Auteur/autrice : Redazione

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Marie Madeleine épouse de Jésus : tirons les choses au clair

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Quelle est la vérité à propos de Marie Madeleine ? Femme de Jésus ou simple disciple ? Découvrons-le dans cet article.

Jésus s’est-il marié ?

Dans la société juive dans laquelle vécurent Jésus et les douze apôtres il était très rare qu’un homme reste célibataire, puisque créer une famille et avoir des enfants était un des premiers impératifs moraux de la loi juive : « Soyez féconds, devenez nombreux, peuplez la terre ». En outre, puisque Jésus était un maître et donc une figure publique adonné à l’explication des Écritures, un célibat choisi serait paru étrange à ses contemporains. Il existe en tout cas d’autres exemples de grands hommes restés célibataires – Jean le Baptiste, Paul de Tarse, le prophète Jérémie -et, par conséquent, cela n’est pas à considérer comme une position totalement extrême.

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Mariage et célibat de Jésus

Dans les évangiles canoniques et dans les textes du Nouveau Testament on ne parle jamais d’une épouse de Jésus ni de son éventuel mariage. Nous trouvons par contre des références à la famille terrestre de Jésus (Marie et Joseph) et aux personnes qui vivaient avec lui pendant la prédication. Le fait que personne dans les évangiles canoniques ne cite un lien si fort laisse présumer qu’il n’existait guère.

Le thème du mariage est présent dans différents passages de l’évangile, à partir de l’occasion du premier miracle publique de Jésus (les noces de Cana) et lors d’autres épisodes pendant lesquels Jésus clarifie les idées la loi de Moïse. Le thème du célibat est également affronté par Jésus dans le discours sur les eunuques au chapitre 19 de l’évangile de Matthieu : « Il y a des eunuques qui le sont dès le ventre de leur mère ; il y en a qui le sont devenus par les hommes ; et il y en a qui se sont rendus tels eux-mêmes, à cause du royaume des cieux. Que celui qui peut comprendre comprenne ». Le célibat de Jésus rentrerait dans sa mission de Salut.

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Marie Madeleine épouse de Jésus

D’où vient donc l’hypothèse que Marie Madeleine puisse être l’épouse de Jésus ?

Certains experts ont avancé cette hypothèse en s’appuyant principalement sur un des évangiles apocryphes, des textes non acceptés comme faisant partie du Nouveau Testament car trop récents. L’Évangile de Philippe, comme de nombreux évangiles apocryphes, est un texte gnostique – pour en savoir plus, lisez notre article sur les évangiles apocryphes. Dans cette évangile apocryphe, Marie Madeleine apparait comme la compagne de Jésus, aimée par lui plus que tous les autres disciples. En réalité, le terme « compagne » ne peut pas être interprété d’une autre manière.

Un autre texte qui a remis en lumière le débat sur la situation conjugal de Jésus est un texte copte, traduction d’un document en grec, appelé Évangile de l’épouse de Jésus. L’existence du texte a été annoncée en 2021 par Karen L. King, une spécialiste de l’Université de Harvard. Dans ce document, on parle d’une présumée femme de Jésus. Toutefois, les études effectuées sur le texte est émergée une datation très tardive par rapport aux évangiles : l’Évangile de l’épouse de Jésus s’est révélé un faux.

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Une autre série d’hypothèse est liée à une légende médiévale qui raconte comment, après la crucifixion, Marie de Magdala se soit échappée de la Palestine afin de rejoindre la France. Elle portait avec elle le fils conçu avec Jésus, d’où aurait eu son origine la dynastie des Mérovingiens. L’étude de cette légende a été repris dans l’essai Le saint Graal de Baigent, Leigh et Lincoln et a été source d’inspiration pour le roman Le Code Da Vinci de Dan Brown.

La figure de Marie Madeleine a un rôle relevant dans les évangiles et dans la vie de Christ : elle est la première à recevoir l’annonce de la Résurrection et est elle-même symbole de l’amour total envers Jésus. Il est donc légitime de penser qu’entre Madeleine et Jésus il y ait eu un rapport particulièrement fort, mais il n’existe aucune preuve fiable du fait que Marie Madeleine était la femme de Jésus.

 

Saint Camille de Lellis : le saint protecteur des infirmes

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D’homme dissolu à fondateur des Camilliens, Saint Camille de Lellis est le saint patron universel des malades, des infirmiers et des hôpitaux. Ceux qui avaient connu Saint Camille de Lellis quand il était jeune n’auraient jama is pu imaginer que ce bravache adonné au jeu…

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Sainte Maria Goretti : la pureté et le pardon

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Le 6 juillet on rappelle Sainte Maria Goretti, la sainte enfant morte afin de préserver son innocence. Voici comme nait son culte.

La dévotion à Sainte Maria Goretti débuta tout de suite après sa mort tragique, le 6 juillet 1902. Afin de comprendre les raisons de ce culte né si rapidement et adressé à une toute jeune femme fille de paysans, morte dans des circonstances tragiques, mais aussi fréquentes pour l’époque, nous devons comprendre justement le contexte dans lequel Maria vécut et mourut. Ce fut en effet parmi les gens les plus humbles de la population que la dévotion pour cette sainte enfant se développa, dans les cœurs et les âmes d’hommes, femmes et enfants habitués à la souffrance et à la misère, appartenant au milieu rural, le même que celui où elle avait vécu sa brève existence.

Maria Goretti fut proclamée sainte pour avoir pardonné son propre assassin et en avoir causé la conversion.
Elle est la Sainte Patronne de Latina, de l’Agro Pontino, des Filles de Marie et de la jeunesse ensemble avec Saint Louis de Gonzague. Elle n’est pas la seule sainte victime de viol, et pour cela elle a été associée en des temps récents par Pape Benoît XVI et ensuite Pape François à Sainte Dymphne, martyre irlandaise morte en Belgique au VIIe siècle, protectrice justement des victimes de viol.

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L’histoire de Sainte Maria Goretti nous ramène aux nombreux  jeunes saints dans l’histoire du Christianisme. Nous avons parlé de certains d’entre eux dans l’article dédié à Saint Louis de Gonzague, le saint protecteur des jeunes, ou dans celui sur Jeanne d’Arc, la jeune Sainte Guerrière, symbole de foi et de courage, elle aussi n’était rien plus qu’une humble paysanne, mais qui sut toutefois sauver son propre pays. Ces jeunes et très jeunes saints et martyrs morts trop jeunes, exactement comme Sainte Maria Goretti, ont une leçon importante à transmettre à nous tous et c’est qu’il n’y a nul besoin de vivre une longue vie et d’acquérir une grande expérience pour tirer le meilleur de soi-même.

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Jeanne d’Arc, connue également comme la Pucelle d’Orléans, est une héroïne nationale française.

La bonté, la miséricorde, l’esprit de sacrifice n’ont pas d’âge et ce sont ces vertus qui font la différence, qui nous rendent immortels dans le souvenir de ceux qui nous ont aimé, de qui nous a connu. De la même manière, il n’y a pas d’âge pour la sainteté et ces jeunes gens si spéciaux nous le démontrent, eux qui sont restés dans la mémoire des siècles comme des exemples à suivre et à vénérer.

Mais qui était Sainte Maria Goretti et comment nait la dévotion qui lui est adressée ?

Histoire de Sainte Maria Goretti

Maria Goretti était née à Corinaldo, en province d’Ancone, dans les Marches, le 16 octobre 1890. Les conditions économiques précaires et le manque de travail obligèrent sa famille à déménager dans les campagnes de l’Agro Pontino, à 10 km de Nettuno, avec la famille Serenelli. Alessandro, un des fils des Serenelli, démontre bientôt de l’intérêt pour Marie, intérêt qui entraîne des approches physiques de plus en plus insistantes.

Après la mort du père de la jeune fille à cause de la malaria, les deux familles se rapprochent encore plus, en partageant la même maison. C’est ici qu’Alessandro, la vingtaine, un jour agresse Maria, qui n’a que onze ans. La petite se refuse à lui, essaye de s’échapper, le supplie et le jeune homme, aveuglé par la violence, la frappe quatorze fois avec un poinçon. Maria est transportée à l’hôpital de Nettuno, où elle meurt le jour suivant, mais ses derniers mots sont des mots de pardon et de réconciliation pour son assassin : « Pour l’amour de Jésus, je pardonne. Je veux qu’il vienne lui aussi avec moi au Paradis ».

Ainsi meurt Maria Goretti, tandis qu’Alessandro Serenelli, profondément touché par le pardon de la petite fille, est enfermé en prison, où dans les vingt-sept ans qui suivirent entreprendra un parcours personnel de repentance et de rapprochement vers la religion catholique. Sa conversion est considérée comme le premier des miracles de la petite sainte. Sorti de prison, l’homme se rendra implorer le pardon de la famille de Marie, en obtenant celui de la mère, Assunta.

Les pères passionistes de Nettuno et l’Action Catholique romaine diffusèrent tout de suite l’histoire de Maria, qui devint, même à l’époque fasciste, un symbole de vertu et de courage pour la population rurale locale.

Même après la Deuxième Guerre mondiale, dans les années Cinquante, l’histoire de la jeune fille suscitait beaucoup d’émotion, non seulement parmi les catholiques. Son exemple de courage et de résistance devint un modèle même pour les jeunes militants communistes, au point de devenir, sur proposition de Palmiro Togliatti, un modèle de vie pour les jeunes filles de la FGCI, Fédération Juvénile Communiste Italienne.

La Congrégation des Causes des Saints examina aux cours des années les différentes guérisons attribuées à Maria Goretti. Ce sera en présence de sa mère Assunta que Maria, le 24 juin 1950, sera proclamée Sainte par Pape Pie XII, dans une cérémonie qui se déroulera en plein air, Place Saint Pierre, pour la première fois dans l’histoire de l’Église. Le Pape, à cette occasion, embrassa la main de la maman de la jeune fille en signe de respect pour le sacrifice de sa fille, mais aussi pour sa douleur. Alessandro Santarelli assista également à la canonisation. Il avait raconté avoir vu Marie dans ses rêves, dans un magnifique jardin, entourée de fleurs. Il passera le restant de sa longue vie au couvent.

 

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Casa Santa Maria Goretti, lieu de pélerinage

Chaque année ont lieu deux pèlerinages dans les lieux de la vie de Sainte Maria Goretti : le dernier samedi de juin et le premier samedi de juillet. Ces lieux se trouvent à Nettuno, où sont conservés ses restes, mais aussi sa maison natale.

Le lieu où Sainte Maria Goretti naquit est situé dans la contrée Pregiagna, près de Corinaldo. La maison coloniale est restée plus ou moins comme à l’époque, une petite bâtisse sur deux étages, comme on en voit beaucoup dans cette zone rurale. Le rez-de-chaussée montre encore ce qui reste de l’étable. Là où autrefois se trouvait la cave a été installée une petite chapelle dédiée à Sainte Maria Goretti. À l’étage se trouvent les pièces où la famille Goretti vivait, la cuisine avec l’âtre, les chambres encore meublées avec les meubles de l’époque.

En 2015, l’artiste de Senigallia Andrea Ippoliti a réalisé pour le parc autour de la maison une installation de 12 panneaux dédiés au thème de l’amour.

La maison de Sainte Maria Goretti est un lieu de pèlerinage et de visite pour des fidèles pas seulement d’Italie. Elle se trouve à environ 1 km du centre historique de Corinaldo et on s’y rend facilement en bus. En outre, il y a un ample parking avec place pour cars et voitures. Face à la maison de Maria Goretti a été érigé un Centre d’Accueil pour les pèlerins, une petite chapelle votive dédiée à la Sainte enfant, un Chemin de croix et une pleine de jeu pour les enfants. Une chapelle mariale est dédiée par contre à Assunta Goretti, mère de Maria.

Toujours à Corinaldo, dans l’église paroissiale de Saint François, dans le Baptistère dans lequel Sainte Maria Goretti fut baptisée, a été placé un petit monument qui lui est dédié, en marbre blanc de Carrare.

Au sommet du centre historique de Corinaldo se trouve par contre le Sanctuaire Diocésain de Sainte Maria Goretti. Ici reposent sa mère Assunta, morte en 1954, et Alessandro Serenelli, décédé en 1970. Une sculpture en bois qui représente la petite Sainte est placée à côté de l’autel central, où est placée aussi une urne en argent contenant l’os de son bras.

Le sanctuaire de Maria Goretti à Nettuno

Le corps et les reliques de Sainte Maria Goretti sont conservés à Nettuno, dans le Sanctuaire de Notre-Dame des Grâces et de Sainte Maria Goretti.

Selon la légende, en 1532, trois statues étaient transportées par un vaisseau en direction de Naples, dont une des trois était une statue de la Sainte Vierge provenant d’Angleterre, où, à cause du schisme anglican, les statues des saints étaient détruites. Une violente tempête s’abattit sur le navire et les marins supplièrent la Vierge qui les sauva. Toujours selon la légende, la statue de la Vierge échoua ensuite sur la côte de Nettuno ou, selon une autre version, fut donnée par les marins en personne aux habitants du lieu.

Naquit ainsi le culte de la Vierge des Grâces qui veille sur la population de Nettuno en la protégeant de toute calamité et tragédie. À elle est dédié un sanctuaire qui se trouve à la fin du front de mer Giacomo Matteotti, à proximité de l’embouchure de la Loricina. Il accueille encore aujourd’hui la statue en bois de Notre-Dame des Grâces arrivée sur ces côtes de manière si aventureuse.

Quand Maria Goretti fut béatifiée en 1950, son nom fut ajouté au titre de Notre-Dame des Grâce pour dénommer le sanctuaire. Dans la crypte, un autel réalisé par Arnaldo Brandizzi contient l’urne de Maria Goretti, inhumée ici en 1929. En 1947, ses restes furent recomposés dans une statue de cire, insérés dans un reliquaire et exposés dans la chapelle qui lui est dédiée.

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Saints Pierre et Paul, pourquoi sont-ils fêtés ensemble ?

Saints Pierre et Paul, pourquoi sont-ils fêtés ensemble ?

Le 29 juin, on fête Saints Pierre et Paul. Deux apôtres, deux hommes très différents, mais tous les deux fondamentaux pour l’histoire de l’Église. Apprenons à mieux connaître ces deux exemples de foi et leur fête.

Difficile de penser à deux hommes plus différents entre eux pour histoire et vocation que Saints Pierre et Paul. Et pourtant, non seulement ils sont tous les deux rappelés comme deux remparts de foi et symboles même de l’Église catholique, ils partagent même leur fête, le 29 juin.

En cette date, en 67 apr. J.-C. Saint Pierre et Paul auraient été martyrisés à Rome au cours des persécutions commandées par l’empereur Néron contre les chrétiens. Cela selon le Martyrologue Romain, les Synaxaires des Églises orientales (recueils de vies de saints) et le Decretum Gelasianum, un document du Ve siècle qui contient différentes listes de matériel religieux, de textes écrits à reconnaître ou à rejeter à des histoires d’auteurs ecclésiastiques reconnus ou à la liste des synodes.

Bien qu’il soit presque certain que Pierre comme Paul subirent le martyr par volonté de Néron, le premier crucifié la tête en bas, le deuxième décapité entre 64 et 67 apr. J.-C., le fait que les deux exécutions aient eu lieu le même jour de la même année est hautement improbable.

Il est plus plausible que le choix de commémorer la mort des deux Saints, Pierre et Paul, le 29 juin dérive de la volonté de convertir une fête païenne en une célébration chrétienne, comme il est advenu au cours des siècles pour des très nombreuses festivités religieuses. En effet, le 29 juin coïncidait avec la fête de Romulus et Rémus, fondateurs de Rome. Vraisemblablement, les chrétiens ont voulu rendre hommage aux deux fondateurs de l’Église en ce même jour, cherchant à célébrer la naissance d’une nouvelle Rome chrétienne.

Apprenons à mieux connaître Saints Pierre et Paul et leur destin commun.

Histoire de Saint Pierre, le Pêcheur d’hommes

Simon, qui changea son nom en Pierre quand il décida de suivre Jésus avec son frère André, fut le premier parmi les disciples à reconnaître Jésus comme Messie et Fils de Dieu vivant.

Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples : « Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme ? » Ils répondirent : « Les uns disent que tu es Jean-Baptiste ; les autres, Élie ; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes ». « Et vous », dit-il, « qui dites-vous que je suis ? ». Simon Pierre répondit : “Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ». (Matthieu 16,13-16)

De la même manière, et à la même occasion, Jésus en personne désigna Pierre com Son successeur, fondation de Son Église et guide du troupeau de Dieu :

Jésus, reprenant la parole, lui dit : « Tu es heureux, Simon, fils de Jonas ; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je fonderai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clés du royaume des cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. » (Matthieu 16,17-19)

Ce fut exactement ce qui advint après la mort de Jésus. Pierre, qui à trois reprises avait renié son Maître après son arrestation, devint le point de référence pour les autres apôtres et pour tous les disciples. Ce sera lui qui déclenchera la prédication de la Bonne Nouvelle, après la descente du Saint-Esprit sur eux à la Pentecôte. Ce sera lui qui assumera tous les devoirs du Vicaire de Christ sur Terre.

En parlant de comment Pierre renia Jésus, nous ne pouvons pas éviter de nous attarder sur sa faiblesse, sur ses défauts qui font de lui un être humain parmi les êtres humains. Il est incroyable de penser que cet homme que Jésus définit homme de peu de foi, quand il ne croyait pas pouvoir marcher sur l’eau pour l’atteindre (Matthieu 14, 22-36), devint la fondation même de la Foi chrétienne et le pilier stable et soudé sur lequel se fondera l’Église !
Et pourtant, ainsi était Pierre avant d’être ce que Jésus lui demanda de devenir. Un homme, un pêcheur qui jetait ses filets dans la mer de Galilée, et qui attendait la venue du Messie prêchée par les prophètes et déclarée imminente par Jean le Baptiste. À lui Jésus demanda de pouvoir monter sur son bateau pour prêcher, et, bénit par une pêche miraculeuse, Simon décida de tout quitter, même son propre nom, et de suivre Jésus s’autoproclamant pêcheur d’homme.

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Pierre fut également témoin de la Transfiguration de Jésus, avec Jacques et Jean.

Ardent et impulsif, Pierre attendait un Messie qui soit un guide spirituel, mais aussi un guerrier, un Roi conquéreur qui aurait cassé le joug de Rome. La personnalité et le charisme de Jésus, toutefois, le conquirent entièrement. Même au moment de l’arrestation de ce dernier, l’ancienne ardeur de Pierre ressurgit, le poussant à empoigner l’épée contre les gardes venues emmener Jésus et à en blesser un avec son épée. Cela ne lui empêchera pas de le renier trois fois, acte qu’il regrettera amèrement.

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À Pierre, accouru le matin de Pâques auprès du tombeau de Christ trouvé vide par les femmes, Jésus apparut avant les autres, et à partir de ce moment-là, les Actes des Apôtres et les textes sacrés nous rapportent des confirmations continues du rôle pleinement embrassé par l’Apôtre.
Le jour de Pentecôte, lors que le Saint-Esprit descendu en langues de feu donnait aux disciples la capacité de parler dans toutes les langues du monde, Pierre haranguera la foule, troublée et apeurée en déclarant Jésus Seigneur et Messie, ressuscité du royaume des morts et monté au ciel, accomplissant ce miracle. Son discours poussera beaucoup des témoins présents à se convertir et à demander le Baptême, et d’autres arriveront par milliers dans les jours suivant pour la même raison.

Le même jour, commença également la prédication de la Bonne Nouvelle de la part de Pierre, ce qui l’amena à être arrêté plusieurs fois par les Juifs et par les Romains. En particulier, rappelons l’arrestation de la part d’Hérode Agrippa, auquel l’apôtre aurait fui grâce à l’intervention d’un ange.

Ses voyages l’amenèrent jusqu’à Rome, où il rencontrera son destin par volonté de Néron.

La légende veut que, lorsqu’il tentait de fuir de Rome afin d’éviter l’arrestation, Jésus lui apparut. L’apôtre lui demanda : “Quo vadis ?” (où vas-tu?) et le Seigneur lui répondit qu’il allait à Rome pour mourir à nouveau. Alors Pierre retourna sur ses pas, se laissa arrêter et accepta le martyr. Le choix de mourir crucifié la tête en bas fut de Pierre en personne, qui ne considérait pas digne de mourir de la même manière que son Maître très aimé. Il fut enterré sur le Col Vatican et, autour de sa tombe, avec le temps, fut érigée la Basilique de Saint Pierre, qui conserve encore aujourd’hui son tombeau.

Histoire de Saint Paul, apôtre des Gentils

Paul s’appelait Saul de Tarse avant de se convertir. Il ne connut jamais Jésus, mais il est rappelé comme Son premier missionnaire, le somme prédicateur de Sa Parole chez les Juifs, les Grecs et les Romains, les « gentils », entendus comme païens, non chrétiens. Ce fut grâce à lui et à Saint Pierre que le message évangélique se répandit dans tout le Bassin méditerranéen de l’époque. Ses écrits exceptionnels font de lui le premier théologien de l’histoire du Christianisme.

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Il était un juif hellénisé, un aristocrate, un citoyen romain. Fier partisan des traditions juives, il dédia la première partie de sa vie à persécuter les chrétiens, qu’il voyait comme une secte dangereuse à exterminer par tous les moyens.

Ce fut justement pendant qu’il accomplissait son devoir d’exterminateur des chrétiens qu’il connut son propre destin. Dans les Actes des Apôtres (Actes 9,1-9) nous lisons comment, en voyage vers Damas pour poursuivre un groupe de chrétiens qui avaient fui Jérusalem, Saul fut investi par une lumière éblouissante qui l’aveugla. Dans cette lueur il entendit une voix qui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » (Actes 9,4). Après cet événement miraculeux, l’homme vagua pendant trois jours en arrivant à Damas, où il fut accueilli et soigné par Ananias, chef des chrétiens de la ville.

Ainsi eut lieu sa conversion et le début de sa mission en tant que missionnaire infatigable de Jésus.

C’est justement de sa conversion que Saint Paul s’inspirera pour commencer sa prédication. Une mission compliquée, en considérant que partout on se rappelait sa haine envers les chrétiens. Mais Paul ne perdit pas espoir. Baptisé par Ananias, et après avoir vécu quelques temps à Damas auprès de la communauté chrétienne, il entreprit différents voyages. La tradition indique trois voyages missionnaires principaux : le premier dans les régions de l’actuelle Turquie, sur l’île de Chypre, dans la ville d’Antioche et en Syrie ; le deuxième en Grèce ; le troisième de nouveau en Asie. Il y eu un quatrième voyage, que Paul entreprit en tant que prisonnier, jusqu’à Rome. Ici les Actes des Apôtres interrompent le récit relatif à sa vie. Il mourut décapité pendant les persécutions commandées par Néron. Ses restes se trouvent toujours dans la Basilique de Saint-Paul-hors-les-Murs.

Le témoignage de son œuvre évangélique nous parvient, outre que dans les chroniques et dans les comptes-rendus de l’époque, surtout dans ses Œuvres. Nous faisons référence aux Lettres qu’il écrit aux communautés chrétiennes touchées pendant ses voyages apostoliques ou fondées par lui-même. Elles sont destinées à faire partie du Nouveau Testament. Dans ces lettres, Saint Paul se fait porte-parole de Dieu et de sa promesse de salut. Ce salut qui avait illuminé lui-même en premier, en l’arrachant à son ancienne vie et en le rendant l’un des plus fervent des apôtres, bien qu’il ne rencontrât jamais Jésus de sa vie sur terre.
« Je vous ai enseigné avant tout, comme je l’avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; qu’il a été enseveli, et qu’il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures ; et qu’il est apparu à Céphas, puis aux douze. » (Première lettre aux Corinthiens 15,3-5)

Pourquoi Pierre et Paul sont-ils fêtés ensemble ?

En négligeant la tradition qui les veut à Rome à la même période et tués le même jour, nous pouvons reconnaître les traits qui unissent Saints Pierre et Paul, ces deux hommes si différents, et font en sorte qu’ils soient fêtés ensemble, dans leur volonté commune de diffuser le message évangélique et l’héritage laissé par l’expérience humaine et mortelle de Jésus.

Si Pierre fut la « pierre » sur laquelle l’Église a été édifiée, outre que le guide du troupeau de Dieu, Paul fut le plus fervent prédicateur de la parole dans tout le monde méditerranéen, le premier missionnaire de l’histoire.

Incontestable également le lien de Saints Pierre et Paul avec Rome, où les deux moururent, mais surtout à la renaissance chrétienne vers laquelle les deux tendirent. En 2012, Pape Émérite Benoît XVI les déclara tous les deux « saints patrons principaux de l’Église de Rome ». Encore aujourd’hui Rome les rappelle avec une grande fête, au cours de laquelle a lieu un important spectacle de feux d’artifices, tandis que Saint-Pierre est décorée avec une magnifique composition florale et le Pape livre une bande en laine blanche (le pallium) aux évêques de la ville avant d’embrasser le pied de la statue de Saint Pierre qui, pour cette récurrence, est vêtue d’un manteau rouge.

Bien que différents, bien qu’éloignés par histoire et par l’expérience, et malgré qu’ils se soient opposés l’un à l’autre justement à cause de ces diversités, Saints Pierre et Paul sont comme des frères complémentaires, liés par l’Évangile dont ils furent messagers et dépositaires. Dans les Discours de Saint Augustin, nous lisons : « Un seul jour est consacré à la fête des deux apôtres. Mais eux aussi n’était qu’une seule chose. Bien qu’ils aient été martyrisés en des jours différents, ils étaient toutefois une seule chose en Christ ».

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Ainsi deux individus que l’histoire a gardé séparés, que le tempérament et  la nature ont gardé éloignés, ils se sont réunis en Christ et pour Christ.

La représentation de l’étreinte des Saints Pierre et Paul

L’icône de Saints Pierre et Paul les représente dans l’acte de se serrer dans les bras les uns des autres. Ce fut probablement avec une étreinte qu’ils se saluèrent avant d’être emmenés par leurs bourreaux, selon la tradition. Mais cette étreinte signifie beaucoup plus qu’un simple salut entre deux hommes qui sont les colonnes de la Chrétienté. Il s’agit d’un geste symbolique qui va au-delà du message d’amour promu par Jésus et justement mis en pratique par ses deux disciples les plus proches : « C’est ici mon commandement : Aimez-vous les uns les autres, comme je vous ai aimés » (Jean 15,9-17).

Cette étreinte idéale symbolise l’union entre les deux mondes, le païen, représenté par les gentils auxquels s’adressait Saint Paul, et les Juifs, que Pierre continuait de considérer comme le peuple élu. Pour Saint Pierre il n’était pas possible d’embrasser le Christianisme sans avoir d’abord embrasser la culture et la tradition juive, et les païens pouvaient au maximum devenir des chrétiens de deuxième catégorie, tandis que pour Paul seul le message de Christ comptait et transcendait les racines même, en offrant la possibilité d’une renaissance pleine et complète en Son nom.

Toutefois, Paul reconnut toujours le primat de Pierre, son autorité en tant que chef de l’Église voulu et élu par Jésus en personne. Pierre, de son côté, malgré les désaccords initiaux, reconnut la valeur de la doctrine de Paul et, même dans cette valeur complémentaire d’autorité et doctrine nous pouvons lire une ultérieure signification dans l’étreinte des deux apôtres.

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Corpus Domini, la signification et les célébrations

Corpus Domini, la signification et les célébrations

La Solennité du Corpus Domini est une des plus senties au niveau populaire. Découvrons ce qu’elle célèbre et comment elle est fêtée dans les différentes zones d’Italie.

Les raisons du succès et de l’importance dévotionnelle de la fête du Corpus Domini sont faciles à comprendre si nous nous attardons à penser à ce qu’elle célèbre. Le Corpus Domini, i.e. le Corps du Seigneur, plus précisément appelée Solennité du Très-Saint Corps et Sang de Christ, rappelle justement la présence réelle de Jésus-Christ dans l’Eucharistie. Comme nous le savons si bien, l’Eucharistie est pour les catholiques le moment rituel où le pain et le vin offerts par le prêtre qui célèbre la messe deviennent en tout et pour tout le Corps et le Sang du Christ, par œuvre du Saint-Esprit. Dans ce miracle, qui redevient réel à chaque célébration, on renouvelle le sacrifice de Jésus, le fait de s’offrir tout entier aux apôtres lors de la Cène et en général à ceux qui le suivent.

Nous pouvons donc affirmer que la fête du Corpus Domini célèbre la proximité de Jésus aux hommes, le moment le plus élevé et le plus significatif de Son expérience humaine. Pour cette raison, les célébrations qui accompagnent cette fête ont souvent un caractère populaire, et se déroulent avec des processions, des cortèges costumés, des représentations sacrées et d’autres événements qui impliquent un grand nombre de personnes réunies.

Le Corpus Domini est une des principales fêtes de l’année liturgiques. Il s’agit d’une fête mobile liée à la Pentecôte. En effet, le Corpus Domini tombe le jeudi de la deuxième semaine après la Pentecôte, c’est-à-dire le jeudi après la solennité de la Très-Sainte Trinité. Pour des raisons liées au calendrier festif, même si la fête reste un jeudi, les célébrations sont déplacées au dimanche suivant.

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Mais quand cette fête a-t-elle été instituée ?

Nous devons remonter au XIIIe siècle et nous rendre à Liège, en Belgique. Ici, la mystique Julienne de Cornillon, prieure du Monastère du Mont-Cornillon, eut une vision prophétique : la lune, pleine et candide, montrait une ombre sombre sur un côté. La femme interpréta cette vision comme un signe qu’à l’église manquait quelque chose et, en l’occurrence, une fête dédiée au Très-Saint Sacrement. Soutenue par son directeur spirituel, le canonique Jean de Lausanne, elle soumit à l’évêque la proposition d’instituer une fête qui célèbre le Corps de Christ en dehors de Pâques. La proposition fut examinée par différents théologiens et en 1246 la fête fut fixée par Pape Urbain IV pour le jeudi après la solennité de la Très-Sainte Trinité, avec la bulle Transiturus. À convaincre le Pontife de la nécessité d’instituer cette fête fut, outre la proposition de Julienne de Cornillon, le miracle eucharistique de Bolsena. En 1245, Pierre de Prague, un prêtre bohème de retour d’un pèlerinage à Rome, s’arrêta auprès de l’église de Sainte Catherine à Bolsena pour célébrer la messe. Lorsqu’il partageait l’Hostie consacrée il fut assailli d’un doute sur l’effective présence de Christ en ce pain saint. Mais au moment où ce doute l’effleurait, de l’Hostie ruisselèrent des gouttes de sang qui tombèrent sur son corporal en lin et sur les pierres de l’autel. Par la suite, le Pape envoya l’évêque d’Orvieto vérifier ce qu’il s’était passé et récupérer le corporal et les pierres, qui furent déposées dans le sacraire de la cathédrale de Sainte Marie à Orvieto et ensuite dans la Cathédrale construite expressément pour l’accueillir.

La signification du Corpus Domini

La caractéristique fondamentale de la fête du Corpus Domini est bien évidemment l’adoration eucharistique. L’Eucharistie est exposée pour que tout le monde puisse faire preuve de sa foi et de sa vénération pour le Corps du Christ. Jésus a offert Sa chair et Son sang comme nutriment pour tous les hommes, comme instrument de salut et comme promesse d’éternité. À l’occasion du Corpus Domini, les hosties consacrées sont placées dans l’ostensoire, l’accessoire liturgique utilisé justement pour contenir l’hostie pendant l’adoration eucharistique. Le prêtre utilise l’ostensoir même pour bénir les fidèles. L’adoration eucharistique peut être accompagnée ou pas d’une procession solennelle, comme nous verrons que cela arrive dans de nombreuses villes italiennes. Ces processions symbolisent Jésus qui marche parmi les hommes, à travers les rues, à souligner comment Son sang et Sa chair nous rendent encore plus proches de Lui et Lui de nous.

Comment célèbre-t-on le Corpus Domini dans les différentes zones d’Italie

Sous l’ordre de Pape Urbain IVe, le théologien dominicain Thomas d’Aquin fut le premier à composer l’office de la solennité et de la Messe du Corpus et Sanguis Domini. Saint Thomas vivait dans le couvent de Saint Dominique à Orvieto et on raconte que le Crucifix en bois qui encore aujourd’hui y est conservé s’est adressé directement au théologien afin de lui montrer son approbation pour le travail qu’il avait accompli. Selon la tradition, le Crucifix dit à Thomas : « Bene scripsisti, Thoma, de me quam ergo mercedem accipies? » (Tu as bien parlé de moi, Thomas. Quelle sera ta récompense ?) et Thomas répondit : « Non aliam nisi te, Domine ! » (Rien d’autre que Toi, ô Seigneur !).

L’hymne chanté pendant la procession du Corpus Domini et aux Vêpres, le Pange lingua, l’hymne eucharistique par excellence de l’Église catholique, a lui aussi été écrit et pensé par Thomas d’Aquin. Nous reportons ici la première strophe :

Chante, ma langue,
le mystère de ce Corps très glorieux

et de ce Sang si précieux
que le Roi des nations,
issu d’une noble lignée,
versa pour le prix de ce monde.

Comme nous l’avons déjà écrit, lors de la solennité du Corpus Domini, une hostie consacrée est exposée à l’adoration publique à l’intérieur d’un ostensoir et éventuellement emmenée en procession. Chaque ville a ensuite ses usages pour fêter cette récurrence si précieuse.

Les mystères de Campobasso

À Campobasso, la festivité du Corpus Domini est associée aux Mystères. Il s’agit de Représentations Sacrées en mouvement spectaculaires, parmi les plus solennelles et les plus majestueuses d’Italie, auxquelles tous les habitants de la ville et de très nombreux maîtres artisans participent. C’est une forme de dévotion populaire imprégnée de folklore qui est organisée depuis des centaines d’années et ne cesse d’attirer des milliers de fidèles et de visiteurs chaque année.
Depuis le XVIe siècle, Campobasso était connu pour les Représentations Sacrées et, à partir du siècle suivant, les confréries laïques implémentèrent leur mise en scène, surtout en rapport avec la fête du Corpus Domini. À la moitié du XVIIIe siècle, le sculpteur local Paolo Saverio di Zinno commença à concevoir au nom des confréries de véritables machines pour les représentations, à la réalisation desquelles prirent part de nombreux forgerons expérimentés. Ces machines, portées sur les épaules des porteurs, étaient animées par des figurants en costume qui mettaient en scène différentes représentations religieuses, du Corps de Christ, représenté par un grand calice, le Calicione, à la Très-Sainte Trinité, à Sainte Marie de la Croix, à Notre-Dame du Rosaire. Il y a ensuite les Mystères dédiés aux différents Saints, comme Saint Étienne, Saint Laurence, Saint Isidore, Saint Crispin, Saint Janvier et ainsi de suite. Aux anciens mystères, qui étaient douze, s’en est ajouté un treizième dans des temps plus récents (1959) : le Très-Saint Cœur de Jésus. La procession des Mystères est aujourd’hui organisée par une association prévue à cette effet parrainée par la Commune. Le jour du Corpus Domini, l’archevêque célèbre la messe dans la cour de l’Association des Mystère, en présence des autorités citoyennes, des bénévoles, des figurants et des porteurs. Ensuite, les imposantes structures sont mises en marche, les figurants prennent place, les porteurs les chargent sur leurs épaules et la procession s’achemine pour la joie de la foule en fête.

Les mysteres de Campobasso

Le Corpus Domini d’Orvieto

La Fête du Corpus Domini d’Orvieto est par contre caractérisée par le Cortège des Dames, une évocation historique qui a lieu le jour précédant la festivité et qui propose des scènes de vie médiévale accompagnées par des spectacles de fauconnerie et de lanceurs de drapeaux.
Le jour de la fête elle-même, le cortège historique se fond avec la procession religieuse en donnant vie à la Procession Historique et Religieuse du Corpus Domini, une des plus belles d’Italie, avec plus de 400 figurants en armure et costumes très précieux réalisés par couturières et maîtres d’armes d’Orvieto.

Le Corpus Domini d’Orvieto

Les infiorate de Spello

Pendant le transport des reliques de Pierre de Prague de Bolsena à Orvieto, on raconte que les habitants des villages par lesquels passait la procession jetèrent des pétales de fleurs sur les routes en hommage au Corpus Domini. D’ici naquirent les Infiorate du Corpus Domini.
À Spello, en Ombrie, par exemple, la festivité du Corpus Domini est célébrée avec les Infiorate. Tout le centre historique est recouvert de tapis et de tableaux floraux qui servent de décor au passage de l’ostensoir porté par l’Évêque et contenant le Corps de Christ sur un parcours d’environ 1,5 km.
L’infiorata de Spello est citée depuis 1602, mais au cours des siècles, au lieu de se limiter à parsemer le trajet de la procession de fleurs, de véritables groupes d’infioratori ont vu le jour, s’engageant même une année entière afin de réaliser leurs tapis floraux, construits selon des schémas géométriques et avec la partie centrale représentant figures et symboles liés au Corpus Domini ou à d’autres sujets religieux. Aujourd’hui, les tapis floraux sont de véritables tableaux colorés qui représentent des thèmes religieux-sociaux réalisés avec pétales et corolles et qui sont connus dans le monde entier.

Les infiorate de Spello