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Les fonctions du Dicastère des Causes des Saints

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Annulation du mariage : quand est-elle permise par l’Église catholique

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Ave Maris Stella : l’invocation à Marie Étoile de la Mer

Ave Maris Stella : l’invocation à Marie Étoile de la Mer

Ave Maris Stella est une invocation accordée à Marie Étoile de la Mer, un des titres mariaux les plus anciens. Comment nait cette prière et que signifie-t-elle ?

Depuis toujours, la figure de Marie, mère de Jésus-Christ, joue un rôle central dans la dévotion et la vénération des chrétiens. Au cours des siècles, les fidèles se sont adressés à Elle avec espoir et confiance, en l’invoquant en tant que guide et protectrice dans différentes situations de vie. Le culte de la Sainte Vierge a toujours accompagné celui de Christ, déjà dans le Christianisme primitif. Un des titres les plus anciens et les plus fascinants attribués à Marie est Marie Étoile de la Mer, qui l’identifie avec une sorte d’étoile polaire pour les chrétiens, un guide et un espoir pour ceux qui s’aventurent en mer et, au sens plus large, sur les vagues périlleuses de l’existence. Ce titre rappelle également le concept de Hodigitria, Notre-Dame du (bon) chemin, cher à l’iconographie byzantine et russe médiévale, « Celle qui montre la voie ». Du titre marial Étoile de la Mer nait la magnifique prière Ave Maris Stella.

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Comme l’étoile polaire guide les navigateurs dans les nuits sombres, ainsi Marie Étoile de la Mer est invoquée en tant que guide spirituel par ceux qui s’aventurent en mer, mais pas seulement. Les marins, les pêcheurs et les voyageurs ont depuis toujours trouvé réconfort et protection dans la dévotion à Marie, en ayant confiance en son intercession pour une navigation sure et un retour à la maison sains et saufs. Sa présence lumineuse dans la vie de qui se trouve au milieu des vagues représente une source constante d’espoir et de confiance. Mais ce sens de protection lié à la Vierge ne se limite pas uniquement à concerner  les marins et les voyageurs. Chaque homme qui se sent égaré et seul peut s’adresser avec espoir et confiance à cette mère lumineuse et infiniment aimante, prête à lui offrir une consolation et un guide vers des ports plus sûrs. Invoquer Marie en tant qu’Étoile de la Mer signifie se confier à son intercession maternelle, en ayant confiance en sa capacité à guider et protéger ceux qui ont confiance en elle dans leur recherche de Christ et dans la lutte contre les adversités du monde.

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Pourquoi Maris Stella ?

Le titre Étoile de Mer est une image puissante et significative pour la tradition chrétienne. Elle possède une origine fascinante et ancienne, liée à la mer et aux étoiles. Elle dérive, en effet, de l’étoile Ursae Minoris, depuis toujours connue comme Stella Polaris ou Étoile du Nord. Dès l’antiquité, cette étoile très lumineuse a représenté le point de référence principal pour s’orienter en mer, et cela serait suffisant pour nous faire comprendre pourquoi elle a été associée à Marie, guide et protectrice des hommes. Et bien, l’attribution de le nom Stella Maris à la Sainte Vierge nait d’une erreur de transcription fait par un copiste malavisé en train de rédiger une copie de l’Onomasticon d’Eusèbe de Césarée dans la traduction latine faite par Saint Jérôme. Ce dernier, dans son texte, avait défini la Vierge comme stilla maris, « goutte de la mer », en traduisant le nom juif Miryam. Mais le copiste écrivit « Stella Maris » au lieu de « Stilla Maris », en créant, sans le vouloir, un nouveau et titre marial marquant.

Au cours des siècles qui suivirent, de nombreux théologiens et hommes de foi reprirent l’image de Marie Étoile de la Mer, en l’identifiant comme un guide capable de conduire quiconque croit et met sa confiance en elle au-delà de toute tempête. Ainsi Saint Paschase Radbert, au IXe siècle, et Saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle définit un acte de foi et de confiance le fait de s’adresser et faire confiance à Marie Étoile de la Mer dans les moments sombres de la vie, quand on est dépassés par les tentations et  l’adversité.

Mais même dans sa comparaison à une étoile Marie ne perd pas son humilité. Vues de la mer, les étoiles n’apparaissent que des points lumineux dans le firmament, peu importe combien elles peuvent être grandes en réalité. Marie, la plus lumineuse de ces petites étoiles, est une lumière suspendue dans l’Abîme, palpitante, lointaine, et pourtant toujours présente, pour rendre même la nuit la plus sombre moins lugubre.

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La prière Ave Maris Stella

L’association du nom de Marie à l’étoile polaire et la dévotion qui en a découlé a amené à la naissance d’une des prières mariales les plus anciennes et les plus suggestives de tous les temps : Ave Maris Stella, « Salut, Étoile de la Mer ». Elle remonte à titre indicatif au VIIe siècle et représente un hymne de louange et de dévotion à la Vierge Marie, et une invitation aux croyants à s’adresser à Elle en tant que guide lumineux et consolateur dans les défis de la vie.

L’origine de la prière est incertaine, attribuée à Venance Fortunat, évêque de Poitiers (530-607 environ), ou à Paul Diacre, ou peut-être à Robert II ou à Saint Bernard, mais elle était déjà mentionnée dans le Codex Sangallensis conservé dans l’Abbaye de Saint-Gall.

La prière est à tous les effets un poème composé par sept quatrains accentués, sans rimes. Pendant des siècles, elle a été partie intégrante de l’Office Divin, de l’Office de la Bienheureuse Vierge Marie et des Vêpres. Dans l’antienne initiale, on s’adresse à Marie, en évoquant la salutation de l’archange Gabriel au moment de l’Annonciation, en l’appelant Étoile de la Mer, Mère de Dieu, toujours Vierge et porte du ciel, en la reconnaissant comme guide et point de référence :

Ave maris stella,
Dei Mater alma
atque semper virgo
felix coeli porta.

Les strophes suivantes contiennent des requêtes directes à la Vierge Marie pour obtenir son intercession maternelle, afin qu’elle apporte la lumière à ceux qui sont dans le noir de la vie :

Rompez les liens des pécheurs,
rendez la lumière aux aveugles,

éloignez de nous les maux,
obtenez-nous tous les biens.

On demande également à la Vierge de garder ses enfants innocents, purs et humbles de cœur :

Vierge sans égale,
douce entre tous,
quand nous serons libérés de nos fautes,
rendez-nous doux et chastes.

La prière culmine et se conclut avec un hymne de louange à la Très-Sainte Trinité : à Dieu Père, au Fils et au Saint-Esprit :

Louange à Dieu le Père,
Gloire au Christ Roi,
et à l’Esprit Saint,
à la Trinité entière un seul hommage.

Souvent utilisée comme texte pour le chant grégorien, la prière Ave Maris Stella a été reprise par de nombreux compositeurs connus au cours des siècles et mise en musique en tant qu’hymne sacrée. L’Acadie, petite région de l’Amérique du Nord sur la côte de l’Océan Atlantique, en a choisi une version modifiée en tant qu’hymne national.

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Les symboles des évangélistes et leur signification

Les symboles des évangélistes et leur signification

Homme ailé, bœuf, lion et aigle. Les symboles des Évangélistes traversent l’histoire de l’art sacré et de la théologie depuis des siècles. Voici comment ils sont nés et pourquoi ils leur ont été attribués.

Avec tétramorphe, terme d’origine grecque qui depuis la nuit des temps indique une représentation iconographique composée de quatre figures ou éléments, on indique une image composée de quatre symboles attribuables aux quatre évangélistes : un homme ailé (Évangile de Matthieu), un lion (Évangile de Marc), un taureau ou veau (Évangile de Luc) et un aigle (Évangile de Jean). Le premier à définir ceux qui seraient devenus les symboles des Évangélistes a été Irénée de Lyon. Évêque et théologien, Père de l’Église, il interpréta la vision décrite par le Prophète juif Ézéchiel dans l’Ancien Testament (Ézéchiel 1,10), pendant la déportation à Babylonie en 593 av. J.-C. Ézéchiel raconta avoir vu un grand nuage entouré d’éclairs et, au milieu de ce nuage, quatre créatures, dotées de quatre ailes. Une des figures avait visage d’homme, une de lion, une de veau et la dernière d’aigle, et ils se tenaient aux pieds du Trône de Dieu, qu’elles contribuaient probablement à bouger grâce aux roues placées à côté de chacun d’elles.

Saint Irénée, dans son œuvre Adversus Haereses, introduisit l’idée d’un Évangile tétramorphe, ou quadriforme. Pour lui, les quatre êtres ailés vus par Ézéchiel sont identifiables comme les séraphins qui selon Ésaïe (Ésaïe 6,3) occupent les sommets des hiérarchies angéliques, mais symbolisent également les quatre Évangiles canoniques, véritables piliers spirituels de l’Église et du monde entier. À chaque Évangéliste, Saint Irénée attribue un symbole spécifique, en faisant également référence à l’Apocalypse (Apocalypse 4,6-8) où sont encore décrites les « quatre êtres vivants remplis d’yeux devant et derrière », placés aux pieds du Trône de Dieu, « le premier être vivant est semblable à un lion, le second être vivant est semblable à un veau, le troisième être vivant a la face d’un homme, et le quatrième être vivant est semblable à un aigle qui vole ».

Chacun des quatre Évangiles se concentre sur un aspect particulier de la figure de Christ :

  • Évangile de Matthieu (homme, ou ange) : Son Incarnation ;
  • Évangile de Marc (lion) : Sa puissance victorieuse (la Résurrection) ;
  • Évangile de Luc (taureau, veau) : Son sacrifice (la Passion) ;
  • Évangile de Jean (aigle) : l’effusion du Saint-Esprit (la Pentecôte).

Saint Matthieu

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Selon Irénée, déjà à partir du prologue des Évangiles respectifs, il est possible de déduire le symbole de chaque Évangéliste, le pivot du quadruple message évangélique et l’aspect particulier de Christ sur lequel on se focalise dans ce texte.

Saint Jérôme aussi récupère le symbolisme déduit par Irénée en l’appliquant non seulement aux quatre aspects de la figure de Jésus, mais aussi aux quatre phases de Sa vie mortelle. Selon Jérôme, Christ :

  • naquit homme (Incarnation, homme ailé, Évangile de Matthieu) ;
  • mourut comme un veau sacrificiel (Passion, taureau, veau, Évangile de Luc) ;
  • ressuscita de la mort avec la force d’un lion (Résurrection, lion, Évangile de Marc) ;
  • vola au Ciel comme un aigle (Ascension, aigle, Évangile de Jean).

Au cours des siècles, d’autres érudits et hommes de Foi ont pris en examen les évangélistes et leurs symboles, en définissant différentes séquences et combinaisons entre eux. De fait, le tétramorphe, type de représentation iconographique composée de quatre éléments, déjà présent dans le symbolisme d’origine moyen-orientale (il suffit de penser aux esprits protecteurs de garde devant les palais royaux babyloniens), a été largement utilisé dans l’iconographie chrétienne et dans l’art sacré.

Mais pas seulement. Les symboles des 4 évangélistes déterminent également l’ordre avec lequel les Évangiles sont présenté, soit-il dans les codes anciens ou dans les éditions modernes de la Bible, qui suivent l’ordre codifié par Ézéchiel : homme (Matthieu), lion (Marc), bœuf (Luc), aigle (Jean).

Saint Matthieu l’Évangéliste

L’Évangile de Matthieu s’ouvre avec la liste des ancêtres de Jésus, une liste d’hommes, donc, suivie du récit de la naissance de Jésus et de Son enfance. Selon certains experts de la Bible, il aurait été le premier à avoir été écrit et aurait servi d’inspiration pour les évangiles de Marc et Luc, tandis que selon d’autres il est basé en grande partie sur l’Évangile selon Marc.

Ce qui est certain est que l’Evangéliste Matthieu s’est longuement attardé sur la vie de Jésus Homme, en partant de Sa généalogie et en mettant en relief Son histoire humaine. Pour cette raison il est associé à la figure du tétramorphe avec le visage d’homme, ou ange, où l’ange symbolise déjà en soi l’union entre l’aspect humain et la nature supraterrestre.

Saint Marc l’Évangéliste

L’Évangile de Marc commence par contre avec Jean le Baptiste, celui qui se charge de la mission de préparer l’arrivée du Messie. Vêtus de peaux d’animaux, profondément investi dans son rôle, il est facile d’imaginer Jean le Baptiste comme un lion à la voix puissante comme un rugissement, qui annonce que le Temps est proche. Dans le Moyen Âge, le lion était symbole de justice. Sa tête majestueuse indiquait la nature divine, le corps et les pattes celle humaine. Marc l’Évangéliste néglige l’enfance de Jésus, mais s’attarde beaucoup sur la Passion et de nombreuses œuvres d’art relatives à cet épisode ont été inspirées par son Évangile.

Saint Luc l’Évangéliste

L’Évangile de Luc s’ouvre avec un sacrifice : Zacharie, mari d’Élisabeth, une parente de la Vierge Marie, sacrifie un bœuf à Dieu. Il a ensuite une vision dans laquelle on lui révèle que sa femme sera mère d’un enfant, auquel ils donneront le nom de Jean. Cet enfant deviendra le Baptiste.

Dès le début, nous comprenons comment Luc l’Évangéliste focalise son attention sur le thème du sacrifice, non seulement celui de Christ, mais aussi de Marie, sur l’histoire de laquelle Luc s’attarde longuement.

Saint Jean l’Évangéliste

Dans l’Évangile de Jean, nous pouvons déduire pourquoi cet Évangéliste était le préféré de Jésus parmi les apôtres qui le suivaient. Texte profondément mystique, son Évangile est enveloppé de spiritualité, peu lié aux vicissitudes humaines, mais plutôt à leur signification plus profonde et religieuse. Déjà dans le prologue de son Évangile Jean s’attarde sur le concept de Verbe, la Parole de Dieu, capable de chasser les ténèbres. On croyait que l’aigle pouvait fixer le soleil sans en être aveuglé et, pour cette raison, à Saint Jean, qui voulut fixer Dieu en profondeur, a été attribué ce symbole.

apôtre Jean

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Saint Jacques apôtre, l’histoire du saint du célèbre chemin

Saint Jacques apôtre, l’histoire du saint du célèbre chemin

Saint Jacques Apôtre fut un des disciples les plus proches de Jésus. Premier parmi les Apôtres à subir le martyre, il guide encore aujourd’hui des milliers de pèlerins le long du Chemin qui porte son nom.

Frère de l’Apôtre Jean, et avec lui premier à suivre Jésus, Saint Jacques Apôtre fut également le premier parmi les apôtres à mourir en martyr, pendant la persécution déchaînée par Hérode Agrippa Ier. Jésus appelait son frère et lui « les fils du tonnerre », en raison de leur caractère fougueux, ou peut-être parce qu’ils invoquèrent la destruction d’un village qui avait nié son hospitalité à Jésus et aux siens par un « feu descendant du ciel » (Luc 9, 51-56). Ce que nous savons avec certitude est que Saint Jacques fut un des Apôtres les plus proches de Jésus, à Ses côtés dans certains des moments fondamentaux de Sa parabole terrestre : la Transfiguration, la résurrection de la fille de Jaïrus et la dernière nuit au Gethsémani.

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Aujourd’hui, nous nous en rappelons également pour le Chemin de pèlerinage qui porte son nom, parcouru depuis des siècles par les pèlerins et qui aujourd’hui encore amènent des milliers de visiteurs du monde entier jusqu’au lieu où se trouve sa tombe. Il s’agit du Chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle, itinéraire culturel européen, dont le point d’arrivé est un des lieux de pèlerinage les plus visites de l’histoire.

Le chemin de Saint Jacques

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La légende veut qu’après la mort de Jésus, Saint Jacques commença à apporter Sa Parole aux hommes et que son œuvre d’Évangélisation l’aurait amené jusqu’à la péninsule ibérique très loin d’où lui et ses compagnons avaient commencé. Une fois retourné à Jérusalem, il fut arrêté et tué par ordre du roi Hérode, petit-fils de ce Hérode Philippe tétrarque qui avait fait décapiter Jean le Baptiste, son ancien mentor et maître. Un bateau conduit par un ange aurait ensuite emmené le corps décapité de Saint Jacques Apôtre de la Judée aux côtes de la Galice. Ici ses restes furent enterrés à l’endroit où aujourd’hui se trouve la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Saint Jacques le majeur : l’histoire

Il est important de remarquer que dans le Nouveau Testament sont mentionnés différents Jacques. Outre à Jacques de Zébédée, il y a aussi Jacques d’Alphée, dit également le Mineur, et Jacques le Juste ou le frère du Seigneur.

L’histoire de Saint Jacques ne peut pas être séparée de celle de son frère Jean, Apôtre lui aussi. Jacques et Jean étaient fils de Zébédée et Salomé. Les deux naquirent à Bethsaïde, un village de la Galilée situé sur le lac de Génésareth, et, comme le reste de la famille, se dédièrent dès leur plus jeune âge à l’activité de pêcheurs. Avant de connaître Jésus, ils furent disciples de Jean le Baptiste. Ce fut justement le Baptiste qui indiqua Jésus aux deux frères, Jacques et Jean devirent les premiers disciples appelés par Jésus, avant même Pierre et son frère André. Jacques et Jean furent particulièrement proches de Jésus pendant sa vie publique. Comme nous l’apprenons dans les Évangiles et dans les Actes des Apôtres, tous les deux, mais Jacques en particulier, avaient un caractère impétueux et étaient ambitieux. Ils considéraient que leur proximité avec Christ aurait fait en sorte qu’ils puissent jouir d’un rôle privilégié dans le Royaume qu’Il aurait amené sur Terre, tant qu’ils en arrivèrent à le demander directement à Jésus, sans savoir que, quand le Maître leur promettait le partage de ce qu’Il aurait obtenu, Il parlait du martyre. Et ainsi fut.

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Retourné en Palestine après son voyage en Espagne, Jacques Apôtre fut une figure de grande importance au sein de la communauté chrétienne de Jérusalem. Avec les Douze Apôtres, il devint une colonne portante de l’Église Primitive, en jouant un rôle significatif dans la diffusion du message évangélique dans la Ville Sainte. Malgré le climat d’hostilité croissante vis-à-vis du christianisme naissant et l’interdiction imposée aux apôtres de prêcher, Jacques ne se laissa pas décourager. Il continua d’annoncer l’Évangile au peuple, en entrant dans les synagogues et en discutant la Parole des prophètes. Sa capacité communicative extraordinaire, sa dialectique persuasive et sa personnalité fascinante en firent un des apôtres les plus suivis dans sa mission évangélisatrice. Toutefois, son ardente prédication et son rôle de premier plan au sein de la communauté chrétienne ne passèrent pas inaperçus. Hérode Agrippa Ier, roi de Judée, souhaitant apaiser les protestations des autorités religieuses et complaire aux Juifs, prit pour cible Jacques en tant que figure représentative de la naissante foi chrétienne. Selon la tradition, le scribe Josias, chargé de conduire Jacques au supplice, fut témoin d’un miracle. Pendant que Jacques était conduit à l’endroit de son exécution, un paralytique invoqua son aide et fut miraculeusement guéri. Ce miracle toucha profondément Josias, qui se repentit de ses actions et se convertit au christianisme. Comme dernière volonté, Jacques demanda un récipient remplit d’eau, avec lequel il baptisa Josias. Tous les deux furent ensuite décapités.

Le lien avec le chemin de Compostelle

L’histoire de Saint Jacques de Compostelle commence après la mort et la résurrection de Jésus, quand l’Apôtre quitta la Judée et voyagea jusqu’en Espagne pour diffuser l’Évangile. C’est justement en Espagne que son corps sans vie fut ramené après le martyr et enterré en un lieu secret. Quelques siècles plus tard, un ermite de no Pélage, en errant sur le mont Libéron, arriva sur un haut plateau où scintillaient des lumières semblables à des étoiles. Il s’agissait d’une nécropole où gisait, entre autres, Saint Jacques en personne, dans un sépulcre qui portait la mention : « Ici gît Jacobus, fils de Zébédée et de Salomé ». Les gens commencèrent à appeler ce lieu Campus Stellae, « champs de l’étoile », d’où Compostelle.

Après qu’Alphonse le Chaste, roi des Asturies, se rendit en pèlerinage à Compostelle en 825 apr. J.-C., beaucoup d’autres suivirent son exemple et commencèrent à se rendre sur la tombe de Saint Jacques. La basilique qui lui est dédiée commença à être bâtie en 1075 et, à partir de ce moment-là, Compostelle devint un lieu de grande importance pour les pèlerins. Dès le Moyen Âge, le Sanctuaire de Saint-Jacques-de-Compostelle était une des destinations les plus recherchées par les pèlerins provenant de l’Europe entière.

Un des symboles du Chemin de Santiago est le coquillage de Saint Jacques, ou concha. Il s’agit d’une valve de coquille Saint-Jacques. En époque médiévale, les pèlerins qui avaient entrepris le Chemin devaient apporter comme preuve un coquillage ramassé sur les plages du Finisterre, la fin du monde pour les Romains, finis terrae, précisément. Une légende racontait que les disciples de Saint Jacques, après avoir perdu dans un naufrage les restes du maître, les retrouvèrent sur cette plage, recouverts de coquillages.

Encore aujourd’hui, le Chemin de Saint-Jacques, avec ses différentes routes qui convergent vers la ville espagnole, est considéré comme un itinéraire spirituel de grande importance, qu’hommes et femmes entreprennent pour des motifs religieux, comme acte de foi, afin d’obtenir le pardon ou la rédemption, ou simplement afin de vivre une expérience de croissance personnelle et de connexion avec soi-même et avec les autres.

Le chemin de Saint Jacques en Sicile

Le culte de Saint Jacques en Sicile, avec ses nombreuses églises, hospitalia et vie Francigene, représente un témoignage de l’importante connexion entre l’île et le pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle, en soulignant l’influence et l’importance de Saint Jacques en tant que protecteur des pèlerins et figure de dévotion dans la tradition sicilienne. Le culte de Saint Jacques en Sicile se rependit de manière significative après la conquête normande au XIIe siècle. De nombreuses églises dédiées au saint furent construites dans différents centres habités de l’île, témoignage d’une fervente dévotion populaire.  Le 25 juillet 1090, Roger le Grand Comte, après avoir libéré la ville des Sarrasins, fit un rêve où Saint Jacques lui apparut en tant que « Matamoros » (tueur de Maures), en brandissant l’épée croix qui prit ensuite le nom de « Saint Jacques ». Suite à cet événement, une église fut construite à Caltagirone et Saint Jacques devint le Saint Patron de la ville. De cette église naquirent sept églises, symboles d’autant de rayons de lumière. D’autres localités en Sicile, comme Palerme, Caccamo, Enna, Piazza Armerina, Syracuse, Ferla, Raguse, Gela, Caltagirone, Vizzini, Mineo et Augusta, accueillent des églises dédiées à Saint Jacques remontant au début du siècle XIV. Beaucoup de ces églises sont pourvues de structures d’accueil, appelées « hospitalia », gérées par des ordres chevaleresques comme les Templiers, les Teutoniques et les Hospitaliers. Les « hospitalia » étaient placés le long des principales routes médiévales à une distance d’environ 30 km l’un de l’autre, et permettaient aux pèlerins de se reposer, se restaurer et de recevoir des soins avant de reprendre le chemin à l’aube.

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Aujourd’hui, le Chemin sicilien de Saint Jacques s’étend entre la ville de Caltagirone et le pittoresque village montagnard de Capizzi, les deux communautés insulaires avec la plus ancienne et la plus fervente tradition liée à Saint Jacques le Majeur. Ces deux localités sont les gardiennes d’importantes reliques du saint et constituent des étapes significatives le long du parcours.

Le chemin commence à l’ancienne Basilique de Saint Jacques à Caltagirone et se poursuit jusqu’au sanctuaire de Capizzi, d’époque normande, remontant au XIIe siècle, qui représente le lieu de culte du saint le plus ancien de l’île entière. Le parcours, d’environ 130 km de long, traverse sept commune intermédiaires, en offrant une extraordinaire variété de paysages qui se transforment constamment selon les saisons. Les marcheurs découvrent d’infinies suggestions naturalistes, historiques, mystiques et anthropologiques à chaque coin de rue. La Sicile entière se révèle dans sa magnificence, en accueillant les pèlerins dans un voyage qui les amène non seulement à découvrir le territoire, mais les invite aussi à entreprendre un voyage intérieur et une recherche contemplative.

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Sacristie: qu’est-ce que c’est et quelle est sa fonction

Sacristie: qu’est-ce que c’est et quelle est sa fonction

La sacristie est un local de service dédié à l’habillage des prêtres, mais pas uniquement. Voici quelles sont les fonctions de la sacristie et pourquoi elle est si importante.

Les églises, aussi petites ou grandes qu’elles soient, ont besoin de locaux de service. Dans la plupart des cas, ces locaux se trouvent à l’intérieur de l’église, mais peuvent parfois en être séparés, voire se trouver dans d’autres bâtiments, quand il s’agit de lieux de culte très grands et articulés. Le plus commun de ces locaux, présent dans toutes les églises, est la sacristie, une pièce que nous trouvons partout où la Liturgie est célébrée, et qui est dédiée non seulement à la préparation du prêtre en vue de la célébration de la messe, mais est également utilisée comme entrepôt pour les vêtements liturgiques, pour les accessoires liturgiques et, dans certains cas, même pour les registres paroissiaux.

Mais il ne faut pas penser à la sacristie comme à un simple vestiaire ou entrepôt. Il est vrai qu’ici le prêtre qui préside le culte, les diacres et les acolytes changent leurs habits et y laissent leurs chasubles, amicts, étoles, manipules, chapes et ceintures bien entreposés en vue de la célébration suivante et il est tout aussi vrai qu’ici sont rangés les hosties et le vin qui ne sont pas encore consacrés, outre les calices, patènes, ciboires, ostensoirs et autres accessoires liturgiques.

Toutefois, la Sacristie est également un lieu où objets sacrés, bénits et consacrés, ou qui sont entrés en contact avec les espèces consacrées, transitent et sont lavés dans un lavabo prévu à cet effet. Il s’agit des tissus pour la liturgie, des linges d’autel, comprenant corporal, palle, purificatoire et manuterge, mais aussi d’objets liturgiques en soi utilisés pendant la Consécration, comme le calice ou les ostensoirs.

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D’où vient le mot Sacristie?

Le mot Sacristie dérive de sacrista, du latin « sacer », sacré.

Où se trouve la Sacristie dans une église?

Originairement, le local annexé à une église et consacré comme vestiaire pour les prêtres et entrepôt de mobiliers et d’objets liturgiques s’appelait diaconicon, tandis que les offrandes eucharistiques étaient préparées dans la prothesis. Ces deux espaces dans les basiliques paléochrétiennes étaient connus comme pastophoria et se trouvaient sur les côtés opposés de l’abside.

Ensuite, à l’époque de la Renaissance, la sacristie est devenue un lieu autonome, souvent conçu pour tenir un rôle de relief même du point de vue architectural et enrichi de fresques et de meubles d’une inestimable valeur artistique. Pensons par exemple aux deux sacristies de la Basilique de Saint Laurent à Florence, conçues par Brunelleschi et Michel-Ange.

Qu’est-ce qu’une Sacristie?

Outre le lavabo susmentionné, dans la sacristie se trouve parfois un système de programmation pour faire sonner les cloches de l’église ou l’accès au clocher. On y trouve généralement des armoires et des placards où sont entreposés objets et vêtements liturgiques, et dans les églises les plus anciennes, peuvent y être conservées des antiquités artistiques.

Que fait-on dans la Sacristie?

On y prépare le nécessaire pour les fonctions liturgiques, on y lave les objets liturgiques avant et après la messe, on y entrepose les vêtements liturgiques et les habits sacerdotaux, on y conserve les hosties et le vin non consacrés et souvent même les registres paroissiaux.

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Qui est le sacristain?

Le sacristain est le responsable de la Sacristie. Dans le passé, il devait s’agir d’un prêtre, puisqu’il devait s’occuper des vases sacrés, des vêtements liturgiques et de nombreux autres aspects liés aux célébrations liturgiques. Ensuite les tâches confiées au sacristain étaient subdivisées entre portiers (ostiarii), trésoriers et mansionnaires.

Le travail du sacristain dans l’église ne se limite pas à la sacristie, car c’est lui qui doit accueillir les fidèles, préparer l’église pour les différentes occasions, récurrences et festivités, préparer le nécessaire pour les fonctions, ranger et sonner les cloches. Pour cette raison, dans le passé, il était souvent aidé par un adjoint sacristain (custos).

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En ce qui concerne la manière de devenir sacristain, depuis le Concile de Trente ce rôle est confié également aux laïcs. Des qualités telles que l’honnêteté et la fiabilité, la disponibilité envers la vie en communauté, sont requises, tout comme une prédisposition naturelle vis-à-vis des enfants, jeunes, personnes âgées et à mobilité réduite. Des habilités de charpentier sont préférables, en raison des nombreuses interventions de maintenance dont une église a besoin. Il ne s’agit certainement pas d’un travail ordinaire, il nécessite une formation liturgique, morale et spirituelle et prévoit la pratique d’exercices spirituels. Souvent le sacristain vit à côté de l’église, dans un logement offert par la paroisse. Parmi ses tâches, il y a celle d’ouvrir les portes de l’église et d’accueillir les fidèles, non seulement ceux qui se rendent à l’église pour prier, mais aussi et surtout ceux qui ont besoin d’aide. Pour cette raison, le travail de sacristain est quasi une mission.