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Souvenir Sainte Famille : une grande signification dans un petit geste

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Les confessions de Saint Augustin : comment changer sa vie

Les confessions de Saint Augustin : comment changer sa vie

Les Confessions de Saint Augustin sont le témoignage d’un chemin de foi et de prise de conscience de soi hors du temps

Les Confessions de Saint Augustin constituent l’autobiographie et le résumé de la pensée spirituelle et humaine d’Augustin d’Hippone, Père et Docteur de l’Église. Il s’agit également d’un des textes théologiques les plus beaux et les plus émouvants jamais écrits au sein de l’Église catholique, caractéristiques qui en font un chef d’œuvre incontournable.
Écrites entre  397 et  400 apr. J.-C., les Confessions de Saint Augustin sont divisées en 13 livres et, en elle, Augustin s’adresse à Dieu afin de lui raconter sa conversion, son passage de l’ancien lui-même, dédié au vice et au péché, à la prise de conscience de son nouveau « moi ».

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Partons de ce livre unique et immortel pour rappeler comment il est possible pour n’importe qui, à chaque instant, de décider de changer son existence, peu importe ce que nous avons fait et ce que nous avons été avant.

De quoi parlent les Confessions de Saint Augustin ?

Nous nous sommes déjà attardés sur la vie de Saint Augustin en parlant de sa mère, Saint Monique d’Hippone, sainte patronne de toutes les mères et symbole de vertu et d’incroyable ténacité pour toutes les femmes.

Afin de comprendre la signification profonde des Confessions de Saint Augustin, nous devons tenir compte du fait que, pendant la première partie de sa vie, cet homme illustre avait été un authentique casse-cou. Elevé à Thagaste, dans l’actuelle Algérie, dans une famille de classe moyenne, il eut une éducation de type hellénistique-romain. Son père Patricius étant un païen et sa mère chrétienne, Augustin grandit à cheval de ces deux visions du monde très différentes entre elles, tout en subissant tout de même, depuis son enfance, l’influence de sa mère.

« Ce nom de mon Sauveur, votre fils, avait été amoureusement bu par mon tendre cœur avec le lait même de ma mère » écrit-il dans ses Confessions. En grandissant, tout en se démontrant un excellent étudiant, Augustin montra également les signes d’une inquiétude croissante qui l’amena à s’abandonner à une vie de libertinage et de plaisirs, qui empira davantage quand il déménagea, à dix-sept ans à peine, à Carthage, ville qui offrait bien plus de divertissements et d’occasions de péché.

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Il se dédia également à l’étude de la philosophie hellénistique-latine. Il lut entre autres l’Hortensius de Cicéron, qui sema en lui la semence du changement qui serait arrivé par la suite, en le poussant à ouvrir les yeux sur sa conduite.

Il s’accosta ensuite au Manichéisme, fasciné par le concept de lutte entre le bien, représenté par le monde spirituel, et le mal, représenté par le monde matériel, mais aussi par une approche au monde libre des liens de la foi, voué à une explication scientifique de la nature mené par les manichéens.

Augustin embrassa cette philosophie avec un grand enthousiasme, en l’étudiant et en en devenant un divulgateur, en y impliquant également amis et connaissances et, à la fin de ses études, il retourna à Thagaste afin de devenir maître de grammaire. Sa mère ne cessa jamais de souffrir pour le choix hérétique d’Augustin et ne put connaître la paix jusqu’à ce qu’il décide de s’éloigner des manichéens, déçu par la prise de conscience que même eux ne pouvaient pas répondre à toutes les questions sur la vie et sur la création qui le tourmentaient.

À 29 ans, Augustin déménagea en Italie et obtint un travail comme professeur à Milan, où dominait l’influence de l’Évêque Ambroise. La rencontre avec cet homme excellent l’aurait changé de manière radicale, en parallèle à la découverte de la philosophie Néoplatonicienne. Dans tout cela, il continuait de livrer sa bataille personnelle aux tentations et aux passions qui le dominaient sans jamais arriver à les contrôler.

Avec le temps, toutefois, et toujours soutenu et encouragé par sa mère, il retourna  embrasser le Christianisme, en percevant qu’en cette doctrine il aurait pu trouver la réponse à tous ses doutes et conflits intérieurs. Petit à petit, Augustin fit converger dans la pensée chrétienne toutes les intuitions suscitées en lui par la philosophie platonique et commença à négliger vices et plaisirs pour se consacrer entièrement à la recherche de la vérité. En 387 il retourna à Milan pour se faire baptiser par Ambroise. Tout de suite après, sa mère Monique mourut.

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Qu’est-ce qui l’a poussé à écrire ces confessions ?

C’est à ce tournant de sa vie qu’Augustin, à désormais quarante-quatre ans, écrit les Confessions, au sommet d’une expérience d’étude et surtout de vie des plus variées, et d’une crise spirituelle qui l’avait amené à trouver enfin son propre chemin. Il écrit lui-même la motivation qui le poussa à entreprendre cette œuvre : « Je veux rappeler mes impuretés passées et les charnelles corruptions de mon âme, non que je les aime, mais enfin de vous aimer, mon Dieu ».

Dans le livre X des Confessions, il exposera justement les motivations qui l’ont poussé à écrire cette œuvre : il ne s’agit pas uniquement de reconnaître et d’admettre ses propres péchés, mais également la découverte, à travers la confession de ces derniers, que seul en Dieu il y a la véritable joie et que seulement en se réconciliant avec Dieu par le Christ l’homme peut trouver sa voie. La conscience même de comment ait été sa vie avant rend cette affirmation plus que jamais significative.

Les Confessions en bref

Voici les Confessions brièvement résumées.

Livre I

Invocation à Dieu, souvenirs d’enfance, considérations sur les enfants et sur l’école, coupable de l’avoir fait éloigner de Dieu.

Livre II

Il parle ensuite de sa jeunesse turbulente et raconte un emblématique vol de poires accompli pour le goût de l’interdit.

Livre III

Augustin rappelle les péchés commis à Carthage, l’amour pour le théâtre, les divertissements, mais également la rencontre avec les livres de Cicéron et comment sa recherche de la sagesse et de la vérité commença, jusqu’à son adhésion au manichéisme.

Livre IV

Il parle également des manichéens, mais aussi du concubinat dans lequel il vit avec une femme, de son travail en tant qu’enseignant de rhétorique à Thagaste, de la mort d’un ami, des compétitions littéraires qui le rendent fier et arrogant en l’éloignant encore en peu plus de Dieu.

Livre V

De Carthage Augustin se déplace à Rome, las des subterfuges de ses étudiants et déchiré par les doutes à propos des disciplines manichéennes. Il remonte ensuite jusqu’à Milan, où il écoute pour la première foi Saint Ambroise parler. La foi chrétienne revient s’insinuer dans sa vie.

Livre VI

Augustin a 30 ans et se partage entre étude et conversations avec ses amis, mais les passions et les faiblesses de la chair le persécutent encore. Il décide de quitter sa concubine et de se marier, mais il est empli de doutes.

Livre VII

À la recherche des réponses qui lui expliquent l’origine du mal et du pourquoi Dieu accepte que le mal existe, Augustin s’éloigne de plus en plus des fables des Manichéens et embrasse le Néoplatonisme. Il commence à façonner son idée que le mal ne soit rien d’autre qu’une conséquence de son éloignement de Dieu et que l’homme est ce qu’il aime : si l’homme aime donc Dieu, il n’a rien à craindre.

Livre VIII

Le temps de la conversion est désormais mûr. Augustin parle avec Simplicien et d’autres érudits. Un jour, lorsqu’il est dans un jardin, il entend un enfant crier : « Tolle lege, tolle lege ! » Prenez et lisez, prenez et lisez, et il prend en main les Lettres de Saint Paul et lit un extrait sur la concupiscence. Ensuite il annonce à sa mère la décision de se convertir.

Livre IX

Augustin renonce à l’enseignement, avec toutes les satisfactions qu’il lui apporte. Il passe du temps avec les amis et avec son fils illégitime Adéodat et ensuite il reçoit le baptême par Saint Ambroise. La mort soudaine de sa mère tout de suite après est un prétexte ultérieur pour parler de ses erreurs et de la profonde influence qu’elle eut dans sa vie.

Livre X

Augustin résume dans ce livre les raisons qui l’ont poussé à écrire son œuvre. Sa conclusion est que seul Dieu est la véritable joie, et que les hommes doivent le comprendre, mais sont détournés sans arrêt par les désirs de la chair et de l’orgueil. Seul à travers Christ les hommes peuvent se réconcilier avec Dieu.

Livre XI

Dans les derniers trois livres, Augustin s’attarde sur des questions philosophiques et théologiques, sur Dieu qui a créé toute chose en partant du Verbe, sur le fait qu’ils existent trois temps : le présent du passé (la mémoire), le présent du présent (l’intuition) et le présent du futur (l’attente).

Livre XII

Augustin commente la Genèse, le passage des ténèbres et de la matière informe, et débat sur les différentes interprétations des Écritures.

Livre XIII

Augustin commente encore la Création.

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La rose, la lune, mais aussi la Porte du Ciel et la Tour d’ivoire : les symboles mariaux qui nous aident à comprendre comment a grandi la dévotion à Marie au cours de l’histoire

La rose, la lune, mais aussi la Porte du Ciel et la Tour d’ivoire : les symboles mariaux qui nous aident à comprendre comment a grandi la dévotion à Marie au cours de l’histoire.

Parler de symboles mariaux au mois de mai est presque une obligation. Mai est le mois marial par excellence. Dédié depuis toujours à la renaissance et au cycle de la vie, il était dédié, déjà dans les anciennes civilisations, à la célébration de cultes païens liés au renouvellement, à la fertilité, à l’amour. Pensons simplement à Perséphone, Proserpine pour les Romains, qui revient des Enfers où elle a passé l’hiver avec son mari Hadès, qui l’a enlevée, et avec son retour ramène le printemps sur Terre.

Tous ces rites ont évolué au cours des siècles, en se transformant, en s’adaptant aux nouvelles croyances, à la nouvelle religion. Pour cela, il est facile de trouver dans certaines formes dévotionnelles dédiées à la Sainte Vierge et dans les symboles mariaux des références qui semblent renvoyer à d’anciens cultes. Même parmi les titres mariaux, i.e. les appellatifs avec lesquels Marie est vénérée, nous trouvons des noms dérivés d’attributs se référant à la Sainte Vierge dans les Saintes Écritures, mais aussi et surtout découlant de la vénération populaire, ou de caractéristiques qui lui sont attribuées par les gens ordinaires. Du reste, Marie Mère de Dieu et Mère de tous les hommes est déjà en soi un symbole, symbole de la Mère, justement, mais aussi de la médiatrice miséricordieuse, idéal féminin auquel toutes les femmes devraient tendre, incarnation féminine de chaque homme à travers sa fonction maternelle. Ainsi les symboles mariaux ne sont pas simplement des signes, mais vivent et changent et évoluent comme évolue la conscience des hommes qui à eux s’adressent.

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Du reste, le Christianisme est riche de symboles, et beaucoup des symboles catholiques sont tirés d’autres religions, réinterprétés par la nouvelle foi. Pensons à la Croix, qui est devenue symbole des chrétiens par antonomase, mais uniquement à partir du IVe siècle la vénération de ce symbole est documentée. Les premiers chrétiens vénéraient le monogramme de Christ Chi-Rho ou le poisson stylisé.

En revenant aux symboles religieux mariaux, ils puisent dans la dévotion, mais aussi dans l’histoire de l’art sacré. L’iconographie de la Sainte Vierge s’est développée au cours des siècles, en puisant tout aussi bien dans les textes sacrés que dans les récits populaires, dans un jeu continu d’échanges, renvois et liens, entre mots et objets.

Voyons ensemble certains des symboles mariaux les plus récurrents, mais aussi les plus curieux.

Le miroir de la justice (Speculum iustitiae)

Dans les Litanies de Lorette, Marie est invoquée comme Speculum iustitiæ, « Miroir de la Justice ». La signification de ce symbole est simple : la Madone exprime la parfaite incarnation de l’image divine, tant qu’elle reflète en soi, comme dans un miroir justement, harmonie, vérité et beauté qui n’appartiennent qu’à Dieu. En effet, la Vierge Immaculée est définie également comme Speculum sine macula, « miroir sans tâche », et Speculum pulchritudinis, « miroir toujours net et lumineux ». Comme Saint Joseph, son époux, est défini « juste » (Matthieu 1,19) pour sa sainteté et sa détermination à observer la Loi de Dieu, ainsi la vertu de la « justice » de la Vierge est une autre définition de sa sainteté, de son vouloir confirmer le Vouloir divin. Limpide, pure, humble, elle s’est fait surface réfléchissante de la lumière de Dieu, instrument docile pour la refléter dans toutes ses magnifiques couleurs.

Rappelons que les Litanies de Lorette, ou litanies de la Bienheureuse Vierge Marie, sont des supplications à Dieu et surtout à la Sainte Vierge sous forme de litanie, précisément, liées à la dévotion dans la Sainte Maison de Lorette depuis le XVIe siècle.

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La lune

La lune a toujours été un des symboles récurrents dans de nombreuses civilisations et religions du passés. La religion catholique se l’est appropriée aussi, en l’attachant à la figure de la Vierge Marie, mais avant cela elle était un des symboles de la Bible et symbolisait le peuple juif, peuple de Dieu, qui illuminait le monde en reflétant la lumière du Créateur. Toujours dans la Bible, et en particulier dans l’Apocalypse de Jean, l’Église apparait comme une femme vêtue de soleil, avec la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles. En réalité, la femme est Marie en personne, revêtue de la gloire de Dieu, « pleine de grâce », destinée à refléter Sa lumière avec sa pureté, exactement comme la lune reflète la lumière du soleil. Dans d’innombrables représentations de Marie, nous la voyons avec la lune à ses pieds, parfois décroissante, à en symboliser la pureté, parfois croissante, avec sa bosse tournée vers le haut, emblème du triomphe de Christ sur le péché et sur la mort. Dans ce cas, la lune comme symbole de la Vierge représente la mort et la mortalité.

La rose

Un autre des symboles mariaux, mais aussi symbole du mois de mai, mois dédié à Marie, est la rose. Les couronnes de cette fleur merveilleuse placées sur les statues de la Vierge sont devenues avec le temps le Rosaire, une des prières dévotionnelles les plus répandues et les plus solennelles.
Les pétales des roses sont associés également au Saint-Esprit, comme à Rome, où pour la Pentecôte on les fait tomber de l’oculus central du Panthéon, pour rappeler les langues de feu qui léchèrent la Vierge et les Apôtres.

Considérée en tout temps la reine des fleurs, symbole d’Aphrodite et, en général, de la perfection, la rose apparait dans de nombreuses œuvres d’art qui représentent la Vierge Marie. Marie elle-même, toujours dans les Litanies de Lorette, est définies Rose mystique ou Rose sans épines, elle qui est née dépourvue du Péché originel. Les roses associées à Marie changent également de signification en fonction de la couleur : les roses jaunes aux pieds de Notre-Dame de Lourdes, comme décrites par Bernadette Soubirous, rappellent la lumière de Dieu, la couleur de la sainteté ; à Fatima, les roses blanches symbolisent la pureté ; les roses rouges rappellent le sang de Christ.

La Tour d’Ivoire

La tour d’ivoire aussi, ou Turris Eburnea, est symbole de pureté et noblesse, dans la culture juive d’abord et dans la religion chrétienne ensuite. Citée dans le Cantique de Salomon (« Ton cou est comme une tour d’ivoire »), elle devient un appellatif de Marie dans les Litanies de Lorette. La Sainte Vierge est Turris Eburnea de la dévotion populaire, puisque par elle passent les grâces dont Christ est la source et tête du corps représenté par l’Église, et Marie-tour d’ivoire le cou qui relie le chef aux membres.

La tour d’ivoire indique également la solitude de Marie, son inviolée et inviolable chasteté, précieuse et immaculée.

L’Arche de l’Alliance

Outre que miroir de la lumière de Dieu et liaison entre Christ-chef du corps mystique et Église-membre de ce corps, la Vierge est également l’incarnation de l’Arche de l’Alliance, qui, selon la tradition juive, refermait les Tables de la Loi, permettait à Moïse de parler avec Dieu et représentait la présence de Dieu Lui-même. Marie, qui a accueilli en son sein Jésus, est devenue nouvelle Arche de l’Alliance, réceptacle vivant de la Parole, de la volonté de Dieu, de la nouvelle et éternelle alliance que Christ représente.

La porte du ciel

Un autre des symboles mariaux qui compare Marie à un passage l’identifie avec la porte du Ciel. Ainsi la définissaient les anciens Pères de l’Église, outre que sanctuaire de la divinité, repos et calme de la Sainte Trinité, trône de Dieu, ville de Dieu, autel de Dieu, temple de Dieu, monde de Dieu et paradis de Dieu, en emphatisant son rôle d’intercession entre les hommes et Dieu Père, au nom de son humilité, de son abnégation et obéissance, qui la placent aux antipodes par rapport à Ève. Et justement la faute de cette dernière avait fermé la porte du Ciel, et il fallait une nouvelle femme gentille qui puisse l’ouvrir afin de laisser de nouveau descendre la Grâce dans le monde.

Dans la Lettre à l’église de Philadelphie dans l’Apocalypse, nous lisons : « Écris à l’ange de l’Église de Philadelphie : Voici ce que dit le Saint, celui qui a la clef de David, celui qui ouvre, et personne ne fermera, celui qui ferme, et personne n’ouvrira : Je connais tes œuvres. Voici, parce que tu as peu de puissance, et que tu as gardé ma parole, et que tu n’as pas renié mon nom, j’ai mis devant toi une porte ouverte, que personne ne peut fermer » (Apocalypse 3,7-8).
Le Cœur Immaculé de Marie représente cette porte, toujours ouverte pour qui veut croire, pour qui, comme elle, sait se mettre face à Dieu avec humilité en confessant toute sa faiblesse.

Le siège de la Sagesse

Un autre des titres mariaux les plus célèbres est la Bienheureuse Vierge Marie, Siège de la Sagesse. En tant que Mère de Christ, elle a accueilli en elle toute la Sagesse de Dieu, s’en est fait berceau et écrin, et encore une fois intermédiaire, puisqu’à travers la Vierge nous pouvons cueillir la douceur de la Parole, jouir de la Sagesse de Dieu, qui est Christ. Marie est également définie Savante et Maîtresse de Vérité, qui sait interpréter le message de Jésus son fils et de le rendre accessible aux hommes. Saint Ambroise la définira également Marie paradigme de vie, parfaite disciple de Christ.

Le buisson ardent

Parmi les icônes mariales les plus célèbres, il y a celle de la Mère de Dieu dite du Buisson ardent. Inévitable le lien avec Moïse qui, dans le chapitre III de l’Exode, entendit la voix de Dieu sur le mont Horeb, à travers un buisson qui brûlait à feu vif, sans se consommer. « Je suis Celui qui suis », dit la voix, et ensuite elle ordonna à Moïse de sauver les Juifs de l’esclavage. Dans le miracle du buisson qui brûle on a voulu lire une anticipation de la naissance de Jésus. Comme le buisson brûle sans se consommer, ainsi la Vierge devient mère tout en restant chaste et vierge, et comme le feu est symbole de Dieu, ainsi Jésus, né de son ventre, est Dieu Lui-même.

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La toison de Gédéon

Au Bas Moyen Âge, la toison de Gédéon devint symbole de la conception virginale de Marie. Selon la tradition biblique, un ange apparut à Gédéon, en lui confiant la tâche de libérer le peuple juif des incursions des peuples nomades. Puisque le jeune était récalcitrant, Dieu lui envoya deux preuves : il incinéra un chevreau et fit imprégner de rosée une toison étendue sur l’aire de battage, tandis que tout autour la terre restait sèche (Juges 6,36-40).
La Vierge, fécondée par la rosée divine, a été appelée à soutenir une mission lourde et fondamentale pour le Salut, et a choisi de l’embrasser en toute liberté, en se fiant avec confiance et pureté à la volonté de Dieu.

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Les 5 fêtes des saints les plus célèbres du Sud de l’Italie

Les 5 fêtes des saints les plus célèbres du Sud de l’Italie

Processions entre terre et mer, feux d’artifice et spécialités gastronomiques : découvrons les fêtes des saints les plus célèbres de l’été.

Pendant les mois d’été les Fêtes patronales, les célébrations dédiées aux Saints, à la Sainte Vierge et au Très-Saint Sacrement, tant aimées et répandues dans notre pays, se multiplient. Les raisons de cette concentration pendant les mois d’été sont à rechercher, outre que dans la mémoire liturgique, dans le mélange inévitable et pittoresque d’anciennes coutumes païennes, des fêtes liées à la récolte, à la splendeur de l’été, avec la volonté de fêter les Saints ayant vécu et souvent morts en tant que martyrs, leurs miracles, leur exemple. Le Sud de l’Italie, en particulier, est le théâtre de grandes manifestations, pendant lesquelles des éléments religieux et folkloriques s’unissent, en créant des événements qui attirent chaque année des milliers de dévots, mais aussi de curieux et de touristes. Les fêtes patronales dans le Sud de l’Italie sont généralement caractérisées par des processions solennelles, au cours desquelles le simulacre du Saint ou de la Sainte en question est emmené à travers la ville, souvent accompagné de cortèges en costumes d’époque et saintes représentations très suggestives.

Voici donc les 5 fêtes des saints les plus célèbres du Sud de l’Italie qui ont lieu pendant l’été. S’il vous arrivait d’être dans les parages des localités qui sont le théâtre de ces manifestations, nous vous conseillons vivement d’en profiter !

Fête de Saint Sébastien – Syracuse – 10 août

Le 10 août Syracuse fête Saint Sébastien, l’officier romain, ami intime de l’Empereur Dioclétien, condamné par ce dernier en personne car chrétien. L’Empereur le fit tout d’abord transpercer avec d’innombrables flèches pendant qu’il était attaché à un poteau sur le Mont Palatin. Sauvé et guérit par Sainte Irène, Sébastien se représenta à Dioclétien en l’accusant des persécutions contre les chrétiens et ce dernier commanda que le jeune soit fouetté à mort et jeté dans la Cloaca Massima. Bien que sa mémoire liturgique tombe le 20 janvier, la fête dédiée à ce Saint se déroule à Syracuse le 10 août également à Palazzolo Acreide, splendide ville baroque sur les monts Iblei.

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Ici, dans l’église de l’Annonciation, il existe depuis le XVe siècle une Chapelle dédiée à Saint Sébastien. Dans cette zone on fêtait autrefois la Vierge Hodegetria, la Sainte Patronne de Sicile, la Mère de Dieu qui porte le Sauveur sur le bras gauche et qui, de la main droite, l’indique aux fidèles comme seule voie de salut. En effet, hodegetria en grec signifie « celle qui indique la voie ». La dévotion à cette déclinaison spécifique de la Vierge Marie est d’origine byzantine et sa fête coïncidait autrefois avec le temps de la récolte. Par la suite on décida de transformer cette récurrence en la fête de Saint Sébastien.

Le 9 août le simulacre du Saint est tiré de son siège habituel, la basilique qui porte son nom, et montré aux fidèles. Le 10 août 21 coups de canon annoncent le départ du char du pain qui se déplace dans la ville en ramassant les cuddure, des pittoresques beignets de pain réalisés par les femmes de la ville en signe de dévotion et offerts à Saint Sébastien après avoir été bénits sur la place en même temps que des branches de laurier. La statue du XVIIe siècle en bois et sa relique sont transportées à travers la foule sur deux reliquaires finement décorés sous une pluie de serpentins (‘nzareddi), tandis que la fanfare joue sans arrêt et les enfants nus sont offerts au Saint pour être bénits. Dans la raide montée de rue Fiumegrande a lieu la course de la Chaîne humaine qui traîne le lourd reliquaire du Saint pour la procession du soir. La célébration se conclut avec un feu d’artifice accompagné de musique.

Fête de Saint Barthélemy apôtre – Bénévent – 24 août

Le 24 août a lieu à Bénévent la Fête du Saint Patron Saint Barthélemy Apôtre. Les reliques du Saint ont voyagé à travers la Mésopotamie et sont arrivées à Lipari en 580 apr. J.C. Après que les Arabes eurent envahi la Sicile, le prince lombard Sicard le récupéra et le fit amener à Bénévent en 838, qui à l’époque était la capitale du Duché lombard. Les ossements du Saint sont encore aujourd’hui conservés dans une précieuse caisse en bronze doré. Saint Barthélemy est rappelé comme un des « sceptiques » parmi les Apôtres, mais quand il rencontra Jésus il n’eut aucun doute de se trouver face à un homme unique et spécial. Outre les messes solennelles, la Fête de Saint Barthélemy à Bénévent prévoit des spectacles musicaux et d’autres célébrations.

Saint Oronce – Lecce – 26 août

Le 24, 25 et 26 août Lecce fête le patron de la ville, Saint Oronce, et avec lui Saint Juste et Saint Fortunat, co-patrons de Lecce. Tous les trois Saints subirent le martyr aux alentours de Lecce. La ville de Lecce considère Saint Oronce son protecteur depuis des siècles, depuis que l’intervention du Saint la sauva d’une terrible épidémie de peste en 1656 et de l’éruption du volcan en 1743. Le 24 août les plus grandes personnalités religieuses, civiles et politiques de la ville se réunissent devant la Basilique de Lecce avec les fidèles et les citoyens curieux pour commencer les réjouissances. Les simulacres des Saints sont amenés en procession dans toute la ville avec Saint Oronce en tête, accompagné de musique, chants et prières. En plus des nombreuses messes qui ont lieu dans les jours suivants, il y a aussi des spectacles de feux d’artifice, musique, marchés et spécialités gastronomiques dans un mélange de sacré et profane. La ville en soi change de visage, étincelante de luminaires et de carrousels.

Saint Laurent de Brindisi – Brindisi – Première fin de semaine de septembre

Saint Laurent de Brindisi a été un religieux italien appartenant à l’Ordre des Frères Mineurs Capucins vécu au XVIIe siècle. Docteur de l’Église, il est saint patron de sa ville natale, Brindisi, qui le fête le premier week-end de septembre en même temps que son co-patron Saint Théodore d’Amasée. En cette occasion se déroule la solennelle Procession en mer, qui part du château aragonais où sont conservées les statues et les reliques des deux Saints, transportées le long de la côte dans un « sandalo », une embarcation typique, suivie d’autres bateaux jusqu’au port et ensuite dans la Cathédrale. La fête patronale est célébrée avec des luminaires artistiques, des feux d’artifices et avec le Palio dell’Arca, une compétition entre skifarieddi, des petits bateaux de pêche.

Madonna Stella Maris – Tarente – Premier samedi de septembre

Le premier samedi de septembre Tarente célèbre la Fête de Notre-Dame Étoile de la Mer ou Stella Maris en latin, Protectrice des Pêcheurs et des Mytiliculteurs. L’événement prévoit une procession amenant la statue de la Sainte Vierge de la paroisse Stella Maris jusqu’au quai San Eligio où le simulacre est transféré sur un chalutier et poursuit jusqu’à la Grande Mer. La fête continue le lendemain avec des messes solennelles, spectacles musicaux, stands gastronomiques et feux d’artifices.

Saint François Antoine Fasani, le saint à invoquer pour la pluie

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Anniversaire de la Sainte Vierge : est-elle née le 5 août ou le 8 septembre ?

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Fêtes patronales en Sicile : les 10 fêtes les plus importantes de l’été

Les Fêtes patronales en Sicile représentent un patrimoine de traditions populaires, formes dévotionnelles et mémoire historique inestimables. Voyons les fêtes à ne pas rater si vous visitez l’île en été

Les fêtes patronales du sud de l’Italie sont des traditions profondément enracinées, fort précieuses pour notre pays, qui mélangent souvent dévotion populaire et folklore, mais aussi événements historiques, rites et usages païens. Souvent organisées par des confréries dont les origines se perdent dans la nuit des temps, les fêtes patronales dans le Sud de l’Italie constituent un coffre de mémoires historiques inestimables. Le moment culminant est généralement constitué par la procession, quand la statue de la Vierge ou du Saint fêté, est portée à travers la ville avec des longues files de fidèles qui souvent arrivent jusqu’à la mer. Aujourd’hui nous souhaitons nous attarder sur les fêtes patronales de la Sicile, de manière à ce que, si vous passez vos vacances sur cette magnifique île, vous puissiez évaluer la possibilité de prendre part à une de ces inoubliables célébrations, caractérisées par des processions très ressenties et par de nombreux usages pittoresques et uniques, souvent à mi-chemin entre sacré et profane.

Voici les 10 fêtes patronales siciliennes de l’été à ne pas rater.

Fête de Notre-Dame de la Neige à Francofonte

Francofonte est une petite commune en province de Syracuse. Ici, chaque année, le 5 août, date à laquelle selon une ancienne tradition la Vierge recouvra avec un manteau de neige miraculeuse le col Esquilino, à Rome, on fête Notre-Dame de la Neige. Cela advint au IVe siècle apr. J.-C. et à l’endroit où la miraculeuse chute de neige eut lieu fut ensuite érigée, par volonté de Pape Libère, la Basilique de Sainte-Marie-Majeure, Santa Maria ad Nives. À Francofonte aussi tomba beaucoup de neige en un jour d’été, quand un tableau de la Vierge, objet d’une querelle, y parvint. En effet, les origines de la Fête de Notre-Dame de la Neige à Francofonte remontent au XVIe siècle, quand les habitants du village se battirent contre ceux de la commune voisine de Vizzini pour la possession d’un tableau de la Vierge trouvé dans une contrée à mi-chemin. Incapables d’établir à qui il revenait, les rivaux le chargèrent sur un char tiré par des bœufs et laissèrent les animaux choisir la direction qu’ils préféraient emprunter. Les bœufs choisirent Francofonte, où le tableau arriva sous une miraculeuse chute de neige estivale. Encore aujourd’hui le tableau, une peinture sur bois façonné à la chaux du XVe siècle recouverte en argent, fait l’objet d’une grande dévotion et est amené en procession à midi le 5 août, accompagné par un cortège en costumes du XVIIIe siècle, mais pendant plusieurs jours le village est animé par spectacles, chants et célébrations diverses et variées.

Fête de Notre-Dame de l’Annonciation à Bronte

La Très-Sainte Marie de l’Annonciation veille depuis toujours sur Bronte, commune proche de Catane, célèbre pour la pistache verte de Bronte justement. En 1763, en 1832 et en 1843, en effet, elle sauva la ville de la lave de l’Etna qui l’aurait autrement ensevelie. La légende veut que la statue de la Vierge soit le fruit d’un échange entre des bergers de Bronte et des pirates grecs, ou qu’elle fut recueillie par des pirates sarrasins après un naufrage et livrée aux citoyens en échange de nourriture. Elle fut chargée sur un char tiré par deux gros bœufs très agressifs, qui se calmèrent cependant, apaisés par la Vierge, et la ramenèrent en ville dociles et tranquilles. Tous les trois ans, le deuxième dimanche du mois d’août, a lieu à Bronte la Fête de Notre-Dame de l’Annonciation, qui est la patronne de Bronte. La fête commence avec la statue de la Vierge qui est prélevée du Sanctuaire de Bronte et descendue de l’autel par un pont coulissant afin de la transférer dans la contrée de Borgonovo avec un suggestif transfert nocturne suivi par des milliers de fidèles. Le lendemain la statue entre à Bronte sur un char en bronze tiré par des bœufs et escorté jusqu’à l’arc de triomphe érigé pour l’occasion sur Corso Umberto, où elle reçoit symboliquement les clés de la ville des mains du maire, tandis que la foule fait la fête. Le dimanche ont lieu deux vols d’Ange place Spedalieri : un enfant habillé en Archange Gabriel vole sur la place grâce à un câble en acier et descend devant la statue de la Vierge, répétant la scène de l’Annonciation. Le lundi une nouvelle procession solennelle ramène la Vierge dans la niche au-dessus du maître-autel du Sanctuaire.

Fête de Saint Albert et de Notre-Dame de Trapani

Saint Albert de Trapani, protecteur de l’Ordre Carmélitain, est le saint patron de Trapani avec Notre-Dame de Trapani. Le 7 août, jour de sa mort en 1307, son buste est tiré de la Basilique de l’Annonciation et amené en procession solennelle à travers la ville jusqu’à la Cathédrale. Parmi les miracles qui lui sont attribués, il a la guérison du fils du roi Pierre III d’Aragon, guéri par une gorgée d’eau contenant des morceaux de la robe du Saint. Pour cette raison, la veille de sa fête, l’eau est bénite et la ouate mise en contact avec le Crâne du Saint contenu dans sa statue, conservée dans le Sanctuaire de Notre-Dame de Trapani, en est extrait. La statue elle-même est amenée sur un char jusqu’à la Cathédrale de Saint Laurent pour la messe, mais pas avant que le Maire de la ville ne lui ait donné les clés de la ville.

Notre-Dame de Trapani est par contre fêté le 16 août avec une grande fête qui culmine avec un somptueux feu d’artifice de minuit au port de plaisance. Les célébrations commencent déjà quelques jours plus tôt, avec une grande procession nocturne, le 13 août, quand une copie de la statue en marbre de la Vierge arrive par la mer, ensuite le 15 elles se poursuivent avec le pèlerinage de la Cathédrale, où la statue a été posée, jusqu’au Sanctuaire et, pour finir, le 16 août a lieu la procession la plus importante, avec la statue chargée sur un char à roues porté à l’épaule par la foule exultant et en prière.

La statue originale de Notre-Dame de Trapani remonte au XIVe siècle et est conservée dans la Basilique de l’Annonciation des pères Carmélitains. Des nombreuses légendes sont liées à son arrivée en Sicile et à son aventureux voyage en Terre Sainte. Dans ce cas-ci aussi, comme pour Notre-Dame de la Neige, on parle de bœufs tirés par une main invisible qui décréta que la statue, sur le point de partir vers Livourne, devait rester à Trapani.

Sainte Marie du Mont-Carmel à Leonforte

À Leonforte, près d’Enna, on célèbre le 16 août Notre-Dame du Mont-Carmel, qui sauva les habitants de Leonforte d’une terrible épidémie de peste au XVIIe siècle. En souvenir de cette grâce la procession du 16 août est précédée de 9 jours de prière.
La dévotion tourne autour de la statue de la Vierge et de Simon Stock, Prieur général des Carmélitains, qui reçut d’elle en personne le Carmel. La statue, montée sur un brancard en argent richement décoré, est glissée sur deux rails posés hors de l’église et amenée en procession au milieu de la foule accompagnée par une fanfare.

Fête de Saint Barthélemy à Giarratana

Saint Barthélemy Apôtre a été élu patron de Giarratana, en province de Raguse, et est fêté le 16 aôut. À cette occasion la vara du saint, le grand char de triomphe baroque, est prise du maître-autel de l’Église de Saint Barthélemy de Giarratana et déplacée dans la nef centrale, où elle restera pendant une semaine, objet de dévotion et de messes spéciales, tandis qu’à l’extérieur de l’église ont lieu des événements festifs, des spectacles et la grande Foire de Saint Barthélemy. La sortie du Saint de l’Église, la sciuta en sicilien, est accueillie par une salve de pétards et par le lancement des nzareddi, des serpentins en papier, qui l’accompagnent tout au long de sa descente des marches et jusqu’à la rue. Ici la statue est soulevée et la procession commence. Dans l’après-midi a lieu la cena, la vente aux enchères des dons offerts au Saint Patron. La procession vespérale se termine avec la Trasuta, la rentrée au pas de course du simulacre dans l’église.

Fête de Notre-Dame de Constantinople à Lercara Friddi

À Lercara Friddi, en province de Palerme, en 1807 a été retrouvée une dalle en pierre avec gravé un graffiti qui représente la Vierge à l’Enfant avec l’inscription « Notre-Dame de Constantinople, Mercurio Ricotta 1734 ». De là nait la dévotion à la Très-Sainte Marie de Constantinople, qui est célébré chaque 20 août avec une grande procession religieuse, des spectacles itinérants qui reparcourent l’histoire de la découverte, des kermesses et des foires qui attirent des fidèles, mais aussi des marchands ambulants, des artistes de rue et des touristes. Le 21 août le feu d’artifice clôture la fête.

Fête de Sainte Anastasie à Motta Sant’Anastasia

Sainte Anastasie patronne de Motta Sant’Anastasia, en province de Catane, est fêtée du 20 au 25 août tous les quatre-cinq ans. Noble jeune fille d’origine romaine, Anastasie se convertit au Christianisme avec sa mère. Donnée en épouse à un capitaine romain, elle réussit à rester vierge et à survivre au mari, qui essaya de la faire mourir de faim afin de la punir à cause de sa foi. Veuve, elle se rendit à Thessalonique, mais fut arrêtée et brûlée sur le bûcher. Un fragment de sa jambe fut conservé dans l’Église mère de Motta Sant’Anastasia et adoré comme relique. La fête du 22 août commence avec la procession des cerei ou cannalori des trois quartiers de la ville, des immenses piliers en bois richement décorés et amenés sur les épaules des brancardiers à travers la ville. À suivre chants et danses, les traditionnelles « ballades », le feu d’artifice. Le soir, sur Place Umberto, a lieu la Calata del Partito, l’entrée des cerei accompagnée par un spectacle organisé par les trois quartiers qui raconte la vie de la Sainte. Le jour suivant a lieu l’offrande de la cire : les cerei sont amenés dans l’église dans une explosion de fleurs et, dans l’après-midi, se déroulent les reconstitutions historiques en costume médiévale, un grand cortège et la Descente historique des quatrains, rappelant la défense de Ruggero d’Altavilla du château norman de Motta. Le soir a lieu une procession solennelle et silencieuse : les reliques de la Sainte sont amenées dans la ville, précédées par les représentants des quartiers en habits dévotionnels et suivies par d’innombrables fidèles. On arrive ainsi au 24 août, quand le simulacre de Sainte Anastasie est exposé sur le maître-autel à la dévotion des fidèles, qui peuvent prier et se recueillir dans sa contemplation. Dans l’après-midi, la statue est de nouveau déplacée, chargée sur un char reliquaire en bois et emmenée en procession avec les cerei et les étendards à travers la ville, accompagnée de chants, prières et célébrations. Le 25 août les cloches sonnent et des coups de canon explosent. L’Archevêque de Catane célèbre une messe solennelle à la présence de toutes les personnalités de la ville et des représentants des quartiers. S’en suivent un défilé historique-folklorique et une dernière procession, avant que Sainte Anastasie retourne dans l’Église Mère et dans sa chambre jusqu’à la prochaine fête.

Fête de Saint Jacques, Saint Roch et du Très-Saint Crucifix à Galati Mamertino

La fête des Trois Saints est célébrée à Galati Mamertino, en province de Messine, du 23 au 26 août. Les trois saints sont Saint Roch, le Très-Saint Crucifix et Saint Jacques. Comme nombreuses autres fêtes patronales en Sicile, la fête des Trois Saints aussi est caractérisée par un mélange de traditions folkloriques et cérémonies religieuses, célébrations, fêtes, foires et stands gastronomiques avec des plats typiques. Les simulacres de Saint Roch et Saint Jacques sont amenés en procession et ainsi le Crucifix, dans une vara en équilibre sur deux séries de très longs cordons maintenus par des femmes. Des nombreux fidèles suivent la procession, les pieds nus. Le 26 août, dernier jour des festivités, une première procession amène les trois simulacres dans l’Église Mère hors du village et, dans la soirée, une deuxième les ramène dans les églises respectives.

Saint Roch

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Fête de Saint Vite à Mazara del Vallo

À Mazara del Vallo la dernière semaine du mois d’août on fête Saint Vite, le Saint Patron. La fête est dénommée Lu fistinu di Santu Vitu et se caractérise par un imposant cortège qui montre des scènes de la vie du Saint et par une procession de son simulacre en mer, amené par des marins en costume. Saint Vite était originaire de Mazara del Vallo et il y connut le martyre avec Sainte Crescence et Saint Modeste. Lu Fistinu di Santu Vitu a lieu depuis 1728 et avant il possédait une valeur bien plus religieuse et sombre, avec des scènes de torture et de tourment. Maintenant l’aspect joyeux et triomphale de la dévotion au Saint prévaut.

Fête de Saint Grégoire le Grand à Vizzini

À Vizzini, en province de Catane, le 3 septembre a lieu la Fête de Saint Grégoire le Grand, Patron de la ville. Son de cloches, procession dans la rue, feu d’artifice caractérisent cette fête qui implique tout le village et attire de nombreux fidèles.

Saint Gregoire le Grand

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