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Le Sanctuaire de Saint Gérard Majella, le saint protecteur des mamans et des enfants

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7 octobre : fête de Notre-Dame du Rosaire

7 octobre : fête de Notre-Dame du Rosaire

Notre-Dame du Rosaire est fêtée le 7 octobre. Née du souvenir d’une victoire militaire chrétienne, cette fête devint un moment fondamental dans le culte de la Sainte Vierge et dans la pratique du Rosaire.

Octobre est le mois du Rosaire et il est impossible d’en parler sans nous attarder sur la figure de la Sainte Vierge, qui est symbole et inspiratrice de cette dévotion tant aimée. En effet, ce fut elle-même qui donna en 1208 le premier Rosaire à Saint Dominique de Guzmán, père fondateur des frères dominicains, en le désignant comme l’arme la plus efficace contre les hérésies et comme instrument de foi et de conversion non violente. Notre-Dame du Rosaire est devenue avec le temps une des représentations les plus récurrentes de la Vierge Marie, surtout après la Contreréforme. L’apparition à Saint Dominique a également été à l’origine du culte de Notre-Dame du Rosaire, rappelée par l’Église le 7 octobre, jour durant lequel, en 1571, eut lieu la Bataille de Lépante, où la flotte de la Sainte Ligue vainquit celle de l’Empire Ottoman.

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Même l’iconographie de la Bienheureuse Vierge Marie du Saint Rosaire est unique : enveloppée d’une cape bleue lumineuse, avec un chapelet entre les mains, souvent avec l’Enfant Jésus à bras, Marie est accompagnée par Saint Dominique de Guzmán et par Sainte Catherine de Sienne.

Un des principaux centres de culte de Notre-Dame du Rosaire est le Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge du Rosaire de Pompéi, où chaque année des millions de dévots du monde entier se rendent en pèlerinage afin de prier la Sainte Vierge et d’invoquer son intervention pour une grâce. La première pierre du Sanctuaire fut placée le 8 mai 1876 et, à cette occasion, fut lue la supplication écrite par Bartolo Longo en tant qu’acte d’amour et de dévotion à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi. La même supplication est récitée aussi le 7 octobre, jour de la fête de Notre-Dame du Rosaire.

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De Notre-Dame de la Victoire à Notre-Dame du Rosaire

La fête de Notre-Dame du Rosaire du 7 octobre est en réalité une évolution de la fête de Notre-Dame de la Victoire, instituée le même jour par pape Pie V en tant que souvenir et célébration de la victoire de la Sainte Ligue composée par Venise, l’Espagne et les États pontificaux contre l’Empire Ottoman. La bataille eut lieu le 7 octobre 1571 et, à cette occasion, selon la légende, pape Pie V recommanda à toutes les forces armées chrétiennes de réciter le Rosaire avant de commencer le combat. Pour cette raison, il était si certain de la victoire, qu’il donna l’ordre de sonner les cloches avant même que la bataille ne fût terminée, afin d’annoncer que les chrétiens avaient gagné. Ils gagnèrent en effet, et attribuèrent la victoire à la Sainte Vierge et à son aimable intercession. Depuis lors, le 7 octobre fut consacré à Notre-Dame de la Victoire. Le successeur de Pie V, Pape Grégoire XIII modifia la dédicace en Notre-Dame du Rosaire.

Les Saints aux côtés de Notre-Dame du Rosaire

Nous avons déjà mentionné comment, dans l’iconographie sacré, Notre-Dame du Rosaire est souvent représentée entre Saint Dominique de Guzmán et Catherine de Sienne, Sainte Patronne d’Italie et une des mystiques visionnaires les plus célèbres de l’histoire, elle aussi liée à l’ordre dominicain puisque membre des Tertiaires dominicaines, également connues comme Sœurs de la Pénitence de Saint Dominique. Nous avons déjà parlé de Saint Dominique de Guzmán, le saint amoureux de Christ, qui fut le père fondateur des frères dominicains. Grand opposant des hérésies, il fut investi par la Sainte Vierge de la force pour les combattre avec l’arme du Rosaire, et il partagea son existence entre prédication et prière. De lui on dit qu’il était : « Tendre comme une maman, fort comme un diamant ».

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Le choix de ces deux Saints aux côtés de Marie dépend de l’importance que l’ordre dominicain eut dans la diffusion du culte de Notre-Dame du Rosaire dès l’antiquité. Une des représentations les plus célèbres de Notre-Dame du Rosaire est celle attribuée à Luca Giordano, conservée dans la basilique de la Bienheureuse Vierge du Saint Rosaire de Pompéi. Dans ce tableau aussi la Sainte Vierge est représentée avec l’Enfant Jésus à bras, tandis que ce dernier tend un chapelet à Saint Dominique et la Vierge en tend un à Sainte Catherine.

L’iconographie de Notre-Dame du Rosaire est reprise par celle de la Vierge à la Ceinture, qui la précède. Le culte de la Vierge à la Ceinture fait référence à un épisode selon lequel Saint Thomas, qui ne croyait pas que la Vierge était montée au ciel, prétendit ouvrir son tombeau, mais n’y trouva que la ceinture de sa robe. La Sainte Ceinture est conservée comme une précieuse relique dans la Cathédrale de Prato. Le 8 septembre, jour où la tradition célèbre la Nativité de Marie, elle est exposée solennellement.

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Notre-Dame de Pompéi

Le bienheureux Bartolo Longo ne fut pas uniquement l’auteur de la supplication à Notre-Dame de Pompéi, mais également un grand diffuseur de la dévotion du Rosaire. Originaire des Pouilles, il vécut dans la deuxième moitié du XIXe siècle et, pendant très longtemps, il travailla en tant qu’avocat, en soutenant des idées anticléricales et la passion pour le spiritisme. Ce ne fut que plus tard qu’il embrassa la foi et adhéra au Troisième Ordre de Saint Dominique. Il maria la comtesse Marianna Farnararo De Fusco, très riche veuve pour laquelle il était devenu administrateur de biens et précepteur de ses enfants. Pendant qu’il explorait les possessions que sa femme avait à Pompéi, il entendit une voix mystérieuse lui intimer de diffuser le Rosaire afin d’obtenir le Salut. Inspiré par cette voix, Longo commença à prêcher la dévotion au Saint Rosaire de Notre-Dame de Pompéi. Ce fut toujours lui qui récupéra le tableau de Notre-Dame du Rosaire de Luca Giordano, qui lui fut offert par sœur Maria Concetta de Litala et auquel sont attribués de nombreux miracles et un grand pouvoir thaumaturge. Cela lui permit de recueillir l’argent nécessaire pour ériger le Sanctuaire de la Bienheureuse Vierge du Saint Rosaire de Pompéi. Au moins trois papes modernes se sont rendus au Sanctuaire de Pompéi : pape Jean-Paul II, pape Benoît XVI et pape François.

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Padre Pio aussi était très dévot à Notre-Dame du Saint Rosaire de Pompéi et se rendit en pèlerinage dans ce Sanctuaire au moins trois fois au cours de sa vie. Peu avant de mourir le Saint reçut en cadeau d’un dévot des roses rouges et il lui demanda qu’une d’entre elles soit amenée à Notre-Dame de Pompéi en tant qu’offrande. Le dévot obéit et cette rose se conserva et resta un bouton très longtemps, même après la mort de Saint Pio.

L’histoire des dogmes de l’Église catholique

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Sept archanges : pourquoi nous n’en vénérons que trois ?

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Bien que l’Église n’approuve que le culte des trois Archanges cités dans les Saintes Écritures, Michel, Gabriel et Raphaël, il existe sept Archanges qui ont traversé l’histoire de l’humanité. Voici lesquels.

Nous avons déjà dédié un article aux trois Archanges reconnus par l’Église catholique. Il s’agit de Michel (« semblable à Dieu »), Gabriel (« force de Dieu ») et Raphaël (« médecine de Dieu »), i.e. les trois Archanges cités dans les Saintes Écritures. Mais, en réalité, si nous nous attardons sur les textes les plus anciens, comme le Livre de Hénoc, texte apocryphe attribué au patriarche antédiluvien Hénoc, arrière-grand-père de Noé selon la Genèse, mais jamais reconnu dans les canons bibliques juifs ou chrétiens, nous y retrouvons bien sept Archanges : Uriel, Raphaël, Ragouël, Michel, Sariel, Phanuel et Gabriel.

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Dans le Livre de Tobie, contenu dans la Bible catholique, mais pas dans la juive, il y a sept chefs des Anges, toujours admis en présence de Dieu, partie intégrante de Sa volonté. Jean dans l’Apocalypse parle également de sept esprits qui sont toujours devant son trône : « Jean aux sept Églises qui sont en Asie : que la grâce et la paix vous soient données de la part de celui qui est, qui était, et qui vient, et de la part des sept esprits qui sont devant son trône » (Apocalypse 1,4). Le Pseudo-Denys l’Aréopagite, théologien et philosophe auteur d’écrits mystiques proches au néoplatonisme cite, outres les classiques Michel, Gabriel et Raphaël, aussi Camael, Jophiel et Tsadqiel.

Le chiffre sept n’est pas un hasard. Dans toutes les cultures du passé, en particulier dans la juive, et avant cela dans les civilisations mésopotamiennes, le sept indiquait complétude, perfection. Nous le retrouvons souvent, ainsi comme d’autres chiffres spéciaux : sept sont les vices capitaux et sept sont les vertus théologales pour les chrétiens, mais sept sont également les bras du chandelier juif, la Menorah, sept les attributs fondamentaux d’Allah et sept les cieux créés par Dieu selon le Coran, et ainsi de suite.

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Pour le Christianisme, le sept est le chiffre divin par excellence : Dieu se reposa après sept jours de Création, sept sont les sacrements, sept les dons du Saint-Esprit, sept les douleurs de Marie, les Sceaux brisés, les trompettes sonnées par sept Anges, les Prodiges et les Coupes de la colère de Dieu.

Et ainsi nous avons sept Archanges, qui selon l’ancienne angélologie juive siègent devant le trône de Dieu, prêts à exécuter ses ordres et à intervenir dans les vicissitudes humaines.

Pourquoi donc les catholiques ne vénèrent que les 3 Archanges Michel, Gabriel et Raphaël ?

Combien sont les Archanges selon l’église catholique

Partons du principe que l’Église catholique moderne a aboli le culte des Anges non directement cités dans les Saintes Écritures. Les seuls Archanges actuellement reconnus sont trois : Michel, Gabriel et Raphaël.

Mais qui sont les Archanges ? Rappelons que, selon la Hiérarchie angélique juive et ensuite dans la théologie chrétienne, les Archanges font partie, avec les Principautés et les Anges, de la Troisième Hiérarchie Céleste, la plus distante de Dieu et la plus proche des hommes, et pour cela souvent envoyé par le Toutpuissant comme messagers et acteurs de sa volonté dans le monde.

Au cours des siècles, il y a eu une évolution de ce culte, avec l’affirmation de plus en plus des Anges et des Archanges (les chefs des Anges, en pratique) qui devaient être adorés. Au XIIe siècle, les Archanges reconnus et adorés par volonté du pape Grégoire Ier étaient sept. Outre Michel, Gabriel, Rafaël et Uriel, il y avait en effet Simiel, Oriphiel et Zachariel.

Dans les XVIe siècle, une série de réforme porta à la compilation d’une liste de sept Archanges reconnus par les Catholiques : Michel, Gabriel, Rafaël, Uriel, Barachiel, Jéhudiel, Sealtiel.

Aujourd’hui les catholiques vénèrent uniquement les trois premiers. Voici où sont-ils cités.

L’Archange Raphaël apparait dans le Livre de Tobie, où, entre autres, il aide Tobie à guérir le père devenu aveugle :

Moi, je suis Raphaël, l’un des sept anges qui se tiennent ou se présentent devant la gloire du Seigneur” (Livre de Tobie, 12,15).

L’Archange Michel apparait dans le Livre de Daniel reconnu par la Bible juive et inséré dans l’Ancien Testament dans la Bible chrétienne. Le Livrez parle de l’exile de Babylonie du prophète Daniel et de ses visions apocalyptiques :

« En ce temps-là se lèvera Micaël, le grand chef, le défenseur des enfants de ton peuple ; et ce sera une époque de détresse, telle qu’il n’y en a point eu de semblable depuis que les nations existent jusqu’à cette époque. En ce temps-là ceux de ton peuple qui seront trouvés inscrits dans le livre seront sauvé. » (Daniel 12,1)

Et toujours dans Daniel nous trouvons également l’Archange Gabriel :

« Tandis que moi, Daniel, j’avais cette vision et que je cherchais à la comprendre, voici, quelqu’un qui avait l’apparence d’un homme se tenait devant moi. Et j’entendis la voix d’un homme au milieu de l’Ulaï ; il cria et dit : Gabriel, explique-lui la vision. Il vint alors près du lieu où j’étais ; et à son approche, je fus effrayé, et je tombai sur ma face. Il me dit : Sois attentif, fils de l’homme, car la vision concerne un temps qui sera la fin. » (Daniel 8,15-17)

Toutefois, Saint Gabriel Archange est cité également dans le Nouveau Testament, et précisément dans l’Évangile de Luc, quand il annonce à Élisabeth, femme de Zacharie, la future naissance de Jean le Baptiste :

« L’ange lui répondit : Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu ; j’ai été envoyé pour te parler, et t’annoncer cette bonne nouvelle. » (Luc 1,19)

Le quart Archange, Uriel

Un quart Archange, Uriel, dont le nom signifie « Lumière de Dieu » ou « Flamme de Dieu » en hébreu, était adoré dans le passé, mais en époque médiévale, durant un des Conciles d’Aix-la-Chapelle, son culte fut interdit. Considéré par les mystiques juifs médiévaux l’Ange du Dimanche, de la Poétique, et un des Saints Sophirots, i.e. une des émanations de Dieu, selon les anciennes traditions, ce fut l’Archange Uriel qui prédit à Noé l’arrivé du Déluge, et à contrôler que sur les portes des maisons des égyptiens soit mis le sang d’agneau afin de préserver les premiers-nés juifs pendant les plaies d’Égypte. Dans d’autres textes anciens est indiqué comment le chérubin qui garde les portes du Paradis avec une épée enflammée.

L’Archange de la mort

Saint Michel Archange, dont le nom dérive du hébreu Mi-ka-El qui signifie “semblable à Dieu” est indiqué dans la tradition chrétienne comme l’ange de la mort, l’ange psychopompe qui conduit les âmes dans la lumière sainte et à la récompense ou à la punition éternelle. Cette définition provient probablement de l’Apocalypse, où Jean décrit l’Archange Michel comme la présence majestueuse appelée à examiner les âmes destinées au Jugement final. Ange guerrier par excellence, ce fut Michel qui conduit les armées célestes dans la guerre qui amena à l’expulsion du Paradis des Anges rebelles, et depuis lors continue à s’ériger comme défenseur de Dieu contre le Malin.

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Dans la tradition juive et islamique, par contre, le rôle d’ange de la mort est confié à l’Archange Azeaël, « celui qui Dieu aide ». C’est lui qui sépare l’âme du corps et lui que les musulmans considèrent également le plus malin et le plus sage des Archanges, au point que dans certaines histoires il arrive à berner les autres trois grâce à sa ruse.

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L’histoire de Saint Janvier se déroule lors de la terrible persécution de Dioclétien, mais dès ses début se pare de légende.

Nombreux sont les mystères liés au culte et à l’histoire de Saint Janvier, patron de Naples. À partir de sa naissance : bien que beaucoup de documents historiques l’attestent le 21 avril 272 apr. J.-C., aucun n’en revèle le lieu exact. Deux villes se disputent les origines du Saint : Naples, lieu de son martyr (Saint Janvier fut décapité à Pouzzoles en 305 apr. J.-C.) et théâtre du miracle des reliques, et Bénévent, dont le Saint fut l’évêque. Les habitants de Naples attribuent à son intervention aussi l’interruption de l’éruption du Vésuve en 1631.
Au-delà de quelle ville puisse revendiquer effectivement cette origine illustre, le culte de Saint Janvier s’est développé dès le début en Campanie précisément, la région où il vécut et fit ses premiers pas en tant qu’homme et surtout religieux. Il mourut jeune, Saint Janvier, mais cela ne lui empêcha de se faire aimer par tous, au point de gagner le respect et la considération non seulement des chrétiens, mais également des païens qui le rencontraient. L’amour et le respect de tous lui viennent du dévouement pour son prochain, qui se manifestaient avec des œuvres de charité adressées à tout le monde, sans aucune distinction. Cela le rendit tout de suite très proche du peuple, qui voyait en lui un point de référence et une sorte de gardien et protecteur.

Son nom, Gennaro, était déjà lors très répandu en Campanie et dans le Sud d’Italie, et l’est encore aujourd’hui, surtout grâce au culte dont le Saint est protagoniste. Il dérive du latin Ianuarius et est lié au culte de Janus, divinité à deux têtes de la culture romaine-italique, gardien des clés du ciel, lié au premier mois de l’année et protecteur des débuts et des passages.

Histoire de Saint Janvier

L’histoire de Saint Janvier se déroule pendant le règne de Dioclétien, empereur romain qui, dans un premier temps, démontra une certaine ouverture envers les chrétiens, en leur concédant la liberté de culte et même la possibilité d’occuper des places de prestige, mais qui se déchaîna par la suite sur eux avec unes des persécutions les plus terribles dont l’Histoire se souvient. En particulier, l’empereur s’empressa de priver les membres de l’Église des biens qu’ils utilisaient pour aider les pauvres et les nécessiteux, en essayant de miner ainsi l’amour que le peuple leur portait.

Comme beaucoup d’autres, Janvier fut martyrisé sous Dioclétien. En tant qu’Évêque de Bénévent, il s’était rendu en visite à son ami, le diacre Sosius, guide des chrétiens de Misène. Quand ce dernier fut emprisonné par ordre du juge Dragonce, proconsul de Campanie, Janvier, qui se trouvait à Pouzzoles, voulut lui rendre visite en prison, accompagné de ses amis le diacre Festus et le lecteur Desiderius, afin de lui offrir son appui et sa prière. Dragonce les fit arrêter également et, par la suite, même le diacre de Pouzzoles, Proculus, et deux fidèles chrétiens, Eutyche et Acuce. Condamnés initialement à être dévorés par les ours dans l’amphithéâtre, ils furent pour finir décapités le 19 septembre 305 apr. J.-C. dans le forum de Solfatara à Pouzzoles. Dragonce avait en effet compris qu’une exécution publique aurait déchaîné des désordres au sein du peuple, qui démontrait ouvertement sa sympathie pour les prisonniers. Juste après l’exécution, une femme nommée Eusébia recueillit dans deux fioles un peu de sang de l’évêque et le cacha. Ce sang deviendra le protagoniste du miracle le plus célèbre de Saint Janvier. Tous les corps furent enterrés près de la Solfatara et seulement cent ans après, en 431 apr. J.-C., les reliques de Saint Janvier furent déplacées de Pouzzoles aux catacombes de Capodimonte à Naples, qui, depuis lors, s’appelèrent les Catacombes de Saint Janvier.catacombes de saint janvier

Les reliques du Saint à la Cathédrale de Naples

Le culte de Saint Janvier à Naples se répandit tellement vite qu’une extension des catacombes se rendit nécessaire afin d’accueillir tous les fidèles qui s’y rendaient afin de manifester leur dévotion. Et cela malgré sa canonisation tardive, seulement en 1586 ! Les visites augmentèrent encore plus quand des grands prodiges commencèrent à être attribués au Saint, comme son intercession dans la violente éruption du Vésuve en 472 apr. J.-C., suite à laquelle il devint pratique courante pour les napolitains de l’invoquer en cas de tremblements de terre et d’éruptions, jusqu’à l’élever au rang de Saint Patron de la ville. Et en signe de reconnaissance à Saint Janvier après une autre éruption en 512 apr. J.-C., l’évêque de Naples, Saint Étienne Ier, fit ériger à côté de la Basilique Sainte Restitude l’église Stefania, qui serait devenue par la suite la Cathédrale actuelle. Ici il fit placer le crâne et les fioles de sang de Saint Janvier, en les préservant ainsi du pillage du roi lombard Sicon, qui en 831 apr. J.-C. vola des catacombes les autres vestiges du Saint et les apporta à Bénévent.

Encore aujourd’hui, dans la Cathédrale de Saint Janvier, se produit le miracle connu de tout le monde : trois fois par ans, lors de la solennelle cérémonie à laquelle participent des milliers de fidèles, le sang de Saint Janvier se liquéfie de nouveau.

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Le trésor de Saint Janvier

À côté de la Cathédrale de Naples et de la Chapelle du Trésor, s’ouvre l’entrée du Musée du Trésor de Saint Janvier. Ici sont recueillis de très nombreux et précieux dons que papes, rois, empereurs, nobles, mais aussi des gens communs ont offerts au Saint au cours des siècles en signe de reconnaissance pour sa protection et son intercession. À partir de 1527, ce trésor est protégé par la Députation de la royale chapelle du Trésor de Saint Janvier, une institution laïque. Parmi les objets précieux et les chefs d’oeuvre conservés dans ce musée, se trouvent la mitre de Saint Janvier, décorée de 3964 pierres précieuses, le collier de Saint Janvier, auquel ont été ajoutées au cours des siècles des pierres précieuses et des joyaux, et les insignes de l’Ordre de Saint Janvier, mais aussi une collection d’argenterie et de tableaux d’une grande valeur.

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La prière de la bonne humeur : la préférée de Pape François

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Octobre est un des mois dédiés au Saint Rosaire, mais il y a d’autres moyens pour s’adresser à Dieu tous les jours. Voici la prière de la bonne humeur.

Le choix d’identifier octobre comme l’un des mois dédiés à prier le rosaire nait d’un fait historique : le 7 octobre 1571 la Sainte-Ligue gagna la Bataille de Lépante contre l’Empire ottoman, entrainant le déclin de la prédominance musulmane en Europe. Pape Pie V, qui avait bénit l’étendard de la Sainte-Ligue, déclara que l’intercession miséricordieuse de la Vierge Marie avait amené les chrétiens à la victoire et consacra le 7 octobre à Notre-Dame de la Victoire. Son successeur, Pape Grégoire XIII modifia la dédicace en Notre-Dame du Rosaire. Mais qu’est-ce que la prière de la bonne humeur a à faire avec cette histoire et avec octobre en tant que mois du rosaire ?

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« Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâce en toute chose » (Thessaloniciens 5 :16-18). Ainsi nous exhorte Saint Paul, en nous rappelant que Dieu est joie et que nous tous sommes invités à maintenir la bonne humeur même dans les moments les plus difficiles, même quand les soucis, les préoccupations et les vicissitudes de la vie deviennent plus pressantes. Et Pape François aussi semble en être profondément convaincu, car, depuis de nombreuses années, chaque jour, il récite une prière de la bonne humeur qui n’est pas simplement un acte de dévotion et de foi, mais aussi une sorte d’encouragement personnel pour ne pas perdre le sourire et le sens de l’humour dans chaque circonstance.

Voici donc comment nous pouvons prier en ce mois si spécial, d’un côté en nous rappelant qu’octobre est le mois du rosaire et que nous pouvons nous adresser à la Vierge et à Dieu avec cette prière puissante et unique, un véritable instrument de salut personnel et communautaire, en nous inspirant peut-être de Saint Dominique de Guzmán, fondateur des dominicains, et de l’autre en n’oubliant pas de garder la bonne humeur et le sens de l’humour en imitant Pape François avec sa prière de la bonne humeur, écrite il y a des siècles par Saint Thomas More et pourtant toujours si actuelle.

La Vierge et Saint Dominique de Guzmán

Saint Dominique de Guzmán était animé par une fervente et profonde dévotion à la Vierge Marie et ce fut justement à l’occasion d’une apparition de la Vierge que cette dernière lui consigna le Saint Rosaire. Le Saint avait été capturé par des pirates et voyageait sur un navire en proie à une tempête et la Vierge lui présenta le Saint Rosaire comme unique moyen de salut du naufrage et de la mort de tout le monde à bord. Le Saint informa ses ravisseurs, qui l’écoutèrent, et tout à coup la furie de la mer retomba. Les pirates furent les premiers membres de la Confrérie du Rosaire.

Grâce à Saint Dominique et à l’ordre de prêcheurs qu’il fonda, le Rosaire acquit la forme que nous connaissons encore aujourd’hui et que nous pratiquons, avec le rôle central de la Vierge Marie et le mouvement circulaire qui exprime le parcours spirituel du fidèle avec son déplacement progressif vers Dieu. Au cours de ce mois, mais pas uniquement, nous devrions l’utiliser comme instrument de méditation et de prière personnelle.

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La prière de Pape François

Pape François a raconté à différentes occasions quelles sont les prières qu’il préfère et qui l’accompagnent tous les jours. Le Pontife commence chaque journée avec l’Office du matin, une des Heures canoniques qui fait partie de la Liturgie des heures et qui, originairement, était célébrée à l’aube. L’Office s’ouvre avec le verset d’introduction du Psaume 69 « Sauve-moi, ô Dieu ! », suivi par le Gloire et par l’acclamation Alleluia.
Le Pape continue sa journée de prière en récitant le Rosaire et le soir il s’attarde une heure devant le Très-Saint Sacrement pour l’Adoration Eucharistique du soir. Il parle également d’une prière spéciale qu’il récite le soir avant d’aller se coucher, qui commence avec la supplication « Seigneur, si vous le souhaitez, purifiez-moi ! » suivie par cinq Notre Père, un pour chaque plaie de Jésus.

Pour finir, comme nous le mentionnions au début, le Pape récite la prière de la bonne humeur de Thomas More, le célèbre politicien et humaniste anglais qui vécut à cheval entre le XVe et le XVIe siècle et proclamé saint après avoir été exécuté pour avoir refusé l’Acte de Suprématie du roi d’Angleterre sur l’Église et ne pas avoir voulu renier le Pape.

Prière de la bonne humeur

Donne-moi une bonne digestion, Seigneur, et aussi quelque chose à digérer.

Donne-moi la santé du corps avec le sens de la garder au mieux.

Donne-moi une âme sainte, Seigneur, qui ait les yeux sur la beauté et la pureté, afin qu’elle ne s’épouvante pas en voyant le péché, mais sache redresser la situation.

Donne-moi une âme qui ignore l’ennui, le gémissement et le soupir.

Ne permets pas que je me fasse trop de souci pour cette chose encombrante que j’appelle « moi ».

Seigneur, donne-moi l’humour pour que je tire quelque bonheur de cette vie et en fasse profiter les autres.

Amen.