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Saint Augustin de Cantorbéry, évangélisateur d’Angleterre

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Églises Jubilaires, lieux de pèlerinages incontournables pendant le Jubilé

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Basilique de San Zeno : les carreaux de bronze de son célèbre portail

Basilique de San Zeno : les carreaux de bronze de son célèbre portail

La Basilique de San Zeno à Vérone est un des chefs d’œuvre du style roman lombard. Son portail composé de 73 carreaux de bronze raconte une histoire de foi et art sacré.

La Basilique de San Zeno se trouve dans le quartier homonyme de Vérone, situé jusqu’au XIVe siècle à l’extérieur des murs de la ville, où autrefois se trouvait une grande nécropole romaine. Ici fut enterré en 371 apr. J.-C. Zénon, Zeno en italien, octave évêque de Vérone, vénéré comme saint par l’Église catholique et l’Église orthodoxe. Le quartier entier se développa et grandit justement autour de l’église qui lui est dédiée, qui, au cours des siècles, fut reconstruite à plusieurs reprises et remaniée jusqu’à arriver au bâtiment actuel, qui s’élève où avant ont été érigés au moins cinq différents lieux de culte. La Basilique telle que nous la connaissons, avec les remaniements et les restaurations nécessaires dus aux tremblements de terre, incendies, invasions barbares et autres calamités, remonte à la fin du XIe siècle et au début du XIIe, et conserve son aspect médiéval et son style roman. Des éléments architecturaux remontant aux édifices précédents sont également encore visibles, comme la crypte remontant au Xe siècle et certaines sections de murs. Le grand portail recouvert de carreaux en bronze de différentes dimensions et styles est unique en son genre.

La basilique

En général, l’église San Zeno constitue un des plus harmonieux et brillants exemples du style roman lombard-padan, tandis que les carreaux du portail, qui représentent des histoires du Nouveau Testament et l’hagiographie de Saint Zénon, sont plus récents et appartiennent au gotique lombard, le courant artistique et architectural qui devint populaire après la deuxième moitié du XIIIe siècle en Lombardie et, en particulier, à Milan.

D’un point de vue architectural, le roman lombard est particulièrement redevable à la tradition européenne, qui prévoyait des cathédrales imposantes, généralement développées sur trois nefs définies par de puissants piliers et structurées sur trois niveaux : le principal, le presbytère qui accueille l’autel et est rehaussé, et la crypte, enterrée et destinée à accueillir tombes et reliques. La grandeur et le sens de solidité de ces bâtiments étaient fondamentaux, car ils exprimaient leur rôle non seulement architectural, mais symbolique également. C’est ainsi aussi pour la Basilique San Zeno, doté également de trois grandes absides, un plus grand correspondant à la nef centrale et un plus petit sur la gauche, visible également de l’extérieur. Celui de droite, par contre, ne se voit pas de l’extérieur car il a été englobé par les bâtiments successifs.

La grande rosace centrale, connue comme « Roue de la Fortune », est un autre élément typique du roman européen. Réalisé par Brioloto de Balneo, sculpteur et architecte local, il doit son nom aux six statues qui le décorent et qui représentent les phases de la vie humaine. Autrefois, sur le pignon surmontant la rosace était représenté un bas-relief représentant le Jugement Universel.

La façade de la Basilique San Zeno de Vérone rappelle la subdivision en trois parties de l’intérieur. Les deux sections externes correspondant aux nefs mineures sont en tuf, tandis que le restant de la façade et des murs extérieurs est en pierre, décoré de nombreuses frises et bas-reliefs. L’entrée est caractérisée par un protiro, un petit porche cuspidé, qui protège le portail et est décoré de hauts-reliefs et bas-reliefs de caractère sacré et profane. Célèbre est le grand portail. Il est composé de deux battants en bois auxquels ont été fixés au cours des siècles avec des clous en fer 73 carreaux en bronze de différentes dimensions sans symétrie apparente.

L’actuel clocher surgit sur les restes du précédent et remonte aux premières années du XIe siècle. Il est situé sur une haute plinthe rectangulaire composée de blocs en pierre.

Le retable de San Zeno

À l’intérieur de la Basilique San Zeno est conservée, parmi les nombreuses œuvres d’art, le Retable de San Zeno, une peinture à la détrempe sur bois réalisée par Andrea Mantegna entre 1456 et 1459. Le tableau se trouve sur le maître-autel et est composé de trois panneaux. Il représente la Vierge à l’Enfant entourée d’anges musiciens et chanteurs (panneau central) et huit saints (quatre par panneau latéral) engagés dans une conversation sacrée. Les saints sont : Saint Pierre, avec un air vénérable et ses clés ; Saint Paul, avec son épée en main ; Saint Jean l’Évangéliste, représenté comme un jeune homme ; Saint Zénon, avec ses attributs épiscopaux ; Saint Benoît, peint en tant que moine ; Saint Laurent, avec les signes du martyr ; Saint Grégoire le Grand avec ses habits de pape ; Saint Jean le Baptiste en ermite. Le tableau est un chef d’œuvre de la Renaissance italienne.

Les carreaux du portail de la Basilique San Zeno sur Holyart

Les carreaux de San Zeno ont été réalisés, comme déjà mentionné, à des époques différentes et par différents maîtres de l’art de la fonderie italienne. Certains carreaux remontent à un portail précédent du XIe siècle et apparaissent fort influencés par l’art allemand de l’époque. Ils sont définis comme « carreau du Premier Maître ». Quand en 1138 la Basilique fut construite avec la disposition que nous lui connaissons encore aujourd’hui, la porte fut agrandie et naquit ainsi l’exigence de faire réaliser de nouveaux carreaux. Les carreaux du Deuxième Maître (même s’il est probable qu’ils soient le fruit d’un travail d’équipe) occupent le battant droit et sont inspirés par des histoires de l’Ancien Testament. Selon certains experts, il y eu ensuite un Troisième Maître, qui travailla aux carreaux du battant de droite entre la fin du XIIe et le début du XIIIe siècle, en insérant des scènes de la vie de Saint Zénon. Au cours du temps, les carreaux ont été déplacés, remplacés, colorés selon le goût de l’époque et de différentes interventions sur la façade de la Basilique.

Une prestigieuse fonderie de Vérone, en partant des carreaux de San Zeno, a réalisé trois modèles en exclusivité pour notre e-store. Vous trouverez ces carreaux originaux uniquement sur notre site de vente en ligne. Les carreaux sont en bronze, équipés d’un crochet pour les suspendre, mesurant chacun 7×7 cm, avec une couleur qui varie du doré au vert foncé. Ils représentent respectivement : la Naissance de Jésus avec les Bergers et les Rois Mages ; la Fuite en Égypte ; l’Annonciation de Gabriel à la Vierge Marie.

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Qu’est-ce qu’est le Jubilé : préparons-nous à une nouvelle année sainte

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Les miracles de Notre-Dame de Lourdes depuis sa première apparition

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La Sainte Ceinture : une des reliques de la Sainte Vierge les plus précieuses en Italie

La Sainte Ceinture : une des reliques de la Sainte Vierge les plus précieuses en Italie

La Sainte Ceinture conservée à Prato est une relique Mariale de grande importance, point central d’une dévotion qui dure depuis huit cents ans

Parmi les nombreuses reliques chrétiennes qui caractérisent depuis toujours la religion catholique, en suscitant la dévotion populaire et en recueillant des foules de fidèles et pèlerins dans les lieux de culte qui les conservent, une est particulièrement importante pour le culte de la Vierge Marie. Il s’agit de la Sainte Ceinture, également appelée Sacro Cingolo en italien, symbole religieux et civil de Prato, ville où est conservée depuis le Moyen Âge dans la chapelle qui porte son nom à l’intérieur de la cathédrale de Saint Étienne. De quoi s’agit-il ? La Sainte Ceinture serait la ceinture de la Sainte Vierge, donnée par elle-même à l’incroyant Saint Thomas au moment de son Assomption au ciel.

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D’un point de vue purement pratique, il s’agit d’une bande de tissu en laine de chèvre d’environ 87 cm de long, très fin, de couleur vert clair, tissée avec un fil d’or, fermé d’un côté par un gland et de l’autre par un pliage et un ruban vert émeraude. Arrivée à Prato à l’époque médiévale, la Sainte Ceinture a été déclarée bien d’appartenance de la ville en 1348 avec une délibération qui a établi que la relique devait appartenir pour les 2/3 à la Commune et pour 1/3 au Diocèse. Trois clés capables d’ouvrir le reliquaire qui la contient sous l’autel de la Chapelle de la Sainte Ceinture ont été forgées, dont deux ont été confiées à la Commune et une au Diocèse.

Celle de Prato n’est absolument pas la seule ceinture attribuée à la Sainte Vierge. L’existence de ceintures de la Vierge dans différentes églises, de Jérusalem à Constantinople, traverse l’histoire de la Chrétienté, ainsi comme de nombreuses autres traditions liées à des saintes reliques. Mais le rôle civil, outre que religieux, assumé par la Sainte Ceinture de Prato dès son arrivée en ville, la rend depuis toujours un trésor particulièrement précieux, en plus d’être le point central d’une grande dévotion. Cette dévotion trouve son expression maximale le 8 septembre, jour où l’on célèbre la Nativité de Marie, quand la Sainte Ceinture est exposée lors du Cortège Historique (Corteo Storico di Prato), ou fête de la Madonna della Fiera, une ancienne célébration à mi-chemin entre sacré et profane qui voit son apogée dans l’ostension solennelle de la Sainte Ceinture du pupitre de la Cathédrale de Prato.

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La Vierge à la Ceinture

Comment est-il possible qu’un objet si ordinaire, d’usage quotidien, ait été élevé au cours du temps à une telle valeur qu’il est considéré comme le symbole même d’une ville ? C’est peut-être justement le fait d’être ordinaire, son appartenance à une dimension domestique et humaine, à rendre la Sainte Ceinture si spéciale. Depuis huit cents ans, les habitants de Prato cherchent le long de la trame de cette fine bande de tissu leur contact personnel avec la Vierge Marie, leur lien spécial avec elle, une sorte de pont entre terre et ciel. Mais pas seulement. Les habitants de Prato ont fait de la Sainte Ceinture l’étendard de leurs revendications d’autonomie civile et politique vis-à-vis des villes voisines de Florence et Pistoia. Comme déjà advenu à l’occasion de grandes batailles et d’événements historiques, les hommes ont choisi de combattre pour leurs idéaux au nom de la Vierge Marie. Rappelons, une fois pour toutes, la bataille de Lépante, le 7 octobre 1571, disputée par la Ligue Chrétienne sous le signe du Saint Rosaire, au point de marquer le début de l’adoration de Notre-Dame du Rosaire.

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La Sainte Ceinture aurait donc été donnée par Marie à Saint Thomas, quand elle monta au ciel. Selon les anciennes traditions du Ve-VIe siècle, après avoir annoncé à la Sainte Vierge l’approche de la mort, un ange de Dieu recueillit autour d’elle tous les apôtres, de tous les coins du monde, afin qu’ils y assistent. Le seul qui ne la rejoignit pas fut Thomas. Après que Marie mourut, son corps fut déposé dans un tombeau fermé par une grande pierre dans la vallée de Josaphat, et seulement à ce moment-là Thomas fut amené par le pouvoir de l’Ange de l’Inde jusqu’au Mont des Oliviers, où la Vierge lui apparut sur un nuage resplendissant pendant qu’elle montait au ciel. Ce fut à ce moment-là que la Sainte Vierge lui jeta la ceinture comme preuve de l’événement prodigieux auquel il était en train d’assister.

Saint Thomas en personne l’aurait ensuite donnée à un prêtre et, depuis lors, la relique religieuse passa de main en main jusqu’à arriver à Michele, marchand de Prato qui, autour de 1141, s’était rendu en pèlerinage à Jérusalem. Ici il connut Maria, une jeune fille descendante du prêtre qui la lui avait amenée comme cadeau de noces. Retourné dans sa ville natale, Michele amena avec lui la Sainte Ceinture et la conserva dans une corbeille de joncs et, seulement à sa mort, la donna au prévôt de la paroisse de Saint Étienne.

Bientôt se répandirent de nombreuses histoires sur la Ceinture et sur les miracles qui lui étaient attribués, au point qu’elle suscita une grande dévotion populaire dépassant même l’enceinte de Prato. Ce fut ainsi que la relique fut volée par Giovanni de Ser Laudetto, dit Musciattino, qui en 1312 s’en empara pour la livrer aux habitants de Pistoia. Mais dès qu’il sortit de la ville, il fut entouré par un brouillard impénétrable, au point que, sans s’en rendre compte, au lieu d’arriver à Pistoia, il retourna sur ses pas et arriva à Prato, où il fut attrapé et durement puni pour son crime blasphème. Après lui avoir coupé la main droite, il fut amené sur le lit de la rivière Bisenzio, attaché à la queue d’un âne, brûlé vif et dispersé dans la rivière.

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L’art sacré a transmis de nombreuses et magnifiques représentations de la Vierge à la Ceinture. En général, la scène représentée est celle où Marie donne la ceinture à Saint Thomas en se penchant du ciel et en la lui tendant d’une main, tandis que les anges autour la glorifient.

Vers la fin du XIVe siècle, le culte de la Vierge à la Ceinture se lia à celui de la Madonna del Parto (littéralement Notre-Dame de l’Accouchement), car la relique avait ceint le ventre qui avait porté le Sauveur pendant neuf mois.

La chapelle de la Sainte Ceinture de Prato

La chapelle de la Sainte Ceinture est située près de l’entrée de la cathédrale de Saint Étienne. Après la tentative de vol de la part de Musciattino, il avait été nécessaire de conserver la relique dans un endroit plus sûr. En 1346, la Sainte Ceinture avait été déplacée par volonté de la Commune sur un autel au fond de l’église, géré par l’Opera della Cintola (lit. l’Œuvre de la Ceinture). Une fois recueilli l’argent nécessaire, on commença la construction de la nouvelle Chapelle, qui fut réalisée entre 1386 et 1390. On confia ensuite à Maître Agnolo Gaddi de peindre à fresque la Chapelle entière avec des scènes qui racontent l’Histoire de la Vierge et de la Ceinture. Par contre, la belle statue qui décore l’autel et qui représente la Vierge à l’Enfant est de Giovanni Pisano. Ensuite, les travaux de la nouvelle façade, du pupitre extérieur de Donatello, d’où encore aujourd’hui la ceinture est montrée aux fidèles, furent complétés ainsi que ceux de la terrasse interne avec la magnifique et précieuse grille en bronze de Maso di Bartolomeo, collaborateur de Donatello.

Après la corbeille en joncs dans laquelle Michele l’amena à Prato, la Ceinture fut conservée dans un écrin en ivoire, ensuite dans la magnifique Chapelle de la Sainte Ceinture commandée à Maso di Bartolomeo, puis dans une caisse en argent, jusqu’à arriver au magnifique reliquaire en cristal réalisé au XVIIe siècle. Aujourd’hui, la Sainte Ceinture est conservée dans un reliquaire en argent, or blanc et cristal, réalisé par le Maître orfèvre Paolo Babetto et inaugurée en 2008.

Tour des Sept Églises : itinéraires de pèlerinage pour le Jubilé

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La signification du logo du Jubilé 2025 : Pèlerins d’espérance

La signification du logo du Jubilé 2025 : Pèlerins d’espérance

Le logo du Jubilé 2025 vient d’être présenté, choisi parmi presque trois cents propositions. Un symbole d’espérance et de fraternité qui nous guidera dans le pèlerinage de foi de l’Année Sainte.

Pendant que les préparatifs pour l’Année Sainte 2025, dont le très riche calendrier a été rendu public et l’hymne a été joué pour la première fois, battent leur plein, commence à se répandre également le logo du Jubilé. Il s’agit d’une image riche en symbolisme, qui représente les thèmes centraux de l’Année Sainte : l’espérance, la miséricorde et la fraternité.

Le logo a été présenté le 28 juin dernier, au cours de la conférence de presse qui s’est tenue dans la Salle Royale du Palais Apostolique dans la Cité du Vatican, en la présence de monseigneur Rino Fisichella, propréfet du Dicastère pour l’évangélisation, et a été accueilli avec enthousiasme par évêques, prêtres et laïcs.

Le calendrier des événements du Jubilé 2025

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Le calendrier des événements du Jubilé 2025 a été publié : douze mois d’événements et occasions pour approfondir la foi, vivre la communion fraternelle et marcher ensemble comme « pèlerins de l’espérance ».

Il s’agit, en effet, d’une image simple et universelle, qui peut être comprise par des personnes de toutes les cultures et religions et qui contient une invitation à tous à marcher ensemble vers un futur meilleur, guidés par la foi et par la volonté de construire un monde meilleur au nom de la miséricorde et de la fraternité. Un espoir qui est souligné par la devise du Jubilé 2025, bien visible en vert dans la partie inférieure du logo : Peregrinantes in Spem, « Pèlerins dans l’espérance ».

Car ce sera justement l’espérance qui sera le fil conducteur de l’Année Sainte 2025

Mais voyons dans le détail ce que représente le logo du Jubilé et quelle est sa signification.

Logo du Jubilé : signification

Le logo choisi pour l’Année Saint représente quatre figures stylisées et gracieuses, de quatre couleurs qui rappellent les nuances de l’arc-en-ciel : rouge, orange, vert et bleu. Le choix des couleurs n’est pas un hasard, tout comme la couleur des vêtements liturgiques au cours de l’année liturgique. Le rouge symbolise l’amour, la passion et le don de soi, le sacrifice de Christ et Son amour infini pour l’humanité, mais aussi le feu du Saint-Esprit et Sa force qui anime les chrétiens. L’orange exprime la joie, la vitalité et l’enthousiasme, la lumière qui illumine le chemin de foi. Le vert est universellement reconnu comme la couleur de l’espérance, de la croissance et de la renaissance. Enfin, le bleu symbolise la foi, la paix et la tranquillité, il rappelle le ciel et la spiritualité et invite à la contemplation et à la prière.

Les quatre figures représentent l’humanité entière, dans ses différences et ses similitudes. Elles avancent en s’enlaçant, à exprimer la solidarité et la fraternité qui devraient unir les peuples du monde. À les guider est la figure rouge, accrochée à une Croix formée par une courbe noire qui se termine, dans la partie inférieure, par une ancre. La Croix qui n’est pas rigide, n’est pas statique, mais se fléchit vers l’humanité, comme à vouloir l’embrasser.  Quant à l’ancre, c’est Monseigneur Fisichella en personne qui en a expliqué la signification : « L’ancre a souvent été utilisée comme une métaphore de l’espérance. L’ancre de l’espérance, en effet, est le nom donné dans le jargon des marins à l’ancre de réserve, utilisée par les navires pour effectuer des manœuvres d’urgence afin de stabiliser le navire pendant les tempêtes ». Le sens de ce symbole dans le logo du Jubilé est clair : c’est justement dans les moments les plus difficiles qu’il faut s’en remettre à une ancre qui nous apporte la sécurité et qui nous garantit le salut, et quelle meilleure ancre que la Croix, symbole de Christ et de Son amour infini pour nous tous ? La présence de petites vagues agitées dans la partie inférieure du logo confirme l’existence de dangers et obstacles, de ces vicissitudes personnelles et événements du monde qui rendent la vie de chacun de nous parfois difficile.

Voici que le logo, dans son entièreté, assume une signification claire, et le Jubilé, avec ses douze mois de cérémonies et initiatives, devient un long pèlerinage à affronter tous ensembles, comme des frères, vers le salut, guidés par la Croix et par l’espérance du salut promis par Dieu.

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Thème : Pèlerins d’espérance

Le thème du Jubilé à Rome est entièrement contenu dans la devise mentionnée ci-dessus : « Pèlerins dans l’espérance ». En parlant du thème choisi pour le prochain Jubilé, Pape François a souligné l’importance d’une réflexion spirituelle plus profonde sur la Miséricorde, en encourageant la prière et une conscience plus approfondie de la volonté divine dans nos vies quotidiennes à travers des actions concrètes de compassion, pardon et solidarité. En outre, le Pape a recommandé à tous de dédier l’année 2024 à la prière, en préparation au Jubilé, en méditant sur la miséricorde de Dieu Père et sur notre rôle de témoins et promoteurs actifs de la miséricorde dans le monde moderne.

Cette devise sonne comme une invitation à marcher ensemble, adressée à tous les chrétiens et aux hommes, afin d’avancer unis vers un futur meilleur, basé sur l’espérance, la miséricorde et la fraternité, un voyage continu à la recherche de Dieu et de son salut. L’idée même de pèlerinage suggère la dimension communautaire de l’Église : nous sommes tous en route ensemble, personne n’est seul dans sa recherche de salut, dans sa volonté de se réconcilier avec Dieu et avec son prochain. Au contraire, le pèlerinage est justement une occasion pour témoigner de la joie de l’Évangile, partager sa foi avec le monde et construire un futur de paix et de fraternité pour tous.

Pèlerinage à Rome

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Auteur du logo du Jubilé 2025

Afin de choisir le logo du Jubilé, un Concours international, auquel ont pris part 294 participants de 48 pays différents, a été organisé. Le concours n’était pas uniquement adressé aux graphiste et designers, mais à quiconque souhaitait participer en présentant sa proposition. Il y a également eu de nombreux dessins faits à la main par des enfants et la tranche d’âge des participants allait des 6 aux 83 ans. À la fin, les trois projets arrivés à la sélection finale ont été soumis à Pape François, afin qu’il choisisse celui qui, à son avis, été le plus approprié.

C’est Giacomo Trevisani, jeune graphiste des Pouilles, qui a remporté la victoire et a expliqué son choix graphique et l’étude derrière la création du logo avec ces mots : « J’ai imaginé des gens de chaque couleur se déplaçant de chaque coin de la terre vers un futur commun, et vers une Croix qui est Jésus lui-même. J’ai imaginé le Pape conduisant l’humanité à travers une Croix qui devient ancre, et nous tous nous serrant contre lui, symbolisant les pèlerins de tous les temps ».

Un étendard approprié pour guider les chrétiens du monde entier et l’humanité entière à travers cette année d’événements jubilaires et ces initiatives planétaires, afin d’essayer de rendre notre monde un endroit meilleur pour les générations à venir, illuminés par l’espérance et rassurés par l’amour et la promesse de Dieu.

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Dogmes mariaux et leur importance pour la foi

Dogmes mariaux et leur importance pour la foi

Marie, Mère de Dieu, Virginité perpétuelle de Marie, Immaculée conception, Assomption de la Vierge Marie. Les quatre dogmes mariaux racontent depuis des siècles une histoire d’amour, salut et espoir pour tous les hommes.

On entend souvent parler de dogmes, ces vérités absolues et incontournables révélées par Dieu, auxquelles chaque chrétien doit croire en vertu de sa foi. Bien que le terme grec dógma ou dokein, du verbe δοκέωdokéō, signifiait originairement sembler, il a été utilisé presque tout de suite avec la signification de décret, dans le langage juridique, d’abord, et ensuite doctrine dans le domaine religieux. Pour l’Église, le dogme n’est donc pas une possibilité, un point de vue, mais un principe indiscutable, qui est à la base de la foi et du credo d’un individu et de la communité de fidèles dont il fait partie.

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Dans les premiers siècles du christianisme, les Pères de l’Église grecs et ensuite latin utilisaient le terme dogme pour indiquer ce qui s’impose à la foi et à la pratique chrétienne, et ensuite le mot commença à être identifié avec la Doctrine même de l’Évangile. A l’époque médiévale, il fut remplacé par le synonyme articulus fideiarticle de foi. À partir du Concile de Trente (1545-1563), en contradictions également avec les affirmations des théoriciens de la Réforme protestante, le terme commença à être utilisé pour indiquer une vérité de foi, une règle établie par Christ et transmise par les Apôtres, et donc irréfutable. À partir du XVIIIe siècle, le mot dogme pris sa signification actuelle de formule doctrinale, et avec le Concile Vatican I (1868) il lui fut attribué la définition précise de : « proclamation authentique de la part du Magistère de ce qui est contenu dans les Écritures ».

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Les dogmes ont été recueillis dans le Catéchisme et le lien entre eux et le Magistère de l’Église, qui en est le gardien et peut intervenir sur leur interprétation, est fort. À travers le Magistère, l’Église peut décider également d’établir de nouveaux dogmes, qui ne sont pas de véritables ajouts, mais des éclaircissements, des interprétations utiles pour affronter certaines situations critiques, même historiques. La différence entre le dépôt de la foi, la révélation de toutes les vérités enseignées aux Apôtres par Jésus, confiées à l’Église afin qu’elle les conserve et les transmette, et le dogme, la proclamation de la part de l’Église du contenu de la foi, a également été établie.

Par conséquent, aujourd’hui nous entendons par dogmes les vérités de foi révélées par Dieu, transmises par Jésus aux Apôtres, et ensuite transmises par le Collège épiscopale, successeur du collège apostolique, sous l’égide du Pape (Magistère ordinaire) ; ou bien les définitions exprimées par le Pape avec sentence ex Cathedra, non discutées au sein d’aucun concile, au nom du principe de l’infaillibilité papale (Magistère extraordinaire).

Les premiers dogmes, énoncés dans les sept premiers Conciles Œcuméniques (entre 325 et 787 apr. J.-C.), concernent la vérité à propos de Dieu, la Trinité et Jésus-Christ et exigent notre consensus inconditionnel et totale obéissance.

– Dieu est Un et Trine
– Jésus-Christ est le Fils unique de Dieu
– Jésus-Christ est vrai Dieu et vrai homme
D’autres dogmes furent ensuite proclamés, au cours des siècles, comme l’existence du Purgatoire (1439-1563), la Transsubstantiation (1215), l’infaillibilité Papale (1870), jusqu’à un total de 44 déclarations recueillies en 8 grands thèmes.

Qu’est-ce que sont les dogmes mariaux ?

Les Dogmes mariaux méritent un discours à part. Pour l’Église catholique, Marie de Nazareth est :

  • Mère de Dieu (Theotókos)
  • Vierge perpétuelle (Aeipárthenos)
  • Pleine de grâce, emplie de la grâce de Dieu (Kecharitoméne) et préservée intacte de chaque tâche du péché originel
  • Élevée au ciel, âme et corps (Kóimesis, immergée dans le sommeil de la mort) 

Ces définitions de la Vierge se traduisent dans les quatre dogmes mariaux reconnus par l’Église :

  1. Marie, Mère de Dieu
  2. Virginité perpétuelle de Marie
  3. Immaculée conception
  4. Assomption de la Très-Sainte Vierge Marie.

Ces vérités n’ont pas été inventées par l’Église au cours des siècles, mais déduites des Saintes Écritures, et comme telles obéissent aux conditions requises aux dogmes pour être considérés comme tels.

Il existe également d’autres vérités mariales, reconnues par le Magistère extraordinaire de l’Église, même si pas proclamées solennellement, qui voient la Sainte Vierge investie de la Volonté divine de la mission de Corédemptrice, Médiatrice, Avocate, avec un rôle fondamental dans l’histoire du salut. En général, nous pouvons affirmer que les dogmes mariaux sont d’importance primaire dans la formation chrétienne de chaque croyant, dans la mesure où Marie représente depuis toujours l’intermédiaire par excellence entre Dieu et les hommes et, en tant que telle, tous les dons de grâce qu’elle octroie représentent une promesse d’espérance et de salut pour chaque homme.

Voici l’explication des quatre dogmes mariaux.

Marie Mère de Dieu

En tant que mère de Jésus, qui est Dieu, selon le dogme de la Trinité, Marie est Sainte Mère de Dieu. Ce dogme fut reconnu et proclamé déjà en 431 apr. J.-C. à l’occasion du Concile d’Éphèse, troisième concile oeucuménique, et fut la première vérité officiellement reconnue par l’Église. Il représente le premier et le plus important contact entre Marie et Dieu, à l’instant où elle a accepté la mission que le Toutpuissant avait en réserve pour elle. Marie, fille de Dieu, n’aurait pas pu générer son même Créateur, mais a contribué avec sa chair et sa vie à mettre au monde Jésus, incarnation humaine du Verbe, deuxième Personne de la Très-Sainte Trinité. Comme cela arrive pour la plupart des dogmes, c’est dans les Saintes Écritures que nous retrouvons référence à la Sainte Vierge en tant que véritable mère de Jésus, à son tour indiqué avec des attributs divins. Les affirmations de la divinité de Christ et de la maternité divine de Marie sont inévitablement conséquentes. Déjà en 325 apr. J.-C. Marie est définie Theotokos, « mère de Dieu ».

La reconnaissance de la maternité divine de Marie Très-Sainte Mère de Dieu allait contre l’hérésie de qui, ne reconnaissant que l’humanité du Verbe, voyait dans la Sainte Vierge la mère de Christ, et non pas la mère de Dieu. Mais pour l’Église, les deux natures de Jésus, humaine et divine, sont parfaites et s’unissent dans une unique et seule personne. À partir du Concile Vatican II, la maternité de Marie devient centrale dans le concept de promesse de salut, pour le rôle joué par Marie, non pas en tant que génitrice, mais aussi en tant qu’éducatrice et soutien spirituel de Jésus pour toute Sa vie et Sa mission.

Virginité de Marie

Le Concile de Constantinople de 553 apr. J.-C. a par contre décrété la Virginité perpétuelle de Marie. La signification de ce dogme est double, représentant l’absolue et la perpétuelle intégrité corporelle de Marie, mais aussi la virginité de son âme, unie au Seigneur dans le plus saint et le plus pur des liens. Marie n’a jamais arrêté d’être Vierge, même en ayant conçu un fils, même en l’ayant mis au monde dans la douleur, comme toutes les femmes. Mais tout a eu lieu grâce au pouvoir du Saint-Esprit, sans corruption physique, au contraire, à l’instant où Marie conçoit et accouche de Jésus, elle est tellement consacrée à Dieu qu’elle n’en est que plus pure encore, plus chaste encore. Pour cela, bien que mère, elle peut incarner plus que toute autre femme un idéal de pureté et de chasteté. Dans l’iconographie traditionnelle, la virginité perpétuelle de Marie, virginitas ante partum, in partu e post partum, est représentée par trois étoiles qui décorent sa cape.

Immaculée conception

Le dogme de l’Immaculée conception, célébré par l’Église le 8 décembre, fête de l’Immaculée conception, marque le fait que, bien que conçue et née d’un couple de mortels (Sainte Anne et Saint Joachim), la Vierge Marie naquit pure, jamais touchée par le péché originel, comme il arrive par contre à tous les autres hommes et femmes. Proclamé par Pie IX en 1854 avec la bulle Ineffabilis Deus ce dogme ne symbolise pas seulement le manque de péché originel en Marie, mais aussi son être pleine de grâce, la seule créature conçue, née et élevée dans l’amour total de Dieu, dans la plénitude de Sa volonté, à laquelle elle s’est complètement fiée. Le grand plan du Salut de Dieu passe par l’Immaculée conception, dans la mesure où Marie a été créée depuis le début justement pour jouer son rôle de mère de Jésus.

L’Immaculée Conception de la Vierge Marie

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Assomption de Marie

Seule parmi les Apôtres et tous les Saints, unique avec Son Fils Jésus, Marie a été élevée au Ciel âme et corps, messagère d’espérance pour tous les hommes, pure parmi les purs. L’Assomption de Marie au Ciel est un dogme proclamé solennellement le 1er novembre 1950 par Pape Pie XII, qui eut recours à l’infaillibilité papale, et est célébré chaque année le 15 août, Fête de l’Assomption de Marie au Ciel. De bien des façons, ce dogme représente l’accomplissement et le point d’arrivée des dogmes mariaux précédents. Marie est élevée au Ciel car elle est Mère de Dieu, car elle est Marie toujours Vierge, car elle est Immaculée. Elle est élevée au Ciel spécialement en raison de son lien unique et spécial avec Jésus, pour son être Corédemptrice où Lui a été Rédempteur. Dans son ascension au Ciel, on célèbre le rachat de l’humanité, traînée dans le péché par une femme, Ève, et par une autre femme élevée à la grâce du Paradis, dans le triomphe contre le péché et la mort, voulu par Christ pour tous les hommes. Le dogme de l’Immaculée conception déclare la victoire de Christ sur le péché, à travers Sa mère, et celui de l’Assomption Sa victoire sur la mort. Il s’agit d’une mise en garde et d’un mémento pour tous les chrétiens de garder à l’esprit que l’expérience sur terre n’est qu’un passage, que nous sommes destinés à survivre et à ressusciter âme et corps, quand le Temps arrivera, exactement comme la Mère de Jésus. Et cet espoir dépasse tout autre mystère.

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