Auteur/autrice : Redazione

La tombe de Saint Pierre et son incroyable découverte

La tombe de Saint Pierre et son incroyable découverte

La tombe de Saint Pierre à Rome est considérée depuis toujours comme un des lieux sacrés de la chrétienté par excellence. Découvrons-en l’histoire captivante. Simon, dit Pierre, fut le chef des douze apôtres par la volonté de Jésus en personne, qu’Il désigna comme chef et…

Symboles templiers : histoire et signification de ces symboles anciens

Symboles templiers : histoire et signification de ces symboles anciens

Index1 Histoire des Templiers2 Sceau templier3 Croix templière L’Ordre du Temple n’existe plus, mais demeure présent dans l’histoire grâce également aux symboles ésotériques qui lui sont liés. Découvrons quels sont ces symboles et leur signification. Parmi les différents ordres de chevalerie religieuse liés à l’Église…

Anges et Saints : comment la vie de certains saints a été influencées par les anges

Anges et Saints : comment la vie de certains saints a été influencées par les anges

Qu’est-ce que sont les anges et comment interviennent-ils dans la vie de l’homme ? Les vies des saints nous aident à approcher le mystère des esprits célestes.

Dans l’Ancien comme dans le Nouveau Testament, nous trouvons des interventions et des apparitions d’anges, qui manifestent le vouloir de Dieu et jouent les médiateurs entre la réalité humaine et divine. La nature des anges et leur rôle dans l’Histoire du Salut a été le sujet des études de plusieurs Pères de l’Église.

Le Catéchisme de l’Église Catholique affirme que les anges «sont des créatures spirituelles qui glorifient Dieu sans cesse et qui servent ses desseins salvifiques envers les autres créatures […] Les anges entourent le Christ, leur Seigneur. Ils le servent particulièrement dans l’accomplissement de sa mission salvifique envers les hommes. L’Église vénère les anges qui l’aident dans son pèlerinage terrestre, et qui protègent tout être humain » (CCC 350-352).

La hiérarchie des anges

La hiérarchie des armées célestes est schématisée dans le De coelesti hierarchia par Pseudo-Denys l’Aréopagite. Ce schéma divise les anges en trois hiérarchies, chacune contenant trois ordres ou chœurs. Voici les trois hiérarchies par ordre décroissant de puissance :

  • Première hiérarchie : Séraphins, Chérubins, Trônes
  • Deuxième hiérarchie : Dominations, Vertus, Puissances
  • Troisième hiérarchie : Principautés, Archanges, Anges

De nombreux Saints Pères comme Saint Grégoire le Grand, Saint Jean Damascène et Saint Thomas d’Aquin, ont suivi la théorie du Pseudo-Denys.

Saints et anges

Le culte des anges a une grande force et diffusion. Saint François de Sales disait : « Les bons anges souhaitent notre bien et ne dédaignent pas de nous assister. Nos bons anges nous donnent la force et le courage de pratiquer la vertu. Tendez la main à votre bon ange afin qu’il vous conduise au ciel ». Il est intéressant de voir comment la relation entre saints et anges est souvent une relation spéciale et mystérieuse. De nombreux saints, grâce à leur Foi, ont vu des anges se manifester et intervenir dans leurs vies, de manières différentes et particulières.

Saint François d’Assise

Saint François d’Assise reçut les stigmates par un ange : un Séraphin avec six ailes enflammées. En outre, on dit que, dans l’église de la Porziuncola, les anges furent une présence habituelle pour Saint François et que, pendant la maladie, ils l’aient réconforté avec leur chant.

saint francois

Lire aussi :

Le cantique des créatures de Saint François
Saint François d’Assise est un des saints les plus aimés et les plus vénérés de l’Église catholique…

Sainte Thérèse d’Avila

La sainte réformatrice de l’Ordre des Carmes est connue, entre autres, pour l’épisode de son extase. En la racontant, elle décrit comment un ange lui a transpercé le cœur avec un dard à la pointe enflammée, en la laissant mystérieusement immergée dans un amour infini pour Dieu.

Saint Louis de Gonzague

Saint Louis de Gonzague était particulièrement lié à la dévotion envers les anges. Parmi ses propos, il y avait certaines pratiques justement en leur honneur, comme le fait de réciter l’Angele Dei au matin, au soir et pendant la journée. Il composa également un bref traité en recueillant ce que les Saintes Écritures disent à propos des esprits célestes.

Saint Philippe Néri

Le saint de la joie avait une relation particulière avec son ange gardien. Une fois, il fut soulevé vers le haut afin d’éviter qu’un carrosse ne le renverse dans une ruelle de Rome. Dans un autre épisode, l’ange lui apparut sous la forme d’un nécessiteux qui demandait l’aumône : le saint était prêt à lui donner tout le peu qu’il avait, mais l’ange lui répondit qu’il voulait simplement savoir de quoi il était capable et ensuite il disparut.

Ange Gardien

Lire aussi :

Qui est votre Ange Gardien et ce qu’il fait : 10 choses à savoir
Selon la tradition chrétienne, chacun de nous a un Ange Gardien, qui l’accompagne du moment de sa naissance…

Saint Dominique Savio

Le jeune saint aussi, ami de Don Bosco, avait une relation proche, de pleine confiance, avec son ange gardien. Quand il sauta dans l’eau pour sauver sa petite sœur tombée dans un étang, même s’il ne savait pas nager, il réussit cet exploit car soutenu par son ange. Quand il marchait seul dans les rues, il disait ne pas avoir peur puisqu’avec lui, même si invisible aux yeux, il y avait son ange gardien.

Sainte Angèle de Foligno

Sainte Angèle de Foligno eut une vision d’anges et parla de la joie qui émane d’eux comme de quelque chose d’extraordinaire. Elle écrit : « j’éprouvais une telle joie par la présence des Anges et leurs discours m’emplirent d’un si grand bonheur que jamais je n’aurais cru que les très Saints Anges étaient si gentils et capables de donner aux âmes de telles délices ».

Évangiles Apocryphes : de quoi s’agit-il et les différences par rapport aux canoniques

Évangiles Apocryphes : de quoi s’agit-il et les différences par rapport aux canoniques

Index1 Les évangiles apocryphes2 Différences entre évangiles canoniques et apocryphes3 Évangiles apocryphes et gnostiques Les évangiles apocryphes ne font pas partie du Nouveau Testament : qu’est-ce qui les différencie des évangiles de Marc, Matthieu, Luc et Jean, considérés comme canoniques ? Nous savons tous, grâce…

Mère Teresa : symbole de charité

Mère Teresa : symbole de charité

Index1 Mais qu’est-ce que c’est la charité ?2 Mère Teresa de Calcutta et son oeuvre de charité3 Bonnes résolutions pour la nouvelle année Une nouvelle année vient de commencer. C’est le moment des bilans et des bons propos. Et si notre propos le plus important et…

Le Sanctuaire de Padre Pio à San Giovanni Rotondo

Le Sanctuaire de Padre Pio à San Giovanni Rotondo

Qu’est-ce qui pousse des milliers de personnes à visiter chaque année le Sanctuaire de Padre Pio à San Giovanni Rotondo ? Apprenons à mieux connaître un des lieux de pèlerinage les plus célèbres au monde.

Padre Pio de Pietrelcina est probablement un des personnages les plus emblématiques de l’histoire du Christianisme moderne. La dévotion qui lui est réservée, déjà quand il était encore en vie, a atteint après sa mort des proportions impressionnantes. Le mérite est à chercher dans sa réputation de thaumaturge, qui a dépassé sa mort corporelle, en poussant des milliers de personnes souffrantes à visiter chaque année les lieux qui l’ont vu vivre et pratiquer, en premier lieu le Sanctuaire érigé à San Giovanni Rotondo, en province de Foggia, auquel est dédié cet approfondissement.

Nous avons déjà parlé de Padre Pio à plusieurs reprises, en lui dédiant des articles qui essayent d’approfondir différents aspects de sa surprenante parabole humaine et spirituelle. En particuliers, dans l’article sur Padre Pio et l’ordre des Frères Mineurs Capucins, nous avons parcouru l’aventure humaine et spirituelle de cet homme qui naquit et vécu à cheval entre deux siècles, de sa vocation religieuse précoce, favorisée par la profonde dévotion de sa mère, au service sacerdotal à seulement 23 ans, aux visions et aux stigmates, que le Frère reçut justement à San Giovanni Rotondo, dans le couvent où Jésus en personne lui avait suggéré de s’arrêter afin de soigner sa santé fragile. Le couvent qui y surgissait et qui accueillait le futur saint homme devint tout de suite un but de pèlerinage du monde entier, non seulement de la part de fidèles et malades, mais même d’hommes politiques et de souverains de toute l’Europe. Après la Deuxième Guerre mondiale, autour du couvent et de la figure de Padre Pio se développera un véritable « culte du saint vivant », qui ne s’est jamais interrompu, et qui après sa mort en 1968 et sa canonisation en 1999 et béatification en 2002 n’a fait que augmenter.

Padre Pio - Frères Mineurs Capucins

Lire aussi :

Padre Pio et l’ordre des Frères Mineurs Capucins
Qu’est-ce qui rend Padre Pio, connu aujourd’hui comme Saint Pio de Pietrelcina, un personnage si vénéré et célébré …

Dans un autre article, Padre Pio et sa prière préférée, nous nous sommes attardés sur la prière que Padre Pio récitait pour ceux qui s’adressaient à lui en quête de réconfort et d’aide, i.e. une Neuvaine au Sacré-Cœur de Jésus composée par Sainte Marguerite-Marie Alacoque, une religieuse et mystique française vécue au XVII siècle.

Dans ces deux cas, ce qu’il nous intéressait de souligner, au-delà des vicissitudes humaines, non dépourvue de zones d’ombre et de contradictions, du Frère de Pietrelcina, est la puissance spirituelle de cet homme apparemment calme et doux, qui savait incendier les âmes de ferveur religieuse et rasséréner l’esprit le plus tourmenté avec à peine quelques mots, avec son simple regard. Comme tous les Frères Capucins, Padre Pio choisit de dédier sa vie à la contemplation et à la prière, sans pour autant fuir le contact avec les gens, au contraire, en faisant de sa présence à l’intérieur du tissu social, proche des problèmes des gens, sa première mission. Une vie sous le signe de la pauvreté, de l’obéissance et de la chasteté, mais également dominée d’une profonde empathie et capacité à se mettre en contact avec les personnes, de parler à chacun dans le langage le plus facilement compréhensible et accessible. Frères du peuple, frère du monde, les Capucins.

padre pio et sa prière préférée

Lire aussi :

Padre Pio et sa prière préférée
Padre Pio est une figure qui a été très controversée et longuement discutée dans l’Église catholique…

Qu’est-ce que c’est un Sanctuaire

Encore une fois, il suffit d’ouvrir le dictionnaire pour avoir une réponse générale à cet question. On y lit que le sanctuaire est un « lieu qui a acquis un caractère sacré par la manifestation ou la présence à son intérieur de la divinité, ou car lié à des événements et phénomènes considérés comme surnaturels ; dans l’ancienne religion juive, il désigne la partie la plus interne et la plus sacrée du temple, i.e. le sancta sanctorum ; dans la tradition chrétienne, c’est un lieu de dévotion lié à des événements ou manifestations divines de la Sainte Vierge, des saints et des martyrs ; il indique également une partie de l’église où sont conservée des reliques ou des images miraculeuses, qui fait par conséquent l’objet d’une vénération particulière et est lieu de pèlerinage. »

Nombreux sont les sanctuaires célèbres en Italie et dans le monde, des lieux débordants de mysticisme et d’espoir, qui rappellent chaque année des pèlerins du monde entier.

En ce qui concerne l’Italie, il serait vraiment difficile d’identifier un critère pour définir quels et combien de sanctuaires sont les plus importants. Ils sont très nombreux, éparpillés dans toutes les régions, du sanctuaire marial de Loreto, qui accueillerait les restes de la maison de Marie de Nazareth, amenés par des anges, au sanctuaire de Pompéi, dédié à Notre-Dame du Saint-Rosaire, de l’église de Monte Berico, théâtre d’apparitions de la Sainte Vierge entre 1426 et 1428, au Sanctuaire de Monte Sant’Angelo, en province de Foggia, l’unique sanctuaire au monde à ne pas avoir été consacré par l’homme, mais directement par l’Archange Michel, pour n’en citer que quelques-uns.

En ce qui concerne le reste du monde, nous ne citerons que certains des sanctuaires mariaux les plus célèbres et les plus visités, des véritables points de repère de la dévotion populaire à travers les siècles. Pensons par exemple au Sanctuaire de Notre-Dame de Lourdes en France, à celui de Notre-Dame de Fátima au Portugal, au Sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, auquel nous avons récemment dédié un article.

Notre-Dame de Guadeloupe

Lire aussi :

La Basilique de Notre-Dame de Guadeloupe à Mexico
La Basilique de Notre-Dame de Guadeloupe est dédiée à la Vierge de Guadeloupe, la protectrice de tous les peuples de langue espagnole…

Sanctuaire de Padre Pio à San Giovanni Rotondo

Mais revenons au Sanctuaire de Padre Pio à San Giovanni Rotondo, qui surgit sur le mont de San Giovanni Rotondo, dans le Gargano, dans les Pouilles, non loin du couvent où Padre Pio habita et œuvra pendant une bonne partie de sa vie. Il s’agit de l’une des plus grandes églises d’Italie et il a été construit quasi entièrement grâce aux offrandes et aux legs des fidèles. Commencé en 1994, il a été inauguré le 1er juillet 2004.

Le bâtiment, conçu par l’architecte Renzo Piano, présente la forme d’un immense coquillage qui se développe en spiral en partant du grand pilier central selon des proportions géométriques parfaites. La structure s’élève sur deux étages. L’inférieur est subdivisé en quartiers de 10° chacun et accueille principalement les salles de conférence, les salles d’accueil pour les pèlerins et les pièces de service. L’étage supérieur est composé de trois zones distinctes : la salle liturgique, divisée en trois grandes nefs semi-circulaires soutenues par 21 arches qui convergent vers le pilier central ; la chapelle de l’eucharistie et la sacristie. Deux grandes arches l’une à côté de l’autre saluent l’arrivée des pèlerins dans l’église. Un accueille un vitrail bariolé qui rappelle la tapisserie médiévale française d’Angers et raconte en 84 tableaux l’Apocalypse de Saint Jean ; l’autre, plus petit, est l’entrée proprement dite.

La structure toute entière est construite en pierre d’Apricena, une pierre calcaire qui est extraite dans les Pouilles au pied du Gargano. Pas seulement pour la construction des arches, des piliers et des structures porteuses, la pierre d’Apricena a été également employée pour la création du mobilier liturgique et des revêtements de sol.

Le grand parvis, relié à l’église par l’énorme vitrail avec les scène de l’Apocalypse, et l’allée menant à l’entrée font partie intégrante du complexe architectural. Le parvis est triangulaire et est délimité par l’original clocher horizontal, un mur avec 12 cloches décoré de 8 aigles aux ailes dépliées, prêts à prendre leur envol ver l’Église, plus un bosquet de 24 oliviers. Douze vasques en pierre de forme trapézoïdale acheminent l’eau vers les grands fonds baptismaux octogonaux. Le parvis est également pourvu d’un grand autel mobile pour les célébrations en plein air. Le pavage en pierre d’Apricena du parvis descend doucement vers l’église. L’entièreté de la zone extérieure mesure 8000 m² et, outre les oliviers déjà cités, est enrichie de nombreux autres arbres et buissons : cyprès, sapins, arbousiers, myrtes, lavandes, lierre. Une grande croix en pierre d’Apricena s’érige en donnant sur le Gargano.Sanctuaire de Padre Pio à San Giovanni Rotondo

Au premier coup d’œil, l’église présente un imposant double revêtement réalisé en bois et plaques de cuivre pré-oxydé. Le revêtement inférieur est un dôme en bois qui recouvre la structure entière, tandis que la deuxième couche en bois lamellé recouvert de cuivre pré-oxydé forme neuf bandes superposées. La structure apparait très vaste à l’intérieur, mais elle ne fait que 16 mètres de hauteur et cette hauteur exigüe, unie aux plaques de cuivre pré-oxydé, lui permettent de ne pas s’avérer trop invasive par rapport au paysage, en s’y adaptant de manière plutôt agréable.

Des pièces de mobilier liturgique réalisé par certains des plus grands artistes italiens contemporains décore l’intérieur. Pour n’en citer que quelques-uns, il y a des œuvres d’Arnaldo Pomodoro, Giuliano Vangi et Floriano Bodini, auteurs respectivement de l’autel et de la croix en bronze, de l’ambon et du grand tabernacle octogonal.

Enfin, une rampe d’escalier mène à la crypte, qui accueille la dépouille du Saint et qui est décorée des mosaïques de Marco Ivano Rupnik.

Jubilé de la Miséricorde

Lire aussi :

Logo du Jubilé de la Miséricorde : de quoi s’agit-il et qui l’a dessiné
Le logo du Jubilé extraordinaire de la miséricorde a été conçu et…

Le 23 septembre

Le 23 septembre, anniversaire de la mort de Padre Pio de Pietrelcina, le saint est célébré avec cérémonies et commémorations solennelles. Des neuvaines de préparation et des veillées de prière sont souvent organisées aussi à l’étage inférieur du Sanctuaire de San Giovanni Rotondo. Les Frères Capucins organisent également des processions durant lesquelles la relique du corps du Saint est amenée sur le parvis du sanctuaire et dans l’église, afin que les pèlerins puissent lui manifester leur dévotion.

Foi, espérance et charité : vertus théologales

Foi, espérance et charité : vertus théologales

Index1 Vertus cardinales2 Vertus intellectuelles3 Vertus théologales4 Foi5 Espérance6 Charité7 Vertus théologales : symboles Foi, espérance et charité sont les trois vertus théologales. Déterminons le lien entre l’homme et Dieu et l’agir moral chrétien. Mais connaissons-nous vraiment ces trois vertus ? Foi, espérance et charité ne sont…

Faire l’aumône : est-ce de la charité ?

Faire l’aumône : est-ce de la charité ?

Index1 Charité et aumône dans les autres religions2 Mais comment fait-on la charité ?3 À qui faire l’aumône ? L’aumône aux pauvres est une manifestation de miséricorde strictement liée aux devoirs d’un bon chrétien. Dans une certaine mesure, il s’agit également d’une forme de justice,…

Registres paroissiaux : de quoi s’agit-il et quel est leur fonction

Registres paroissiaux : de quoi s’agit-il et quel est leur fonction

Les registres paroissiaux constituent des documents irremplaçables pour reconstituer la vie religieuse, et pas uniquement, d’une communauté. Découvrons de quoi s’agit-il, comment ils sont compilés et comment nous pouvons les consulter.

Qu’est-ce que sont les registres paroissiaux ?

Chaque paroisse conserve l’histoire des hommes et des femmes qui la fréquentent et qui l’ont fréquentée. Il ne s’agit pas uniquement de leur présence réelle, physique, qui anime ses abords, dans les salles communes, dans les classes de catéchisme et, bien évidemment, à l’intérieur de l’église.

Une présence qui reste, en quelque sorte, en flottement après que ces personnes ne fréquentent plus la paroisse et qui sont venues à manquer depuis longtemps, comme il arrive toujours dans les lieux imprégnés d’une riche activité spirituelle.

Les paroisses gardent trace du passage dans le monde des paroissiens, de leur vicissitude humaine et chrétienne, de leurs rapports, grâce aux registres paroissiaux.

De quoi s’agit-il ? C’est très simple. Les registres paroissiaux sont des livres dans lesquels le curé, ou une autre personne en son nom, registre tout ce qu’il advient à l’intérieur de la paroisse. En particulier, les registres paroissiaux reportent les naissances, grâce à l’enregistrement des Baptêmes, les morts des paroissiens, en signalant les funérailles, les mariages, les communions, les confirmations et, en général, l’administration des sacrements.

sept sacrements

Lire aussi :

Les sept sacrements de la tradition chrétienne
Les Sacrements, et en particulier l’eucharistie, sont considérés comme l’origine et l’expression ultime de…

L’obligation de remplir et garder ces livres spéciaux remonte déjà au Concile de Trente (1545-1563).

En réalité, bien que l’église ait commencé à exiger un contrôle sur les registres paroissiaux à partir du Concile, de nombreuses paroisses les remplissaient déjà à partir de 1300, comme le démontrent les registres ecclésiastiques retrouvés par exemple à Palerme, où les annotations commencent en 1350, ou ceux conservés aux Baptistère de Florence, remontant à 1340.

En 1563 se termina le Concile de Trente, dans le contexte duquel on établit non seulement que les curés devait noter sur différents registres destinés à cette utilisation particulière les baptêmes, les mariages et, ensuite, les morts de leurs paroissiens aussi. De plus, les curés auraient eu comme tâche supplémentaire celle de noter l’« état des âmes » des personnes qui leur étaient confiées.

À partir de 1614, la rédaction de l’« État des âmes », sur lequel nous reviendrons bientôt, devint obligatoire également.

Dans certaines zones du Trentin Haut-Adige, les premiers registres paroissiaux imprimés font leur apparition déjà au début du 1800. Mais ils continueront à être remplis partout à la main jusqu’au XX siècle.

Toujours au XX siècle, l’habitude de rédiger des duplicatas commença à s’affirmer, afin d’essayer de préserver surtout les registres les plus anciens de la détérioration.

Le Code de droit canonique concernant les registres paroissiaux reporte ce qui suit :

Can. 535 – §1. Chaque paroisse aura ses registres paroissiaux, à savoir les registres des baptisés, des mariages, des défunts, ainsi que d’autres suivant les dispositions de la conférence des Évêques ou de l’Évêque diocésain; le curé veillera à ce qu’ils soient tenus convenablement et conservés avec soin.
§2.
Dans les registre des baptisés, seront aussi notés la confirmation et ce qui a trait au statut canonique des fidèles, à savoir le mariage, restant sauves les dispositions du can. 1133, l’adoption, la réception d’un ordre sacré, la profession perpétuelle dans un institut religieux ainsi que le changement de rite; ces mentions seront toujours reportées sur le certificat de baptême.
§3.
Chaque paroisse aura son propre sceau; les certificats portant sur le statut canonique des fidèles et de même tous les actes ayant une importance juridique seront signés du curé lui-même ou de son délégué, et munis du sceau paroissial.
§4.
Chaque paroisse aura une armoire ou un dépôt d’archives où seront conservés les registres paroissiaux, en même temps que les lettres des Évêques et les autres documents dont la conservation est nécessaire ou utile; cet ensemble sera inspecté par l’Évêque diocésain ou son délégué lors de la visite ou à une autre occasion; le curé veillera à ce qu’ils ne tombent pas dans les mains d’étrangers.
§5.
Les registres paroissiaux plus anciens seront aussi gardés avec soin selon les dispositions du droit particulier.

Comment insérer un événement dans les registres paroissiaux

Comme on peut facilement l’imaginer, les annotations sur les registres paroissiaux doivent être exécutées selon des règles précises, imposées par le rite romain. Il est fondamental que chaque annotation soit complète en metionnant:

  • lieu
  • date
  • événement reporté
  • nom du célébrant
  • nom de la personne directement concernée
  • éventuels témoins.

Souvent, surtout dans les registres les plus anciens, la personne protagoniste de l’acte enregistrée est signalée non seulement avec son nom, mais également en référence à ses parents et aux autres participants à la vie de la paroisse. En outre, souvent la personne était indiquée avec différents noms, en utilisant par exemple un surnom habituel ou la translittération du prénom en dialecte.

rite romain

Lire aussi :

Rite ambrosien et rite romain : quels sont les différences ?
Rite ambrosien et romain. En quoi se différencient-ils ? Comment est-il possible que, dans le contexte de l’église catholique…

Si nous examinons les anciens registres paroissiaux, nous verrons qu’ils étaient compilés à la main et qu’il existait un livre différent pour les baptêmes, pour les mariages et pour les funérailles.

Le registre ecclésiastique dénommé « État des âmes » ou status animarum mérite un discours à part. Comme nous l’avons déjà mentionné, il devint obligatoire uniquement après le Rituel Romanum de 1614. Dans ce registre, il fallait reporter les données personnelles des paroissiens, les sacrements qu’ils avaient reçus, mais également des informations concernant le métier qu’ils pratiquaient et ce qu’ils possédaient, puisque ce registre servait également pour calculer la dîme, la « taxe » à verser à l’église.

La langue de rédaction était habituellement le latin, surtout en ce qui concerne les formules de rite, mais également la langue commune parlée par les peuples, parfois même avec des influences dues au dialecte local. Les notes que les curés marquaient en bord de page sont particulièrement intéressantes pour les experts, puisqu’elles reportaient des événements significatifs comme des cataclysmes, des famines et des batailles.

Mais à quoi servent les registres paroissiaux ?

L’intérêt religieux, mais également et surtout historique, de ces registres apparait encore plus évident si nous considérons que, avant 1867, il n’y avait aucun registre des naissances au bureau communal de l’état civil. Il n’y a donc que les registres paroissiaux qui nous permettent de reconstituer ce que l’évolution démographique d’une zone en particulier a pu être, mais également de découvrir quelques données en plus sur les personnes y ayant vécu, sur leurs histoires, leurs vies, leurs morts. Le fait que les registres, pour chaque événement, ne reportent pas uniquement le nom de la personne directement concernée, mais aussi des parents et des témoins, peut permettre de reconstituer une ligne généalogique qui se démêle de registre en registre, de paroisse en paroisse.

En ce qui concerne la possibilité de consulter les registres paroissiaux, afin peut-être de chercher des informations concernant nos ancêtres ou afin d’effectuer des études, les registres ecclésiastiques sont encore aujourd’hui conservés auprès de la paroisse de résidence de qui y est reporté. Il suffit donc de connaitre le lieu d’origine de la personne sur laquelle on effectue des recherches et espérer que les registres n’aient pas disparus à cause d’incendies, effondrements ou guerres.

En alternative, il est possible d’effectuer une recherche auprès des centres de collecte de données dédiés à l’Histoire Familiale, répandus dans le monde entier, qui conservent également les registres de nombreuses paroisses italiennes. Il est aussi possible d’effectuer une recherche dans les Archives diocésain.

Comment consulter les registres paroissiaux en ligne ?

Aujourd’hui, les nouvelles technologies numériques nous permettent d’accélérer considérablement nos recherches sur les registres paroissiaux. La consultation des registres paroissiaux en ligne est en effet déjà possible en Italie. Et quand il n’est pas possible d’accéder directement aux données recherchées avec un click, il est toutefois possible de trouver des sites spécialisés dans l’indexation des registres, qui peuvent nous orienter facilement vers la paroisse ou la diocèse où nous rendre pour chercher ce qui nous intéresse. L’œuvre de digitalisation des registres paroissiaux en cours en Italie est bien évidemment lente, mais indispensable afin de préserver des documents précieux, à la valeur inestimable, qui finiraient autrement perdus à cause de leur détérioration. Grâce aux photos et aux numérisations, réalisées avec le plus grand soin dans des environnements garantissant la tutelle de ces documents si délicats, il est possible de créer des archives digitales dans chaque paroisse, dans chaque diocèse. En outre, rendre les données des registres paroissiaux consultables en ligne constitue la création d’un trésor de connaissance et d’expérience pour tous. Plus on avance et plus le souhait, voire même le besoin, de regarder en arrière et de comprendre le passé émergent.

La Nativité de Marie, quand et pourquoi la fêtons-nous ?

La Nativité de Marie, quand et pourquoi la fêtons-nous ?

Index1 8 septembre – Fête de la Vierge2 Histoire de la naissance de Marie3 La dévotion à Marie Enfant Le 8 septembre nous célébrons la nativité de Marie, la mère par excellence, la femme qui changea l’histoire de l’Église et de l’humanité. Découvrons quelque chose…

Les inventions des moines : les principaux responsables du progrès en Europe

Les inventions des moines : les principaux responsables du progrès en Europe

Découvrons comment les inventions des moines ont favorisé le développement technologique et scientifique dans l’Europe du Moyen Âge et la transmission d’un savoir ancien et précieux. Nous avons souvent entendu parler du Moyen Âge comme d’une époque sombre, dans laquelle le progrès technologique et le…

La mort de Saint Joseph : l’exemple parfait de mort heureuse

La mort de Saint Joseph : l’exemple parfait de mort heureuse

Il y a peu de nouvelles concernant le père terrestre de Jésus, mais il existe certains récits concernant la mort de Saint Joseph, le saint patron de la bonne mort.

Malgré son rôle important dans l’histoire de l’Évangile, Saint Joseph reste un personnage dont nous savons très peu. Dans les chapitres dédiés à la naissance de Jésus et à sa jeunesse, il est un acteur fondamental : Saint Joseph prend pour épouse Marie, enceinte du Saint Esprit, fait confirmé en rêve par les anges ; ensemble, ils se rendent à Bethléem pour le recensement et s’enfuient en Égypte afin d’échapper aux persécutions d’Hérode. Ensuite, ils reviennent à Nazareth.

Le dernier épisode où Saint Joseph est présent est celui de la perte et de la découverte ensuite de Jésus au temple de Jérusalem. Des années après, Jésus en personne est identifié comme « fils du charpentier » par les personnes qui connaissaient sa famille, lors de la prédication de Jésus dans sa patrie d’origine. À partir de l’épisode de Jésus au temple, raconté dans Luc 2,41-50, il n’y a plus d’autres nouvelles de la vie, ni de la mort de Saint Joseph dans les évangiles canoniques.

Mort de Saint Joseph

Puisque la figure de Saint Joseph n’intervient jamais, ni n’est nommée pendant la prédication de Jésus – alors qu’on parle de Marie et de son intervention, comme dans l’épisode des noces de Cana – la plupart des experts bibliques pensent que Joseph est mort avant la crucifixion de Jésus. Cela est confirmé également par le fait que le père putatif de Christ ne soit pas présent sous la croix au moment de la mort de Jésus et que Jésus en personne confie Marie à Saint Jean apôtre, pour qu’il l’accueille chez lui. Si Joseph avait encore été en vie cela n’aurait pas été nécessaire.

Saint Joseph

Lire aussi :

Saint Joseph
Saint Joseph est un personnage très aimé par les chrétiens et vénéré avec une affection et une dévotion incomparables.

D’autres informations, plus légendaires qu’historiques, nous viennent de l’évangile apocryphe « Histoire de Joseph le charpentier », du VI siècle. Selon ce document, Joseph aurait vécu jusqu’à ses 111 ans et ensuite, frappé par la maladie, serait mort dans les bras de ses êtres chers, Marie et Jésus.

La mort de Joseph est racontée également par la Vénérable Mère Marie de Jésus d’Agreda, mystique espagnole qui écrivit sur cet épisode. Selon son récit, Joseph s’agenouilla aux pieds de Jésus au moment où il sentait la mort approcher, mais Jésus lui prit la tête entre les mains et le serra contre lui. Joseph, à cette occasion, exprima une prière confiante et reconnaissante à Dieu-Jésus, une prière de louange, remerciement et invocation.

Jésus répondit avec ces mots : « Mon père, repose en paix et dans la grâce de mon Père éternel et dans la mienne, et aux prophètes et aux saints, qui t’attendent dans les limbes, amène la bonne nouvelle de la proximité de leur rédemption ». Joseph mourut ainsi, en compagnie de Jésus et de Marie, soigné par la famille la plus aimante qui soit existée sur Terre.

En raison de cette mort douce et bonne, en compagnie de deux personnes si saintes et parfaites, Saint Joseph est considéré comme le saint de la bonne mort, invoquée pour accompagner ceux qui sont proches de la mort et demander assistance au moment du passage à une meilleure vie.

Prière de la bonne mort

En raison de son rôle d’intercesseur au moment de la mort, Saint Joseph peut être invoqué avec la prière de la bonne mort. En voici une forme brève :

O Joseph, père virginal de Jésus, très pur époux de la Vierge Marie, chaque jour priez pour nous Jésus Lui‑même, le Fils de Dieu, afin que, munis avec les armes de sa grâce, luttant comme il convient dans la vie, nous soyons couronnés par Lui dans la mort. Jésus, Marie, Joseph, je vous confie mon cœur et mon âme.
Jésus, Marie, Joseph, assistez‑moi au dernier combat.
Jésus, Marie, Joseph, que mon âme parte en paix avec vous !

saint joseph et jesus
Saint Joseph et Jésus.
Acheter sur Holyart
cadre sur toile st joseph
Cadre sur toile St Joseph.
Acheter sur Holyart
medaille st joseph argent
Médaille St Joseph argent.
Acheter sur Holyart
saint joseph endormi tunique blanche
Saint Joseph endormi tunique blanche.
Acheter sur Holyart
tapisserie st joseph
Tapisserie St Joseph.
Acheter sur Holyart
icone s.joseph et lenfant jesus
Icône S.Joseph et l'enfant Jésus.
Acheter sur Holyart