Auteur/autrice : Redazione

Miracles reconnus par l’Église : toutes les guérisons et les événements prodigieux

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Les différences entre les églises anglicane et catholique

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La prière des 5 doigts du Pape François

La prière des 5 doigts du Pape François

La prière des 5 doigts est un moyen efficace suggéré par Pape François pour n’oublier personne dans nos prières

Quand Pape François était Évêque de Buenos Aires, il manifestait déjà toutes ces caractéristiques humaines et d’homme de foi que nous apprécions tous aujourd’hui encore. D’abord et avant tout, son amour pour la simplicité, à ne pas confondre avec la banalité ou la superficialité. Par simplicité on entend sa capacité à rendre des concepts et des actions même très complexes, solennels et profonds facilement compréhensibles et accessibles à tous. Comme quand on essaie d’expliquer quelque chose de compliqué et de difficile à comprendre à un enfant. La prière des 5 doigts rentre justement dans ce genre de messages et d’instruments « facilités » créés par le Pontife afin d’atteindre le plus grand nombre de fidèles possibles et de les aider dans leur chemin de dévotion et de foi.

 

Pape François écrivit cette prière il y a plus de vingt ans et en fit tout de suite cadeau aux dévots argentins, qui l’apprécièrent énormément. La prière des 5 doigts n’est d’autre qu’une liste de personnes pour lesquelles il est juste et naturel de prier chaque jour, subdivisée en groupes « associés » aux doigts d’une main, afin d’établir une sorte d’échelle de priorités. Le concept de base est unique : l’amour envers son prochain.
Nous avons déjà vu, en nous attardant sur les figures de saints et bienheureux, comme Mère Teresa de Calcutta, comment le concept de charité est important et incontournable pour un chrétien. La charité est la vertu au nom de laquelle l’homme aime Dieu au-dessus de tout autre chose et son prochain comme soi-même. La base de la charité est l’amour. Jésus nous a laissé un commandement nouveau, le plus important de tous à bien des égards, qui devrait être à la base de notre vie de tous les jours : « Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres » (Jean 13,34).

Mere Teresa

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L’amour doit être la priorité pour chacun d’entre nous, non seulement dans l’aide au prochain, qui peut se manifester avec des œuvres de charité et de miséricorde, mais, avant tout, avec l’amour pour qui nous est proche. La prière de Pape François se base sur :

  • amour pour la famille ;
  • dévouement à son prochain ;
  • accueil ;
  • miséricorde ;
  • dévouement à Dieu.

Pendant le mois d’octobre, mois du Rosaire, rappelons-nous de l’importance de l’amour, de combien il est prioritaire dans notre existence. Le Rosaire est un instrument de dévotion idéal pour véhiculer cet amour, car parmi toutes les prières, c’est celle qui nous rapproche le plus de Jésus, à travers l’intercession de Sa Mère et en imitant son exemple.

Prière des 5 doigts du Pape François

Le pouce est le doigt le plus proche de vous.
Donc commencez par prier pour ceux qui sont les plus proches. Ce sont les plus susceptibles de revenir à vos mémoires. Prier pour les gens qui nous sont très chers est « un doux devoir ».

Le doigt suivant est l’index.
Priez pour ceux qui enseignent, ceux qui s’occupent de l’éducation et des soins médicaux : pour les enseignants, les professeurs, les médecins et les prêtres, les catéchistes. Ils ont besoin de soutien et de sagesse afin qu’ils puissent montrer le droit chemin aux autres. Ne les oubliez pas dans vos prières.

Le doigt qui suit est le majeur, le plus long.
Il nous rappelle nos gouvernants. Priez pour le Président, pour les députés, pour les entrepreneurs et pour les administrateurs. Ce sont eux qui dirigent le destin de notre pays et sont chargés de guider l’opinion publique. Ils ont besoin de l’aide de Dieu.

Le quatrième doigt est l’annulaire.
Bien que cela puisse surprendre la plupart des gens, c’est notre doigt le plus faible, et tout professeur de piano peut le confirmer. Vous devez vous rappeler de prier pour les faibles, pour ceux qui ont beaucoup de problèmes à résoudre ou qui sont éprouvés par la maladie. Ils ont besoin de vos prières jour et nuit. Il n’y aura jamais trop de prières pour ces personnes. Nous sommes aussi invités à prier pour les mariages.

Et enfin, il y a notre petit doigt.
Le plus petit de tous les doigts, aussi petit que nous devons nous tenir devant Dieu et devant les autres. Comme le dit la Bible, « les derniers seront les premiers ». Le petit doigt est là pour vous rappeler que vous devez prier pour vous-même. Ce n’est que lorsque vous avez prié pour les quatre autres groupes, que vous pouvez le faire pour vous en toute confiance.

Les 7 dons du Saint-Esprit : quels sont-ils et leur signification

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Dimanche in Albis : que rappelle-t-il et quelle est la signification religieuse de cette journée

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Les célébrations du Vendredi Saint : tous les moments les plus importants

Les célébrations du Vendredi Saint : tous les moments les plus importants

Avec le Vendredi Saint se complète la Passion et la mort de Jésus, en attendant le miracle pascal. Voici les moments les plus importants de ce jour solennel.

Le Vendredi Saint précède le Dimanche de Pâques et marque le début de la fin de la Semaine Sainte. Dans l’après-midi du Vendredi Saint l’Église catholique évoque le souvenir de la passion de Jésus et de Sa mort sur la croix. Le choix de célébrer la Liturgie du Vendredi Saint dans l’après-midi nait de la tradition évangélique selon laquelle Jésus aurait exhalé son dernier souffle à une heure correspondant à 15h00 de l’après-midi justement.

Deuxième jour du Triduum pascal, cœur de l’année liturgique, il est caractérisé par l’absence de la célébration eucharistique, par le jeûne et par l’abstinence de la viande. La date du Vendredi Saint est mobile et n’est pas considérée comme un jour férié.

Un autre élément important dans les rites du Vendredi Saint est le silence. Ainsi comme la célébration du Jeudi Saint se conclut avec un moment de silence, de la même manière commence celle de l’après-midi du Vendredi Saint. C’est en ces jours que l’attente de Pâques devient plus solennelle, dans une suspension presque tangible, entre douleur et espoir. On se tait par respect, afin de laisser place aux pensées, aux méditations, aux prières. Même les cloches restent immobiles, muettes, presque étonnées dans la contemplation de l’événement qui est en train de se consommer dans la mémoire des croyants. Les derniers terribles jours de Christ, de Son arrestation à Sa mort, en passant par la souffrance de la Passion, passages obligés de Son miracle le plus grand, de l’accomplissement de Sa mission dans le monde.

Rappelons également pourquoi on ne mange pas de viande le Vendredi Saint, par respect aux règles du jeûne quadragésimal, comme prévu par le canon 1251 du Code de Droit canonique. La règle de l’abstinence de la viande au sens strict comprend le Mercredi des Cendres, les vendredis de la période du Carême, et en particulier le Vendredi Saint.

Voyons donc les moments les plus significatifs de la Liturgie du Vendredi Saint, des Lectures et l’homélie, à l’Adoration de la Croix.

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La liturgie du Vendredi Saint

Cœur de la Liturgie du Vendredi Saint est ce que l’on appelle l’Action liturgique de la Passion du Seigneur, ou In Passione Domini, un très ancien rite d’origine byzantine qui remonte au VIe siècle apr. J.-C. L’Action liturgique s’articule en trois moments.

Liturgie de la Parole

On effectue les lectures d’Ésaïe 52,13-53,12 (Quatrième Chant du Serviteur du Seigneur, où le Serviteur dont parle le Prophète s’identifie en Christ) ;  Hébreux 4,14-16;5,7-9 (méditation sur la souffrance et la mort de Jésus qui, bien qu’étant Fils de Dieu, s’est laissé tuer pour le salut de tous) ; Passion selon Jean (Jean 18,1-19,42).

À la fin des lectures est récitée la Prière Universelle, composée de dix intentions de prière récitées par un diacre et entrecoupées par l’oraison du prêtre.

L’Adoration de la Sainte Croix

Le prêtre célébrant, les ministres et les fidèles réunis défilent en procession devant la Croix, s’agenouillant à ses pieds et, dans certains cas, l’embrassant.

La Croix couverte d’un voile est amenée sur le maître-autel côtoyée par deux servants d’autel avec des bougies allumées en main. Le célébrant découvre le bras gauche de la Croix et la soulève en la montrant aux dévots et en prononçant, ou chantant, la formule : « Ecce lignum Crucis ». Les fidèles répondent : « Venite, adoremus ».

Tous adorent la Croix en silence, en restant agenouillés. Le célébrant découvre également le bras droit de la Croix et la soulève de nouveau, en répétant l’invitation. À la troisième élévation, la Croix est entièrement découverte et est déposée là où tout le monde peut l’approcher et l’adorer.

Dans une forme alternative, le prêtre s’approche de la porte de l’église et reçoit la Croix découverte, qu’il amène en procession le long de la nef jusqu’à l’autel, suivi par les autres ministres qui amènent les chandeliers allumés. Sur le parcours, il s’arrête trois fois et, à chaque arrêt, il invite les fidèles à l’adoration.

Pendant la procession devant la Croix, on chante l’antienne Nous adorons ta croix, Seigneur et d’autres hymnes et chants. À la fin de l’adoration, la Croix est remise à sa place, les bougies et les chandeliers placés à ses pieds ou sur l’autel.

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La Sainte Communion avec les Présanctifiés

Bien que dans la messe du Vendredi Saint la célébration eucharistique ne soit pas contemplée, les fidèles peuvent toutefois recevoir la communion avec les Présanctifiés. Les Présanctifiés sont les espèces eucharistiques qui ont été sanctifiées le soir du Jeudi Saint et qui sont distribuées aux présents en remplacement à l’Eucharistie.

À la fin de la messe, aucune bénédiction n’est effectuée et le célébrant et les ministres, après s’être agenouillés devant la croix, font leur retour en sacristie en silence, sans chants ni musique.

Rite ambrosien

La célébration du Vendredi Saint et de la Passion du Seigneur est légèrement différente dans le rite ambrosien.

Elle s’articule en deux moments liturgiques : la célébration de la Passion du Seigneur, dans l’après-midi, et la célébration de la Descente de la Croix du Seigneur, le soir. La célébration de l’après-midi s’ouvre avec l’annonce de la Mort du Seigneur, avec la lecture de la Passion selon Matthieu (Matthieu 27,1-56) et se poursuit avec l’adoration de la Croix et la prière universelle.

Dans la célébration vespérale, on rappelle la descente de Christ de la Croix, la préparation de Son corps de la part de Joseph d’Arimathie et la mise au tombeau, comme décrit dans Matthieu 27,57-61.

Dans la tradition ambrosienne aussi, le Vendredi Saint et tous les vendredis de Carême, l’Eucharistie n’est pas distribuée.

Le Chemin de Croix

Une autre des traditions du Vendredi Saint qui généralement a lieu le soir est le Chemin de Croix. Le plus important se tient à Rome, au Colisée, où il est célébré pour la première fois en 1750 par Benoît XIV, pape Lambertini, qui dédia le Colisée à la Passion de Christ et aux Martyrs et y fit ériger les 14 stations et une grande Croix. Entre hauts et bas, l’usage du Chemin de Croix au Colisée fut continué, abandonné et ensuite repris suivant la période historique. En 1965 elle fut reprise en main par Paul VI et transmise pour la première fois en directe eurovision par le service publique de radio-télévision italien Rai. À partir de 1977, la transmission devint en mondovision et en couleur. Jean-Paul II voulut que les méditations liées aux différentes stations ne soient pas uniquement écrites par des religieux, mais des laïcs aussi.

Parcourir le Chemin de Croix en silence et prière est une manière pour se sentir plus proches de Christ, pour suivre Ses pas vers le Calvaire et la mort, un chemin tracé par le Saint-Esprit, qui descend sur ceux qui choisissent de suivre ce même parcours.

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Voici les 14 stations :

  1. Jésus est condamné à mort
  2. Jésus porte sa croix
  3. Jésus tombe pour la première fois
  4. Jésus rencontre sa mère
  5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix
  6. Véronique essuie le visage de Jésus
  7. Jésus tombe pour la deuxième fois
  8. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent
  9. Jésus tombe pour la troisième fois
  10. Jésus est dépouillé de ses vêtements
  11. Jésus est cloué à la croix
  12. Jésus meurt sur la croix
  13. Jésus est descendu de la croix et son corps est rendu à sa mère
  14. Le corps de Jésus est mis au tombeau.
Messe du Chrisme et la bénédiction des huiles saintes

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La messe du chrisme célèbre le mystère de l’église, son unité et communion, en attendant Pâques. C’est également l’occasion de consacrer les huiles. La messe du chrisme est célébrée le matin du Jeudi saint ou l’après-midi du Mercredi saint. Généralement, il a lieu dans la…

Dimanche des Rameaux : histoire et signification de la fête

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L’histoire de Ponce Pilate et son implication dans la condamnation de Jésus

L’histoire de Ponce Pilate et son implication dans la condamnation de Jésus

Figure controversée et tragique, Ponce Pilate est passé à l’histoire comme l’homme qui a condamné à mort Jésus. Mais qui était-il vraiment ? Découvrons-le, entre réalité historique et récit évangélique

Nombreux sont les personnages qui apparaissent dans l’histoire de la Passion et de la Mort de Christ. Pensons à Simon de Cyrène, l’homme qui aida Jésus à porter la Croix jusqu’au sommet du Golgotha, à Dismas, un des deux larrons, pardonné juste avant sa mort et accueilli au Paradis, aux trois femmes pieuses recueillies à pleurer aux pieds de la Croix. D’autres personnages sont cités dans les Évangiles, certains de manière plus ou moins approfondie, mais un en particulier a subi au cours des siècles un destin tout à fait tragique. C’est Ponce Pilate, le préfet romain en Judée, celui qui, selon l’Évangile de Matthieu, condamna à mort Jésus.

Le tragique de Ponce Pilate réside justement dans son apparente inconscience, dans la légèreté avec laquelle il préféra laisser le destin ce cet homme, à son avis coupable simplement de divagations insensées, au Sanhédrin, l’organe de justice juif, pour lequel Jésus était à condamner pour blasphème.

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Comme il arrive souvent dans le récit évangélique, toutefois, nous devons considérer que certains aspects du récit du procès à Jésus ne sont pas vraisemblablement historiques, mais ont un caractère symbolique et didactique. Par exemple, est surement très théâtral, mais presque surement inventé, le célèbre geste de Pilate qui se lave les mains en déclarant sa volonté de ne pas prendre part à cette condamnation, comme l’écrit l’évangéliste Matthieu : « Pilate, voyant qu’il ne gagnait rien, mais que le tumulte augmentait, prit de l’eau, se lava les mains en présence de la foule, et dit : Je suis innocent du sang de ce juste. Cela vous regarde ! » (Mattieu 27,24). Ce geste n’appartenait d’ailleurs pas en aucune manière à la culture romaine et il est presque certain que les choses ne se passèrent pas ainsi, mais ce geste se relie au passage suivant de l’Évangile, où l’évangéliste fait dire au peuple réuni pour assister au procès : « Et tout le peuple répondit : Que son sang retombe sur nous et nos enfants ! » (Matthieu 27,25).

Une dramatisation, donc, d’un événement en soi déjà très dramatique, comme pouvait l’être le procès et la condamnation d’un homme, à une époque où toutefois de telles condamnations étaient à l’ordre du jour, surtout dans un pays occupé, comme la Judée sous la domination romaine. Et pourtant, à rendre encore plus tragique cet événement, est justement la figure de Ponce Pilate, un homme étranger à la culture et à la religion juive, de laquelle Jésus faisait partie et par laquelle il était condamné, un étranger en terre étrangère, entouré par l’hostilité de tous, loin de sa propre ville, de son propre style de vie.

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Mais qui était Ponce Pilate ?

Nous savons très peu de cet homme, simplement ce que nous lisons dans les Évangiles et dans les documents religieux apocryphes, mais aussi dans les textes historiques et philosophiques de Philon d’Alexandrie, Flavius Josèphe, Tacite.
Nous savons qu’il avait une épouse, Claudia, qui l’avait suivi à Jérusalem, et qui, selon une certaine tradition, l’aurait convaincu bien des années plus tard à se convertir au Christianisme et à vivre comme pénitent afin d’expier sa faute vis-à-vis de Jésus. Selon l’Église orthodoxe éthiopienne il serait même mort en martyr, tant que l’on vénère comme saint et on en célèbre la récurrence le 25 juin.
Nous savons qu’il n’avait pas beaucoup de sympathie pour Hérode Antipas, le tétrarque auquel il envoie toutefois Jésus, afin qu’il le juge lui-même.
Avant tout, nous savons qu’il fut choisi par l’empereur Tibère en personne pour sa sévérité et dureté, afin qu’il gouverne avec une main de fer sur cette terre si difficile et à la position stratégique.

Né dans les Abruzzes, ou peut-être en Campanie, il était membre de l’ordo equestris et avait prêté service dans l’armée. Envoyé en Judée en 26 apr. J.-C., il en fut le gouverneur pendant dix ans. Un gouverneur intransigeant, selon beaucoup, voire impitoyable et en aucun cas attentif aux traditions locales, à la religion de ses sujets, à la culture juive, si complexe et basée sur des règles rigides. Très souvent, la population juive se serait insurgée contre lui, en revendiquant un plus grand respect de ses traditions.

Cependant, il fut également responsable d’œuvres méritoires, comme construire un aqueduc pour résoudre le problème de la sécheresse chronique qui tourmentait les habitants de Jérusalem. Mais le fait que, pour ce faire, il confisqua une partie du trésor du Temple, amena à une nouvelle vague de mécontentement.

Ce portrait d’un homme dur jusqu’à la cruauté se heurte avec ce qui est écrit dans les Évangiles, concernant sa réticence à condamner à mort Jésus Christ.

Qu’advint-il vraiment après l’entrée de Jésus à Jérusalem ?

Entrée de Jésus à Jérusalem

Quand Jésus entra à Jérusalem, les prêtres avaient déjà décidé de l’éliminer. Mais Sa célébrité, l’amour que le peuple lui démontrait et le nombre croissant de disciples qui le suivaient partout les poussa à agir avec précaution. Ils auraient pu le faire assassiner, mais ils auraient risqué un soulèvement populaire. Il fallait donc trouver une manière de l’amener devant Pilate qui, en tant que préfet, avait la faculté de le condamner à mort. De plus, selon l’évangéliste Luc, Pilate lui-même voyait dans les prédications de Jésus une dangereuse invitation à la rébellion contre l’égide romaine, du moment qu’il avait exhorté ses fidèles à ne pas verser de tributs à l’Empereur. Il faut aussi se rappeler que beaucoup de personnes, comme les zélotes, voyaient en Lui un possible leader militaire, qui les guideraient, armes à la main, contre les envahisseurs.

Le procès de Jésus

Arrêté avec la complicité de Judas, selon les Évangiles Jésus fut conduit dans la maison de Caïphe, grand-prêtre. Selon la tradition, il aurait subi un premier procès ou, du moins, un interrogatoire devant le Sanhédrin, probablement le soir même, ou le matin suivant au temple. Les évangélistes sont d’accord pour affirmer que ce fut Pilate en personne qui commanda l’arrestation de Jésus.

En tout cas, le lendemain, Jésus fut conduit en chaînes devant le préfet, dans le prétoire, et accusé devant lui par les membres du Sanhédrin de sédition, auto-proclamation à roi et Messie et instigation à ne pas payer les tributs à Rome. En réalité, le Sanhédrin considérait avant tout Jésus coupable de blasphème, pour s’être comparé à Dieu, mais cette accusation n’aurait pas été suffisante aux yeux de Ponce Pilate pour invoquer la peine capitale.

Pilate, après avoir interrogé Jésus, aurait établi que les accusations n’étaient pas si graves pour justifier la condamnation et aurait exhorté les membres du Sanhédrin à le laisser partir. Cette clémence contraste par contre avec la figure historique de Pilate esquissée par les experts, avec sa fermeté et sévérité à persécuter quiconque se dressait contre les impératifs imposés par Rome. Il est possible, selon certains chercheurs, que la réticence de Ponce Pilate, ainsi que le célèbre épisode où il se lava les mains en abandonnant Jésus à son destin, serait une tentative posthume voulue par Rome déjà chrétienne de se déclarer innocente concernant Sa mort. De manière plus réaliste, Ponce Pilate condamna Jésus à mort tout de suite en tant que dangereux rebelle.

Par contre, selon le récit évangélique, le préfet envoya Jésus chez le tétrarque Hérode Antipas, qui régnait sur la province de Galilée, d’où Jésus venait, mais lui non plus ne trouva pas d’arguments suffisamment convaincants pour le condamner, et le renvoya à Pilate.

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Ponce Pilate s’en lave les mains

Toujours selon les Évangiles, Pilate, en voyant Jésus revenir après la rencontre avec Hérode, aurait encore tenté de le sauver, avant d’invoquer pour lui l’amnistie pascale, selon laquelle pouvait être concédée la liberté à un prisonnier à l’occasion de Pâque (Jean 18,39), proposant ensuite une condamnation par fustigation et la libération. Comme nous le savons bien, la foule, incitée par les prêtres, voulut Barabbas libéré, au lieu de Jésus.

Parvenu à ce point, selon la tradition, Ponce Pilate s’en lava les mains et fit flageller Jésus, uniquement pour proposer encore une fois à la foule de laisser partir cet homme blessé, cassé dans le corps, humilié et ridiculisé. Mais la foule invoqua encore la crucifixion et, à ce moment-là, afin d’éviter des désordres, Pilate céda et le condamna en tant que coupable de blasphème. Ce fut le préfet en personne à commander que sur le Titulus crucis, l’inscription qui était placée sur la croix avec la raison de la condamnation, fut inscrit en juif, latin et grec : « Jésus de Nazareth, le roi des Juifs ».

L’exil et le suicide

Qu’arriva-t-il ensuite à Ponce Pilate ? Après la condamnation de Jésus, il continua de gouverner la Galilée avec inflexibilité et dureté, en s’opposant aux dissidences et en réprimant toute révolte de manière de plus en plus sanglante, jusqu’à ce que les Juifs n’envoient une délégation à Rome en demandant et en obtenant sa destitution par l’Empereur en personne. Quand Pilate retourna à Rome, Caligula était monté sur le trône et l’envoya en exil dans la Gaule Viennoise. Ici l’ex-préfet, tombé en disgrâce, se serait suicidé.

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Symboles de force et d’amour, voici les Saints protecteurs des femmes

Symboles de force et d’amour, voici les Saints protecteurs des femmes

Les saints protecteurs des femmes. À l’occasion de la Fête du 8 mars, mais rappelés chaque jour en tant qu’exemples, symboles et gardiens

Cela arrive à tout le monde, à certains moments de sa vie, quand on affronte des problèmes grands ou petits et qu’on se retrouve dans une situation de nécessité, de sentir le besoin de s’adresser à quelqu’un pour demander de l’aide. Ou bien, soulagés après un souci, sortant d’une épreuve particulièrement dure, qui nous a usé dans le corps et dans l’esprit, mais de laquelle nous avons réussi à nous sortir, nait en nous une gratitude qui doit être adressée à une présence extérieure, ineffable. Ce sont les occasions où nous nous adressons aux Saints protecteurs, dépositaires de nos prières, de nos doutes, de nos peurs et, enfin, de notre gratitude.

Ce serait banal d’évoquer un besoin spécial de Saints protecteurs de la part des femmes, prosaïque de le faire à l’occasion du 8 mars qui approche. Mais que cela nous plaise ou non de l’admettre, ce sont justement les femmes qui ont le plus souvent besoin d’aide, de réconfort, de quelqu’un à qui s’adresser et en qui chercher un refuge. C’est peut-être à cause de leurs multiples déclinaisons. Une femme est rarement simplement une femme : elle est épouse, mère, maîtresse de maison, femme qui travaille, femme qui prend soin de qui est encore plus fragile, faible et sans défense qu’elle, et pour ce faire elle a besoin d’une force que l’on ne peut pas toujours trouver en soi.

Voici alors une liste de Saints protecteurs, que les femmes ont invoqué au cours des siècles, hommes et femmes qui ont vécu et sont morts dans la Grâce, et qui pour leurs mérites et caractéristiques ont été élevés au rang de symboles de la force et de l’amour qui très souvent, chez les femmes, deviennent une seule et unique chose. De Marie, mère de Jésus, exemple de force, esprit de sacrifice et courage pour toutes les femmes et toutes les mères, à Saint Pascal Baylon, le saint qui aide les femmes nubiles à trouver un mari, à Sainte Anne protectrice des femmes enceintes, voici une rapide vue d’ensemble de ceux qui protègent les femmes à chaque instant de leurs vies. Certains nous les avons déjà cités dans l’article dédié aux 10 femmes chrétiennes qui changèrent l’église et le monde.

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Marie

La Vierge Marie, mère de Jésus, choisie par Dieu pour porter le Messie. Qu’est-ce qu’on pourrait dire d’autre à propos d’elle ? Cette femme extraordinaire choisit de manière consciente d’accueillir Dieu en elle, elle fut l’instrument docile, mais aussi actif et conscient, de Son plan, et resta à côté de son fils tout en sachant combien de douleur les attendait tous les deux. Cela fait d’elle la Mère de toutes les Mères, celle à qui s’adresse chaque homme dans les moments difficiles, pour qu’elle intercède pour lui auprès du Père céleste. À elle s’adressent aussi les femmes, quand elles doivent prendre des choix difficiles, les mères et les femmes enceintes, quand elles craignent pour leurs enfants, à elle bénie entre toutes les femmes.

Sainte Anne

Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, tombée enceinte à un âge avancé, est invoquée aussi à l’occasion d’accouchements impossibles et, plus généralement, est considérée comme sainte protectrice des femmes en couches, des mères de famille, mais aussi des veuves. À elle s’adressent les femmes enceintes en priant pour avoir un accouchement sans encombre, un enfant sain et du lait pour le nourrir de manière adéquate. Elle est invoquée aussi contre la stérilité conjugale. La légende veut qu’elle et son mari Joachim, tous les deux appartenant à la classe sacerdotale juive, n’arrivaient pas à concevoir d’enfant et, en raison de ce déshonneur, son époux s’était retiré dans le désert, parmi les bergers. Un ange apparut alors à Anne et lui annonça que si elle se rendait avec son mari auprès de la Porte dorée de Jérusalem et l’embrassait, elle concevrait un enfant. Ce fut ainsi que naquit Marie, dont le nom en juif signifie « aimée par le Seigneur ». Saint Anne, protectrice des parturientes, est fêtée le 26 juillet.

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Le 26 juillet on célèbre Sainte Anne et Saint Joachim, les parents de la Vierge Marie. Le même jour on fête la journée des grands-parents. Découvrons pourquoi.

Sainte Marie-Françoise

Sainte Marie-Françoise des Cinq-Plaies, vécu à Naples au XIXe siècle, est une autre des saintes qui protègent les femmes stériles et les femmes enceintes. Elle grandit avec un père violent qui la maltraitait et dont elle subissait les coups avec une telle patience qu’elle fut surnommée, dès son enfance, «petite sainte», entra dans les ordres. On dit qu’elle possédait le don de la prophétie. Sa mémoire liturgique se fête le 6 octobre et elle est considérée comme la sainte patronne des Quartiers Espagnols de Naples et la protectrice des femmes stériles et enceintes. Quand elle était en proie aux douleurs de la Passion, elle avait pour habitude de s’assoir sur une chaise particulière, aujourd’hui conservée dans le petit musée qui lui est dédié dans le Vico Tre Re à Tolède dans les Quartiers Espagnols. Aujourd’hui, cette chaise est connue comme la « chaise de la fertilité » et sur elle s’assoient chaque jour de nombreuses femmes qui souhaitent devenir mères et prient en demandant la grâce à Sainte Marie-Françoise. Dans une petite chapelle latérale sont suspendus des centaines et des centaines de rubans roses et bleus et des photos de nouveau-nés, des joyeux ex-voto pour cette Sainte spéciale.

Saint Pascal Baylon

Tout le monde ne sait peut-être pas que le mot « sabayon » avec lequel on définit la riche crème aux œufs et au sucre, agrémentée de vin doux ou de liqueur dérivée du nom d’un saint  qui vécut au XVIIe siècle. D’origine espagnole, Saint Pascal Baylon appartenait à l’ordre des Frères Mineurs. La légende veut qu’aux femmes qui se rendaient chez lui en se plaignant d’un manque de vigueur chez leurs maris, le saint homme suggérait de donner… du sabayon! Pour cette raison, il est considéré comme le saint protecteur des cuisiniers et des pâtissiers, mais aussi des femmes, en particulier de celles sans maris. Célèbre est la prière qui lui est dédiée par les vieilles filles:

Saint Pascal Baylon, protecteur des femmes,

Fais-moi trouver un mari, blanc, rouge et coloris,

Comme toi, tel quel, ô glorieux Saint Pascal.

Saint Gérard Majella

Un autre saint, Saint Gérard Majella, est universellement reconnu et invoqué comme protecteur des femmes enceintes. Gérard était originaire de la Basilicate, appartenait à la Congrégation du Très-Saint Rédempteur et vécut un peu moins de trente ans à la moitié du XIXe siècle. De santé fragile et de caractère doux et très humble, selon la tradition dévotionnelle, il sauva la vie à une femme qui était sur le point de mourir en couches. Beaucoup d’années auparavant, petite fille, elle avait reçu du Saint, en visite chez elle, un mouchoir et, sous suggestion de ce dernier, elle l’avait conservé jusqu’à ce jour-là. Proche de la mort, elle demanda aux médecins de lui donner ce mouchoir et de l’étaler sur son ventre. La douleur disparut tout de suite et l’accouchement se conclut avec succès pour elle et pour l’enfant. La mémoire liturgique de Saint Gérard tombe le 16 octobre. Son sanctuaire et sa tombe sont visités chaque année par des centaines de femmes enceintes et de jeunes mamans qui, grâce à lui, ont accouché sans problème. Dans le sanctuaire il est possible d’admirer la Salle des rubans, décorée de milliers de rubans roses et bleus offerts en signe de remerciement.

Sainte Monique

Sainte Monique d’Hippone est considérée depuis toujours comme un symbole pour toutes les mères. Cela parce qu’elle fut la mère de Saint Augustin d’Hippone, qui, avant de se convertir et de devenir l’homme d’église extraordinaire que nous connaissons, fut un casse-cou impénitent. La mère dût user de toute sa force d’âme et de son courage, outre que de sa foi inébranlable, pour soutenir la rébellion de ce fils, au bien-être et au salut duquel elle consacra son entière existence. Sans doute ses efforts furent récompensés. Elle n’empêcha jamais son fils de vivre sa vie, même si elle la considérait mauvaise, et le suivit dans ses pérégrinations, même quand il essayait de la semer et lui mentait, en restant à ses côtés comme une présence discrète, aimante et sage. À la fin, grâce à ses conseils et à son amour, Augustin se convertit et reçut la catéchèse de Saint Ambroise. Sainte Monique est devenue la sainte patronne des femmes mariées, des mères et des veuves, un point de référence et un symbole pour les femmes de toutes les époques. Voici ce que son fils écrit d’elle : «Je lui suis redevable de tout ce qui vit en moi» (De la Vie Bienheureuse, 1,6) et encore, dans les Confessions: «Elle m’a généré avec sa chair afin que je naisse à la lumière du temps et avec son cœur afin que je naisse à la lumière de l’éternité».

Sainte Monique Sainte Patronne des mères et exemple pour les femmes

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Saint Dominique Savio

Le dernier saint protecteur des femmes dont nous souhaitons nous souvenir mourut à quatorze ans à peine. Il s’agit de Saint Dominique Savio, élève de Saint Jean Bosco, qui malgré sa très courte vie se distingua pour grâce, foi et vertu. Il est invoqué comme protecteur des parturientes, surtout en cas de grossesse à risque et à lui est liée la tradition de la petite robe de Saint Dominique Savio. Les femmes qui doivent accoucher et ont peur, se rendent en pèlerinage dans la chapelle du sanctuaire de Marie Auxiliatrice, à Turin, qui accueille sa dépouille mortelle, ou se font suspendre au cou une «petite robe», un petit scapulaire avec l’image du Saint, qui reproduit celui mis au cou de sa mère par Dominique lui-même quand elle souffrait pour sa dernière grossesse et qui, grâce à la dévotion du fils et à l’intercession de la Vierge Marie, guérit et donna à la lumière une petit fille, Catherine.