Auteur/autrice : Redazione

Une vie de prêtre : les réponses aux questions les plus bizarres

Une vie de prêtre : les réponses aux questions les plus bizarres

Index1 Combien gagne un prêtre ?2 Les prêtres, ont-ils des jours de congé ?3 Où dort un prêtre ?4 Que fait un prêtre pendant la journée ?5 Comment se confesse un prêtre ?6 Combien faut-il étudier pour devenir prêtre ? Comment est la vie d’un prêtre…

Les miracles : que sont-ils et comment les classifie-t-on

Les miracles : que sont-ils et comment les classifie-t-on

Index1 Qu’est-ce que sont les miracles2 Les miracles dans la Bible3 Le premier miracle de Jésus Guérisons et exorcismes, apparitions, domination sur la nature, jusqu’à la résurrection des morts. Jésus et ses miracles, un patrimoine d’histoire et de Foi toujours actuel. Pour l’Église catholique, les…

L’épisode des changeurs chassés du Temple de Jérusalem

L’épisode des changeurs chassés du Temple de Jérusalem

L’épisode des changeurs chassés du Temple de Jérusalem représente un acte de rébellion de Jésus vis-à-vis d’une tradition religieuse désormais désuète et corrompue à la faveur de la nouvelle pureté d’esprit et de l’espoir qu’Il est venu apporter

Parmi les nombreux épisodes de la vie de Jésus que nous avons entendu depuis notre enfance, celui des changeurs chassés du temple de Jérusalem représente probablement un des plus controversés et difficiles à comprendre, du moins tant que nous sommes enfants. Cela parce que nous sommes habitués à penser à Jésus comme à quelqu’un d’exceptionnellement bon et bienveillant, jamais en colère et toujours prêt à dispenser de l’amour, à tendre l’autre joue, comme Lui-même nous l’a enseigné. Et pourtant, dans cet épisode en particulier, raconté avec quelques différences dans tous les Évangiles canoniques (Marc 11,7-19 ; Matthieu 21,8-19 ; Luc 19,45-48 ; Jean 2,12-25), Jésus a une réaction furieuse, voire violente, envers les changeurs qui conduisent leurs affaires dans le Temple. Dans l’Évangile de Jean nous lisons même que Jésus fabriqua un fouet à utiliser contre qui s’opposait à sa mise en garde : « Ayant fait un fouet avec des cordes, il les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs ; il dispersa la monnaie des changeurs, et renversa les tables » (Jean 2,15).

L’histoire de Jésus les événements les plus importants de Sa vie

Lire aussi :

L’histoire de Jésus : les événements les plus importants de Sa vie
L’histoire de Jésus, entre récit évangélique…

Mais pourquoi Jésus est si furieux avec les marchands dans le temple ? Afin de comprendre réellement cet épisode nous devons remonter dans les siècles pour nous rendre compte de comment était le temple de Jérusalem à l’époque de Jésus et à quelles occasions on s’y rendait.

Le Temple de Jérusalem à l’époque de Jésus

Le Temple de Jérusalem était un édifice énorme, de quasi 500 mètres de long, fréquenté par une multitude de fidèles et de prêtres qui chaque jour célébraient rites et sacrifices, en particulier dans les jours de fête. En outre, il était présidé par des gardes sélectionnées dans ce but et par des troupes auxiliaires romaines s’assurant qu’il n’y ait pas de bagarres. Cela rend, selon différents historiens, peu plausible l’action violente de Jésus vis-à-vis des marchands dans le Temple, puisque n’importe qui aurait causé des émeutes, aurait été immédiatement arrêté ou tué.

Des Saintes Écritures nous découvrons que la tradition voulait que les Juifs se rendent au Temple de Jérusalem trois fois par an, à l’occasion des trois principales fêtes religieuses juives : la fête des pains azymes (Pessa’h), la fête des semaines (Chavouot) et la fête des cabanes (Souccot). En particulier, Pessa’h, Pâque, était la plus importante, liée à l’Exode du peuple juif de l’Égypte, et c’est justement à l’occasion de la Pâque juive que Jésus se rend au Temple, selon les Évangiles.

Comment calcule-t-on la date de Pâques

Lire aussi :

Comment calcule-t-on la date de Pâques ?
Chaque année sa date change, mais elle reste la fête la plus importante…

 

Puisque qui se rendait devant Dieu ne pouvait jamais le faire les mains vides (Deutéronome 16:16), et puisque la Torah exigeait que tant les victimes que la personne qui les sacrifiait soient purs, non seulement il était permis aux marchands d’animaux à sacrifier de traiter leurs affaires à proximité du Temple, mais même à l’intérieur, dans ses cours, et ces activités étaient gérées par les Grands Prêtres en personne.

Cela, une tradition universellement connue et acceptée, énerva Jésus outre mesure. Son geste est une revendication au retour à l’ancienne pureté religieuse, loin du commerce, de la gestion d’argent, et de toutes ces activités économiques qui, bien que liées aux sacrifices, à Son avis profanaient un lieu sacré par excellence. « Ôtez cela d’ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic » (Jean 2,16).
Aux Juifs qui lui demandaient un signe, Jésus répondu ensuite : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » (Jean 2,19). C’est Jean lui-même qui nous révèle que c’est de son Propre corps que Christ est en train de parler, de comment, tué par ces mêmes hommes qui maintenant Lui parlent, Il ressuscitera de la mort après trois jours, en embrassant la Vie éternelle et la Gloire du Ciel.

Les événements de la Passion de Jésus de la Cène à Sa crucifixion

Lire aussi :

Les événements de la Passion de Jésus : de la Cène à Sa crucifixion
La Passion de Jésus est le moment le plus haut et le plus terrible…

Jésus avait déjà été au Temple de Jérusalem enfant, à l’occasion de Pâque aussi. L’épisode de la visite au Temple est raconté dans l’Évangile de Luc (Luc 2,41-50). À douze ans à peine, Jésus se rendit au Temple avec Marie et Joseph à l’occasion de Pessa’h, mais quand ses parents repartirent pour Nazareth, ils découvrirent qu’il avait disparu. Après trois jours de recherches, ils le retrouvèrent au Temple, en train de parler avec prêtres et docteurs. « Il leur dit : Pourquoi me cherchiez-vous ? Ne saviez-vous pas qu’il faut que je m’occupe des affaires de mon Père ? » (Luc 2,49).

Toujours dans l’Évangile de Luc (Luc 2,22-40), nous lisons la présentation de Jésus Enfant au Temple, quarante jours après Sa naissance. Selon la culture juive, chaque fils premier-né devait être consacré au Seigneur et racheté grâce à une offre symbolique. Quand Joseph et Marie amenèrent Jésus enfant au Temple de Jérusalem, ils rencontrèrent d’abord le vieux Siméon, qui reconnut en Jésus le Messie, et ensuite la prophétesse Anne, et elle aussi « parlait de Jésus à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem » (Luc 2,38).

Présentation de Jésus au temple jusqu’à la Chandeleur

Lire aussi :

Présentation de Jésus au temple jusqu’à la Chandeleur
Le 2 février nous fêtons la présentation de Jésus au temple. Connue également comme la fête de la purification de Marie, ou Chandeleur…

La purification du temple dans les Évangiles : les différences

Les différences du récit évangélique de cet épisode de la vie de Jésus commencent par la date à laquelle il aurait eu lieu. Pour l’évangéliste Jean, Jésus aurait été au début de Son ministère, et se serait rendu à Jérusalem une première fois pour ensuite y retourner trois ans après et y mourir.
Selon les Évangiles synoptiques, par contre, il y eut un seul et unique voyage de Jésus à Jérusalem, celui où Il rencontra son destin, la Passion et la mort. Luc et Matthieu situe l’épisode des marchands chassés du Temple le jour de l’arrivé de Jésus à Jérusalem (dimanche des Rameaux), tandis que Marc le situe le jour suivant. En tout cas, nous sommes encore dans la période du Carême.

En particulier, Marc associe l’épisode du Temple avec celui de la Malédiction du figuier à Béthanie, advenu le jour précédent. Après avoir été accueilli par la foule en fête à Jérusalem, Jésus s’était rendu dormir à Béthanie. Sur la route, il avait vu un figuier riche en feuilles, mais dépourvu de fruits qu’Il puisse cueillir. Jésus prophétisa que cet arbre n’aurait jamais donné de fruits, et la plante se dessécha à l’instant. Marc a probablement voulu relier cet épisode avec celui des changeurs chassés afin de rendre plus clair le climat de pauvre hospitalité et incompréhension avec lequel Jésus fut accueilli à Jérusalem.

Luc, par contre, interprète l’épisode comme une confirmation de la royauté et de la solennité de l’entrée de Jésus à Jérusalem.

Le choix de Jean l’évangéliste de placer l’épisode trois ans avant la mort de Jésus assume par contre un sens si nous considérons le rôle révolutionnaire de Christ même dans la culture juive, Son détachement de tout ce qui a été en faveur de ce qui sera, grâce à Lui. Jésus ne se limite pas à chasser les marchands, il annonce la destruction du Temple, au nom d’un Dieu qui doit être adoré avec actions et prières et non pas avec le commerce.

Meta description: L’épisode des changeurs chassés du Temple de Jérusalem se place dans les Évangiles peu avant la Passion et le récit de Pâque. Voici ce qui advint.

Le mont des Oliviers, parmi les lieux les plus chers à Jésus

Le mont des Oliviers, parmi les lieux les plus chers à Jésus

Index1 Les épisodes bibliques advenus sur le mont des oliviers2 Le Gethsémani ou Jardin des Oliviers3 L’agonie de Jésus dans l’Évangile de Luc Le mont des Oliviers est, depuis des temps immémoriaux, théâtre de grands événements bibliques. Ici commence la Passion de Jésus Les Saintes…

La signification de l’inscription INRI sur la croix de Jésus

La signification de l’inscription INRI sur la croix de Jésus

La signification de l’inscription INRI sur la croix de Jésus: d’où vient-elle et qu’est-ce que signifie cet acronyme mystérieux qui apparait sur toutes les représentations de Jésus sur la croix? Et quelle est la signification du prénom Jésus? En fréquentant églises et lieux de culte,…

Saints modernes: les canonisations de Pape François des dernières années

Saints modernes: les canonisations de Pape François des dernières années

Les saints bienheureux sont les protagonistes de l’histoire de l’Église catholique. Mais aujourd’hui hommes et femmes méritent d’être canonisés. Voici les saints modernes proclamés par Pape François

La canonisation est une pratique que l’Église catholique poursuit depuis ses origines et qu’elle partage avec les Églises du rite oriental et l’Église orthodoxe. Les anglicans ne la pratiquent pas, tandis que les protestants, ne reconnaissant pas le culte des Saints, la refusent dans son intégralité. De quoi s’agit-il ? C’est la proclamation officielle de la sainteté d’un homme ou d’une femme, à qui n’est pas uniquement reconnu le rôle de bienheureux/euse, c’est-à-dire une place spéciale au Paradis, mais on en encourage la vénération de la part des fidèles. Pour l’obtenir, il faut suivre une procédure spécifique qui peut durer de nombreuses années. La première canonisation documentée remonte au 993 apr. J.-C., quand pape Jean XV proclama la sainteté de Saint Ulrich, évêque d’Augsbourg. Mais, depuis lors, des milliers d’hommes et de femmes ont été canonisés, 1.726 saints uniquement à partir de 1588. Il est difficile de rédiger un recensement précis de tous les saints et bienheureux, considérant également les martyrs et ces saints dont le culte a été aboli et rétabli au cours des siècles. Certains Papes en ont proclamé des dizaines, d’autres même pas un, et le processus canonique même a évolué et s’est transformé au cours des siècles, jusqu’à arriver à celui que nous connaissons aujourd’hui.

Saints Martyrs

Lire aussi :

Saints Martyrs: sacrifier sa vie au nom de Dieu
Les Saints Martyrs sont des hommes et des femmes, souvent très jeunes, qui ont sacrifié leur vie pour amour de Dieu et, pour cela, ont mérité la béatification. Apprenons à mieux les connaître.

Mais que faut-il pour être proclamé saints modernes ? Considérant qu’il revient encore au Pape d’établir en dernier recours qui doit être proclamé saint et qui non, toute la procédure passe par différentes étapes, sous le contrôle sévère de la Congrégation pour les causes des saints, l’organisme de l’Église qui s’occupe des processus de béatification.

Jetons un œil aux Saints contemporains, c’est-à-dire ceux canonisés de 2019 à aujourd’hui.

Canonisations de Pape François

Par rapport à ses prédécesseurs, Pape François a célébré un nombre de canonisations très consistant, en canonisant 909 saints de 2013 à 2022. 7 ont été reconnus par équivalence. Nous nous attardons un instant sur la différence entre canonisation et béatification équipollentes ou équivalentes et béatifications et canonisations formelles. En général, on parle d’équivalence dans les cas de béatification et canonisation quand, par un décret papal, le Saint Siège légitime et reconnait un culte spontané existant depuis longtemps, sans nécessité d’ultérieurs enquêtes spécifiques et sans attester la présence d’un ou plusieurs miracles. La canonisation et béatification équipollente concernent donc les « anciens bienheureux », qui jouissent d’un culte déjà consolidé et pratiqué depuis des années. La béatification équipollente intervient quand le Siège Apostolique reconnait officiellement et solennellement le culte et la sainteté du bienheureux, peut-être après qu’on en a prouvé le martyr, et le proclame saint à tous les effets.

La canonisation équipollente, par contre, a lieu avec la reconnaissance de trois prérequis :

  • antiquité du culte ;
  • constante et commune attestation de marques de foi, vertu, ou preuve du martyr ;
  • réputation ininterrompue de prodiges attribués à son intercession.

Les béatifications et canonisations formelles, par contre, prévoient un long et régulier processus de canonisation, avec la reconnaissance d’un miracle pour la béatification, et d’un deuxième miracle pour la canonisation.

Passons en revue les canonisations proclamées par Pape François au cours des quatre dernières années, en considérant que déjà dans les années précédentes le pape a été le promoteur de nombreuses canonisations illustres, parmi lesquelles celle de Jean-Paul II, béatifié en 2011 par son successeur pape Benoît XVI et proclamé saint par pape François en 2014.

Saints canonisés en 2019

Parmi les canonisations proclamées par Pape François en 2019 à Rome, Place Saint-Pierre, le 13 octobre, avec la solennelle messe de canonisation, il y a :

  • le cardinal John Henry Newman (1801-1890), anglican converti au catholicisme qui fut le fondateur de la congrégation de l’Oratoire de Birmingham. La Cause de béatification et canonisation du bienheureux John Henry Newman avait commencé en 1958 avec les anciennes normatives du Codex Iuris Canonici. Après le premier processus qui établit la fama sanctitatis vitae, la réputation de sainteté du Serviteur de Dieu pendant sa vie et la virtutum atque miraculis, les vertus naturelles et les miracles, de 1984 à 1986 eut lieu le processus apostolique, destiné à démontrer les vertus héroïques. En 2010, Pape Benoît XVI a proclamé Bienheureux le Vénérable Newman le 19 septembre 2010. Pape François a ensuite autorisé la Congrégation des Causes des Saints à promulguer le décret super miraculo, reconnaissant la guérison miraculeuse d’une mère de famille de Chicago, qui en 2013 invoqua le Cardinal lorsqu’elle risquait de mourir à cause d’une hémorragie abdominale qui s’arrêta net ;
  • Mère Josephine Vannini (1859-1911), fondatrice de la Congrégation des Filles de Saint Camille pour l’assistance aux malades, reconnues comme bienheureuse par Pape Jean-Paul II en 1992 avec la reconnaissance d’un miracle advenu à Buenos Aires (Argentine) en 1958 ;
  • Marie Thérèse Chiramel Mankidyan (1876-1926), une religieuse dédiée à la charité, qui suivit les pas de Christ parmi les plus pauvres et les plus marginalisés et fonda la Congrégation des Sœurs de la Sainte Famille de Thrissur. La vénération naquit autour d’elle lorsqu’elle était encore en vie et fut proclamée Sainte avec Décret super Miraculo pour la reconnaissance de guérisons miraculeuses qui lui étaient attribuées ;
  • Dulce Lopes Pontes (1914-1992), sœur professe de la Congrégation des Sœurs de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu ;
  • Sainte Marguerite Bays (1815-1879), vierge, laïque, du Troisième Ordre Séculaire de Saint François qui, en exerçant en famille le métier de couturière, veilla avec tout son être aux multiples besoins du prochain sans jamais négliger la prière.

Avec canonisation équipollente, fut proclamé Saint Barthélemy Fernandes des Martyrs (1514-1590), archevêque de Braga, homme de grande intégrité de vie, qui se dédia avec amour et charité à son troupeau et laissa derrière lui de très nombreux et précieux écrits.

Bienheureux canonisés en 2020

Aucune canonisation en 2020, mais certaines béatifications d’hommes et de femmes destinés à devenir les nouveaux saints et bienheureux. Parmi eux, rappelons le très jeune Carlo Acutis, le bienheureux de l’ère digitale, mort à seulement 15 ans à cause d’une leucémie fulgurante, laïc, mais très attaché à la dévotion de la Vierge et de l’Eucharistie. Son mérite a été de réaliser des projets informatiques sur les thèmes de la foi, outre son activité de bénévolat avec les sans-abris et dans les soupes populaires.

Carlo Acutis le bienheureux de l’ère digitale

Lire aussi :

Carlo Acutis: le bienheureux de l’ère digitale
Carlo Acutis, le saint du millénaire qui a dédié sa brève vie à Jésus et à l’aide des plus pauvres…

Rappelons ensuite:

  • Bienheureux Giovanni Tavelli de Tossignano (1386-1446), de l’Ordre des Jésuites, Évêque de Ferrare ;
  • Marie Louise du Très-Saint Sacrement (1826-1886), fondatrice de l’institut des Sœurs Franciscaines Adoratrices de la Sainte Croix, pour l’éducation et l’instruction chrétienne de la jeunesse, l’assistance aux malades, aux personnes âgées et aux infirmes ;
  • Olinto Marella (1882-1969), qui fut prêtre diocésain, fondateur des « Petites ouvrières » où on s’occupait d’extra-scolaire et d’orientation professionnelle ; Père Marella, comme il était généralement appelé, sut toujours s’apercevoir, avec un intense regard de foi, des exigences de son temps, dans lequel se faisaient remarquer les changements rapides de la modernité ;
  • Michael McGivney (1852-1890), prêtre diocésain, fondateur de l’Ordre des Chevaliers de Colombe, The Knights of Columbus, organisation présente dans le monde entier avec plus d’un million et demi de membres, engagés dans l’évangélisation, dans la charité, dans la promotion de l’intégration raciale et dans la défense de la liberté religieuse ;
  • Joan Roig i Diggle (1917-1936), laïc, martyr, tué à cause de sa foi à dix-neuf ans à peine pendant la Guerre Civile Espagnole.

Saints canonisés en 2021

En 2021 Pape François proclama Sainte avec Canonisation Équipollente  Margherita da Città di Castello (1287 – 1320), mystique médiévale adonnée à la prière assidue et à des pénitences très dures: jeûne, veillées, cilice, flagellation.

Saints canonisés en 2022

Le 15 mai 2022 sur Place Saint-Pierre Pape François proclama saints :

  • Devasahayam Pillai (1712-1752), laïc indien, père de famille et martyr béatifié par Pape Benoît XVI. Tué pendant les persécutions contre les chrétiens dans le royaume de Travancore pour avoir abjuré l’indouisme. Il fut le premier laïc indien à devenir saint;
  • César de Bus (1544-1607), prêtre qui, en se convertissant à la vie mondaine, se dédia à la prédication et à la catéchèse et fonda la Congrégation des Pères de la Doctrine Chrétienne, à laquelle il donna la finalité de rendre gloire à Dieu à travers la formation des fidèles;
  • Louis Marie Palazzolo (1827 – 1886), prêtre de Bergame qui fonda la Congrégation des Sœurs des pauvres et des Frères de la Sainte Famille;
  • Justin Marie Russolillo (1891-1955), prêtre italien, curé du quartier Pianura, à Naples. Il a fondé la Société des Divines Vocations pour la culture, recherche et formation des vocations à la prêtrise et à la vie consacrée, si bien qu’il fut considéré comme l’Apôtre des Vocations.  Il dédia toute sa vie à susciter chez les jeunes l’appel de Dieu. Quelques guérisons miraculeuses, valables aux fins de la béatification, lui ont été attribuées;
  • Marie Françoise de Jésus (Anne Marie Rubatto) (1844-1904), fondatrice des Capucines de la Mère Rubatto de Loano. Elle vécut entre l’Italie et l’Amérique Latine en tant que missionnaire chez les Indiens. Elle est la première sainte de l’Uruguay. La guérison miraculeuse d’un enfant en 1939 lui a été attribuée ;
  • Marie Dominique Mantovani (1862-1934). Elle a fondé l’Institut des Petites Sœurs de la Sainte-Famille et en a été la première supérieure générale. Elle a dédié sa vie aux pauvres, aux orphelins et aux malades;
  • Titus Brandsma (1881-1942), d’origine hollandaise, fut presbytère de l’Ordre des Frères de la Bienheureuse Marie Vierge du Mont-Carmel. Il mourut comme martyr dans le camp de concentration de Dachau, après avoir dédié sa vie à défendre l’église et la pitié humaine contre les horreurs du nazisme;
  • Marie Rivier (1768 – 1838), religieuse qui vécu pendant la Révolution française, fonda la Congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie afin d’instruire le peuple chrétien dans la foi. Des guérisons miraculeuses lui sont attribuées;
  • Mère Marie de Jésus Santocanale (1852-1923), fondatrice de la Congrégation des Sœurs Capucines de l’Immaculée de Lourdes, qui abandonna les aises et les commodités de sa vie pour se dédier aux pauvres et aux plus démunis.

Le 9 octobre 2022 Pape François présida, sur le Parvis de la Basilique Saint-Pierre, la célébration eucharistique et le rite de canonisation des bienheureux Artemide Zatti et Giovanni Battista Scalabrini. Le premier (1880 – 1951) appartenait à la Société de Saint François de Sales et avait dédié sa vie aux pauvres, vivant en Patagonie et en sacrifiant sa vie pour prendre soin des nécessiteux à l’hôpital de Viedma.

La Chaire de Saint Pierre: la signification de l’œuvre et les origines de sa fete

Lire aussi :

La Chaire de Saint Pierre: la signification de l’œuvre et les origines de sa fête
Qu’entendons-nous pour Chaire de Saint Pierre? De quoi s’agit-il et où se trouve cette œuvre précieuse? Que fête-on le 22 février?

Giovanni Battista Scalabrini (1839 – 1905) a été Évêque de Plaisance, Fondateur de la Congrégation des Missionnaires de Saint Charles et de la Congrégation des Sœurs de la Mission de Saint Charles Borromée. Grande fut sa contribution en aide aux agriculteurs, aux ouvriers et aux émigrants en Amérique.

Jeûne de Carême: ce qu’on entend et comment le mettre en pratique

Jeûne de Carême: ce qu’on entend et comment le mettre en pratique

Index1 Qui est tenu de pratiquer le jeûne de Carême?2 Comment pratique-t-on le jeûne pendant le Carême3 Que peut-on manger les Vendredis de Carême? Le jeûne de Carême est une pratique de préparation à Pâques qui doit s’accompagner à la prière et à l’aumône, comme…

Traditions de Saint Valentin: comment est fêté le saint en Italie et dans le monde

Traditions de Saint Valentin: comment est fêté le saint en Italie et dans le monde

Index1 Mais qui était donc Saint Valentin?2 Fête de Saint Valentin à Terni3 Saint Valentin dans le reste d’Italie4 Saint Valentin dans le monde Chocolats, fleurs, cartes, mais aussi lettres d’amour de la part de Dieu. Voici les traditions du jour de Saint Valentin en…

La sainteté dans le mariage : voici des couples de saints mariés

La sainteté dans le mariage : voici des couples de saints mariés

Unis devant les hommes et devant Dieu, ils furent capables d’aller au-delà et de partager le chemin de la Foi jusqu’à la sainteté. Voici les Saints Mariés de l’Église.

Dans un article précédent, nous nous sommes attardés sur les histoires de frères et sœurs devenus saints ensemble. À cette occasion, nous avons pu constater comment, pour de nombreux hommes et femmes du passé, le chemin vers la sainteté a commencé en famille, grâce à des parents particulièrement dévots, un exemple pour tous Sainte Monique, mère de Saint Augustin, mais aussi frères et sœurs qui ont été pour eux un modèle et une incitation dans la vie comme dans la Foi, comme il arriva aux saints Cyrille et Méthode, co-patrons d’Europe, ou à Saint Benoît et Sainte Scolastique. Toujours en voulant nous attarder sur des exemples de sainteté au sein de la famille, nous ne pouvons pas manquer de citer les nombreux exemples de saints mariés. Oui, c’est bien cela : l’histoire de l’Église compte un nombre considérable de saint qui étaient mariés entre eux. Le premier exemple qui vient à l’esprit en parlant de saints mariés est surement celui de Saint Joseph et la Vierge Marie, qui avec l’Enfant Jésus composent la Sainte Famille, point de référence depuis toujours pour chaque famille chrétienne comme modèle à suivre.

histoires de frères et sœurs devenus saints ensemble

Lire aussi :

Quand la sainteté est de famille : histoires de frères et sœurs devenus saints ensemble
Histoires de saints frères et sœurs…

Du reste, depuis toujours, l’Église catholique accorde une attention particulière au Sacrement du mariage, un lien sacré qui unit un homme et une femme devant Christ, début d’un parcours de vie commune, mais aussi de Foi. Il est donc inévitable qu’il existe des couples de saints mariés, hommes et femmes qui ont dépassé la simple expérience d’union chrétienne afin d’unir leurs âmes à un niveau encore plus haut, solennel, saint, justement. Et le sens de cette union, ils l’ont naturellement transmis à leurs enfants aussi, de Saints Anne et Joachim, parents de la Sainte Vierge, à Louis et Zélie Martin, les parents de Sainte Thérèse de Lisieux et également le premier couple de saints mariés canonisés ensemble.

Joseph et Marie

Nous connaissons tous l’histoire du mariage de Marie et Joseph, rappelé le 23 janvier et immortalisé par de nombreux grands artistes du passé comme Rafaël, pour n’en citer qu’un. Dans l’Évangile de Matthieu (Matthieu 1 :18-25) nous lisons que Marie était promise à Joseph, quand elle lui révéla être enceinte. Rappelons que pour les Juifs le mariage s’articulait en deux phases : les fiançailles officielles, qui étaient déjà un mariage à tous les effets, et, un an après, l’entrée de la mariée dans la maison de son époux. De fait, donc, Marie et Joseph étaient déjà mariés. Saint Joseph décida tout d’abord de la répudier en secret, afin de ne pas l’exposer à un scandale, mais ensuite, visité en rêve par l’Archange Gabriel, qui l’informa de la véritable nature de l’enfant, choisit de rester à ses côtés et de remplir ses devoirs de mari et père putatif du petit Jésus. « Joseph s’étant réveillé fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné, et prit sa femme avec lui. Mais il ne la connut point jusqu’à ce qu’elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus » (Matthieu 1,24-25).

Joseph et Marie étaient donc mariés et ensemble ont donné vie à la première représentation iconique d’un noyau familial : un mari et père aimant et protecteur, une mère jeune et très douce, à laquelle ensuite s’unira le petit Jésus. Ceci est le modèle de famille chrétienne que nous connaissons tous et il est intéressant de remarquer comment elle a commencé avec le risque d’un abandon de la part de Saint Joseph, déjoué uniquement par l’intervention divine et par la grande foi de cet homme doux et bon. Du reste, Dieu choisit Joseph de Nazareth, ainsi que Marie, en les destinant l’un à l’autre, descendants de la lignée du Roi David, destinés à vivre dans la chasteté et la pureté.

Sainte Anne et Saint Joachim

Joachim et Anne étaient avec toute probabilité tous les deux membres de la classe sacerdotales juives. Malheureusement, malgré de nombreuses tentatives, ils n’arrivaient pas à avoir un enfant, ainsi comme Ismérie, sœur d’Anne, et son époux. Joachim, opprimé par le déshonneur de ne pas arriver à être père, se retira dans le désert, au milieu des bergers, et c’est justement là qu’un Ange le rejoignit, en lui annonçant que bientôt un enfant serait né. Anne avait eu la même révélation et les deux se rencontrèrent sous la Porte Dorée de Jérusalem, où ils s’embrassèrent, en resoudant leur union. Selon la légende, ce fut de ce baiser infiniment consolateur que la Vierge Marie fut conçue sans péché.

Saints Élisabeth et Zacharie

Sainte Élisabeth aussi, cousine de Marie (elle était fille d’Ismérie), et Saint Zacharie ne pouvaient pas avoir d’enfants. Ils étaient tous les deux déjà âgés quand Zacharie, en train d’exercer ses fonctions au Temple, eut une vision : l’Archange Gabriel lui annonça la naissance d’un enfant. Mais Zacharie ne lui crut point, et Gabriel le fit devenir muet. Uniquement après la naissance de l’enfant, qui fut appelé Jean, comme l’Ange l’avait ordonné, Zacharie retrouva la parole. L’enfant serait devenu un jour Jean le Baptiste. Célèbre est l’histoire de la visite de Marie à sa cousine Élisabeth, quand cette dernière était au sixième mois de sa grossesse. Au salut de Marie, l’enfant dans son ventre sursauta, reconnaissant la future mère de Jésus. Élisabeth salua Marie comme « bénite parmi les femmes ». Il s’agit de la célèbre Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie, rappelée par l’église le 31 mai.

Saint Jean le Baptiste

Lire aussi :

24 juin : Saint Jean le Baptiste
Le 24 juin nous fêtons la naissance de Saint Jean le Baptiste, un des Saints les plus vénérés au monde, dernier prophète de l’Ancien Testament…

Aquila et Priscille

Sainte Priscille et son époux Saint Aquila étaient deux juifs convertis au Christianisme par Saint Paul, qui fut leur hôte lors de sa visite à Corinthe. Afin de suivre le Saint homme, ils se mirent en route pour Éphèse et ensuite pour Rome, où ils devinrent apôtres de l’évangile et connurent probablement le martyre par décapitation.

Foudroyé sur la route de Damas

Lire aussi :

Foudroyé sur la route de Damas : d’où vient cette expression ?
Foudroyé sur la route de Damas, une expression qui cache une histoire de foi et de conversion spirituelle profonde. Le protagoniste ? …

Louis et Zélie Martin

Louis Martin et Marie-Azélie (Zélie) Guérin se rencontrèrent auprès du pont Saint Léonard à Alençon en avril 1858 et, depuis lors, ils unirent leur expérience humaine et religieuse, en se mariant et en restant ensemble jusqu’à la mort. Profondément dévots, dédiés à la charité et à une liturgie domestique quotidienne faite de prière, charité et pratiques pieuses, ils furent parents de neuf enfants. Les cinq filles survécurent et devirent religieuses et, parmi elles, se distingue Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face, i.e. Sainte Thérèse de Lisieux, canonisée en 1925 et proclamée Docteur de l’Église en 1997. Zélie mourut en 1877, Louis en 1894 et ils furent béatifiés par pape Benoît XVI en 2008 à Lisieux, premiers parmi les saints mariés. L’Église les rappelle le 12 juillet.

Saint Isidore et Sainte Maria Toribia

Saint Isidore de Madrid, également appelé Saint Isidore l’agriculteur, et sa femme, Maria Toribia, étaient tous les deux des paysans très pauvres. Ils vécurent autour de l’an Mille, en Espagne, et partagèrent une vie faite de dur labeur, mais aussi de dévotion, pitié et charité envers les plus pauvres. Tous les deux analphabètes, ils antéposaient souvent le dialogue avec Dieu au travail, gagnant pour cela l’envie et la jalousie de la part des autres. Modèle de foi et de miséricorde l’un pour l’autre, ils partagèrent chaque douleur et chaque joie, unis dans une grâce d’esprit qui transcendait leur humble condition.

Sainte Sylvie et Saint Gordien

Sainte Sylvie fut la mère de pape Grégoire Ier, Saint et Docteur de l’Église. Elle et son mari Gordien vécurent à Rome au VIe siècle apr. J.-C., elle femme noble et lui sénateur. Unis par l’amour pour Dieu, ils vécurent dans deux familles célèbres pour leur dévotion et spiritualité. Les deux sœurs de Gordien aussi vivaient une vie presque monastique. Quand Sylvie resta veuve, elle embrassa la règle bénédictine et vécut le restant de sa vie en se partageant à son tour entre prière et œuvres de charité, mais en prenant toujours soin de son fils, dont la santé était délicate.

Saint Grégoire le Grand

Lire aussi :

Saint Grégoire le Grand, pape et docteur de l’Église
Saint Grégoire le Grand, le « consul de Dieu », vénéré comme saint et docteur de l’Église. Mais qui était cet homme extraordinaire ?

 

Meta description : Hommes et femmes saints mariés. Voici les couples dont l’Église célèbre la mémoire. Quand amour et foi s’unissent aux liens sacrés du mariage béni par Christ.

Le Saint-Suaire : que savons-nous jusqu’à aujourd’hui

Le Saint-Suaire : que savons-nous jusqu’à aujourd’hui

Index1 Où se trouve le Saint-Suaire2 L’histoire du Saint-Suaire3 Datation du Saint-Suaire On dit qu’il s’agit du linceul qui a enveloppé le corps de Christ après la descente de la croix. Entre foi et science, le Saint-Suaire divise et fascine les hommes de toutes les…

La tomb d’Adam: voici l’endroit où est enterré le premier homme

La tomb d’Adam: voici l’endroit où est enterré le premier homme

Index1 Golgotha ou Calvaire2 La théorie d’Origène3 La crucifixion dans l’iconographie chrétienne Certaines traditions situent la tombe d’Adam sous le mont Calvaire. Quel lien y a-t-il entre le premier homme et la crucifixion de Christ? Nous connaissons tous le mont Calvaire, ou le Golgotha, pour…

Le visage de Jésus: reconstruisons sa véritable apparence

Le visage de Jésus: reconstruisons sa véritable apparence

Quel était le véritable visage de Jésus? À quelle ethnie appartenait-il? Une question qui fascine et partage experts et théologiens depuis deux mille ans.

Si nous devions demander à un enfant quel aspect avait Jésus, il n’aurait pas la moindre hésitation : Jésus était grand et mince, avec la peau claire, le visage souriant, les cheveux longs châtains qui lui tombaient jusqu’aux épaules en lui encadrant le visage et les yeux bleus. Cela, bien évidemment, si nous le demandions à un enfant européen. Si nous adressions la même question à un enfant africain ou chinois, nous nous retrouverions avec une idée du visage de Jésus très différente, avec la peau noire ou les yeux bridés. Cela parce que l’aspect physique de Jésus, les traits de son visage, ne sont pas documentés par aucun témoignage fiable. Pour faire simple, aucun des évangélistes, hommes qui l’ont connu personnellement, ne s’est inquiété de décrire quel aspect il avait. Dans tout le Nouveau Testament il n’y a aucune description de l’aspect physique de Jésus, et encore moins des indications concernant Ses origines ethniques.

Pour cette raison, l’iconographie de Christ a connu d’innombrables évolutions au cours des siècles, dictées principalement par des interprétations subjectives, des stéréotypes culturels et par la volonté d’uniformiser l’aspect du Fils de Dieu avec un idéal esthétique qui reflète le plus apprécié à une période historique déterminée et dans une culture déterminée. Exactement comme les enfants hypothétiques interrogés concernant le visage de Jésus, pour nous tous, l’aspect de Jésus est le fruit d’une image mentale qui dérive de la répétition de suggestions artistiques au cours de notre vie, d’illustrations, statues, tableaux, mais aussi interprétations cinématographiques, déterminées par des stéréotypes qui n’ont rien à voir avec le Jésus historique.

L’iconographie de Jésus

Il est fascinant d’étudier l’évolution de l’iconographie de Jésus dans l’histoire de l’art sacré, pas seulement pour essayer d’enquêter sur quel était le véritable aspect du Messie, mais plutôt pour comprendre comment le Christianisme a grandi et s’est transformé parallèlement à la figure de son inspirateur.

Dans les Évangiles, comme nous le disions auparavant, aucun indice sur l’aspect de Jésus n’est mentionné, même si on a tendance à donner pour acquis qu’Il était juif, exactement comme ses disciples. Et il était interdit aux Juifs de représenter le visage de Dieu. Les premiers chrétiens à ressentir le besoin de représenter Jésus furent probablement les mêmes obligés de se cacher dans les Catacombes afin de manifester leur foi. Pour cette raison, outre que pour le manque effectif de descriptions desquelles s’inspirer, Christ était représenté par eux à travers des symboles et des images allégoriques, sans aucune prétention de ressemblance.

Ce fut uniquement quand le Christianisme devint la religion officielle de l’Empire romain que l’on commença à s’inquiéter de comment représenter le Christ. Il est intéressant de remarquer comment, selon les pères de l’Église grecs, Jésus devait être laid, et sa beauté devait être exclusivement divine, tandis que pour les latins, comme Saint Jérôme et Saint Augustin d’Hippone il avait un bel aspect, qui reflétait sa perfection intérieure et spirituelle.

Les confessions de Saint Augustin

Lire aussi :

Les confessions de Saint Augustin: comment changer sa vie
Les Confessions de Saint Augustin sont le témoignage d’un chemin de foi et de prise de conscience de soi hors du temps

Au fil du temps, les descriptions qui avaient prétention de vérité commencèrent à augmenter, ou parce qu’inspirées par des visions où Jésus se serait manifesté avec un aspect plutôt qu’un autre, ou corroborées par la découverte d’images non faites de main d’homme (acheiropoïète), comme le Mandylion, ou image d’Édesse, adoré par les chrétiens d’Orient, ou de reliques comme le voile de Véronique, sur lequel on disait être imprimé le véritable visage de Jésus. De ce genre de témoignages dérive l’affirmation des représentations de Jésus avec barbe et cheveux longs, car jusqu’au IVe siècle apr. J.-C., Il était généralement représenté jeune et imberbe. Il est intéressant de remarquer que, selon Saint Paul, Jésus ne pouvait pas porter ses cheveux longs, puisqu’à l’époque cela était considéré comme indécent.

Le mystere du Voile de Veronique

Lire aussi :

Le mystère du Voile de Véronique, un morceau de tissu avec l’empreinte du visage de Jésus
e Voile de Véronique est une des reliques les plus mystérieuses…

A l’époque byzantine, Jésus était généralement représenté en gloire et triomphe comme Christ Pantocrator. Très répandue aussi, surtout dans les icônes, l’iconographie de la Transfiguration de Jésus. La furie iconoclaste qui condamnait la représentation de Christ amena à la destruction de nombreuses images sacrées en Orient entre le VIIIe et le IXe siècle. En Occident, par contre, la figure de Jésus n’était pas représentée en tant que souverain sévère et juge, mais, grâce à l’influence des franciscains, dans Son humanité et humilité, de la Nativité à la Crucifixion. Les artistes occidentaux sont projetés vers un plus grand réalisme, comme Giotto et, par la suite, avec les grands maîtres de la Renaissance.

L’histoire de Jésus

Lire aussi :

L’histoire de Jésus: les événements les plus importants de Sa vie
L’histoire de Jésus, entre récit évangélique, réalité historique…

Des modèles de représentation canonique, soient-ils pour l’Enfant Jésus dans les bras de la Sainte Vierge ou pour Jésus adulte, avec cheveux longs détachés, tunique et cape, et au moment de la Passion, uniquement avec un chiffon pour lui couvrir ses hanches, commencent à se définir.

Le véritable nom de Jésus

Un autre élément loin d’être acquis, qui a partagé experts et théologiens au cours des siècles, est le véritable nom de Jésus. Cela parce que, dans les Saintes Écritures, outre le nom que nous connaissons tous, Il est souvent défini avec titres et appellatifs.

Le plus utilisé dans le Nouveau Testament et considéré le véritable nom de Jésus reste Ἰησοῦς, qui en latin devient Iesus et en français Jésus. Il dérive de la translittération de l’araméen Yēšūa’, qui a son tour dérive de l’hébreu Yĕhošūa’, qui signifie « Dio-YAH (est) salut ».

La veneration du Tres Saint Nom de Jesus

Lire aussi :

La vénération du Très Saint Nom de Jésus
Le Très Saint Nom de Jésus, entre culte, signification symbolique et profession de foi

L’appellatif Christ (Xριστός, Christòs) apparait aussi très souvent dans les Écritures, en tant que titre honorifique de Jésus. Il dérive du grec, signifie « oint » et renvoie à la tradition qui voulait les Rois d’Israël consacrés avec des huiles aromatiques sacrées. Avec cet appellatif, Jésus est reconnu en tant qu’« élu », « consacré », le Messie tant attendu par le peuple juif.

La définition honorifique de Jésus en tant que Seigneur remonte elle aussi au Nouveau Testament : le mot grec, de l’araméen « mara », d’où dérive le titre complet « notre Seigneur Jésus-Christ ».

Naziréen ou Nazaréen indiquent tous les deux la provenance de Jésus de la ville de Nazareth, même si le premier pourrait faire référence à un vœu de consécration prononcé par les naziréens, qui portaient les cheveux longs. Cela justifierait l’iconographie de Jésus toujours représenté avec les cheveux lâchés, quand à son époque il était considéré honteux de les porter ainsi.

Citons enfin, parmi les nombreux noms et appellatifs de Jésus, Roi des Juifs, reporté également sur le titulus crucis fait afficher sur la croix par Ponce Pilate. Les Juifs attendaient un Messie, héritier au trône du Roi David, et les évangélistes Matthieu et Luc ont reporté une généalogie qui voulait confirmer cette descendance et revendiquer le droit royal de Jésus.