Auteur/autrice : Redazione

Le saint protecteur des mariages : Saint Antoine de Padoue

Le saint protecteur des mariages : Saint Antoine de Padoue

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Fêtes Mariales : voici toutes les récurrences de l’année dédiées à Marie

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Reliques des saints: liste des 10 les plus suggestives

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Les reliques des saints traversent l’histoire de la chrétienté comme témoignage d’amour, dévotion et foi

Les reliques des saints ont toujours eu un rôle incontournable dans la diffusion du culte des hommes et des femmes qui ont mérité d’être appelés bienheureux au cours des siècles. Des premières reliques chrétiennes retrouvées dans les catacombes aux nombreuses dépouilles et fragments sacrés amenés de Jérusalem par Hélène, mère de l’empereur Constantin, les reliques et les corps saints ont représenté pour les communautés chrétiennes l’espérance d’une plus grande participation à la grâce et à la sainteté via le contact direct ou du moins la vénération de ce qu’un Saint avait touché, ou encore plus avait été en partie. Naturellement, cette conviction assume une valeur encore majeure si nous parlons de reliques liées directement à Jésus, comme les épines de la Couronne de la crucifixion, ou les Saints clous, jusqu’à arriver au Saint Suaire.

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Mais qu’est-ce que sont les reliques des saints ? Le mot « relique » dérive du latin reliquiae et signifie restes. Une relique peut donc être avant tout la dépouille d’un Saint, ou plus souvent une partie d’elle, conservée d’une manière ou d’une autre et fractionnée au cours des siècles. Il n’est pas rare de trouver des fragments des corps d’un seul Saint dans des églises éparpillées dans le monde entier. Dans le cas des reliques chrétiennes, le concept de sainteté s’élargit également à n’importe quel objet qui a eu un contact direct avec le saint en question, à partir de ses vêtements ou bijoux jusqu’à arriver aux instruments utilisés pour son martyre. En outre, avec le temps s’est répandu l’usage de vénérer ce qu’on appelle les reliques de contact, c’est-à-dire des objets qui n’ont eu aucun contact direct avec le Saint, mais plutôt avec une de ses reliques et, d’une quelconque manière, en ait absorbé une partie de la sainteté. Si nous prenons en considération les Saints Clous, par exemple, au monde il y en a environ 33 qui sont considérés authentiques, dont 16 rien qu’en Italie, outre à un nombre non bien précisé de copies réalisées en utilisant la limaille des clous originaux, dont le pouvoir sacré était transmis par assimilation.

Dans cet article nous ne souhaitons pas nous attarder sur les reliques les plus célèbres, comme les déjà cités symboles de la Passion de Jésus, mais plutôt sur les reliques des saints les plus curieuses et les plus suggestives.

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Dent de Sainte Apolline

Sainte Apolline d’Alexandrie, fêtée le 9 février, est la sainte patronne des dentistes, des hygiénistes dentaires et des prothésistes dentaires. Née au III siècle apr. J.-C., elle fut, selon les différentes traditions, une ancienne femme célibataire amie des chrétiens d’Alexandrie en Égypte et elle-même engagée dans l’œuvre d’apostolat, ou une jeune fille, comme elle est généralement représentée dans l’iconographie sacrée. Dans cette même iconographie, on la montre avec une paire de tenailles à la main, cela parce que pendant son martyre on lui arracha toutes ses dents. Dans l’Église de Sainte Apolline à Rome une de ces dents est encore conservée serrée entre les tenailles qui l’aurait extirpée.

Sang de Saint Janvier

Nous avons déjà dédié un article spécifique au sang de Saint Janvier, qui chaque année se liquéfie à trois différentes occasions. Renfermé dans deux ampoules conservées dans la Cathédrale de Naples, il appartient à Saint Janvier qui mourut pendant les persécutions de Dioclétien avec ses amis et compagnons de foi. Chaque année, le samedi précédent le premier dimanche de mai, le 19 septembre et le 16 décembre, le sang dans les ampoules que l’Évêque agite devant les fidèles recueillis en attente, miraculeusement se liquéfie de nouveau. Le miracle de Saint Janvier est un des plus célèbres et des plus attendus en Italie, point de référence pour des milliers de dévots à Naples, mais pas seulement.

Saint Janvier

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Corps incorrompu de Sainte Catherine

Parmi les corps incorrompus de saints, un des plus célèbres est surement celui de Sainte Catherine de Bologne, la religieuse appartenant à l’ordre des Clarisses Franciscaines morte en 1463, dont le corps intact siège dans l’Église du Corpus Domini de Bologne, comme si elle s’était assoupie sur une chaise. Le corps a été enterré sans cercueil, comme le prévoyait l’usage des Clarisses, et, malgré cela, s’est maintenu intact et est encore aujourd’hui visible à tous, sans aucune protection. Malgré les innombrables tentatives de trouver une explication scientifique au phénomène, il reste indéfinissable.

Sainte Maison de Lorette de la Vierge Marie

L’histoire de la Sainte Maison de Vierge de Lorette est à la base du culte de Notre-Dame de Lorette. Elle est également le cœur même du célèbre sanctuaire, où, entre autres, sont nées les Litanies Lauretanes du Saint Rosaire. En effet, le sanctuaire est construit autour de la Sainte Maison ! Mais de quoi s’agit-il ? En pratique, selon la légende, la Sainte Maison serait la maison où Marie de Nazareth naquit, vécut et reçu la visite de l’archange Gabriel. À un moment donné, pendant que les infidèles faisaient rage en Terre Sainte, les Anges auraient décidé de mettre en sécurité la maison de la Vierge en vol et auraient choisi comme destination finale cette localité. À cause de cette histoire pittoresque, Notre-Dame de Lorette est considérée comme la protectrice des aviateurs et, en général, de qui voyage dans les airs.

Bâton de Saint Joseph

Sur la colline de San Potito à Naples depuis 1795 l’Archiconfrérie de Saint Joseph de l’Œuvre d’habiller les Dénudés conserve le bâton de Saint Joseph. Arrivé à Naples il y a plus de deux siècles, le bâton est renfermé dans écrin en bois de cèdre. Il s’agirait du célèbre bâton que Joseph amena avec lui quand il alla demander Marie en mariage. Tous les prétendants portaient un bâton similaire, mais celui de Joseph fleurit comme par magie. Perdu pendant des siècles, le bâton fut retrouvé en Angleterre et ramené en Italie par Giuseppe Grimaldi, dit Nicolino, un chanteur castrat italien très célèbre dans ce pays.

Saint Jean le Baptiste

Nous connaissons tous l’histoire de Jean le Baptiste, le précurseur de Jésus, celui qui Le baptisa dans le Jourdan et prépara le monde à Sa venue. Nous savons qu’il mourut par volonté de Salomé, fille d’Hérodiade, princesse de Judée, qui demanda en cadeau sa tête à son beau-père Hérode, en échange d’une danse. Il existe différentes traditions concernant la fin qu’aurait connu sa tête. En tout cas elle serait maintenant conservée dans la Basilique San Silvestro in Capite à Rome. Il lui manque la mâchoire, qui est dans la Cathédrale de San Lorenzo à Viterbe. Mais la Cathédrale d’Amiens aussi revendique la possession de la tête originale, et ainsi que le Palais de Topkapı à Istanbul.

Le plateau qui a recueilli la tête du Baptiste est par contre conservé à Gène, dans le musée du Trésor de la Cathédrale de San Lorenzo et, avec lui, une partie des cendres du Saint. Dans la Cathédrale de Sienne il y a un de ses bras, une main à Rapagnano, l’autre dans le Monténégro. Beaucoup d’autres lieux de culte conservent des fragments d’os, des dents, des mèches de cheveux, des cendres, voire le sang de Saint Jean le Baptiste. À l’occasion de la récurrence de sa décollation, le 29 août, ces reliques sont exposées à la dévotion des fidèles.

Les 30 pièces d’argent de Judas Iscariote

Même Judas, l’apôtre qui trahit Jésus avec un baiser en le condamnant à mort, est une figure connue. On ne sait pas beaucoup par contre d’où ont atterri les 30 pièces d’argent symbole de sa trahison, un chiffre inique pour la vie d’un homme et d’un ami, si nous pensons qu’aujourd’hui elles vaudraient environ 3000 € ! Avant de se pendre, après s’être rendu compte de ce qu’il avait fait, Judas restitua les 30 pièces aux Prêtres du Temple et ces derniers les utilisèrent pour acheter le « Champ du potier », appelé ensuite « Champ du sang », Haqeldemah en araméen.

Judas Iscariote

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Saint Antoine de Padoue

Les reliques de Saint Antoine de Padoue aussi, célèbre pour ses enseignements de théologie, mais encore plus pour son dévouement aux pauvres et aux nécessiteux, sont éparpillées dans différents lieux de culte. La plupart de ses restes sont conservés dans la Chapelle de l’Arche dans la Basilique qui lui est dédiée à Padoue. Les dévots les visitent tous les jours, en touchant le marbre de l’autel à l’intérieur duquel ils sont recueillis et prient le Saint afin d’obtenir réconfort et grâces. D’autres reliques du Saint, plus délicates et particulières, sont conservées dans la chapelle des reliques, la langue, qui au moment du transfert du corps du Saint dans la nouvelle tombe avait été retrouvée encore rose comme si elle était vivante, les cordes vocales, le menton et un doigt. Il y a de nombreux autres fragments et petites parties du corps du Saint ou objets qui lui ont appartenu dans des nombreuses églises en Italie, mais pas seulement. Les Frères de la Basilique de Padoue organisent chaque année un pèlerinage des reliques de Saint Antoine. En pratique, un frère de la basilique se rend en voyage en amenant avec lui un reliquaire partout en Italie et dans le monde afin de permettre à des nombreux fidèles de Saint Antoine loin de Padoue de l’adorer et le sentir plus proche.

Sainte Agathe

Dans la cathédrale de Catane, dans un grand écrin en argent, sont conservées des nombreuses reliques de Sainte Agathe, sainte patronne de la ville. Très jeune chrétienne morte pendant la persécution de Dèce, elle subit un martyre particulièrement atroce et résista jusqu’à la mort en supportant chaque souffrance plutôt que de renier sa Foi. Ses reliques eurent une histoire aventureuse. Volées par un général byzantin qui voulait les amener à Constantinople, elles furent en partie récupérées par deux de ses soldats qui les rendirent à l’évêque de Catane. Une de ses mamelles finit ainsi à Gallipoli, tandis que la plupart de ses pauvres restes furent amenés dans la Cathédrale de Catane où ils sont conservés encore aujourd’hui dans un précieux buste en argent et dans un grand écrin. Parmi elles, il y a également le voile de Sainte Agathe, un voile qu’une femme aurait étalé sur les braises ardentes pour préserver le corps de la sainte du martyre.

Le voile de la Sainte Vierge et le manteau de Saint Joseph

Dans la Basilique de Saint’Anastasia al Palatino sont conservées depuis plus de 1600 ans deux reliques très particulières. Il s’agit du voile de la Sainte Vierge et d’un morceau du manteau de Saint Joseph. Ce serait apparemment Saint Jérôme qui les aurait ramenées à Rome, de retour d’un de ses voyages apostoliques en Terre Sainte. Peut-être justement parce que conservées précieusement et montrées rarement aux fidèles, ces reliques se sont très bien conservées : les couleurs du voile sont encore vives et brillantes d’une manière impressionnante.

Les 10 plus importantes apparitions Mariales dans le monde

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Index1 Notre-Dame de Lorette en Italie2 Notre-Dame de Czestochowa en Pologne3 Vierge du Pilier en Espagne4 Notre-Dame de Lourdes en France5 Notre-Dame d’Altötting en Allemagne6 Notre-Dame de Fatima au Portugal7 Vierge des Pauvres en Belgique8 Notre-Dame Aparecida au Brésil9 Notre-Dame de Guadalupe au Mexique10 Mère du…

Ordination presbytérale : voici comment l’on devient prêtre

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Index1 Le sacrement de l’Ordre Sacré2 Rite de l’Ordination Presbytérale3 Idées cadeaux pour l’ordination sacerdotale Avec l’Ordination Presbytérale, un homme devient à tous points de vue un prêtre. Voici comment se déroule le rite, comment change sa vie et comment amis et parents peuvent manifester…

Marie Mère de l’Église : la fête instituée par Pape François

Marie Mère de l’Église : la fête instituée par Pape François

Le lundi après la Pentecôte, le rite romain célèbre Marie Mère de l’Église. Voici comment cette fête est née

Marie de Nazareth ne vante pas uniquement le primat d’avoir été la Mère de Jésus. À l’instant même où cette humble jeune fille choisie par Dieu a été visitée par l’Ange et a consenti à porter en son sein et sur ses épaules le fardeau terrible et merveilleux qu’on lui demandait d’accepter, elle est devenue Mère de Dieu et mère de chaque homme. Dans l’Enfant représenté entre ses bras en d’innombrables tableaux et statues qui constellent l’histoire de l’art et de l’humanité, chaque homme se reconnait et retrouve un besoin d’affection et de protection, le confort infini d’un câlin de mère qui ne prétend rien mais qui donne tout, sans raison, sans demande, sans garantie, uniquement par amour. Mais il ne s’agit pas uniquement d’identifier en Marie la Mère de toutes les mères. Il existe de nombreuses fêtes mariales dédiées à Marie, dans ses différentes déclinaisons, avec tous les titres mariaux qui lui sont attribués. En particulier le 1er janvier nous fêtons Marie Très-Sainte Mère de Dieu, mais depuis 2018 une fête spéciale pour rappeler Sainte Marie Mère de l’Église a également été reconnue. Il s’agit, en effet, de la fête de Marie Mère de l’Église instituée par Pape François en 2018 et elle tombe le lundi après la Pentecôte.

Titres de Marian

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Comment la fête de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église est-elle née ?

Déjà Pape Paul VI en novembre 1964, pendant le Concile Vatican II, avait défini la Vierge Marie avec cette appellation : « aussi bien des fidèles que des Pasteurs, qui l’appellent Mère très aimable » (Mater Ecclesiæ 1965, 1, p. 5).

En 1975, une messe votive fut insérée dans le Missel Romain afin d’honorer la Bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église, tandis que par volonté de Pape Jean-Paul II en 1980 le titre marial Bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église fut inséré dans les Litanies Laurétanes, les supplications adressées à Dieu et à la Vierge Marie, récitées pendant le Rosaire et qui sont nées dans la Sainte Maison de Lorette.

En 1997, dans le Catéchisme de l’Église Catholique aussi apparait un paragraphe intitulé « Marie – Mère de Christ, Mère de l’Église ».

Enfin, dans le mars 2018, Pape François décrète l’obligation de fêter la mémoire liturgique de Marie Mère de l’Église le lundi après la Pentecôte.

Mais l’histoire de la consécration de cette fête est longue et puise ses origines dans des temps reculés, en particulier dans un jour terrible quand, aux pieds d’une croix, une mère meurtrie pleurait la perte du Fils innocent, condamné à mourir pour les péchés des hommes, et ce Fils, même au moment extrême de l’agonie, plaçait le bien de la mère et de tous les hommes avant le sien, en lui confiant un nouveau fils dont prendre soin et par lequel se faire soigner. Nous parlons bien évidemment de l’Évangile de Jean, quand Jésus demande à la Vierge Marie de considérer Son apôtre bien-aimé comme un fils et à Jean de prendre soin de Marie comme si elle était sa mère : « Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple : Voilà ta mère  » (Jean 19,26-27).

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Pourquoi tombe-t-elle le lundi après la Pentecôte ?

La portée révolutionnaire de l’épisode évangélique reporté par Jean est immense et a inspiré de grands théologiens et pères de l’église tels que Saint Augustin et Saint Léon Ier le Grand à réfléchir et écrire à propos du double rôle de Marie Mère de l’Église et Marie Mère de Dieu, qui aux pieds de la croix du Calvaire trouve sa célébration maximale. Saint Augustin définit Marie mère des membres de Christ, tandis que Léon le Grand avait déjà affirmé l’importance de marie en tant que Mère de l’Église en reconnaissant en la naissance de Jésus la naissance de l’Église même et, par conséquent, en Marie, qui met au monde le Chef de ce Corps dont les chrétiens sont les membres, la Mère de l’Église. Ainsi récite le huitième chapitre de la Lumen Gentium (Lumière des Nations), la deuxième des quatre constitutions du concile œcuménique Vatican II.

En acceptant Jean comme fils, Marie accepte également tous les Apôtres, choisis par Jésus comme porteurs de Sa Parole, et avec eux elle préside à la naissance de l’Église le jour de Pentecôte. Rappelons en effet que quarante jours après l’Ascension de Jésus au Ciel, Marie et les Apôtres se retrouvent à Jérusalem pour fêter le Chavouot, une sorte de fête des moissons de la tradition juive (Actes des Apôtres 2,1-11). Pendant qu’ils priaient ensemble, ils furent surpris par un vacarme assourdissant et le Saint-Esprit en forme de langues de feu descendit du ciel  toucher la tête de tous les présents. Tout à coup, tous les Apôtres découvrirent pouvoir parler dans toutes les langues du monde et c’est là le moment où commence leur mission œcuménique et, à tous les effets, la création de l’Église. Le Saint-Esprit rend l’Église vivante, c’est le dernier des dons de Christ à Sa Mère et à ses amis les plus fidèles, qui, investis par cette force divine, se transforment en membres de Son corps mystique.  Et à veiller et protéger, à présider ce moment fondamental où un groupe d’hommes apeurés et troublés par la récente perte de leur Maître deviennent conscients de leur mission est justement Marie Mère de l’Église, touchée par ce même esprit autant voire plus que les autres, puisqu’elle a porté en elle le Fils de Dieu dont tout a jailli.

Le jour de Pentecôte naquit le premier noyau de l’Église catholique et, depuis 2018, la Fête de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de l’Église vient à faire partie du Calendrier Romain avec l’obligation de célébration le lundi après Pentecôte. Ainsi l’a décrété Pape François, et ainsi a été publié dans le décret de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements publié le 11 février, jour de la mémoire de Notre-Dame de Lourdes.

Prière à Marie Mère de l’Église

À la fin de l’encyclique Lumen Fidei du 29 juin 2013, Pape François avait déjà inséré une Prière spéciale à Marie, Mère de l’Église et Mère de notre foi. Elle rend très bien l’esprit à la base de la fête de Marie Mère de l’Église, cette volonté de reconnaître en elle la Mère de chaque homme, dans notre singularité de chrétiens et dans notre être membres de quelque chose de plus grand et plus précieux.

Ô Mère, aide notre foi !

Ouvre notre écoute à la Parole, pour que nous reconnaissions la voix de Dieu et son appel.

Éveille en nous le désir de suivre ses pas, en sortant de notre terre et en accueillant sa promesse.

Aide-nous à nous laisser toucher par son amour, pour que nous puissions le toucher par la foi.

Aide-nous à nous confier pleinement à Lui, à croire en son amour, surtout dans les moments de tribulations et de croix, quand notre foi est appelée à mûrir.

Sème dans notre foi la joie du Ressuscité.

Rappelle-nous que celui qui croit n’est jamais seul.

Enseigne-nous à regarder avec les yeux de Jésus, pour qu’il soit lumière sur notre chemin. Et que cette lumière de la foi grandisse toujours en nous jusqu’à ce qu’arrive ce jour sans couchant, qui est le Christ lui-même, ton Fils, notre Seigneur !

Sainte Rita de Cascia, protectrice des mariages et des causes désespérées

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Index1 Sainte Rita, protectrice des mariages2 Donner sa robe de mariage à Sainte Rita3 La dévotion des 15 jeudis à Sainte Rita Parmi les rares saints mariés que l’histoire du Christianisme peut compter, Sainte Rita de Cascia est probablement la plus aimée. Invoquée comme protectrice…

Sainte Julie, martyre et patronne de Corse

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Le 22 mai on fête Sainte Julie, patronne de Corse et de Livourne. De naissance noble, elle vécut comme esclave et mourut martyre en subissant la crucifixion L’histoire de Sainte Julie Martyre est peu connue, puisqu’elle apparait sur peu de textes hagiographiques et documents biographiques…

Saint Pascal Baylon, le saint patron des cuisiniers et des pâtissiers

Saint Pascal Baylon, le saint patron des cuisiniers et des pâtissiers

Protecteur des femmes sans mari, Saint Pascal Baylon fut berger avant de devenir frère. Bien qu’illettré, il sut devenir théologien de l’Eucharistie et offrit au monde un dessert inégalable : le sabayon.

Saint Pascal Baylon fut un religieux d’origine espagnole, dans la deuxième moitié du XVIe siècle. Il appartenait à l’Ordre des Frères Mineurs Alcantarins, les franciscains déchaussés de très stricte Observance fondés par Pierre d’Alcántara. De naissance humble, il ne put pas étudier, mais manifesta dès son plus jeune âge une forte vocation religieuse. Engagé par sa famille en tant que berger, il arriva toutefois à se faire accepter en tant que novice par les frères mineurs et prononça ses vœux comme frère converse. Il appartenait donc à l’ordre, dont il portait également l’habit, mais ne reçut pas l’Ordination sacerdotale.
En travaillant comme concierge de différents couvents espagnols, il apprit en autodidacte à lire et à écrire sur les livres de prière, tant et si bien qu’il arriva à écrire un recueil de sentences concernant l’effective présence de Christ dans l’Eucharistie. Il voyagea à travers la France déchirée par les guerres de religion et par la Réforme Calviniste.
Adonné à la mortification de la chaire et à de fréquents jeûnes, il mourut à 52 ans et fut béatifié un siècle après.

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En raison de son amour et de sa dévotion au Très-Saint Sacrement, Saint Pascal Baylon est souvent représenté en adoration d’un ostensoir, accessoire liturgique utilisé pour l’exposition de l’Hostie consacrée à l’adoration des fidèles. Mais il y a également une iconographie qui le représente avec un troupeau, en souvenir de son passé de berger, ou encore avec saint Pierre d’Alcántara en adoration de Notre-Dame du Puits, dont le culte est justement confié aux frères alcantarins.

Pourquoi ce saint devrait-il être particulièrement cher aux femmes ? La légende liée à ce lien spécial est vraiment très…douce. En effet, elle est liée à un dessert ancien et toujours d’actualité, utilisé dans le monde entier pour farcir tarte, biscuits et petites pâtisseries, mais aussi comme crème à la cuillère et boisson rafraîchissante et stimulante, surtout pendant la saison hivernale. Nous sommes en train de parler du sabayon.

Il existe différentes histoires plus ou moins fantaisistes concernant la naissance de cette gourmandise. Probablement déjà connue et appréciée dans à la fin de la Renaissance, on raconte que ce fut un condottière, Gian Paolo Baglioni, à faire mélanger pour la première fois œuf, sucre et vin – les seules provisions que ses soldats étaient arrivés à se procurer – afin de créer ce dessert nourrissant. Puisque ses hommes l’appelaient Zvàn Bajòun’, il est possible que le nom sabayon vienne de là.

Mais le nom de Saint Pascal Baylon aussi pourrait avoir été estropié jusqu’à arriver à Sambayon et donc à sabayon. Du reste, il semblerait que le Saint ait vécut à Turin pendant une période et, en dialecte piémontais, le sabayon s’appelle encore aujourd’hui sanbajon. Mais à Saint Pascal fut attribuée non seulement la naissance du nom du dessert, mais surtout sa recette ! En effet, il était très gentil et prêt à aider tout le monde, au point que beaucoup s’adressait à lui pour trouver de l’aide. Parmi les fidèles qui se rendaient le plus souvent à chercher conseil auprès de lui, il y avait les femmes qui n’arrivaient pas à trouver de mari et d’autres qui, bien que mariées, souffraient par le manque de vigueur de leurs époux.

Pour ses mérites comme entremetteur de mariages et conseiller aux couples en crise, Saint Pascal est donc patron des femmes, en particulier des vieilles filles, tandis que, pour son inestimable contribution à l’art pâtissier, il est considéré également comme le protecteur des cuisiniers et des pâtissiers.

Prière à Saint Pascal Baylon

À Naples, pendant la domination espagnole, se répandit bientôt cette prière-comptine, que les vieilles filles adressaient à Saint Pascal afin qu’il les aide à trouver enfin un mari :

Saint Pascal Baylonne, protecteur des femmes,
fais-moi trouver un mari, blanc, rouge ou de couleur,
comme toi, tel quel, ô glorieux Saint Pascal !

L’église des Saints Quarante Martyrs et Saint Pascal Baylon qui se trouve dans le quartier du Trastevere à Rome, dans la rue San Francesco a Ripa, 20, est encore aujourd’hui connue comme église des vieilles filles.

La recette du sabayon

Mais qu’est-ce qu’est cette recette miraculeuse que Saint Pascal Baylon suggérait à ses fidèles et qui réveillait la passion de leurs maris dans la chambre à coucher ? Il s’agit d’une riche crème presque liquide à base d’œufs, sucre et vin de Marsala. Nous nous sommes attardés dans un article précédent sur comment les vins sucrés liquoreux ont été élevés aux cours des siècles à vins de messe par excellence et sur quelles sont les différences entre vin de messe et ce qu’en italien en appelle « vin santo » (un vin de dessert). Voyons maintenant une recette pour le sabayon que vous pourrez réaliser avec un des nombreux vins blancs sucrés et liquoreux que vous trouvez sur notre site de vente en ligne et, pour une variante encore plus irrésistible, pourquoi ne pas y ajouter de l’excellent chocolat noir extra des frères Trappistes de Frattochie ?

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Voilà comment faire du sabayon. Il vous faudra :
4 jaunes d’oeuf
8 cuillères à soupe de Marsala ou d’un autre vin liquoreux
60 g de sucre
80 g de chocolat noir (facultatif)

Mettez les jaunes d’œuf et le sucre dans une casserole au fond épais et battez-les avec un fouet à la main ou électrique jusqu’à obtenir un mélange vaporeux et presque blanc. Versez lentement le vin liquoreux en l’intégrant délicatement au mélange et ensuite mettez la casserole sur le feu au bain marie, sans faire bouillir l’eau, en mélangeant pendant 10 minutes. Vous obtiendrez ainsi une crème lisse.
Si vous souhaitez essayer la variante au chocolat noir, coupez le chocolat en petits morceaux et ajoutez-le en même temps que le Marsala, avant de mettre la casserole sur le feu.
Versez dans des coupelles et servez chaud.

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Notre-Dame du Divin Amour et son sanctuaire

Notre-Dame du Divin Amour et son sanctuaire

Lieu de miracles et de pèlerinage, le Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour est une des sorties campagnardes les plus aimées par les romains

À Castel di Leva, vingt-troisième zone de l’Agro Romano, 12 km au sud du cœur de la Ville éternelle, surgit le Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, qui est un des lieux de pèlerinage les plus appréciés des romains depuis des siècles. Composé de deux églises, une datant du 1745, l’autre moderne, érigée en 1999, il est visité chaque année par un nombre conséquent de pèlerins, qui s’y rendent surtout pendant l’été, quand les nuits de chaque samedi il est possible de participer à un pèlerinage nocturne qui part de Rome et conduit à pied jusqu’au sanctuaire marial.

Depuis novembre 2020, par volonté de Pape François, le Sanctuaire est sous l’égide de la diaconie de Sainte Marie du Divin Amour à Castel di Leva.

Mais d’où nait la dévotion à Notre-Dame du Divin Amour et pourquoi ce Sanctuaire reçoit tant de visites ?

Le Sanctuaire du Divin Amour à Rome

Le Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour est un lieu emblématique, pour la foi et pour la dévotion des habitants de Rome. Il est curieux de penser comment, bien que la capitale avec plus de 900 églises soit la ville avec le plus d’églises au monde, beaucoup de romains dédaignent les lieux de cultes les plus célèbres et préfèrent se rendre en pèlerinage dans ce petit Sanctuaire à Castel di Leva, dans la campagne au sud du grand périphérique de la ville. La cause de ce flux de visiteurs, qui déjà dans les années ’70 dépassaient les deux millions par an, et qui se pressent dans la cour extérieure et qui remplissent le sanctuaire d’images pieuses et d’ex-votos, est difficile à comprendre. Cela l’est encore plus si on pense que, après la fondation de la première église, en 1745, aucun ordre religieux ne voulait se charger de garder ce lieu de culte, érigé dans un lieu si isolé, dans une région insalubre et régie par les bandits. Pendant les cent premières années de son institution, le Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour fut confié à un gardien ermite, tandis que les prêtres s’y rendaient uniquement pendant le temps de Pentecôte pour accueillir les pèlerins.

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50 jours après Pâques, on fête la Pentecôte, qui rappelle la descente du Saint-Esprit sur les disciples et le début de la mission de l’Église.

Le Nouveau Sanctuaire fut érigé après la Deuxième guerre mondiale afin d’accomplir un vœu fait par les citoyens de Rome à la Vierge, qui avait sauvé la ville. Après la guerre, les Oblats du Divin Amour et la Congrégation des filles de Notre-Dame du Divin Amour commencèrent à s’occuper du sanctuaire et de toutes les activités et les services d’accueil et d’assistance qui se sont développés autour du sanctuaire. Don Umberto Terenzi, recteur du Sanctuaire, invoqua l’accomplissement du vœu et la construction du Nouveau Sanctuaire et, finalement, en janvier 1996 le cardinal vicaire Camillo Ruini en posa la première pierre. Aujourd’hui, le Nouveau Sanctuaire, conçu par le frère franciscain et prêtre Père Constantino Ruggeri, peut accueillir plus de 1500 pèlerins.

Attenant au Sanctuaire du Divin Amour, érigé sur une colline le sanctuaire des Tsiganes et du Bienheureux Zeffirino. Zeffirino Giménez Malla était un tsigane catholique qui en 1936, pendant la guerre civile espagnole, fut fusillé pour avoir tenté de sauver un prêtre, et pour cela il fut béatifié en 1997. Le lieu est devenu un lieu de pèlerinage pour les tsiganes catholiques et unit les symboles de foi avec ceux qui caractérisent la vie nomade de ce peuple fils de la providence depuis toujours.

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Pèlerinage au Divin Amour

Les pèlerinages nocturnes dans le Sanctuaire du Divin Amour sont une coutume très appréciée, à laquelle les fidèles ont dû renoncer pendant la pandémie, mais qui ont maintenant repris. Le départ s’effectue chaque samedi après Pâques jusqu’au dernier d’octobre à minuit de Place de Porte Capène (Cirque Maxime) d’où les pèlerins se mettent en route dans la nuit jusqu’au Nouveau Sanctuaire de Notre-Dame du Divin Amour, où ils assistent à la Sainte Messe célébrée à 5h00 du matin.

Comme alternative, il est possible de réserver des pèlerinages privés au Sanctuaire du Divin Amour en s’adressant au Secrétariat du Sanctuaire. La structure met à disposition des salles de prière et de rencontre, des services pour les pèlerins et tout ce qui peut servir d’autre.

Le 19 mars dernier, fête de Saint Joseph, un pèlerinage nocturne extraordinaire a été organisé afin de prier pour la fin de la guerre en Ukraine. Le pèlerinage, voulu par le diocèse de Rome, a également été transmis en direct télévisé et en streaming sur les réseaux sociaux. Déjà en 1944, Pape Pie XII invitait les habitants de Rome à se confier à Notre-Dame du Divin Amour pour que leur ville soit épargnée des bombes et de la dévastation.

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L’image de Notre-Dame du Divin Amour et ses miracles

image de Notre-Dame du DivinLa dévotion à la Vierge Marie, dont le Sanctuaire est le cœur, nait d’une ancienne représentation de la Vierge à l’Enfant trônant, autrefois placée sur une des tours qui entouraient l’ancien château des Leoni. La particularité de cette image, et probablement une des clés de compréhension de la diffusion du culte du Sanctuaire, est qu’au-dessus de la Vierge et de l’Enfant Jésus plane une colombe, symbole du Saint-Esprit. Ce fut justement cette représentation qui fut la protagoniste du premier miracle qui détermina le début du culte. Selon la légende, en 1740, un pèlerin en voyage pour Rome s’égara dans cette zone inhospitalière, et à l’époque pratiquement déserte. Alors qu’il cherchait refuge près des ruines de l’ancien château, il fut agressé par une meute de chiens errants enragés. À cet instant-là, en levant son regard, il vit la Vierge à l’Enfant peinte sur les murs et la colombe du Saint-Esprit au-dessus d’elle. Il invoqua alors l’aide de la Vierge et les chiens s’arrêtèrent sur le champ et s’éloignèrent, comme rappelés ailleurs. À partir de ce moment-là, le lieu où advint le miracle commença à être visité par de nombreux fidèles. Il fut alors nécessaire de créer une église qui puisse accueillir les fidèles et l’image de la Vierge avec la colombe du Saint-Esprit fut déplacée sur le maître-autel de cette dernière en 1745. Pour l’occasion, Pape Benoît XIV concéda l’indulgence plénière à tous les pèlerins pendant une semaine.

D’autres miracles suivirent au cours des années, confirmant la bienveillance de la Vierge envers le petit Sanctuaire. Nous avons déjà cité comment en 1944 les romains, exhortés par le Pape, s’adressèrent à Notre-Dame du Divin Amour, dont l’effigie avait été transférée dans l’église de Saint Ignace de Loyola à Campo Marzio afin de la protéger des bombardements, et ils firent un vœu solennel afin qu’elle sauve la ville des bombes. Et ainsi fut-il : le soir même où le vœu fut prononcé, les Allemands quittèrent Rome et les troupes alliées entrèrent en ville.

Comme il arrive dans de nombreux sanctuaires, le Sanctuaire du Divin Amour a aussi accueilli au cours des siècles de nombreux ex-votos, offerts par les fidèles pour les grâces reçues par la Vierge. Conservés dans une salle prévue à cet effet, ils sont si nombreux qu’avec le temps il a été nécessaire de les disposer à l’extérieur aussi, dans les cours et le long de la route. En plus des classiques tableaux, carreaux et images pieuses, lettres et photos, vêtements de jeunes enfants, on trouve également des maillots de footballeurs et champions sportifs, voire les vélos de Gimondi et de Moser.

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