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Les sanctuaires de Saint Michel Archange: des lieux de pèlerinage à découvrir

Les sanctuaires de Saint Michel Archange: des lieux de pèlerinage à découvrir

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Journée mondiale des parents

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A l’occasion de la Pentecôte, priez Marie qui défait les nœuds

A l’occasion de la Pentecôte, priez Marie qui défait les nœuds

50 jours après Pâques, on fête la Pentecôte, qui rappelle la descente du Saint-Esprit sur les disciples et le début de la mission de l’Église. Cette année, célébrons-la en récitant une Neuvaine à Marie qui défait les nœuds.

Cette année, la Pentecôte tombe le 31 mai. Il s’agit d’une fête mobile, dont la date dépend de quand a été célébrée Pâques. En effet, la tradition veut que la Pentecôte tombe exactement cinquante jours après Pâques.

La Pentecôte est une des célébrations les plus importantes pour l’Église catholique. Elle dérive d’une ancienne fête juive, le Chavouot, qui était célébré sept semaines après la Pâque juive et imposait un pèlerinage à Jérusalem. Ce fut justement pour célébrer le Chavouot que les disciples et les apôtres se réunirent à Jérusalem et ce fut à cette occasion-là que le Saint-Esprit descendit du ciel.

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La Pentecôte est aussi une des récurrences religieuses à l’occasion desquelles il est conseillé de réciter une Neuvaine, une prière particulière qui est généralement adressée à la Vierge ou à un saint pour lui demander son intercession afin de résoudre une question particulièrement difficile. Pour être efficace, la prière doit être récitée pendant neuf jours d’affilé. Cette année, à la lumière des événements récents, il nous semble donc opportun de proposer une Neuvaine dédiée à Marie qui défait les nœuds, celle qui offre son aide afin de démêler les innombrables nœuds de la vie, surtout les plus inextricables.

Les origines et la signification de la Pentecôte

Nous avons déjà mentionné comment, auparavant, la Pentecôte coïncidait avec le Chavouot, la Fête des Semaines. Le terme Pentecôte vient du grec ancien et signifie cinquantième jour. En effet, cette fête tombait 50 jours après Pessa’h, la Pâques juive. Il s’agissait d’une des trois fêtes (les deux autres étant Pessa’h et Souccot) à l’occasion desquelles il fallait se rentre en pèlerinage à Jérusalem en apportant deux miches de pain en offrande au Temple. Le Chavouot était en effet une fête liée à la terre et aux moissons. Elle était également appelée « Fête des moissons » ou « Fête des primices » et constituait un moment de grande joie.

Mais le Chavouot célèbre également la joie pour le don des Dix Commandements à Moïse et le choix de la part du peuple juif de les suivre et d’y obéir.

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Les apôtres et les disciples de Jésus fêtaient aussi cette récurrence.

Dans les Actes des Apôtres (2,1-11) on lit que le jour de Pentecôte, ils se retrouvèrent tous ensemble au même endroit. Selon les Actes des Apôtres, l’Ascension au ciel de Jésus était advenue seulement quelques jours avant, 40 jours après la Résurrection, tandis que, selon l’Évangile de Luc, elle avait eu lieu le jour même de la Résurrection. Après l’Ascension de Jésus au ciel, la Vierge et les Apôtres s’étaient donc retrouvés à prier ensemble. À un certain moment, le calme de la journée fut ébranlé par un fracas assourdissant et des langues de feu descendirent du ciel léchant la tête de tous les présents, qui tout d’un coup commencèrent à parler dans toutes les langues du monde, tant que ceux qui avaient accouru en entendant le grand bruit, reconnurent chacun la sienne. À cette foule, bouleversée et étonnée par ce prodige, Pierre dit que cela avait été Jésus, « Seigneur et Messie », ressuscité du royaume des morts et monté au ciel, qui avait accompli ce miracle. Beaucoup se convertirent à l’instant même et demandèrent à être baptisés. Matthieu aussi, l’apôtre qui avait remplacé Judas Iscariote parmi les Douze élus, était présent et le Saint-Esprit le choisit lui aussi, en l’investissant de la capacité à apporter la Parole de Dieu partout.

Cette foule recueillie autour des Apôtres qui racontaient la vie de Jésus, ses prodiges, sa grandeur, sa mort et sa résurrection, fut le premier noyau de l’Église catholique, créé par œuvre du Saint-Esprit, descendu sous forme de feu pour donner l’éloquence aux disciples de Jésus.

Le Saint-Esprit : qu’est-ce que c’est et qu’est-ce qu’il représente

Le Saint-Esprit est considéré comme la Troisième Personne de la Très-Sainte Trinité. La substance divine, qui est une, se manifeste en trois différentes émanations, qui toutefois sont assimilables à la même substance. Ce processus s’appelle hypostase, du grec hypostasis « qui existe », « substance ».

Le Mystère trinitaire est composé donc de Dieu Père, Dieu Fils et Dieu Saint-Esprit, comme récite le Credo nicéen-constantinopolitain : « Je crois en l’Esprit-Saint, qui est Seigneur et donne la vie ; il procède du Père et du Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes. »

Cette formule de foi fut composée pendant le premier concile de Nicée (325) et élaborée ensuite dans les parties relatives au Saint-Esprit lors du premier concile de Constantinople.

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Dans la Bible, le Saint Esprit apparait sous différentes formes :

  • Eau, symbole de nouvelle vie (l’eau jaillissant d’un rocher pour sauver le peuple juif, Saint-Esprit dans le Baptême) ;
  • Feu, symbole du pouvoir de l’Esprit de transformer les choses et d’inspirer la sagesse (par exemple à la Pentecôte) ;
  • Vent, symbole du « souffle » divin (toujours à la Pentecôte) ;
  • Nuage et lumière (pendant la rencontre avec Moïse sur le mont Sinaï, lors de l’Annonciation à la Sainte Vierge, lors de la Transfiguration de Jésus et de l’Ascension de Jésus au ciel) ;
  • Sceau, lié au symbole de l’onction ;
  • Main : avec l’imposition des mains, le Prêtre invoque la descente du Saint-Esprit et la bénédiction de Dieu sur un fidèle ;
  • Doigt de Dieu (puissance de Dieu qui a gravé les dix commandements ; avec un geste d’avertissement du doigt, Jésus chassait les démons) ;
  • Colombe, lors du baptême de Jésus.

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Dans l’Ancien Testament, le Saint-Esprit est mentionné dès la Genèse comme élément créateur dans le contexte de la Création. L’Esprit générait également et ainsi est défini le souffle vital avec lequel Dieu insuffle la vie dans la création, en la renouvelant et en la changeant au cours du temps. Ensuite, le Saint-Esprit sera investi également d’une fonction de conducteur, puisqu’il deviendra le guide et le stimulant pour rois, prophètes et peuples entiers qui se déplaceront poussés par lui au nom de Dieu.

Dans le Nouveau Testament, le Saint-Esprit se révèle pleinement. Il accompagne Jésus dès Sa conception : “Marie dit à l’ange : Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu » (Luc 1,34-35).

Il apparaîtra ensuite lors de Son Baptême, sous forme de colombe qui descend du ciel et parle de la voix de Dieu : « Dès que Jésus a été baptisé, il sortit de l’eau. Et voici, les cieux s’ouvrirent, et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection » (Matthieu 3,16-17).

Le Saint-Esprit accompagnera beaucoup des miracles de Jésus, surtout ceux liés aux guérisons miraculeuses et à la libération d’hommes et de femmes possédés.

« Mais, si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, le royaume de Dieu est donc venu vers vous » (Matthieu 12,28).

« Mais Jésus, l’ayant su, s’éloigna de ce lieu. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades, et il leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître, afin que s’accomplît ce qui avait été annoncé par Esaïe, le prophète : Voici mon serviteur que j’ai choisi, mon bien-aimé en qui mon âme a pris plaisir. Je mettrai mon Esprit sur lui et il annoncera la justice aux nations » (Matthieu 12,15-18).

« Mais les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, dirent : Il est possédé de Belzébul ; c’est par le prince des démons qu’il chasse les démons. Jésus les appela, et leur dit sous forme de paraboles : Comment Satan peut-il chasser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut subsister ; et si une maison est divisée contre elle-même, cette maison ne peut subsister. Si donc Satan se révolte contre lui-même, il est divisé, et il ne peut subsister, mais c’en est fait de lui. Personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir auparavant lié cet homme fort ; alors il pillera sa maison. Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux fils des hommes, et les blasphèmes qu’ils auront proférés ; mais quiconque blasphémera contre le Saint-Esprit n’obtiendra jamais de pardon : il est coupable d’un péché éternel. Jésus parla ainsi parce qu’ils disaient : il est possédé d’un esprit impur » (Marc 3,22-30).

Au moment de sa mort, selon tous les Évangiles « Jésus, poussa de nouveau un grand cri, et rendit l’esprit » (Matthieu 27,50).

Suite à la mort et à l’Ascension au ciel de Jésus, le Saint-Esprit retournera justement pour la Pentecôte, en descendant du ciel sous forme de langues de feu qui se divisèrent et se posèrent sur les disciples et sur Marie, en leur donnant la faculté de prêcher l’Évangile dans des langues avant inconnues.

Nous devons nous rappeler que Jésus en personne avait encouragé ses disciples à prier après sa mort afin que le Saint-Esprit descende sur eux :

« Quand sera venu le consolateur, que je vous enverrai de la part du Père, l’Esprit de vérité, qui vient du Père, il rendra témoignage de moi ; et vous aussi, vous rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi dès le commencement » (Jean 15,26-27).

« J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les porter maintenant. Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité ; car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu’il aura entendu, et il vous annoncera les choses à venir. Il me glorifiera, parce qu’il prendra de ce qui est à moi, et vous l’annoncera. Tout ce que le Père a est à moi ; c’est pourquoi j’ai dit qu’il prend de ce qui est à moi, et qu’il vous l’annoncera » (Jean 16,12-15).

Selon la doctrine chrétienne, le Saint-Esprit apporte sept dons à qui l’accueille en soi et est en état de grâce. Qui possède la vertu de la Charité est déjà en possession aussi de tous les 7 dons. Ces dons ne sont pas nécessairement liés à la Sainteté, mais ils sont nécessaires au Salut.

Les voici :

  • sagesse ;
  • intelligence ;
  • connaissance ;
  • force ;
  • conseil ;
  • pitié ;
  • crainte de Dieu.

Saint Paul par contre énuméra neuf fruit du Saint-Esprit, prêts à germer en qui est disposé à l’accueillir en soi : « Mais le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance » (Galates 5,22-23).

La Prière à Marie qui défait les noeuds en attente de la Pentecôte

La Pentecôte est donc l’occasion idéale pour réciter la Neuvaine à Marie qui défait les nœuds.

Après l’Ascension de Jésus au ciel, la Vierge et les Apôtres prièrent ensemble pendant neuf jour, jusqu’à Pentecôte, quand enfin le Saint Esprit descendit sur eux. D’ici nait probablement l’usage de la Neuvaine, particulièrement précieuse pour ceux qui se trouvent dans une situation d’angoisse et de souffrance pour eux-mêmes ou pour quelqu’un qu’ils aiment.

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Le but dans lequel réciter cette Neuvaine est celui d’obtenir l’aide de la Vierge afin de démêler un « nœud » en particulier qui crée angoisse et souffrance. Il faut la réciter pendant neuf jours consécutifs, en priant avec humilité et avec une confiance absolue, et « prier, et ne point se relâcher » (Luc 18,1), comme disait de le faire Jésus.

La dévotion à Marie qui défait les nœuds a été en grande partie répandue par le cardinal Bergoglio, aujourd’hui Pape François. La première Neuvaine à Marie qui défait les nœuds fut écrite en 1998 par un prêtre de Buenos Aires, Juan Ramón Celeiro. En 2008, cette dévotion reçut l’imprimatur de l’archevêque de Paris, i.e. le consensus de l’autorité ecclésiastique requis pour valider des œuvres concernant la religion.

Aujourd’hui la Neuvaine est récitée dans le monde entier et plusieurs versions en existent. En voici une :

Vierge Marie, Mère du bel Amour,
Mère qui n’a jamais abandonné un enfant qui crie au secours,
Mère dont les mains travaillent sans cesse pour tes enfants bien aimés,
car elles sont poussées par l’Amour divin et l’infinie Miséricorde qui déborde de ton cœur,
tourne ton regard plein de compassion vers moi.
Voici le paquet de « nœuds » qui étouffent ma vie.
Tu connais mon désespoir et ma douleur.
Tu sais combien ces nœuds me paralysent.
Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « nœuds » de la vie de tes enfants,
je dépose le ruban de ma vie dans tes mains.
Personne, pas même le Malin, ne peut le soustraire à ton aide miséricordieuse.
Dans tes mains, il n’y a pas un seul nœud qui ne puisse être défait.
Mère toute puissante, par ta grâce et par ton pouvoir d’intercession auprès de ton Fils Jésus, Mon Libérateur,
reçois aujourd’hui ce « nœud »….. (le nommer, si possible).
Pour la gloire de Dieu, je te demande de le défaire, et de le défaire pour toujours.
J’espère en Toi. Tu es l’unique Consolatrice que Dieu m’a donnée,
tu es la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères,
la délivrance de tout ce qui m’empêche d’être avec le Christ.
Accueille mon appel. Garde-moi, guide-moi, protège-moi.
Tu es mon refuge assuré.
Marie, toi qui défais les nœuds, prie pour moi.
Amen

Qu’est-ce que les nœuds de Marie symbolisent

Les « nœuds » pour lesquels nous invoquons Marie peuvent être tous ces problèmes qui nous affligent, parfois même pendant des années, et que nous n’arrivons pas à résoudre. Des incompréhensions et des violences à l’intérieur de notre famille, des enfants problématiques, malades, des crises conjugales, mais aussi des dépendances dangereuses, comme l’alcoolisme et la toxicomanie, ou le vice du jeu.

Et puis les maladies incurables, dépression, chômage, mais aussi rancune, culpabilité, sentiments négatifs qui intoxiquent l’âme.

Cette Vierge gentille, représentée avec un ruban rempli de nœuds entre ses mains qui les démêlent, accepte les nœuds de qui s’adresse à elle avec un esprit sincère et avec espoir, avec la promesse de faire cesser la douleur.

Symbole de foi et de courage : Jeann d’Arc, sainte guerrière

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Comment réciter la supplication à Notre-Dame de Pompéi

Comment réciter la supplication à Notre-Dame de Pompéi

Le 8 mai on fête la Vierge du Rosaire. Aujourd’hui, nous nous attardons sur la fondation du Sanctuaire de Pompéi et sur comment réciter la supplication à Notre-Dame de Pompéi.

Comme nous le savons bien, Mai est le mois consacré à la Vierge Marie. C’est dans cette période de l’année que se concentrent fêtes et dévotions spécialement dédiées à la Vierge. Même la Fête des Mères tombe le deuxième dimanche de mai, et cette récurrence aussi est liée à Marie, à son rôle de Mère de Jésus. Aujourd’hui en particulier nous souhaitons nous attarder sur la Supplication à Notre-Dame de Pompéi, une pratique dévotionnelle composée par Bartolo Longo, qui est récitée à l’occasion du 8 mai et le premier dimanche d’octobre. En particulier, le choix de la date du 8 mai est lié à un événement bien précis : ce fut en effet en ce même jour que commencèrent les travaux pour la construction du Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge du Saint Rosaire, à Pompéi, élevé par la suite au rang de basilique pontificale majeure par pape Léon XIII en 1901.

La récitation de la supplication dans ces dates se passe devant l’image de Notre-Dame de Pompéi, un tableau du XVII siècle qui représente la Vierge et l’Enfant Jésus : la première offre un saint Rosaire à Sainte Catherine de Sienne, Sainte Patronne d’Italie, tandis que l’Enfant en offre un au fondateur de l’ordre dominicain Dominique de Guzmán, le saint amoureux de Christ, qui vécut sa vie en se partageant entre prédication et prière et reçut de la Sainte Vierge le Rosaire comme arme de prière et de prédication.

L’image de Notre-Dame de Pompéi et le Sanctuaire qui la conserve attirent chaque année plus de 4 millions de pèlerins du monde entier.

Qu’est-ce qu’est la supplication à Notre-Dame de Pompéi ?

Bartolo Longo, avocat des Pouilles vécut dans la deuxième moitié du XIX siècle, fut l’apôtre de la dévotion à Notre-Dame de Pompéi. Fier anticlérical et passionné de spiritisme, à un certain moment de sa vie il embrassa la foi, en s’agrégant au Troisième Ordre de Saint Dominique. Il fit vœu de chasteté, quitta son travail et se dédia à des œuvres de miséricorde et d’aide pour les plus nécessiteux. Suivant cette nouvelle vocation, il se rendit à Naples, où il connut les futurs saints Ludovic de Casoria et Catherine Volpicelli, eux aussi engagés dans des œuvres de charité, et la comtesse Marianna Farnararo De Fusco, veuve très riche dont Longo devint administrateur des biens et précepteur pour ses enfants. Unis dans l’amour pour le prochain et dans la volonté de prêter leur aide, les deux se marièrent continuant toutefois à vivre en tant que bons amis, dans un amour fraternel et dans la chasteté.

La Comtesse avait des riches biens fonciers près de Pompéi, et Longo s’y rendit en s’apercevant de l’état misérable dans lequel se trouvait la Paroisse du Très Saint Sauveur, et des terribles conditions de vie des habitants de la zone. À cette occasion, l’homme fut sollicité par une voix mystérieuse qui lui ordonnait de diffuser le Rosaire afin d’obtenir le Salut. Inspiré par cet avertissement, Bartolo Longo commença à prêcher la dévotion au Saint Rosaire de Notre-Dame de Pompéi. Il récupéra également le tableau de Notre-Dame de Pompéi, qui, après de nombreuses restaurations, devint le symbole de sa prédication et fut, dès sa première exposition, protagoniste de nombreux événements extraordinaires et de guérisons miraculeuses. Sous suggestion de l’évêque de Nola, Bartolo Longo et la comtesse commencèrent à recueillir des fonds par souscription d’« un sou par mois » afin d’ériger une nouvelle église. Ce furent la réputation du tableau et des miracles qui lui sont liés qui permirent de recueillir tout l’argent nécessaire dans un laps de temps très court et le 8 mai 1876 la construction commença. Le Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge du Rosaire de Pompéi fut inauguré le 5 mai 1901.

C’est également Bartolo Longo qui composa la supplication à Notre-Dame de Pompéi, la prière à Notre-Dame de Pompéi qui fut récitée pour la première fois le 14 octobre 1883 devant vingt-milles pèlerins. Mais Longo fit encore plus, en améliorant les conditions de vie de tous les habitants de la zone dans laquelle surgissait la nouvelle église, avec la construction de services utiles et de maisons et en prêtant des aides aux orphelins et, en particulier, aux fils de détenus. En peu de temps, il arriva à transformer une région désolée et hostile en une ville moderne, belle et équipée de toutes les commodités, pour le bien-être de ses habitants et des touristes et pèlerins qui allaient arriver sous peu.
Bartolo Longo mourut en 1926 et fut béatifié par pape Jean-Paul II le 26 octobre 1980.

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Supplication à Notre-Dame de Pompéi : le texte

Comme prêché par Longo, le Rosaire de Notre-Dame de Pompéi est considéré comme un médicament séculaire, efficace contre les maladies et contre le mal sous toutes ses formes. Voici la Supplication qu’il composa :

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 O Auguste Reine des Victoires, ô Souveraine du Ciel et de la Terre, dont le nom fait réjouir les cieux et trembler les abysses, ô Reine glorieuse du Rosaire, nous, vos fils dévots, réunis dans votre Temple de Pompéi (en ce jour solennel), nous épanchons les affections de notre cœur et avec une confiance toute filiale, nous vous exposons nos misères. Du Trône de clémence où vous êtes assise en Reine, posez, ô Marie, votre regard plein de pitié sur nous, sur nos familles, sur l’Italie, sur l’Europe, sur le monde, ayez compassion des tourments et des souffrances qui attristent notre vie. Voyez, ô Mère, combien de danger dans l’âme et dans le corps, combien de malheurs et de détresses nous sommes obligés à affronter. O Mère, implorez pour nous la miséricorde de votre divin Fils et gagnez, par la clémence, le cœur des pécheurs. Ce sont nos frères et vos fils qui coûtent tant de sang à votre doux Jésus et qui attristent son Cœur très sensible. Montrez à tous que vous êtes, ô Reine de paix et de pardon.

Je vous salue Marie.

 Il est vrai que nous, en premiers, bien que nous soyons vos fils, par nos péchés, nous crucifions de nouveau le cœur de Jésus et nous transperçons de nouveau votre Cœur. Nous le confessons : nous méritons les plus durs châtiments, mais vous, rappelez-vous que sur Golgota, vous avez recueilli, avec le Sang divin, le testament du Rédempteur moribond qui vous a désigné comme notre mère, Mère des pécheurs. Comme notre Mère, vous êtes donc notre Avocate, notre espérance. Et nous, en gémissant, nous étendons nos mains suppliantes vers vous, et crions : Miséricorde ! O Mère de bonté, ayez pitié de nous, de nos âmes, de nos familles, de nos parents, de nos amis, de nos défunts, et surtout de nos ennemis et de ceux qui se disent chrétiens et qui pourtant offensent le doux Cœur de votre Fils. Nous vous implorons aujourd’hui avec pitié pour les Nations en plein troubles, pour toute l’Europe, pour tout le monde afin que repenti, il se tourne à votre Cœur. Miséricorde pour tous, ô Mère de Miséricorde !

Je vous salue Marie.

Daignez, avec indulgence, ô Marie, nous exaucer ! Jésus a remis dans vos mains les trésors de ses grâces et de ses miséricordes. Vous êtes assise, couronnée Reine, à la droite de votre Fils, resplendissante de gloire immortelle sur tous les Chœurs des Anges. Votre domination s’étend sur toute l’étendue des cieux et le terre et toues les créatures vous sont soumises. Vous êtes toute-puissante par la grâce et vous pouvez donc nous aider. Et si vous ne vouliez pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et que nous ne méritions pas votre protection, nous ne saurions à qui nous adresser. Votre cœur de Mère ne vous permettra pas de voir, nous, vos fils, perdus. L’Enfant que nous voyons sur vos genoux et la couronne mystique que nous admirons dans votre main, nous inspirent confiance que nous serons exaucés. Et nous, nous avons pleine confiance en vous, nous nous abandonnons comme de faibles fils entre les bras de la plus tendre des mères, et, aujourd’hui même, nous attendons les grâces si désirées.

Je vous salue Marie.

 Demandons la bénédiction de Marie

Une dernière grâce, nous vous demandons maintenant ô Reine, et vous ne pouvez pas nous la refuser (en ce jour solennel). Accordez-nous, à tous, votre amour fidèle d’une façon spéciale, votre bénédiction maternelle. Nous ne nous détacherons pas de vous, jusqu’à ce que vous nous ayez bénis. En ce moments, bénissez, ô Marie, le Souverain Pontife. Aux splendeurs antiques de votre Couronne, aux triomphes de votre Rosaire, pour lesquels vous êtes appelée Reine des Victoires, ajoutez encore ceci, ô Mère : accordez le triomphe à la religion et la paix à l’Humanité. Bénissez nos Evêques, nos prêtres et particulièrement tous ceux qui se dévouent pour votre Sanctuaire. Bénissez enfin tous les associés au Temple de Pompéi et ceux qui entretiennent et favorisent la dévotion du Saint Rosaire. O Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous renoue à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges. Tour de salut contre les assauts de l’enfer. Port sûr dans un naufrage général, nous ne vous lâcherons jamais plus. Vous serez votre réconfort au moment de l’agonie, à vous le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier mot sur nos lèvres sera votre nom très doux, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô Refuge de pécheurs, ô Souveraine Consolatrice des affligés. Soyez partout bénie, aujourd’hui et toujours, sur la terre comme au ciel. Amen.

Salut, ô Reine.

Padre Pio et la rose à Notre-Dame de Pompéi

Nous avons déjà raconté dans un autre article de la profonde dévotion de Padre Pio pour Notre-Dame de Pompéi. Le Saint de Pietrelcina était très lié à la Sainte Vierge et était un authentique apôtre du Rosaire. Au cours de sa vie, il se rendit en pèlerinage au Sanctuaire de Notre-Dame de Pompéi plusieurs fois et, sur son lit de mort, il voulut qu’une rose rouge, don d’un de ses dévots, soit emmenée là-bas comme offrande à l’image de la Vierge. Par miracle, cette rose ne se fana pas et encore aujourd’hui il est possible d’en admirer le bouton dans un reliquaire où elle fut exposée après la mort du Saint.

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Le Sanctuaire de Notre-Dame de Pompéi

Comme déjà mentionné, le Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge du Rosaire de Pompéi fut construit par volonté de Bartolo Longo et de sa femme en utilisant les dons conséquents envoyés par des fidèles du monde entier. Le Sanctuaire, dédié à la Paix Universel, a reçu au cours des années les visites de trois papes, de Jean-Paul II, qui le visita deux fois, à Benoît XVI et à pape François.

Grand, majestueux, avec un clocher de 88 mètres de hauteur, il a subi des travaux d’extension au fur et à mesure que le flux de pèlerins augmentait au cours des années. Il survécut à l’éruption du Vésuve de 1944 et aux Nazis qui voulaient le démolir.
À partir de 1962, sur la place devant le Sanctuaire, a été érigé un monument à Bartolo Longo.

Le Sanctuaire est visité tous les ans par plus de quatre millions de pèlerins, en particulier à l’occasion des célébrations du 8 mai et le premier dimanche d’octobre, quand la Supplication à Notre-Dame de Pompéi est récitée avec indulgence plénière.

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Le tableau de Notre-Dame de Pompéi mériterait un article à part. Retrouvé dans un état lamentable, corrodé par les mites et usé par le temps dans le Conservatoire du Rosaire de Portamedina, il arriva à Pompéi sur une charrette pour le transport du fumier. Exposé dans la paroisse du Très Saint Sauveur, il fut restauré à plusieurs reprises, et déplacé dans la chapelle de Sainte Catherine à l’intérieur du Sanctuaire en construction. Les fidèles en visite commencèrent à honorer l’image avec des pierres précieuses en signe de dévotion et comme remerciement. Les pierres furent éliminées avec la dernière restauration, en 1965. Depuis lors, il est placé dans la Basilique du Sanctuaire de Pompéi, même s’il a été exposé sur la Place Saint Pierre et dans la Cathédrale Notre-Dame-de-l’Assomption de Naples afin d’accueillir la vénération de milliers de fidèles.

Le sanctuaire de la Madonna della Corona : un lieu de pèlerinage suggestif

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La dévotion de Padre Pio à Notre-Dame de Pompéi et le don de la rose

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La Vierge au buisson de roses représentée par différents artistes

La Vierge au buisson de roses représentée par différents artistes

Le thème de la rose, symbole de Marie, est récurent dans l’art. Voici les œuvres les plus célèbres reproduisant la Vierge au buisson de roses et la signification de cette fleur associée à Marie.

L’arrivée de la belle saison est un moment de renaissance et de fécondité. Mai, mois de printemps par excellence, est dédié à la Sainte Vierge et est le mois où l’on célèbre la Fête des Mères, en Italie comme dans d’autres pays. Les fleurs sont les grandes protagonistes de la saison : leur parfum et leur beauté ont été depuis toujours interprétés, dans l’art comme dans la culture, avec des significations spécifiques et utilisées comme attributs pour personnes et concepts.

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En particulier, la rose qui est souvent associée à l’amour, en raison de ses couleurs et ses parfums intenses, à la pureté et à la beauté. La rose est la fleur de Marie, apparut et définie comme « Rose Mystique » : Marie est Reine des Saints comme la rose est la « reine » des fleurs.

Les roses : symbole de Marie

Le lien entre la Vierge et les roses, dans l’art, est présent depuis l’antiquité. Dans différentes œuvres, Marie est représentée dans une roseraie ou avec une rose en main. Le rosaire même, la prière par excellence dédiée à Marie, reprend l’image de la rose. Chaque Je Vous Salue Marie que l’on récite dans le rosaire est comme une rose offerte à la Mère de Dieu et le rosaire complet est un magnifique jardin de rose. Parfois, afin de souligner cette similitude, les chapelets sont parfumés à la rose ou avec le parfum d’autres fleurs.

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La Vierge à la Roseraie : les œuvres les plus connues

La Vierge représentée dans un jardin de roses est le sujet d’œuvres de différents artistes. Les deux  plus célèbres sont la Vierge au buisson de roses de Stephàn Lochner et celle de Martin Schongauer, très connue dans les pays de tradition nordique.

La première est une peinture à la détrempe et or sur panneau de bois de 1440-’42. Dans ce tableau, on voit Marie, portant l’Enfant Jésus à bras, assise dans un jardin luxuriant, entourée d’anges. Derrière elle, on remarque une pergola sur laquelle poussent un grand nombre de roses blanches (représentant l’innocence et la pureté) et rouges (rappelant la couleur du sang de la passion), avec des lys, des marguerites, des fraises et de l’acanthe.

La Vierge a la Roseraie
Source : Pinterest

La Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer est un retable d’autel, conservé à Colmar dans l’église de Saint Martin et daté de 1473. Elle est considérée comme l’œuvre la plus importante de l’artiste et est reconnaissable par les fleurs et les oiseaux incroyablement détaillés, la robe rouge de Marie et le regard contemplatif de la Vierge. La Madone tient dans ses bras l’Enfant Jésus et se trouve dans ce cas-ci aussi dans un jardin de roses et plantes luxuriantes. La pergola est clairsemée d’oiseaux rendant l’image vive, tandis que deux anges soutiennent une couronne sur la tête de Marie.

Vierge au buisson de roses de Martin Schongauer

D’autres représentation de la Vierge au buisson de roses

Il y a de nombreux autres artistes qui ont repris le thème des roses et des fleurs dans leurs œuvres dédiées à Marie. Dans La Vierge à la Fontaine de Van Eyck, célèbre peintre flamand, Marie se tient debout à côté d’une fontaine : derrière elle les anges soutiennent une tapisserie et, en arrière-plan, on remarque une haie de roses.

La Vierge a la Fontaine

Dans la composition de La Vierge au jardin de Roses de Stefano da Verona, Marie et l’Enfant sont entourés de fleurs et de feuilles dans un jardin fleuri. Une rose est dessinée comme si elle était tombée sur manteau bleu de la Vierge, légère et parfumée. Tout autour, les anges et la nature se réjouissent de la présence de la Vierge.

La Vierge au jardin de Roses

La peinture à l’huile de La Vierge de la Roseraie de Bernardino Luini offre par contre une scène suave et délicate : Marie est représentée à mi-figure et l’Enfant Jésus regarde le spectateur. Derrière eux, les feuilles de la roseraie sont foncées et créent un arrière-plan uniforme mettant en valeur l’effet du sfumato et la lumière tamisée autour de la figure de Marie.

La Vierge de la Roseraie de Bernardino Luini

Pour finir, le grand Sandro Botticelli réalisa aussi un tableau de la Vierge de la Roserie. Marie, représentée dans une attitude pensive, tient à bras l’Enfant Jésus, vif et attentif ; les figures sont mises en relief avec la technique du clair-obscur. Derrière la Vierge on entrevoit un jardin de roses fleuries.

Sandro Botticelli Vierge del la Roserie

Les apparitions de Saint Michel Archange

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Comment prier pour obtenir une grâce pendant le Mois Marial

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Mai, mois de l’amour, est depuis toujours dédié à la Vierge Marie. Découvrons comme prier pour obtenir une grâce en ce mois si spécial. Mai est depuis toujours un mois strictement lié au symbolisme de la renaissance et du cycle de la vie. Cette année…

Saint Catherine de Sienne : patronne d’Italie

Saint Catherine de Sienne : patronne d’Italie

Sainte Catherine de Sienne, de femme du peuple à conseillère des Papes et princes. Courageuse, sage et totalement dévouée à Christ. Apprenons à mieux connaître la Sainte Patronne d’Italie.

En pensant à Catherine de Sienne, la première réflexion qui vient à l’esprit est comment la foi peut effectivement arriver à nous élever dans notre condition, nous rendant meilleurs, jour après jour, jusqu’à nous permettre de réaliser dans notre vie des choses tout à fait surprenantes. Mais qu’y a-t-il de si incroyable dans l’histoire de cette sainte, qui vécut pendant la moitié du XIVe siècle, en Toscane, dans une terre déchirée par des combats fratricides et de profonds bouleversements politiques et religieux, mais aussi parcourue par un souffle spirituel, culturel et artistique sans précédents ? D’elle nous rappelons ses symboles, le livre et le lys : la doctrine d’un côté et la pureté de l’autre. Une dichotomie qui est probablement aussi la clé pour comprendre la grandeur de cette femme, qui offrit sa vie à Dieu et à ses fils les plus nécessiteux, qui se partagea entre le soin des infirmes, de ces malades affligés par des maux si désagréables et dangereux que personne ne voulait les soigner, et la rédaction de textes théologiques qui lui mériteront en 1970 le titre de Docteur de l’Église, jamais conféré à une femme auparavant. Un modèle de vie qui se repropose encore aujourd’hui avec une actualité extraordinaire. Ce n’est pas un hasard donc si nous l’avons citée dans notre article dédié aux Saints et aux Saintes qui ont changé le monde.

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Auteur du Dialogue de la Divine Providence, un des chefs-d’œuvre de la littérature mystique médiévale, Sainte Catherine fut religieuse, théologien, philosophe.

« Mariée » dans des noces mystiques à Jésus, elle confiait dans le salut représenté par le Pape (qu’elle définissait le « doux Christ en terre ») et par l’Église pour tous les chrétiens.

Ses Lettres de réconfort, de conseil et d’exhortation, adressées à souverains, commandants et hommes de lettre, exercèrent un incroyable effet sur de nombreux événements et différends. Elles furent ensuite recueillies par ses disciples dans un précieux Épistolaire encore aujourd’hui considéré comme un point de référence pour tous les religieux.

Nous pouvons bien dire que ses écrits et sa ferveur donnèrent un grand coup de pouce à la Réforme de l’Église.

Parmi saints et bienheureux, Catherine est incluse dans ceux qui sont considérés comme saints guérisseurs et saints et saintes auxquels s’adresser en cas de maladie. Cela non seulement parce qu’elle est, entre autres, sainte patronne des infirmières, mais surtout en vertu de son activité d’assistance aux infirmes et aux malades graves, surtout aux victimes d’épidémies terribles.

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Son amour absolu et total pour Jésus, capable de la jeter dans des extases mystiques d’une rare puissance spirituelle, est considéré comme un pont entre ciel et terre, un exemple de dévotion et de complet abandon à Dieu qui a peu d’équivalents.

Mais qui était Sainte Catherine de Sienne ?

Son histoire

Quand Catherine naquit, vingt-quatrième de vingt-cinq enfants de Jacopo Benincasa, teinturier, et de sa femme Donna Lapa Piacenti, personne ne pouvait imaginer quel aurait été son extraordinaire destin. C’était la moitié du XIVe siècle et, pour une jeune fille comme elle, née dans le quartier de Fontebranda, dans la contrée de l’Oca, dans une famille humble, il n’y avait d’autres perspectives qu’un mariage et la création d’une famille à elle. Mais Catherine n’était pas une fille ordinaire. Dès son enfance, elle affirmait « voir » des choses, comme lorsqu’à six ans elle raconta que Jésus lui était apparu, habillé comme le Pape, et avec lui Saint Pierre, Saint Jean et Saint Paul.

Christ en personne lui apparaitra à ses vingt ans, accompagné de la Vierge Marie, Sa mère, pour en faire Son épouse avec une bague symbole des noces mystiques.

Mais déjà enfant, Catherine semblait prédire son destin, puisqu’à sept ans elle prononce un vœu de chasteté, et à douze elle refuse le mariage que ses parents veulent lui proposer, manifestant au contraire l’intention de prononcer ses vœux. Trop pauvre pour se permettre la dot considérable que les femmes devaient présenter pour entrer au monastère, et opposée à sa famille pour ses idées, elle s’enferma chez elle en se dédiant à une vie de prière, pénitence et jeûne. Elle renonce à la viande, se nourrit très peu, uniquement d’herbes amères et de fruits, utilise le cilice. À la fin, impressionné par sa détermination, son père change d’avis et décide de l’aider à réaliser son rêve. La légende veut que ce fut la vue d’une colombe qui virevoltait au-dessus de la tête de sa fille en train de prier qui convainquit l’homme. Mais afin de réussir à être admise chez les Mantelées, i.e. les Tertiaires dominicaines connues comme Sœurs de la pénitence de Saint Dominique, Catherine dut affronter encore de nombreux obstacles. Puisqu’on lui refusa l’accès à l’ordre à cause de son jeune âge et de sa beauté, elle tomba victime d’une fièvre qui lui marqua son visage et la fit apparaître plus vieille que son âge.

À seize ans à peine, elle entra ainsi dans l’ordre, mais pendant trois ans elle vécut profondément isolée des autres sœurs. La raison est simple : ne connaissant pas le latin, elle ne pouvait pas prendre part à la prière commune. Toutefois, les Mantelées, qui habituellement acceptaient uniquement des veuves et des femmes âgées, consentaient à vivre dans le monde, tout en maintenant leurs vœux de chasteté, pauvreté et obéissance. Et c’est ainsi que Catherine vécut dans le monde, en se dédiant aux plus nécessiteux, aux malades, à ceux qui étaient abandonnés à eux-mêmes par leurs propres parents à cause de la gravité de leur condition.

À la fin du Carnaval de 1367 eurent lieu ses noces mystiques avec Jésus, le mariage qu’elle vécut comme une très douce extase dans laquelle fut consacré son lien profond et éternel avec Christ.

Entre-temps, elle s’engagea également à apprendre à lire et à écrire, même si une bonne partie de ses lettres et de ses œuvres furent écrites par elle sous la dictée de la « Belle brigade », une sorte de famille spirituelle de disciples qui l’aimait et la suivait partout.

Naissent ainsi ses textes extraordinaires, comme le Dialogue de la Divine providence, ses Oraisons et surtout les Lettres, adressées à des gens ordinaires, militaires, religieux, femmes, même des défunts, mais aussi des personnalités en vue de la politique et du monde religieux de l’époque. À ces derniers en particulier elle soumit des questions civiles et politiques, de la pacification de l’Italie à la nécessité d’une nouvelle croisade, au retour du siège pontifical d’Avignon à Rome, à la réforme de l’Église. Des grands sujets, compliqué, que cette femme du peuple arriva à affronter avec une maîtrise tout à fait miraculeuse et avec une ferveur impressionnante, qui confirmait amplement les rumeurs qui la voulaient inspirée directement par Dieu.

Le premier avril de 1375, Dimanche des Rameaux, lorsqu’elle prie devant le crucifix dans l’église de Sainte Christine, elle reçoit les stigmates, mais elles ne restent visibles que pour elle, dans un premier temps. Elle poursuit son activité politique et sociale, dans le but de bloquer la ligue antipapale surgie autour de Florence, et avec un voyage à Avignon pour convaincre Pape Grégoire XI de retourner à Rome. Le pontife se laisse convaincre et retourne à Rome, mais à sa mort un schisme se crée et l’Église se retrouve à avoir deux Papes, Urbain VI et Clément VII, qui retourna à Avignon.

Catherine mourut le 29 avril 1380, en se recommandant à Dieu : « Père, entre tes mains, je remets mon âme et mon esprit ».

Patronne d’Italie

Sainte Catherine de Sienne est donc fêtée le 29 avril, jour de sa mort. Elle est souvent représentée avec une robe typique de l’ordre auquel elle appartenait, celui des Mantelées : habit blanc avec au-dessus un manteau noir. Ses emblèmes sont le lys blanc, symbole de sa pureté et chasteté, la bague, qui symbolise les noces mystiques entre elle et Jésus, un livre et une plume, qui rappellent sa sagesse et son activité d’écrivaine et théologienne, et encore les stigmates, la couronne d’épines, la croix, le cœur.

Depuis 1939, elle est sainte patronne d’Italie avec Saint François d’Assise. En 1999, Jean-Paul II la proclama également copatronne d’Europe.

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Neuvaine à Sainte Catherine de Sienne

La Neuvaine à Sainte Catherine peut être récitée en préparation à sa fête, le 29 avril, et donc pendant les neuf jours allant du 20 au 28 avril, ou à chaque fois qu’on en ressent le besoin afin de trouver soutien et réconfort dans un moment difficile.

Premier jour

Pour cet esprit d’oraison que vous eûtes dès votre enfance, pour lequel vous y mîtes tous vos délices, et avec l’évangélique salutation maintes fois par vous répétée combien étaient les marches de l’escalier qu’il vous arrivait de gravir, vous rendîtes hommage à la Sainte Vierge Marie, en nous obtenant, nous vous en prions, la grâce d’aimer nous aussi suivant votre exemple l’exercice de la prière et de la pratiquer toujours dans ces conditions qui la rendent digne satisfaction.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Deuxième jour

Pour cette affection particulière que vous portiez, ô grande Sainte, à la vertu de la pureté, pour laquelle dès huit ans vous vous consacriez au Seigneur par un vœu irrévocable, et en vous rasant la tête, en gémissant, en soupirant, vous refusâtes en progrès les plus honorables offres de très avantageuse collocation, obtenez pour nous, nous vous prions, la grâce d’être nous aussi toujours fermes d’esprit, de cœur et de coutume, ou d’abhorrer avec haine suprême tout ce qui offense même de manière légère une vertu aussi sublime qu’elle soulève les hommes à la sphère des Anges et les rend l’objet le plus cher des divines complaisances.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Troisième jour

Pour cet esprit de retrait que vous eûtes, ô grande Sainte, pour lequel vous ne désiriez jamais d’être vue par d’autres que votre Jésus, et distraite sans cesse par des occupations dans votre famille, vous sûtes vous fabriquer une telle solitude dans votre cœur que vous ayez votre esprit toujours occupé par des pensées de paradis, obtenez pour nous, nous vous prions, la grâce d’aimer nous aussi la solitude et le retrait, malgré toutes les invitations que le monde nous fera de participer à ses spectacles, à ses pompes, et d’avoir toujours adressées à Dieu les pensées de notre esprit au milieu de toutes les occupations même les plus distrayantes de notre état.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Quatrième jour

Pour cet esprit de pénitence que vous eûtes, ô grande Sainte, dès les années de votre enfance, quand vous punissiez avec les plus ingénieuses ou les plus afflictives mortifications votre condescendance d’une seule foi à ceux qui vous conseillait la délicatesse ou l’habillement, puis associée au Tiers-Ordre Dominicain, vous édifiâtes tout le monde avec l’abstinence perpétuelle du vin et de la viande, voir même du sommeil, ne vous alimentant d’autre que d’herbes crues, ne dormant que très peu et sur des planches nues, afin d’employer toutes vos heures en oraison, avec le fait de toujours porter près de votre corps un douloureux cilice, de macérer votre chair avec trois disciplines chaque jour, obtenez pour nous, nous vous prions, la grâce d’observer toujours fidèlement ces abstinences et ces jeûnes que l’Église commande, de tolérer avec patience tout ce que d’afflictif daignera Dieu de commander pour notre bien ou de mortifier spontanément toutes les inclinaisons perverses de notre cœur et les désirs immodérés de nos sens, afin d’avoir nous aussi la nécessaire ressemblance avec notre exemplaire crucifix.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Cinquième jour

Pour cette héroïque charité qui vous mûtes, ô grande Sainte, à servir spontanément et à soigner de votre propre main les pauvres infirmes abandonnées par le monde entier de par la hideur et la puanteur de leurs plaies gangreneuses, et par lesquelles vous ne fûtes remerciée qu’avec des injures, grossièretés et calomnies des plus déshonorantes, obtenez pour nous du Seigneur la grâce d’être nous aussi toujours prêts à secourir notre prochain dans toutes ses nécessités et à pardonner généreusement, voir répondre par des bénédictions, tous les outrages qui nous seraient adressés, afin que nous méritions dans cette vie et dans la prochaine la béatitude promise aux humbles et aux miséricordieux véritables.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Sixième jour

Pour cette admirable force qui, avec le redoublement des oraisons, de l’austérité et de la ferveur, vous démontrâtes, ô grande Sainte, contre tous les podestats de l’intérieur qui déchaînées contre vous vous persécutèrent pendant si longtemps avec les images les plus indignes dans les tentations les plus violentes, et pour laquelle vous remportâtes du divin votre Époux, outre la familiarité de parler et de traiter avec ses Saints et avec sa mère Marie en personne, les ravissements, les extases les révélations et les plus intimes communications avec Lui, jusqu’à être avec le don d’une riche bague déclarée son épouse, obtenez pour nous, nous vous prions, la grâce d’être nous aussi tout aussi forts contre les assauts de nos ennemis spirituels, afin que en prime de notre fidélité nous grandissions toujours et chaque jour dans l’amour divin, jusqu’à nous mériter avec sureté l’union inséparable avec le Bien suprême.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Septième jour

Pour cette lumière surnaturelle, dont vous fûtes miraculeusement dotée, ô grande Sainte, pour laquelle vous parvîntes à servir de conseillère avec de nombreuses lettres aux mêmes romains Pontifes, et à être personnellement consultée par eux, jusqu’à leur révéler ce qu’ils avaient résolu dans leur cœur, et obtenir d’eux la tant soupirée restauration du Saint Siège à Rome, duquel elle avait été privée pendant septante ans, obtenez pour nous du Seigneur la grâce de connaître toujours dans nos doutes ce qui est le plus conforme au vouloir de Dieu et le plus convenable à la santé de notre âme, afin que de nos résolution dérive ainsi la croissance de notre ferveur face à Dieu, comme dans notre édification concernant notre prochain.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Huitième jour

Pour cette très singulière dévotion que vous vouiez, ô grande Sainte, à Jésus-Christ sacremanté, pour laquelle vous fûtes maintes fois communiée de sa propre main et désaltérée de son flanc avec son divin Sang, perdu donc le goût des aliments, vous durâtes huit ans du principe du Carême jusqu’au jour de l’Ascension sans vous nourrir d’autre que de la Très-Sainte Eucharistie, obtenez pour nous, nous vous prions, la grâce de porter au Très-Saint Sacrement un amour semblable au vôtre, où nous faisions notre délice le fait de nous attarder longtemps en sa présence, de le recevoir fréquemment en notre sein et de lui procurer en toute circonstance la plus grande glorification possible.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.

Neuvième jour

Pour l’amour extraordinaire que vous eûtes pour les tourments pour lesquelles vous imputâtes à une grande fortune le fait de souffrir dans les invisibles stigmates de toutes les douleurs d’un corps crucifié, et surprise dans la dernière infirmité, vous rendîtes spectacle d’admiration à tout le monde de par la sérénité et la gloire avec lesquelles vous souffrîtes les tourments les plus épouvantables, obtenez pour nous du Seigneur la grâce de recevoir avec chrétienne résignation, voir avec sainte allégresse toutes les croix que notre Seigneur se complaira de nous visiter, afin que, après avoir porté la mortification de Christ sur nos membres, nous puissions avec vous participer à la plénitude de sa béatitude dans la maison de l’éternité.

Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles.