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La myrtille et ses nombreuses propriétés bénéfiques

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Petite, mais surprenante, la myrtille possède des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires et vasodilatatrices qui en font un allié magique contre de nombreux troubles. De la myrtille on ne jette rien, ou presque. Quasiment tout est bon pour la santé dans ce fruit, tellement que nous pouvons…

Les apparitions de Marie Rose Mystique et son Sanctuaire à Fontanelle

Les apparitions de Marie Rose Mystique et son Sanctuaire à Fontanelle

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Quand la sainteté est de famille : histoires de frères et sœurs devenus saints ensemble

Quand la sainteté est de famille : histoires de frères et sœurs devenus saints ensemble

Histoires de saints frères et sœurs. Quand la sainteté est une affaire de famille. De Saints Cyrille et Méthode, co-patrons de l’Europe, à Saint Benoît et Sainte Scolastique, unis dans la vie et dans la mort.

Quand est-ce qu’un Saint devient tel ? En étudiant et en parcourant les nombreuses histoires de saints transmises par des documents agiographiques à caractère liturgique, comme les martyrologues et les calendriers, et par des textes narratifs de caractère dévotionnel, comme les Passiones, les histoires de miracles et reliques, et encore par des représentations iconographiques d’art sacré ou liées au culte, nous découvrons comment pour des nombreux saints, hommes et femmes, le chemin menant à la sainteté a commencé en famille. Pensons à Saint Augustin, probablement un des exemples les plus significatifs. Sa mère, Sainte Monique, dédia toute sa vie à corriger les mauvaises habitudes de son fils, à redresser son inclinaison au péché et à la débauche, jusqu’à arriver à le convaincre à se confier à Saint Ambroise et à choisir la voie de la sainteté. Pour cela, Saint Augustin ne fut jamais suffisamment reconnaissant envers sa mère, comme nous le lisons dans ses Confessions.

Sainte Monique

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Mais il existe également des histoires de saints et saintes qui ont entrepris le chemin vers la Grâce et, en de nombreux cas, vers le martyr aussi, avec leur propre frère ou leur sœur. Unis dans la sainteté comme dans la vie, modèle et encouragement l’un pour l’autre, parfois martyrs ensemble, au nom de leurs fois, ces hommes et ces femmes représentent un modèle enviable de comment dans le contexte de la même famille il est possible que le précieux bourgeon de la béatitude germe non pas une, mais deux fois, voir plus. Au contraire, il est naturel penser à comment ces saints frères et sœurs se sont inspirés, incités, soutenus l’un l’autre, comme seulement les frères savent le faire.

Saints Martyrs

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Voyons ensemble les vies des saints frères et sœurs les plus célèbres.

Saints Donatien et Rogatien

À Nantes, dans la vallée de la Loire, deux croix en pierre rappellent Saint Donatien et Saint Rogatien. Tous les deux à peine plus que des enfants, le premier était déjà baptisé et le deuxième encore catéchumène, mais tous les deux prêchaient la Parole de Dieu. Pour cette raison ils attirèrent sur eux la persécution de l’empereur Maximien. Arrêtés ensemble, ils passèrent la nuit à prier et furent ensuite torturés, écorchés et tués. Leurs restes ont été déposés ensemble dans un sarcophage en pierre et leur culte est un des plus répandus dans la vallée de la Loire et en France. Leur mémoire liturgique tombe le 24 mai.

Saint Cyrille et Saint Méthode

En parlant de Saint Benoît patron de l’Europe, il est inévitable de citer également Saint Cyrille et Saint Méthode, ses co-patrons. Originaires de la Thessalonique, en Grèce, ils furent parmi les principaux promoteurs de l’évangélisation des peuples slaves au IX siècle apr. J.-C. Peuples slaves dont ils sont également devenus les saints patrons. Fils d’un gouverneur militaire, ils vécurent les conflits et les tensions entre les Église d’Orient et d’Occident et voyagèrent jusqu’à Rome, où ils rencontrèrent pape Nicolas I qui établit avec eux les modalités d’évangélisation des populations slaves et la langue qu’il était le plus opportun d’utiliser. Toujours à Rome, Méthode prononça ses vœux et ainsi fit Cyrille aussi (qui s’appelait Constantin), qui entretemps tomba malade et mourut, enterré ensuite dans la basilique de Saint Clément. Les deux saints frères eurent une vie très aventureuse. À un moment donné ils furent même capturés et vendus comme esclaves à Venise. Ce fut Pape Jean-Paul II en 1980 qui les élut co-patrons de l’Europe avec Saint Benoît de Nursie.

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Sainte Marthe et Saint Lazare

Le 29 juillet on fête Marthe, Marie et Lazare, les saints amis de Jésus. D’eux nous savons qu’ils habitaient à Béthanie, non loin de Jérusalem. Marthe était la plus attentionnée, elle s’inquiétait de la maison et du bien-être de son frère, de sa sœur et de leur hôte, Jésus, afin qu’il ait toujours de quoi boire et manger et qu’il se sente comme chez Lui. Marie, assise aux pieds de Jésus, buvait les paroles de Jésus, avidement, tandis que Lazare, discret, veillait sur ses sœurs et sur son ami comme un gardien silencieux. Quand Lazare tomba malade soudainement et mourut, Marthe pleura devant Jésus, en affirmant que s’il avait été présent Lazare ne serait pas mort. Et Jésus, pour toute réponse, ramena Lazare à la vie. Selon la Légende d’or, les trois frères de Béthanie, après la mort de Jésus, se rendirent en France pour prêcher Sa Parole et Lazare aurait été le premier évêque de Marseille.

Saint Benoît et Sainte Scolastique

Saint Benoît de Nursie, Patron de l’Europe, avait aussi une sœur, ou pour être plus précis, une sœur jumelle, sainte elle aussi. Il s’agit de Sainte Scolastique. Engagée dans les études religieuses encore enfant, ainsi comme son jumeau, par volonté du Père, elle fuit de Rome et de sa vie dissolue avec Benoît afin de se retirer dans un monastère près de Nursie, où elle fit vœu de chasteté et renonça à ses biens terrestres. Bien qu’elle ne puisse pas rester avec Benoît, qui était devenu ermite, elle ne s’éloigna jamais trop de son frère et, dès qu’elle en eut la possibilité, elle le rejoignit à Subiaco, là où il était en train de faire construire l’Abbaye de Mont-Cassin. Scolastique aussi fit ériger un monastère, à seulement 7 kilomètres de distance de celui de son frère, à Piumarola, et ici elle fonda la branche féminine de l’Ordre Bénédictin, les sœurs bénédictines. Les deux frères se rencontraient à mi-chemin, de temps en temps, pour prier ensemble et parler. Quand Scolastique se sentit proche de la mort, elle supplia Benoît de rester avec elle. Devant le refus de son jumeau, qui ne pouvait pas enfreindre la Règle qu’il avait écrit lui-même, Scolastique pria intensément Dieu. Un orage très violant obligea Benoît à retarder son départ et à rester auprès de sa sœur, qui, quelques jours après cette dernière rencontre, mourut.

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Saint André et Saint Pierre

Peut-être que tout le monde ne se souvient pas que dans les Évangiles le premier apôtre que nous rencontrons n’est pas Pierre, choisi par Christ comme Son successeur, ni Jean, le disciple bien-aimé, mais André, le pêcheur. Et André de Pierre, ou plutôt de Simon Pierre, était le frère. Pêcheur comme lui, à Bethsaïde de Galilée, il suivait les prédications de Jean le Baptiste, et ce fut ainsi qu’un jour il vit passer Jésus, défini par Jean le Baptiste comme l’agneau de Dieu. Ce fut toujours André, inspiré par ces paroles, à courir vers son frère Simon Pierre en déclarant avec conviction : « Nous avons trouvé le Messie ! ». André apparait dans d’autres passages évangéliques et était bien évidemment présent avec tous les autres Apôtres et avec Marie à Jérusalem après l’Ascension, le jour de la Pentecôte. Il subit le martyre en Grèce, après avoir amené la Parole en Asie Mineur et en Russie. Il fut crucifié la tête en bas, sur une croix en forme de X qui, depuis lors, porte son nom : croix de Saint André.

Sainte Marcelline et Saint Ambroise

Dans le cas de Sainte Marcelline et Saint Ambroise, les frères saints étaient même trois : en effet, nous devons énumérer parmi les saints de famille Saint Satyre, frère jumeau d’Ambroise, avocat, préfet de province et administrateur des biens de famille. Marcelline était l’aînée et éleva ses frères après la mort de leur père. Elle consacra sa virginité à Dieu, en recevant le voile des vierges de Pape Libère à la Noël de 353 apr. J.-C. Pour cette raison, son frère lui dédia le traité De virginibus. Marcelline dédia sa vie à l’étude, à la prière et aux oeuvres de charité, et fut toujours un précieux modèle de référence pour ses frères cadets, Saint Ambroise en premier.

Saint Côme et Saint Damien

Pour conclure, rappelons les saints docteurs, Côme et Damien, auxquels nous avons dédié un article précédent. Jumeaux eux aussi, ils vécurent au IV siècle et étaient tous les deux médecins originaires d’Arabie. Avec leurs trois frères cadets, les saints Anthime, Léone et Euprépios, ils prêchaient la Parole de Dieu, en sauvant les âmes, mais aussi les corps, qu’ils soignaient souvent sans demander de compensation. Tous les cinq subirent le martyre pendant la terrible persécution lancée par Dioclétien. En particulier, les saints Côme et Damien qui furent lapidés, fouettés, crucifiés et transpercés avec des dards et des lances, jetés en mer avec une grosse pierre attachée à leur cou, brûlés dans une fournaise ardente et, pour finir, décapités, avec leurs plus jeunes frères. Ils sont fêtés le 26 septembre.

Les principales différences entre catholiques et protestants

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Index1 Les Saintes Écritures2 Autorité du Pape3 Le Purgatoire4 Les Sacrements5 L’Immaculée Conception et l’Assomption de Marie6 Les Saints Les différences entre Catholiques et Protestants sont à la base de l’histoire de la religion chrétienne et de la naissance de l’Europe telle que nous la…

Le saint protecteur des mariages : Saint Antoine de Padoue

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Docteur de l’Église, marteau des hérétiques, protecteurs des pauvres, Saint Antoine de Padoue est considéré également le saint protecteur des mariages. Voici pouquoui. Si Sainte Rita de Cascia est considérée comme la protectrice des mariages et en particulier des épouses malchanceuses, il existe également un…

Fêtes Mariales : voici toutes les récurrences de l’année dédiées à Marie

Fêtes Mariales : voici toutes les récurrences de l’année dédiées à Marie

Fêtes Mariales, tous les visages de la dévotion à Marie, Mère de Jésus

Il n’est pas facile de dresser une liste de toutes les fêtes dédiées à Marie, Mère de Jésus. La dévotion qui lui est accordée par les fidèles se manifeste de nombreuses manières différentes pour l’Église catholique. Les nombreuses fêtes mariales qui marquent le calendrier des catholiques sont des moments où les actes dévotionnels, les prières, la récitation du Rosaire et toutes les manifestations de foi et d’affection pour la figure de la Mère de Dieu prennent une dimension plus ample et qui comprend tous les fidèles. Difficile de comprendre qui est apparue en première, si la dévotion populaire à la Vierge, la vénération qui lui est portée par ses fils les plus humbles, qui se sont toujours adressés à elle, suppliant et pleurant, pour chercher le réconfort que seulement une mère peut offrir, ou la théologie rédigée sur Marie par les grands érudits et les Pères de l’Église. Déjà dans l’Évangile de Luc Marie est indiquée par l’Archange Gabriel comme « destinataire de la faveur et de la grâce » (Luc 1,28) divine, et il est déclaré dès le début que « le Seigneur est avec elle » (Luc 1,28).

L’Église catholique a établi davantage sa figure au cours des siècles, en lui attribuant les dogmes de l’Immaculée Conception, au centre de différends pendant des siècles et enfin proclamé par pape Pie IX en 1854 avec la bulle Ineffabilis Deue, et de l’Assomption, déjà reconnu à partir du Ve siècle apr. J.-C. dans la dévotion populaire et proclamé en 1950 par pape Pie XII avec la constitution apostolique Munificentissimus Deus. La vénération à Marie, reconnue par le dogme comme Mère de Dieu depuis le Concile d’Éphèse (431 apr. J.-C.), et définie mère de l’Église dans le Concile Vatican II (1962-1965) a toujours été amplement encouragée. Elle n’a certainement jamais perdu son caractère d’affection et de supplication, car aucune figure de l’histoire du Christianisme n’a su incarner la miséricorde et la volonté d’aider et de protéger les hommes, surtout dans les moments de plus grande difficulté, comme Marie, Mère de Jésus et Mère de l’humanité.

Par le passé, nous avons virtuellement voyagé parmi les nombreux sanctuaires dédiés à la Sainte Vierge, en Italie, véritables cœurs battants de cette dévotion, chacun avec ses propres caractéristiques, son histoire, pour les modalités de culte. Nous nous sommes attardés sur les titres mariaux, i.e. les nombreux noms attribués à la Vierge au cours des siècles, et nous avons pourchassé les apparitions de la Vierge dans le monde, de Lorette à Czestochowa, de Fatima à Lourdes et au Guadalupe. Pendant que l’été avance et nous nous rapprochons de plus en plus de la Fête de l’Assomption (15 août) et de celle du Couronnement de Marie (22 août), nous souhaitons nous attarder également sur les principales Fêtes Mariales, les jours spéciaux dédiés au culte de la Vierge tout au long du calendrier.  Nous avons déjà dédié un article à la fête de Marie Mère de l’Église, instituée par Pape François en 2018. Voyons ensemble quelles autres fêtes et récurrences mariales sont les plus importantes. Bien que mai soit considéré comme le mois marial par excellence, ainsi comme octobre celui du Saint Rosaire, nous verrons que les fêtes dédiées à la Sainte Vierge traversent tout le calendrier, du début à la fin.

Titres Mariaux

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Fêtes dédiées à Marie dans le calendrier

1er janvier : Marie Mère de Dieu

Par tradition, le mois de janvier est dédié à l’Enfant Jésus et, en particulier, au Très-Saint Nom de Jésus, mais le 1er janvier on célèbre la Très-Sainte Marie Mère de Dieu, i.e. la Divine Maternité de Marie, en se rattachant au dogme de Marie Theotókos, mère de Dieu. Ce dogme fut proclamé par le Concile d’Éphèse en 431 apr. J.-C., au cours duquel on se retrouva à débattre sur le fait que la Vierge ne soit que Christotokos, Mère de Jésus-Homme, ou, justement, également Théotókos, Mère de Dieu. Fixée dans un premier temps en octobre, la célébration de Marie Mère de Dieu fut transférée en 1969 au 1er janvier, date déjà célébrée dans le passé comme Natale Sanctae Mariae et ensuite disparue.

11 février : Notre-Dame de Lourdes

Le 11 février, anniversaire de la première apparition de la Vierge à Bernadette Soubirous, on fête Notre-Dame de Lourdes. Ce fut, en effet, le 11 février 1858 que la jeune fille affirma avoir rencontré, dans la grotte de Massabielle, la « dame habillée de blanc », destinée à faire naître dans cette localité anonyme nichée dans les Pyrénées françaises une des formes dévotionnelles mariales les plus célèbres et les plus ressenties au monde et à transformer cette grotte en un des principaux lieux de pèlerinage pour les catholiques.

25 mars : Annonciation du Seigneur

Le 25 mars on célèbre l’Annonciation du Seigneur. Célébrée par l’Église catholique, mais aussi par l’Église orthodoxe, elle est une des Fêtes du Seigneur et elle est donc dédiée à Jésus, mais, en égale partie, à Sa mère Marie. En effet, il s’agit de la célébration du souvenir de la rencontre entre Marie et l’archange Gabriel, quand l’ange annonça à la Vierge la venue du Messie et elle accepta le rôle que Dieu avait choisi pour elle dans les événements qui auraient suivi.

13 mai : Notre-Dame de Fatima

Comme pour la fête de Notre-Dame de Lourdes, celle de Notre-Dame de Fatima aussi rappelle la première apparition de cette dernière, qui eut lieu le 13 mai 1917. Protagoniste de la rencontre miraculeuse furent cette fois-ci trois jeunes bergers provenant d’Aljustrel. À celle-ci suivirent d’autres rencontres, le 13 de chaque mois, et, après diverses vicissitudes, le culte de Notre-Dame de Fatima fut reconnu et légitimé par l’Église en 1930. Aux trois bergers la Vierge révéla ceux qu’on appelle les trois secrets de Fatima et, en général, elle leur apporta un message de paix et d’invitation à la prière.

20 mai : Très-Sainte Marie Mater Domini

La Fête Patronale de la Très-Sainte Vierge Marie Mater Domini est un des événements les plus importants pour la ville de Laterza, en province de Tarante. Le 20 mai, la statue de la Très-Sainte Vierge Marie Mater Domini, conservée dans le Sanctuaire de Laterza, est amenée en procession jusqu’à l’Église Mère de Saint Laurent. Cette ancienne fête patronale est très ressentie par les habitants de Laterza, mais elle attire également pèlerins et curieux depuis la Campanie, la Basilicate et le Latium. La procession a pris le nom de Peregrinatio Mariae, et a été instituée pour la première fois en 1985.

31 mai : Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie

La fête liturgique de la Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie est célébrée le 31 mai et elle fête la rencontre entre Élisabeth et la Vierge Marie comme raconté dans l’Évangile de Luc. Marie venait de recevoir l’annonciation de l’Archange Gabriel et se rendit en Judée afin de rendre visite à sa parente Élisabeth, tombée enceinte en âge avancé. Quand cette dernière la vit, l’enfant en son ventre, qui serait devenu Jean le Baptiste, sursauta et Élisabeth salua Marie comme la future mère du Sauveur. À cette occasion, la Sainte Vierge exprima également sa gratitude à Dieu avec le cantique contenu dans le premier chapitre de l’Évangile selon Luc que nous connaissons comme le Magnificat.

Lundi après Pentecôte : Marie Mère de l’Église

L’appellatif Marial de Marie Mère de l’Église, Mater Ecclesiae, a été longtemps au centre de discussions et délibérations, mais uniquement en mars 2018 Pape François a déclaré l’obligation de fêter la mémoire liturgique de Marie Mère de l’Église le lundi après la Pentecôte. Cette fête célèbre le double rôle de Marie Mère de Dieu et Mère de l’Église.

Marie Mere de l’Eglise

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Samedi après le Sacré-Cœur de Jésus : Cœur Immaculé de Marie

La récurrence du Sacré-Cœur de Marie change d’année en année, mais tombe toujours le lendemain de la célébration du Sacré-Cœur de Jésus. La fête est récente, puisque ce fut Pape Pie XII qui consacra le monde au Cœur Immaculé de Marie en 1942, après les célébrations en l’honneur des Apparitions de Fatima, et deux ans après, en 1944, il institua la fête du Cœur Immaculé de Marie.

16 juillet : Bienheureuse Vierge Marie du Mont-Carmel

Le 16 juillet on célèbre l’apparition de la Mère de Jésus sur le Mont-Carmel à Simone Stock, à l’époque prieur général des Carmélitains. C’était le 16 juillet 1251 et la Vierge apparut à l’homme en lui livrant un scapulaire et en promettant à tous ceux qui seraient morts en le portant qu’ils auraient reçu le salut. À partir de cet épisode, naquit la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel et le scapulaire est encore aujourd’hui pour les Carmélitains le symbole de la protection maternelle de Marie.

5 août : Dédication de la Basilique Sainte-Marie-Majeure

Le 5 août 352 apr. J.-C. la Vierge apparut à Pape Libère et lui ordonna de faire ériger une église à l’endroit où le matin suivant il aurait trouvé de la neige. Naquit ainsi, après une miraculeuse chute de neige en août, la Basilique Sainte-Marie-Majeure, une des quatre basiliques papales de Rome, située au sommet de la colline de l’Esquilin. Il s’agit également du plus ancien sanctuaire marial d’Occident et elle est dédiée à Marie Mère de Dieu.

15 août : Assomption de Marie

Le 15 août est le jour de l’Assomption de Marie au Ciel. Bien que le dogme de l’Assomption, selon lequel Marie montât au ciel corps et âme, ne fut proclamé que par Pape Pie XII grâce à l’ineffabilité papale, il a une origine très ancienne et est lié depuis toujours à la tradition populaire. Il s’agit d’une solennité célébrée par toutes les Églises chrétiennes.

22 août : Marie Reine

Instituée initialement le 31 mai 1954 par Pie XII, la fête de la Royauté de Marie fut ensuite déplacée le 22 août, huitième jour de l’Assomption en tant que reconnaissance et consécration de la dignité royale de la Vierge. Le fondement d’une telle dignité royale de Marie a des origines anciennes et se retrouve tant dans les textes liturgiques que dans la tradition populaire.

8 septembre : Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie

Le 8 septembre l’Église catholique et l’Église orthodoxe fêtent la Nativité de la Bienheureuse Vierge Marie. Les parents de Marie étaient Joachim et Anne et la tradition qui place la nativité de Marie le 8 septembre est liée à la construction de la Basilique de Sainte Anne à Jérusalem au IVe siècle apr. J.-C., érigée à l’endroit où autrefois surgissait la maison où les parents de Marie vécurent et où la Mère de Jésus serait née. Dans le monde agricole, la célébration de la naissance de Marie coïncide avec le temps de la récolte et la fin de l’été.

Nativite de Marie

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12 septembre : Nom de Marie

Depuis le XIIe siècle, il existe une forte dévotion au nom de Marie, alimentée par des nombreux papes qui en firent le centre de différentes indulgences. Une première fête officielle fut instituée, mais pendant quelques temps elle resta circonscrite uniquement à l’Espagne. Ce fut Innocent XI qui en 1685 établit la date de la fête du Très-Saint Nom de Marie le 12 septembre afin de commémorer la libération de Vienne du siège Turc (12 septembre 1683).
Pape Jean-Paul II confirma la fête comme mémoire facultative toujours le 12 septembre.

15 septembre : Bienheureuse Vierge Marie des Douleurs

Le 15 septembre, le lendemain de la célébration de l’Exaltation de la Croix, on fête Marie des Douleurs, Mater Dolorosa. Ce fut pape Pie X (1904-1914) qui établit cette date, en offrant de la place à un ancien culte qui remontait à la fin du XIe siècle, celui de Notre-Dame des Sept Douleurs. Les douleurs de Marie sont liées à différents moments de sa vie racontés par les évangiles ou transmis par la dévotion populaire, liés à la Passion et à la mort de Jésus, mais pas seulement. Les douleurs de Marie étaient déjà représentées par des épées transperçant son cœur.

7 octobre : Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire

Afin de fêter la victoire contre les Turcs à Lépante, le 7 octobre 1571, pape Pie V institua la fête de Notre-Dame de la Victoire, que son successeur, Grégoire XIII, renomma en fête de la Bienheureuse Vierge Marie du Rosaire. Selon la légende, le pape, après avoir recommandé à toutes les forces armées chrétiennes de réciter le Rosaire avant de commencer la bataille, était tellement sûr de l’intercession de la Sainte Vierge invoquée par le biais du Rosaire pour décider l’issue de la bataille, qu’il donna l’ordre de sonner les cloches en signe de victoire avant même que la bataille ne soit terminée, pour qu’on sache jusqu’à Rome que les chrétiens avaient gagnés.

21 novembre : Présentation de Marie au Temple

Le 21 novembre on célèbre la Présentation de la Bienheureuse Vierge Marie, mémoire liturgique dévotionnelle qui rappelle la présentation de Marie aux prêtres du Temple de Jérusalem par ses parents, Anne et Joachim. Le même jour en 543 l’Église Sainte-Marie-la-Neuve de Jérusalem fut consacrée.

8 Décembre : Immaculée Conception

La dévotion à la Vierge Immaculée est une des plus répandues et aimées dans la tradition populaire. Elle nait du dogme de l’Église catholique selon lequel Marie, bien que conçue et née d’un couple de mortels, naquit pure, jamais touchée par le péché originel, comme il advient par contre pour tous les autres hommes et femmes du monde. Marie serait la seule créature à laquelle fut octroyé ce privilège si spécial, en vue de sa mission justement, celle de devenir Mère de Jésus. Le 8 décembre de 1857, pape Pie IX reconnut le dogme et définit les modalités de célébration. Il bénit à Rome un monument placé sur la Piazza Mignanelli, près de la Piazza di Spagna, dédié à Marie Immaculée et l’honora avec une offrande de fleurs. Depuis lors, il est tradition qu’à l’occasion du 8 décembre, le Pape sorte du Vatican et se rende en personne sur la Piazza di Spagna afin d’apporter des fleurs fraîches en offrande à la Vierge Immaculée et guider la prière populaire avec la lecture d’un extrait des Saintes Écritures et d’un extrait de la Doctrine de l’Église.

10 décembre : Notre-Dame de Lorette

Le 10 décembre on célèbre la fête liturgique de Notre-Dame de Lorette, qui a des origines très anciennes. Depuis des siècles, cette fête se caractérise par l’allumage de feux qui éclaircissent la nuit afin de rappeler ceux qui illuminèrent le chemin des anges transportant la Sainte Maison de Marie de Nazareth à Lorette.

12 décembre : Notre-Dame de Guadalupe

Le 12 décembre on fête la Vierge de Guadalupe, protectrice de tous les peuples de langue espagnole et sainte patronne de l’Amérique. Selon la tradition, entre le 9 et le 12 décembre, la Sainte Vierge apparut à Juan Diego Cuauhtlatoatzin, un des premiers aztèques convertis au christianisme, sur la colline du Tepeyac au nord de Mexico. Naquit ainsi le culte de Notre-Dame de Guadalupe, dont le Sanctuaire, surgi à l’endroit où les apparitions eurent lieu, est un des lieux de culte les plus visités au monde, plus encore que Lourdes et Fatima et le premier en Amérique.

Reliques des saints: liste des 10 les plus suggestives

Reliques des saints: liste des 10 les plus suggestives

Index1 Dent de Sainte Apolline2 Sang de Saint Janvier3 Corps incorrompu de Sainte Catherine4 Sainte Maison de Lorette de la Vierge Marie5 Bâton de Saint Joseph6 Saint Jean le Baptiste7 Les 30 pièces d’argent de Judas Iscariote8 Saint Antoine de Padoue9 Sainte Agathe10 Le voile…

Les 10 plus importantes apparitions Mariales dans le monde

Les 10 plus importantes apparitions Mariales dans le monde

Index1 Notre-Dame de Lorette en Italie2 Notre-Dame de Czestochowa en Pologne3 Vierge du Pilier en Espagne4 Notre-Dame de Lourdes en France5 Notre-Dame d’Altötting en Allemagne6 Notre-Dame de Fatima au Portugal7 Vierge des Pauvres en Belgique8 Notre-Dame Aparecida au Brésil9 Notre-Dame de Guadalupe au Mexique10 Mère du…

Ordination presbytérale : voici comment l’on devient prêtre

Ordination presbytérale : voici comment l’on devient prêtre

Avec l’Ordination Presbytérale, un homme devient à tous points de vue un prêtre. Voici comment se déroule le rite, comment change sa vie et comment amis et parents peuvent manifester leur soutien avec un don unique

Aujourd’hui nous parlerons de l’Ordination Presbytérale, un des sept Sacrements. Avant tout, nous devons comprendre ce qu’on entend dans la religion catholique par presbytre. Il s’agit d’un homme d’Église ayant reçu la faculté de présider les cérémonies religieuses, de guider la communauté et de prêcher la parole de Dieu. En pratique, il est cette personne que nous appelons plus communément Prêtre, chargé d’administrer les Sacrements, de remplir toutes les missions pastorales et éventuellement de présider une paroisse en tant que curé. Le mot dérive du grec presbýteros, « plus ancien », qui a donné vie au mot latin presbyter, dont dérive également le terme « prêtre ».

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Le rite de l’Ordination Presbytérale est le deuxième niveau de l’Ordre Sacré, et élit les Presbytres justement, des hommes choisis pour collaborer avec les Évêques, qui comme ces derniers peuvent prêcher la Parole, administrer les Sacrements et l’Eucharistie, gérer une paroisse. Ce qu’un Presbytre ne peut pas faire est conférer à son tour l’Ordre Sacré. Cette tâche, à tous les niveaux, est réservée aux Évêques.

Généralement, ceux qui reçoivent l’Ordination Presbytérale sont déjà Diacre, i.e. ils ont déjà reçu le premier niveau de l’Ordre Sacré et collaborent déjà avec un prêtre. C’est l’Évêque diocésain qui administre l’Ordination, dans la cathédrale et au cours d’une grande cérémonie solennelle.

Le sacrement de l’Ordre Sacré

Il n’y a donc pas une véritable différence entre prêtre et presbytre : dans les deux cas nous parlons d’un homme qui a reçu le deuxième niveau du Sacrement de l’Ordre Sacré.
L’unique Sacrement de l’Ordre Sacré est en effet distinct en trois niveaux : Diaconat, Sacerdoce et Épiscopat.
Le premier niveau de l’Ordre Sacré est le Diaconat, qui désigne les Diacres comme aidants des Évêques. Ils peuvent prêcher la parole de Dieu, administrer le Baptême, assister aux autres Sacrements, mais ils n’ont pas les fonctions pastorales et sacrées des Presbytres.
Le deuxième niveau, le Sacerdoce, désigne les presbytres ou prêtres, dont nous parlons dans cet article.
Le troisième niveau, l’Épiscopat, est celui dont sont consacrés les Évêques, considérés successeurs des Apôtres, auxquels, en vertu de cette ordination, sont confiés les trois ministères de l’enseignement, du gouvernement pastoral et de la sanctification.

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Rite de l’Ordination Presbytérale

Le rite de l’Ordination est subdivisé en :

  • rites introductifs, avec la présentation du futur presbytre de la part d’un diacre, qui l’appelle par son nom, le dialogue entre l’Évêque ordinant et le prêtre qui a préparé le candidat, l’interrogation de la part de l’Évêque aux candidats sur leur volonté d’assumer les engagements de l’Ordination sacrée ;
  • ordination en soi ;
  • rites explicatifs.

Dans les rites introductifs en particulier très importante est l’Interrogation de la part de l’Évêque, qui s’articule en cinq questions, concernant respectivement la volonté du futur prêtre à :

  1. coopérer en totale loyauté avec l’Ordre des Évêques, au service du peuple de Dieu et sous le guide du Saint-Esprit ;
  2. assumer le ministère de la Parole pour l’enseigner ;
  3. célébrer les ministères de Christ, en particulier l’Eucharistie ;
  4. s’appliquer dans la prière ;
  5. accepter son rôle de victime offerte au Père pour le salut des hommes, exactement comme Jésus.

Les candidats répondent tous ensembles en disant : « Oui, je le veux ». À la dernière question, ils répondent par contre : « Oui, avec l’aide de Dieu, je le veux ». À l’Interrogation fait suite la Promesse d’obéissance, où chaque candidat pose ses mains entre les mains de l’Évêque et promet « filial respect et obéissance » à lui et à ses successeurs.

L’Ordination en soi se compose de l’Imposition des mains de l’Évêque sur la tête de chaque candidat, suivie par la Prière de Consécration prononcée uniquement par l’Évêque consacrant.

Suivent les Rites explicatifs :

  • la Vêture des habits sacerdotaux, dont les nouveaux presbytres enfilent l’étole et la chasuble ;
  • l’onction chrismale avec le Saint Chrême dans la paume des mains ;
  • la Remise du Pain et du Vin pour la Célébration Eucharistique.

À la fin du rituel, l’Évêque enlace et embrasse chacun des candidats (Baiser de la Paix) et les nouveaux presbytres célèbrent l’Eucharistie avec lui et tous les presbytres présents.

L’hostie dans la célébration eucharistique

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L’hostie est un pain sans levain qui symbolise le corps du Christ pendant la célébration de l’Eucharistie, le sacrement instauré par Jésus pendant la Dernière Cène

Idées cadeaux pour l’ordination sacerdotale

En raison de l’importance de la Consécration sacerdotale dans la vie d’un homme qui a choisi de dédier sa vie au sacerdoce, il est naturel que amis et parents participent à ce passage si fondamental. Il est donc courant d’offrir un don spécial au jeune néo-prêtre et généralement on choisit des objets qui pourraient lui être utiles dans sa nouvelle vie de prêtre ou curé.

On passe des habits, qui peuvent être les classiques Chemises Clergyman, aux véritables Vêtements liturgiques, comme l’Étole ou la Chasuble. Utiles également sont les objets liturgiques et les accessoires nécessaires pour célébrer la messe : calice, ciboire, patène et ostensoir, qui devront être en or ou argent ; chasubles romaines, aubes, chapes, voile huméral, qui doivent être en soie ; corporal, purificatoire, palle, manuterge, nappes, amicts en lin ou en chanvre.

Pour les jeunes prêtres ou pour ceux qui ont l’intention de voyager, très utiles peuvent également se révéler les Sets de pèlerinage et les Valises chapelle. Indémodables les livres, pourquoi pas des éditions spéciales de Textes liturgiques ou une Bible à porter toujours avec soi.

D’autres idées cadeaux, plus personnelles, peuvent être des objets d’art de thème religieux, des tableaux aux statues, au mobilier d’église, mais aussi des cadres, des stylos plume, des pupitres. Visitez notre magasin de vente en ligne pour découvrir des nombreuses idées originales et inoubliables pour cette occasion unique.

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Marie Mère de l’Église : la fête instituée par Pape François

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Sainte Julie, martyre et patronne de Corse

Sainte Julie, martyre et patronne de Corse

Le 22 mai on fête Sainte Julie, patronne de Corse et de Livourne. De naissance noble, elle vécut comme esclave et mourut martyre en subissant la crucifixion

L’histoire de Sainte Julie Martyre est peu connue, puisqu’elle apparait sur peu de textes hagiographiques et documents biographiques comme la Légende dorée de Jacques de Voragine, qui par contre nous ont transmis les vicissitudes humaines et religieuses de nombreux autres saints martyrs. Le peu d’informations que nous avons à propos d’elle dérivent d’une Passio médiévale tardive et des chroniqueurs anciens qui ont laissé un témoignage principalement oral de sa vie et de son martyr. Il est intéressant de remarquer comment les versions de l’histoire de Sainte Julie diffèrent sur différents points fondamentaux. En particulier, nous verrons comment la version orale, résultant des récits de chroniqueurs qui vivaient et œuvraient en Corse, île dont la sainte est patronne, soit bien plus liée aux éléments et aux lieux caractéristiques de l’île même.

Au-delà des différentes traditions qui lui sont reliées, des grandes fêtes et des processions ont lieu en son honneur en Corse et à Livourne, ville qui jouit du même patronat. Ses reliques sont conservées en partie en Corse, à Nonza, en partie à Livourne, où elles sont amenées en procession le 22 mai, quand on fête Sainte Julie, et en partie à Brescia, où elles furent transférées par vouloir d’Ansa, épouse du roi Didier de Lombardie, dans un monastère qui prit ensuite le nom de la Sainte.

La Passio de Sainte Julie

Les Passio des saints sont des récits sur la vie des martyrs chrétiens transmis souvent uniquement oralement et qui mélangeaient, sans prétention de véridicité, faits historiques et événements inventés, mais imprégnés de dévotion et d’intentions édifiantes. Selon la Passio qui lui est dédiée, Sainte Julie provenait de Carthage, où sa famille était riche et haut placée. À cause de la ruine qui frappa ses parents, Julie se retrouva esclave et fut achetée par Eusèbe, un riche marchand syrien, qui fut conquis par sa grâce, son maintien, et la voulut avec lui pendant ses voyages autour du monde. Il arriva que le navire d’Eusèbe fasse naufrage en Corse justement, où à cette époque régnait le cruel gouverneur Félix. Il fut également frappé par la beauté et la douceur de l’esclave et, d’abord, il tenta de l’acheter à Eusèbe, mais ensuite, devant son refus, il élabora une ruse afin de pouvoir l’avoir. Une nuit où le marchand était ivre, il fit appeler Julie et lui promit qu’elle serait libre si elle avait consenti à honorer Jupiter et immoler des sacrifices aux dieux païens. Julie s’opposa avec des refus fermes à plusieurs reprises et, après de nombreuses insistances, Félix ordonna qu’on lui arrache d’abord les cheveux, ensuite qu’on la flagelle et, pour finir, qu’on la crucifie.

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Les Saints Martyrs sont des hommes et des femmes, souvent très jeunes, qui ont sacrifié leur vie pour amour de Dieu et, pour cela, ont mérité la béatification. Apprenons à mieux les connaître.

La version orale raconte l’histoire de Sainte Julie de Corse en déplaçant ses origines sur l’île. La sainte serait née à Nonza, un petit village proche de Cap Corse, au nord-est de l’île. Citoyenne romaine convertie au Christianisme, elle fut victime des féroces persécutions déchaînée contre les chrétiens par Dèce d’abord et Dioclétien ensuite, quand elle refusa d’honorer les divinités païennes avec les autres matrones. Dans cette version de l’histoire, Julie, en tant que citoyenne romaine, ne pouvait pas être crucifiée, mais fut décapitée ou tuée par un coup d’épée.
Une autre version du martyr raconte par contre qu’elle fut quand même crucifiée, comme ce Christ qu’elle aimait tant, après qu’on lui avait arraché les seins. Là où les seins de Sainte Julie furent lancés, aux pieds d’un rocher, à proximité de Nonza, jaillit miraculeusement une source d’eau chaude. Encore aujourd’hui le lieu est rappelé par une chapelle.

Le monastère Santa Giulia à Brescia

En ce qui concerne la dévotion à la sainte dans la ville de Brescia, elle est témoignée par la présence du Monastère Santa Giulia, en Via dei Musei. À l’origine, le monastère était consacré à San Salvatore. Fait construit en 753 apr. J.-C. par le futur roi des Lombards Didier et par son épouse Ansa, pour en faire « cadeaux » à la fille Anselperga, qui en devint l’abbesse, il fut un centre de grands échanges commerciaux et un lieu de collecte d’immenses richesses. Ici furent amenées également les reliques de Sainte Julie, celle de Sainte Sophie et de ses filles Pistis, Elpis et Agape, et d’autres saints célèbres.

Monastère Santa Giulia
Monastere Santa Giulia – Brescia

Même sous les Carolingiens, le lieu de culte maintint ses privilèges et continua d’exercer un fort pouvoir économique et séculaire. On dit que ce fut exactement dans ce monastère qu’Ermengarde, fille de Didier, pleura après avoir été reniée par Charlemagne car incapable de lui donner un héritier.

Converti en caserne de chevalerie pendant la descente de Napoléon en Italie, le monastère perdit tous ses biens et connut une longue période de déclin et d’abandon, jusqu’en 1882, quand il fut transformé en musée de l’Âge Chrétien. En 1966, la commune de Brescia commença la récupération architecturale de la structure.