeur franciscaine, Soeur Clara Isabelle Fornari, qui aimait modeler des visages en cire de l’Enfant Jésus et de Marie enfant, donna aux sœurs Capucines de Sainte Marie des Anges à Milan une gracieuse statuette en cire qui représentait Marie comme un nouveau-né couché dans les langes.

La dévotion à Marie enfant eut grâce à ce simulacre une forte croissance et se répandit partout. Encore aujourd’hui, les soeurs de la congrégation Soeurs de Charité de Lovere à Milan sont appelées sœurs de Marie enfant. La statuette fut confiée à ces sœurs à la moitié du XIX siècle. Puisqu’elles se dédiaient au soin et au réconfort des malades de l’hôpital Ciceri de Milan, la statuette de Marie enfant devint un point de référence et de réconfort pour les sœurs aussi bien que pour les malades et, en 1884, une guérison miraculeuse lui fut attribuée. Depuis lors, le 9 septembre, chaque année, ce miracle est célébré.