Auteur/autrice : Redazione

Eau bénite : un renouvellement sans fin du Baptême

Eau bénite : un renouvellement sans fin du Baptême

Index1 Eau bénite comme sacramental2 Comment utiliser l’eau bénite3 Comment NE PAS utiliser l’eau bénite4 Eau bénite et bénitiers dans l’histoire5 Asperges ou aspersoir À chaque fois que nous sommes aspergés d’eau bénite, que nous plongeons nos doigts dans un bénitier et que nous faisons…

L’histoire de Jésus : les événements les plus importants de Sa vie

L’histoire de Jésus : les événements les plus importants de Sa vie

Index1 Annonciation du Seigneur2 Naissance de Jésus3 Épiphanie (Rois Mages)4 La fuite en Égypte et le massacre des innocents5 La découverte de Jésus au temple6 Baptême et tentations de Jésus7 Vie publique de Jésus8 Miracles de Jésus9 Entrée de Jésus à Jérusalem (Dimanche des Rameaux)10…

Les pieuses femmes : les trois Marie présentes sous la croix de Jésus

Les pieuses femmes : les trois Marie présentes sous la croix de Jésus

La Vierge Marie, Marie de Cléophas et Marie de Magdala : voici qui étaient les pieuses femmes qui assistèrent à la mort de Jésus sur la Croix

Nous nous sommes déjà attardés à plusieurs occasions sur l’affection que Jésus réservait aux femmes qui le suivaient. Les Évangiles citent leur présence parmi les disciples, et de certaines d’entre elles ils nous ont laissé les noms et les descriptions qui nous ont permis de nous les représenter. Pensons par exemple à Marthe et Marie de Béthanie, sœurs de Lazare, qui accueillirent Jésus chez elles comme un frère, ou à Marie de Magdala, considérée comme l’apôtre parmi les apôtres, puisqu’elle fut la première à en annoncer la Résurrection. En particulier, Jean dans son Évangile nous raconte des pieuses femmes qui se trouvaient sous la Croix pendant du supplice de Jésus : « Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Cléophas et Marie de Magdala » (Jean 19,25).

Marie Madeleine

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Parmi les disciples, il y avait aussi plusieurs femmes. Apprenons à mieux connaître Marie Madeleine, l’apôtre qui quitta tout pour suivre Jésus.

Les voici, les trois pieuses femmes.

La Vierge Marie, mère de Jésus.

Marie de Cléophas, sa tante (en tant qu’épouse de Cléophas, frère de Saint Joseph) et mère de Jacques Apôtre, dit le Mineur.

La déjà citée Marie de Magdala, la « pénitente » de Magdala, qui selon certains Évangiles apocryphes était la compagne, voire l’épouse de Jésus.

En réalité, les femmes qui suivaient Jésus et qui accompagnèrent vraisemblablement sa Passion étaient bien plus nombreuses. Anna Katharina Emmerick, mystique allemande qui dans une de ses visions revécut toute la Passion, en la décrivant avec des détails qui ne sont pas rapportés dans les Évangiles, mais qui ont été confirmés par d’autres sources, en nomme au moins dix-sept.

Dans les Évangiles, toutefois, il n’y a principalement que les pieuses femmes, appelées également les trois Maries, qui sont nommées.

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Une mention à part pour Marie, Mère de Jésus, participant à Son immense douleur physique et morale. Bien que, quand on pense à la Passion et à la Crucifixion, il soit naturel de focaliser son attention sur ce qui se passe sur la Croix, il vaut la peine également de s’attarder également sur celle, au pied de celle-ci, qui  a souffert une douleur non moindre, avec dignité et résignation. Marie, qui savait depuis le début quel était le destin qui lui été réservé, du moment où elle avait accepté l’invitation de Dieu (« Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole ! » Luc 1,38) et, ensuite, grâce à la prophétie de Siméon (« Voici, cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de plusieurs en Israël, et à devenir un signe qui provoquera la contradiction, et à toi-même une épée te transpercera l’âme » Luc 2,34-35). Pendant toute la vie de Jésus, elle s’était préparée à être transpercée par cette cruelle épée, et son agonie silencieuse est la chose la plus poignante que l’on puisse concevoir.

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Qui sont les femmes au pied de la Croix

Dans les Évangiles canoniques, les trois pieuses femmes sont décrites de manière différente. Matthieu parle de trois femmes au pied de la Croix, deux nommées Marie (Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et de Joseph), et la mère des fils de Zébédée, mais ne mentionne pas la Vierge (Matthieu 27,55-56). Marc aussi parle de deux Maries (Marie de Magdala e Marie de Cléophas) et d’une Salomé, en négligeant la Vierge Marie.
Luc n’indique ni combien était les femmes, ni leurs noms (Luc 23,49), tandis que, comme nous l’avons déjà vu, Jean est bien plus précis. C’est justement de son récit qui nait la tradition des trois Maries.

Les Maries devant le Saint Sépulcre

Trois femmes sont de nouveau les protagonistes de la Résurrection de Christ, dans le récit de la découverte de Son tombeau vide. Dans ce cas aussi les femmes qui se rendent au tombeau pour y apporter la myrrhe pour le corps de Christ (d’où l’appellatif « myrophores », porteuses de myrrhe) sont indiquées comme les trois Maries, déjà présentes au moment de la déposition et d’embaumement du corps de Jésus de la part de Joseph d’Arimathée et Nicodème.

En particulier, Marc raconte comment Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et Salomé se rendirent au sépulcre de Jésus, après avoir acheté des huiles aromatiques, et trouvèrent la pierre qui le fermait déplacée et, à l’intérieur, un jeune qui leur annonça la Résurrection de Jésus (Marc 16,1-8).

Dans Matthieu, les femmes sont deux, Marie de Magdala et « l’autre Marie », qui assistent à l’ouverture miraculeuse du sépulcre par un ange, qui leur annonce que Jésus est ressuscité et leur confie la mission d’informer les disciples (Matthieu 28,1-10).

Les femmes dans la Bible : Jésus et le rapport avec ses disciples femmes

Les femmes dans la Bible : Jésus et le rapport avec ses disciples femmes

Index1 Marie Madeleine2 Marthe et Marie, sœurs de Lazare3 La Samaritaine au puits4 La Femme hémorroïsse Quel a été le rôle des femmes dans l’histoire du Salut ? Découvrons le rapport de Jésus avec ses disciples femmes dans l’Évangile Une présence féminine plus incisive dans l’Église,…

Saints pécheurs : voici les conversions les plus célèbres

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Index1 Saint Paul de Tarse2 Saint Camille de Lellis3 Saint Matthieu4 Saint Dismas5 Saint Augustin6 Sainte Pélagie7 Sainte Marie l’Égyptienne Saints pécheurs. Une contradiction dans les termes ? Pas toujours. Voici les saints qui se sont convertis après une vie de péché. Nait-on saint ou…

Indulgence plénière : signification, origines et comment l’obtenir

Indulgence plénière : signification, origines et comment l’obtenir

Qu’est-ce qu’est l’indulgence plénière ? Voici pourquoi Pape François l’a concédée à qui participe à l’Année de Saint Joseph.

Afin de comprendre ce qu’est l’indulgence plénière, nous devons tenir compte de deux aspects du péché : la faute et la peine. La faute est pardonnée avec la Confession ; la peine est l’effet du péché qui reste même après le pardon. L’indulgence enlève également la peine temporelle, grâce à la médiation de l’Église et à certaines pratiques pieuses que les fidèles sont appelés à accomplir. Elle peut être partielle ou plénière.

 

 

 

L’origine de l’indulgence plénière

L’origine de l’indulgence est dans les pratiques de pénitence qui caractérisaient les premières communautés chrétiennes. Bien longtemps avant que les Sacrements soient structurés comme nous les connaissons aujourd’hui, le fidèle devait effacer la peine causée par son péché avec des actions et des procédés bien précis, souvent publics. Au cours des siècles, en particulier autour du 1000-1100 apr. J.-C., se répandit la coutume selon laquelle la peine à laquelle le fidèle était soumise pouvait être allégée ou annulée par l’intervention de l’Église. Avec certaines œuvres, prières, pèlerinages, le fidèle repenti pouvait obtenir donc une indulgence.

La bulle du Pardon : la première indulgence plénière de l’histoire

La bulle du Pardon la première indulgence plénière de l’histoire

Un épisode très pertinent, en parlant d’indulgence plénière, est celui de la bulle du Pardon de pape Célestin V. En 1294, il devint pontife et concéda l’indulgence plénière à tous les fidèles qui se seraient rendus à la basilique de Collemaggio des vêpres du 28 août au coucher de soleil du 29. Cela fut le premier exemple d’indulgence plénière, concédé par le pape à tous les fidèles de n’importe quel rang social.

Indulgence plénière pour les défunts

L’indulgence plénière peut être reçue pour soi, voire pour les défunts. En demandant l’indulgence pour les chers disparus, les fidèles peuvent réduire ou annuler la peine que leurs êtres chers doivent endurer avant d’arriver au Paradis.

Le Manuel des indulgences

Afin d’éclaircir et de recueillir toutes les indications sur comment obtenir l’indulgence plénière, il existe un Manuel des indulgences. Le Manuel contient différents documents, parmi lesquels les “Normes sur les indulgences” et une liste de concessions, i.e. des œuvres à accomplir et des prières à réciter pour obtenir l’indulgence. La Confession et la Communion sacramentelle sont toujours requises, et la prière pour les intentions du Pape également.

Saint François d’Assise et le pardon des pèlerins

Très célèbre est le Pardon d’Assise ou Indulgence de la Porziuncola. Saint François en personne demanda à pape Honorius III de pouvoir concéder l’indulgence aux pèlerins qui se renderaient à l’église de la Porziuncola. Ce rite religieux est toujours valable pour tout le monde. En outre, chaque année, entre midi le 1er août et minuit le 2 août, l’Indulgence de Porziuncola est étendue à toutes les églises paroissiales et à toutes les églises franciscaines du monde.

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Saint François d’Assise est un des saints les plus aimés et les plus vénérés de l’Église catholique.

Coronavirus et indulgence plénière

En raison de la situation délicate dans laquelle de nombreux fidèles se retrouvent à cause de la pandémie en cours, Pape François est intervenu en mars 2020 pour concéder une indulgence plénière spéciale au temps du Covid-19.

Peuvent obtenir l’indulgence plénière tous les fidèles malades de Covid, les opérateurs sanitaires, les familles des malades et tous ceux qui en prennent soin même simplement avec la prière. Cette indulgence est une des manières avec laquelle l’Église s’est rapprochée des gens dans la difficulté de la pandémie.

Indulgence pour ceux qui prient Saint Joseph en 2021

À l’occasion de l’année dédiée à Saint Joseph, annoncée par Pape François du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, on peut aussi obtenir l’Indulgence plénière. Les modalités pour la recevoir sont par contre différentes, liées à la dévotion et à la prière à Saint Joseph.

 

L’indulgence est accessible à qui médite le Notre Père pour au moins 30 minutes ou participe à un Rite Spirituel avec une méditation sur Saint Joseph ; à qui accomplit une œuvre de miséricorde corporelle ou spirituelle ; aux familles et aux fiancés qui récitent ensemble le Saint Rosaire ; à qui confie son travail à Saint Joseph ou l’invoque dans la recherche d’un emploi ; à qui s’adresse à Saint Joseph avec certaines prières pour les chrétiens persécutés.

10 Femmes chrétiennes qui changèrent l’Église et le monde

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Index1 Marie Mère de Jésus2 Sainte Hildegarde de Bingen3 Sainte Catherine de Sienne4 Jeanne d’Arc5 Sainte Thérèse d’Avila6 Sainte Rose de Lime7 Sainte Thérèse de Lisieux8 Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix9 Sainte Jeanne Beretta Molla10 Mère Teresa de Calcutta Le Christianisme et les femmes, un…

La Chaire de Saint Pierre: la signification de l’œuvre et les origines de sa fête

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Index1 La Chaire de Saint Pierre de Bernini2 La fête de la Chaire de Saint Pierre3 La cathedra Petri Qu’entendons-nous pour Chaire de Saint Pierre ? De quoi s’agit-il et où se trouve cette œuvre précieuse ? Que fête-on le 22 février ? Le 22 février tombe…

Saint Faustin: pourquoi est-il devenu le Saint des célibataires?

Saint Faustin: pourquoi est-il devenu le Saint des célibataires?

Le 15 février on fête Saint Faustin, saint patron des célibataires malgré lui. Découvrons pourquoi.

Nous connaissons tous la fête de la Saint Valentin, le jour des amoureux, qui tombe le 14 février. Mais nous ne savons peut-être pas tous que le 15 février est le jour dédié aux célibataires, à qui est seul et cherche son âme sœur, l’amour de sa vie. Le saint patron de ce jour est Saint Faustin, jeune chevalier romain qui fut emprisonné, torturé et martyrisé par l’empereur Adrien. Comme pour Saint Valentin aussi, ce n’est donc pas dans la fin de ce saint que nous devons rechercher les raisons de son patronat, mais plutôt dans sa vie et dans son prénom. En effet, il parait que Saint Faustin, outre qu’être un vaillant chevalier, était particulièrement doué pour aider les jeunes femmes célibataires à trouver mari, même en dépit de leur faible dot.

Le 14 février est un jour spécial pour les couples du monde entier : on fête Saint Valentin, protecteur des amoureux. Bien évidemment, pour ceux qui s’aiment chaque jour devrait être spécial, mais le fait d’avoir une date dédiée n’est pas pour tout le monde.

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Voyons ensemble qui était ce saint et comment est né la tradition du 15 février, fête des célibataires.

L’histoire de Saint Faustin et de son frère Jovite

En réalité, il est impossible de parler de Saint Faustin sans mentionner également son frère, Jovite. Les deux naquirent à Brescia, au IIe siècle apr. J.-C. et, comme de nombreux jeunes de leur rang appartenant à la noblesse, ils entreprirent une carrière militaire. Ils devinrent tous les deux chevaliers, en démontrant grand courage et talent militaire, tellement que l’iconographie n’a jamais cessé de les représenter dans leur tenue militaire romaine, épée à la main. Leur vie changea drastiquement quand ils connurent Saint Apollonio, évêque de Brescia. Le saint homme les conquit avec sa personnalité et les convertit, les amenant tous les deux au baptême. Et ce n’est pas tout : touché par leurs dons oratoires et par leur capacité en tant que prêcheurs, il les encouragea tous les deux à prendre la voie de l’évangélisation, en nommant Faustin presbytre et Jovite diacre. Ils sont donc représentés de cette manière dans l’art sacré, comme alternative à la tenue militaire.

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Malheureusement, c’était des années de grandes persécutions. Les nobles romains de Brescia voyaient d’un mauvais œil les prédications des deux jeunes et invoquèrent l’intervention d’Italicus, gouverneur de Rhétie, pour qu’il les élimine et préserve ainsi l’ordre public.

Entreprise la persécution des deux avec l’accord de l’Empereur Adrien, Italicus ordonna aux deux chevaliers d’offrir des sacrifices aux dieux païens et, quand ils refusèrent, il les fit emprisonner. Adrien en personne, de retour de sa campagne en Gaule, voulut assister à leur procès et intima de nouveau aux deux frères d’adorer le dieu Soleil. Faustin et Jovite non seulement refusèrent, mais frappèrent la statue de l’idole et, en raison de ce geste blasphématoire, Adrien les condamna à mort. Amenés dans le cirque, ils furent enfermés dans une cage avec des tigres, mais voici que les fauves, au lieu de les agresser, se blottirent à leurs pieds comme des chatons inoffensifs. Voyant cela, furax, l’empereur ordonna que les deux chevaliers soient écorchés vifs et brûlés sur le bûcher. Mais même le feu n’osa pas les effleurer et ce nouveau miracle causa davantage de conversions. Transférés à Milan, ils furent emprisonnés et torturés et ensuite expédiés à Rome pour être conduits dans le Colisée, mais de nouveau aucun animal féroce ne les toucha. Après d’ultérieures tentatives d’exécution échouées, les deux furent ramenés à Brescia et décapités le 15 février. Ils sont les Saints Patrons de la ville.

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La fête des célibataires

Même s’il est probable que le choix de faire coïncider le jour de Saint Faustin avec la fête des célibataires est simplement une sorte de compensation pour qui, étant seul, ne peut pas célébrer la Saint Valentin le jour avant, on tient pour bonne la tradition qui voulait Faustin comme une sorte de Cupidon, très doué pour faire trouver un mari aux jeunes filles célibataires et unir des couples heureux pour la vie. À cela ajoutons l’assonance entre Saint Faustin et Saint Valentin, mais aussi l’étymologie du prénom Faustin, qui dérive du latin « faustus », propice, qui porte chance. Les Romains tenaient en plus grande estime la subdivision des jours fastes et néfastes de chaque mois, considérant ces derniers dangereux à cause des influences astrales négatives. Dans ce cas, le jour de Saint Faustin pourrait être le jour faste pour trouver l’âme soeur.

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Les 5 produits pour l’Église qui valent la peine d’être achetés aussi pour votre maison

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Sainte Scholastique, la sœur de Saint Benoît de Nursie

Sainte Scholastique, la sœur de Saint Benoît de Nursie

Le 10 février, l’Église rappelle Saint Scholastique, sœur de Saint Benoît de Nursie, sainte patronne des sœurs Bénédictines et protectrice des femmes en couches. Voici son histoire d’amour sororal et de foi.

Il est notoire que les couples de jumeaux sont unis par un lien profond qui semble naître déjà dans le ventre maternel. Même chez les jumeaux hétérozygotes cette union frôle dans certains cas la symbiose, en dépassant le temps et l’espace, et cela dure pendant toute la vie. Ainsi fut probablement pour Saint Benoît de Nursie et sa sœur jumelle Sainte Scholastique, qui vécut dans l’ombre de son frère plus célèbre, en embrassant sa Règle et en en devenant docile instrument et enthousiaste porte-parole. Protectrice des femmes venant d’accoucher, des nonnes bénédictines et des enfants souffrant de convulsions, elle est fêtée le 10 février et est vénérée comme sainte par l’Église catholique, l’Église orthodoxe et l’Église anglicane.

Les Dialogues de Saint Grégoire le Grand nous offrent quelques allusions à la vie de cette femme extraordinaire, fondatrice de la branche féminine de l’Ordre Bénédictin. Les deux jumeaux appartenaient à une famille qui descendait de l’ancienne noblesse sénatoriale romaine. La mère, Comtesse de Nursie, mourut en les mettant au monde et le père Eutrope, Capitaine Général des Romains dans la région de Nursie, voulut envoyer les deux enfants à Rome à douze ans d’âge à peine, afin de les rapprocher de la religion et de les lancer dans les études classiques. Bouleversés par la vie dissolue de la ville, tous les deux choisirent sans hésitation de se retirer au monastère. Pour le faire, ils se séparèrent. Benoît devint un ermite, en se retirant, comme nous le savons bien, d’abord à Subiaco et ensuite à Cassino. Scholastique entra dans un monastère proche de Nursie, où elle fit voeu de chasteté et renonça à ses biens terrestres. Par la suite, elle rejoignit son frère à Subiaco, et après qu’il eut fondé l’Abbaye de Mont-Cassin, elle fit construire son propre monastère aux pieds du mont où se trouvait celui de son frère, à seulement 7 kilomètres de distance. C’était le monastère de Piumarola, et ici elle donna vie à la branche féminine de l’Ordre Bénédictin, les sœurs bénédictines, elles aussi dévotes et fidèles à la Règle de Saint Benoît.

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Saint Benoît et Sainte Scholastique

Les deux frères restèrent unis pendant toute leur vie. Même si la voie choisie faisait en sorte qu’ils aient à rester séparés, malgré le fait qu’ils habitaient à deux endroits si proches l’un de l’autre, les deux se rencontraient une fois par an dans une petite maison à mi-chemin entre les deux monastères. Ici Scholastique rompait le vœu du silence uniquement pour parler de Dieu avec son jumeau et pour prier avec lui. La dernière de ces rencontres eut lieu le 6 février 547 et, quand leur temps ensemble allait terminer, Scholastique, qui avait 62 ans, pria son frère de rester encore un peu. Benoît refusa, en donnant comme raison la Règle qui le poussait à retourner au monastère et à sa cellule, et repartit, malgré les larmes de sa sœur. Mais après avoir parcouru une courte distance sur son chemin de retour, Benoît et les siens furent surpris par une tempête épouvantable et furent obligés de rebrousser chemin. Sainte Scholastique confessa avoir prié intensément Dieu afin qu’il fasse revenir son frère et ainsi les deux restèrent ensemble, tandis que dehors la tempête faisait rage. Pour cette raison, encore aujourd’hui, Sainte Scholastique est invoquée pour se défendre des éclairs et pour obtenir la pluie. Le 10 février, Scholastique mourut. Benoît apprit la nouvelle de la mort de sa sœur, advenue seulement trois jours après leur dernière rencontre, grâce à un signe divin : il vit une colombe blanche monter au ciel et comprit que c’était l’âme de Scholastique qui quittait la terre. Il se rendit personnellement au monastère pour prendre le corps de sa sœur et le déposa dans la tombe préparée pour lui-même, de façon que, comme ils avaient été ensemble dans le ventre maternel, ils puissent l’être de nouveau dans le repos éternel.

Le monastère de Sainte Scholastique à Subiaco

Le monastère de Sainte Scholastique à Subiaco

À l’est de Subiaco et à 510 mètres d’altitude, se trouve encore aujourd’hui le monastère de Sainte Scholastique, épargné des tremblements de terre, des invasions anciennes et modernes, des bombardements. Dans cette région vécurent et se retirèrent en prière de nombreux ermites, en offrant à cette vallée le nom de vallée sainte. Seul et unique monastère de Subiaco jusqu’à la fin du XIIe siècle, avec le nom de Monastère de Saint Silvestre, il fut ensuite rebaptisé Monastère de Saint Benoît et de Sainte Scholastique et fut par la suite dédié uniquement à la Sainte. À l’entrée de la structure, composée de bâtiments remontant à différentes époques historiques, campe l’inscription Ora et Labora. À côté de l’actuelle église, remontant au XVIIIe siècle, et qui se trouve sur les ruines des cinq églises précédentes, il y a un clocher du XIIe siècle, époque d’or pour le monastère, qui à ce moment-là était également la première typographie italienne, où furent imprimés des livres d’une valeur inestimable qui enrichirent pendant des siècles la grande bibliothèque du monastère.