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Simon de Cyrène, l’homme qui aida Jésus à porter la croix

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Le symbole de l’Agneau à Pâques

Le symbole de l’Agneau à Pâques

Pâques approche avec son lot de suggestions solennelles et de symboles chargés de spiritualité. La croix pascale, les cierges pascaux, l’agneau. Pas de simples traditions, mais des objets de dévotion et de renouvellement spirituel. Apprenons à les connaître, ensemble.

Si nous devions expliquer à un enfant ce que l’on fête à Pâques et quelle est la signification de tous les éléments qui font de cette fête celle que nous connaissons tous, cela serait assez facile.

Tout d’abord, nous devrions lui expliquer qu’à Pâques nous fêtons la Résurrection de Jésus et que beaucoup des symboles liés à cette fête, comme l’olivier, la colombe, l’œuf, l’agneau, les cloches, les lapins, la lumière, renvoient justement à cet événement miraculeux, si important pour tous les croyants.

Ainsi à Pâques nous mangeons et nous offrons des œufs en chocolat, mais aussi celles des poules, car l’œuf est un symbole universel qui décrit la naissance d’une nouvelle vie, mais aussi la renaissance. Pâques pour les Chrétiens c’est cela, la fête de la renaissance.

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Les lapins de Pâques aussi se réfèrent au symbolisme du lièvre, qui aux premiers temps du Christianisme était associé à Jésus. En effet, comme le lièvre change de couleur de fourrure selon la saison, ainsi Jésus meurt et ressurgit, d’homme à Dieu. Nous pouvons donc considérer les lapins aussi comme un symbole de la Résurrection.

La lumière des cierges pascaux est un autre symbole important de la Résurrection. Comme elle disperse les ténèbres, ainsi Jésus est la lumière qui illumine le monde et qui, avec Sa mort et Sa Résurrection, vainc l’obscurité dans le cœur des hommes.

La Colombe, par contre, est signe de paix parmi les hommes, mais aussi entre l’homme et Dieu. Ce fut grâce à une colombe, envoyée chercher des signes de vie après le Déluge, que Dieu Toutpuissant fit savoir à Noé qu’il n’était plus fâché avec les hommes. La colombe symbolise également Jésus qui, en se sacrifiant sur la Croix, a jeté les bases pour un nouveau monde fait de paix et d’amour.

L’olivier avec lequel Jésus fut accueilli à Jérusalem est aussi symbole de paix et de fête, ainsi comme les cloches qui, le jour de Pâques, sonnent pour annoncer la Résurrection.

En ce qui concerne l’Agneau pascal, nous souhaitons nous attarder un peu plus sur les traditions auxquelles il est lié et sur son symbolisme et essayer de comprendre ensemble pourquoi existe l’usage de manger de l’agneau à Pâques.

L’agneau à Pâques : symbole et tradition

Au même enfant de tout à l’heure, nous pourrions dire que l’agneau est un symbole qui est associé depuis toujours à Jésus. En effet, Il est toujours comparé à un agneau, gentil et bienveillant, qui s’est sacrifié pour nous tous.

Le symbolisme de l’Agneau est naturellement plus complexe et était déjà présent dans la Bible avant l’avent de Jésus. En effet, depuis toujours, l’agneau représente la victime sacrificielle la plus pure et la plus belle, destinée à être immolée comme offrande à Dieu. Dans le Nouveau Testament, la figure de Jésus se fusionne avec celle de l’agneau. Comme l’agneau sacrificiel, ainsi Christ se sacrifie pour le salut de l’Humanité, et comme l’agneau Il est innocent, pur.

Innocence et absence de faute sont les éléments à la base du symbolisme de l’agneau dans la religion chrétienne. En effet, cet animal représente ailleurs aussi les apôtres et, en général, tous les martyrs.

Christ ressurgit donc et dans la Résurrection connait Son triomphe. D’ici l’iconographie médiévale de l’Agneau triomphant, représenté avec la tête tournée vers l’arrière, à regarder avec amour et attention vers son troupeau, le sabot droit posé sur l’emblème de la croix, comme à rassembler ceux qui voudraient le suivre sur son chemin de Foi et de Salut.
Ce n’est pas un hasard si l’Église a choisi l’agneau comme emblème de Jésus : sous cette bannière, les faibles et les humbles sont destinés à être érigés au-dessus des puissants et des forts.

L’Agneau est également un symbole de lumière spirituelle. C’est justement cette lumière qui guide le troupeau des fidèles à travers l’obscurité de la nuit.

Pourquoi à Pâques mange-t-on de l’agneau ?

Précisons tout d’abord que pour des nombreux fidèles manger de l’agneau à Pâques n’est pas une tradition chrétienne. En effet, dans les Évangiles, on ne trouve pas de mentions de sacrifices rituels qui puissent justifier l’abattage de cet animal. Le seul à se sacrifier, à faire de sa personne l’agneau immolé pour le salut de tous, est justement Jésus.

La tradition de manger de l’agneau à Pâques vient par contre du judaïsme. Pour les Juifs, Pâques était une fête qui célébrait la libération de l’esclavage. La tradition juive de manger de l’agneau se réfère au sang d’agneau qui était utilisé pour marquer les chambranles des portes des Juifs prisonniers en Égypte, protégea les premiers-nés du passage de l’ange exterminateur. Pour la Pâque juive, donc, l’agneau avait une valeur sacrificielle, mais avec une signification bien différente par rapport à celle que nous trouvons dans le Nouveau Testament. Pour les sacrifices au Temple, les Juifs préféraient le bouc. Le sacrifice juif de l’agneau à Pâque était symbole de la libération des Juifs de l’Égypte. Il est même probable que l’usage de tuer et manger l’agneau à Pâques soit devenu partie de la culture juive uniquement plus tard. La Pâque juive prévoyait l’offrande d’un agneau le jour 14 du mois juif de Nisan. La viande de l’animal devait ensuite être consommée la nuit même pour le sacrifice de Pessa’h (Pâque). « Cette même nuit, on en mangera la chair, rôtie au feu ; on la mangera avec les pains sans levain et des herbes amères. Vous ne le mangerez point à demi cuit et bouilli dans l’eau, mais il sera rôti au feu, avec la tête, les jambes et l’intérieur » (Exode 12,8).

Il est toutefois incontestable que l’agneau était un symbole de pureté et de la fragilité de la vie pour des nombreux peuples, y compris le peuple juif. Avec l’agneau, le vrai croyant offrait à Dieu quelque chose de beau, de pur, de précieux.

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Le Christianisme par contre identifie Jésus avec l’agneau pascal. Ce sont les évangélistes en personne qui nous le présentent ainsi. « Voici l’Agneau de Dieu, qui ôte le péché du monde ! » (Jean 1,29). Ainsi Jean le Baptiste reconnaît Jésus en le rencontrant et prophétise déjà son destin, son rôle sacrificiel. Les chrétiens célèbrent la mort et la Résurrection de Christ en sacrifiant un agneau, en se nourrissant de sa chair. Dans cette acception, l’agneau est considéré comme le corps de Christ. Pour les chrétiens, manger l’agneau à Pâques est donc une manière pour accueillir en soi Christ et Son sacrifice.

En conclusion, il existe une conjonction entre l’agneau pascal des Juifs et celui du Nouveau Testament, qui coïncide avec la figure de Jésus. Ce n’est pas un hasard si la mort de Jésus a lieu le jour précédent la Pâque juive, quand, selon la tradition juive, l’agneau était immolé.

Saint Dismas, le bon larron qui est allé au Paradis

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L’histoire de Jésus : les événements les plus importants de Sa vie

L’histoire de Jésus : les événements les plus importants de Sa vie

L’histoire de Jésus, entre récit évangélique, réalité historique et légende dévotionnelle. En vue de Pâques, reconstruisons la vicissitude humaine qui a changé le destin de l’humanité

Raconter l’histoire de Jésus peut sembler, de prime abord, facile, voire banal. Quiconque est né et a grandi dans une famille catholique a été habitué dès son enfance à la tradition de la Crèche, à Noël, représentation de la Nativité de Jésus. Si ensuite nous avons eu l’occasion de fréquenter le catéchisme, nous avons aussi appris à connaître l’histoire de cet homme qui ne fut pas uniquement un homme et qui pris entre Ses mains le salut de tous. Nous avons écouté comme s’il s’agissait de contes de fées Ses paraboles, les miracles dont il fut protagoniste et auteur. Ses paroles d’amour et de sagesse nous ont accompagné pour toute notre vie.

Mais indépendamment de notre profession religieuse, l’histoire de Jésus est strictement liée à l’histoire de l’humanité et mérite d’être connue et comprise sous ses nombreuses et précieuses facettes. Afin de reconstruire sa vie, il n’est pas suffisant de suivre les faits racontés dans les quatre Évangiles Canoniques, écrits par les évangélistes Matthieu, Marc, Luc et Jean. Bien qu’ils représentent les uniques sources textuelles anciennes reconnues, elles laissent trop de lacunes. Il n’y a que des rares allusions à celles qui ont été définies comme les années perdues de la vie de Jésus, celles passées entre sa naissance et le début de ses prédications. Dans les mêmes récits il est ensuite difficile de départager la composante historique de celle mythique, inévitablement liée aux faits réels. En outre, ils présentent des différences significatives : si dans Matthieu, Marc et Luc, ceux qu’on appelle les Évangiles Synoptiques, on raconte plus ou moins les mêmes épisodes, bien qu’avec des variations, dans l’Évangile de Jean on retrouve des récits « inédits » et manquent par contre des événements reportés par les autres trois évangélistes.

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Crèche de Pâques ? Bien sûr ! Dans notre pays c’est une tradition ancienne et très appréciée.

Les Évangiles apocryphes, rédigés par la suite et non reconnus par les spécialistes, contiennent d’autres informations précieuses, mais difficiles à vérifier, ainsi comme les nombreux documents médiévaux et les œuvres dévotionnelles, pour lesquelles il est souvent impossible de remonter à une source historique documentée et plausible.

Pâques approche et avec elle l’occasion d’installer la Crèche de Pâques, une tradition qui nous prépare à Sa mort et qui nous offre une occasion de réflexion sur Sa vie et Ses actes. Quels sont les événements les plus importants de la vie de Jésus ? Qu’est-ce qui advint de véritablement significatif du moment de l’Annonciation à la Nativité, jusqu’à Sa mort et Résurrection ?

Scène de l'Annonciation à Marie avec Archange Gabriel 9 cm
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Scène passion de Christ ascension du Mont du Calvaire 9 cm
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Annonciation du Seigneur

Tant l’Évangile de Matthieu que celui de Luc commencent avec l’Annonciation. En réalité, avant cela, dans les deux Évangiles, est reportée la Généalogie de Jésus, qui part d’Abraham dans Matthieu et d’Adam dans Luc et où Joseph est présenté comme père adoptif. L’Annonciation racontée dans l’Évangile de Matthieu (Mtt 1,18-25) est celle qui voit comme protagoniste Joseph qui, sur le point de répudier Marie après avoir découvert son état, reçoit en rêve la visite d’un ange qui l’informe de la véritable identité de l’Enfant qui va naitre et du rôle de Marie dans le plan de Dieu. L’Annonciation de Luc (Luc 1,26-38) raconte comment l’Archange Gabriel apparut à Marie pour lui annoncer la conception du Fils de Dieu.

Annonciation du Seigneur

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Naissance de Jésus

En ce qui concerne la naissance de Jésus, ce sont encore Matthieu et Luc qui la citent dans leurs Évangiles. Le premier (Mtt 2,1) se limite à annoncer la nouvelle : « Jésus étant né à Bethléhem en Judée, au temps du Roi Hérode », tandis que le deuxième (Luc 2,1-20) raconte tout l’épisode avec force détails, de l’émanation du décret de César Auguste à cause de laquelle Joseph dût retourner de Nazareth à Bethléhem pour le recensement, à la naissance de Jésus dans une étable, car il n’y avait pas de place dans les auberges, à l’adoration des bergers, invités par une multitude angélique à rejoindre le lieu de la Nativité.

Épiphanie (Rois Mages)

Matthieu cite également la visite des Mages venus d’Orient (Mtt 2,1) et est le seul parmi les évangélistes à le faire. Toutes les autres traditions liées à ces trois figures, leurs prénoms, les dons qu’ils apportèrent, dérivent de la tradition chrétienne successive.

La fuite en Égypte et le massacre des innocents

De la même manière, seul l’Évangile de Matthieu (Mtt 2,13-23) raconte l’épisode de la fuite en Égypte et du massacre des innocents, quand un ange du Seigneur apparut à Joseph l’avertissant de l’intention du Roi Hérode de tuer Jésus. Joseph prit alors Marie et l’Enfant nouveau-né et se mit en route, pendant que les soldats de Hérode exterminaient tous les enfants de Bethléem. La Sainte Famille serait restée en Égypte jusqu’à la mort de Hérode.

Fuite en Égypte

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La fuite en Égypte est un épisode de l’enfance de Jésus.

La découverte de Jésus au temple

Comme nous l’avons déjà mentionné, on sait relativement peu sur les années perdues de Jésus, mais dans l’Évangile de Luc est cité l’épisode de la visite au Temple (Luc 2,41-50), quand Jésus avait douze ans et Marie et Joseph l’amenèrent avec eux à Jérusalem pour la fête de Pâque. Repartis pour Nazareth, ils découvrirent que Jésus n’était pas dans la caravane et firent donc marche arrière et le cherchèrent pendant trois jours, finissant par le retrouver au temple, assis au milieu des docteurs, en train de les écouter et de les interroger.

Baptême et tentations de Jésus

Matthieu, Marc et Luc racontent le baptême reçu par Jésus, désormais devenu adulte, de la part de Jean le Baptiste. Dans l’Évangile selon Marc (Marc 1,9-13) et dans l’Évangile selon Matthieu (Mtt 3,13-4,11) on raconte comment Jésus, arrivé à Nazareth sur les rives du Jourdain, rencontra Jean le Baptiste et fut baptisé par ce dernier. Lorsqu’il sortait du fleuve, les cieux s’ouvrirent, le Saint-Esprit descendit sur Lui en forme de colombe et une voix affirma : « Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j’ai mis toute mon affection ».
Matthieu fait parler également Jean le Baptiste qui, de prime abord, refuse de baptiser Jésus en arguant que ce serait à lui de se faire baptiser par ce dernier.
Dans l’Évangile selon Luc (Luc 3,21-22;4,1-13) Jésus se fait baptiser en même temps que tout le monde et la colombe et la voix venant du ciel Le rejoignent alors qu’il est recueilli en prière

Matthieu et Luc s’attardent également sur les quarante jours qui suivent, que Jésus passa dans le désert tourmenté par les tentations du Diable, tandis que Marc y fait à peine allusion.
Jean ne parle pas du baptême de Jésus, mais simplement de la descente du Saint-Esprit sous forme de colombe.

Vie publique de Jésus

Tous les évangélistes parlent de la vie publique de Jésus, ou plutôt de ses Ministères, la période de trois ans du Baptême sur les rives du Jourdain à la mort à Jérusalem. À l’époque, Jésus avait environ trente ans et, après avoir été pendant quarante jour dans le désert, il commence Ses pérégrinations en Galilée, où il recueille autour de Lui Ses premiers disciples. C’est ce qu’on appelle le Premier ministère, qui comprend également l’appel des apôtres sur le Lac de Tibériade, comme il est raconté dans les Évangiles Synoptiques, tandis que dans l’Évangile de Jean la première rencontre de Jésus avec André, Pierre et Jean eut lieu à Béthanie, peu après le Baptême.

Par la suite, Jésus se mit en voyage à travers la Judée et jusqu’à Jérusalem, où commence son Ministère Final, la Semaine de la Passion, la dernière semaine de Sa vie.

Miracles de Jésus

Au cours de Son Ministère, Jésus accomplit également de nombreux miracles, qui vont des guérisons prodigieuses aux exorcismes, jusqu’à la résurrection des morts.

Entrée de Jésus à Jérusalem (Dimanche des Rameaux)

Tous les Évangiles Canoniques racontent l’entrée de Jésus à Jérusalem, accueilli par une foule en fête qui l’acclama en agitant des feuilles de palmier. D’ici nait la tradition du Dimanche des Rameaux, qui marque le début de la Semaine Sainte de Pâques.

Les rites de la Semaine Sainte

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Pâques est la fête la plus importante de l’année pour les chrétiens et est célébrée dans le monde entier.

La cène (lavement des pieds)

Les quatre Évangiles racontent aussi la cène de Jésus et Ses disciples, recueillis dans le cénacle pour célébrer la Pâque juive, quand eut lieu l’institution de l’Eucharistie. À cette occasion, Jésus lava également les pieds à ses apôtres, même si cet épisode n’est raconté que dans l’Évangile selon Jean (Jean 13,1-15), et révéla qu’un des apôtres l’aurait trahi.

Le procès de Jésus

Les quatre Évangiles Canoniques racontent l’arrestation de Jésus dans le jardin de Gethsémani, à l’extérieur de Jérusalem, de son interrogatoire et de son procès, d’abord devant le Sanhédrin, le conseil suprême juif en époque romaine, ensuite par le gouverneur romain Ponce Pilate. L’arrestation a lieu selon la tradition le jeudi soir, la sentence de Pilate est émise le vendredi. Dans l’Évangile selon Luc, Pilate envoie Jésus auprès d’Hérode Antipas, qui le lui renvoya sans se prononcer. Bien que pendant la première entrevue privée avec Jésus, Pilate fut arrivé à la conclusion qu’Il était un malade mental et l’avait jugé innocent, il est obligé de le condamner par la suite. Pour les accusations de blasphèmes, sédition et crime de lèse-majesté, fut émise par Ponce Pilate la condamnation à mort par crucifixion. Au cours du procès, fut par contre libéré Barabbas, choisi par le peuple pour être gracié à la place de Jésus.

Passion et Crucifixion

La Passion de Christ comprend les derniers terribles moments de Sa vie, après Son procès, quand il fut conduit sur le Golgotha et crucifié. Le procès termina à midi, la mort de Jésus advint autour de trois heures de l’après-midi (neuvième heure) du Vendredi Saint. La Passion est rappelée par les chrétiens pendant la Semaine Sainte, suivie par Pâques, qui fête la Résurrection de Christ trois jours après Sa mort.

Des épisodes tristement célèbres de la Passion sont la Flagellation de Christ, reportée dans tous les Évangiles, le couronnement d’épines, la montée au Calvaire, où selon Matthieu, Marc et Luc Jésus fut aidé par Simon de Cyrène à porter la croix. Sur le Golgotha, Jésus fut crucifié entre deux larrons. Selon Matthieu et Marc, à Sa mort, le voile du temple de Jérusalem fut déchiré par un vent surnaturel. Suit la Descente du corps de Jésus de la croix dans le tombeau.

Résurrection et Ascension de Jésus

La Résurrection de Jésus de la mort est racontée avec certaines différences dans les quatre Évangiles. Dans Matthieu, après le samedi, à l’aube, Marie Madeleine et Marie de Cléophas se rendirent au tombeau et le trouvèrent vide. Dans Marc, ce sont Marie Madeleine, Marie de Jacques et Salomé, dans Luc Marie Madeleine, Jeanne porteuse de myrrhe et Marie de Cléophas et d’autres, tandis que Jean l’Évangéliste ne cite que Marie Madeleine et d’autres femmes non nommées et déplace l’action au « premier jour de la semaine de bon matin, alors qu’il faisait encore sombre ». Le récit se poursuit avec la pierre du tombeau qui a été déplacée, par un ange ou deux, ou par un tremblement de terre, selon les récits, et la peur des soldats montant la garde ou des femmes. L’ange annonce aux femmes la Résurrection de Jésus et leur commanda de porter la nouvelle aux disciples. Aux femmes qui fuient le tombeau apparait Jésus (pour Marc uniquement à Marie Madeleine) et, selon les versions, elles vont apporter la nouvelle ou se taisent.

Dans l’Évangile de Luc et dans les Actes des Apôtres (Luc 24,51 et Actes 1,9-11) on raconte également l’Ascension de Jésus, le dernier épisode de Sa parabole sur terre. Jésus monte au ciel pour s’assoir à la droite du Père et de là reviendra uniquement à la Fin des Temps afin de juger les vivants et les morts.

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Saints pécheurs : voici les conversions les plus célèbres

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Saints pécheurs. Une contradiction dans les termes ? Pas toujours. Voici les saints qui se sont convertis après une vie de péché.

Nait-on saint ou le devient-on ? On nait hommes, et femmes, et cela suffit à nous donner la mesure de comment chacun de nous peut être victime du péché, susceptible de fautes, voire de crimes contre les hommes et contre Dieu. Ainsi il est arrivé que des hommes ayant vécu une partie de leur existence dans le péché se soient convertis, à un moment donné, et aient embrassé la foi et la miséricorde jusqu’à devenir saints. Saints pécheurs donc, qui deviennent un exemple pour nous tous, non seulement pour leur vertu, pour les sommets de sainteté qu’ils ont su atteindre, mais aussi pour les abîmes dans lesquels ils se sont débattus, en en sortant meilleurs. Le message que répandent ces personnages est un message d’espoir, l’espoir d’une rédemption à laquelle nous tous pouvons aspirer, car Dieu est toujours prêt à recueillir nos supplications, à pardonner nos erreurs, si nous les reconnaissons et si nous sommes disposés à faire amende honorable, avec un cœur sincère et avec l’humilité du pénitent.

Voyons qui sont les saints pécheurs, surgis des ténèbres après avoir connu la faute afin de resplendir encore plus lumineux pour Dieu et pour les hommes.

Saints

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Saint Paul de Tarse

L’expression « trouver son chemin de Damas » dérive justement d’un des saints les plus célèbres et les plus vénérés de l’église catholique. Nous parlons bien sût de Saint Paul Apôtre, le premier grand missionnaire de l’Église chrétienne, précédemment connu comme Saul de Tarse et comme persécuteur des chrétiens. Avant d’embrasser la foi, Saul persécutait en effet les chrétiens, des dangereux subversifs à ses yeux, et contribua et participa activement à l’arrestation et à la condamnation de beaucoup d’entre eux. Sa conversion eut lieu sur le chemin pour Damas, où il était en train de se rendre justement afin de tourmenter les chrétiens de la ville au nom du Sanhédrin de Jérusalem. Foudroyé par une lumière éblouissante qui l’aveugla, il entendit une voix qui disait : « Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu ? Il répondit : Qui est-tu, Seigneur ? Et le Seigneur dit : Je suis Jésus que tu persécutes. […] Lève-toi, entre dans la ville, et on te dira ce que tu dois faire » (Actes 9, 3-7).

trouver son chemin de Damas

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Avec le zèle religieux et l’enthousiasme qui le soutinrent pour le restant de sa vie, Paul fit oublier à tout le monde ses fautes passées, en devenant le plus grand missionnaire de l’église de tous les temps. Il affronta avec courage la captivité et le martyre, et laissa les Lettres et de nombreuses œuvres qui sont à la base de la Doctrine de l’Église telle que nous la connaissons. La conversion de Saint Paul est un épisode symbole de la possibilité de rédemption pour tout le monde.

Saint Camille de Lellis

Un bravache adonné au jeu de hasard, habitué des tavernes et des maisons closes, se livrant à des beuveries et au jeu : on ne dirait pas le portrait d’un saint, n’est-ce pas ? Et pourtant ce fut ainsi que Saint Camille de Lellis, fondateur des Camilliens et saint protecteur des infirmes, conduisit la première partie de sa vie. Fils d’un officier au service de l’Espagne, il fut mercenaire, malade du jeu de hasard au point d’y perdre tout et de se retrouver à vivre d’expédients à la rue. Accueilli dans le Couvent des Capucins de Manfredonia, il commença un parcours de rédemption, qu’il poursuivit à l’hôpital Saint Jacques des Incurables, d’abord en tant que patient, ensuite comme serviteur et enfin comme économe et Maître de Maison. Ici il découvrit la vocation pour l’assistance aux malades et, par la suite, il donna vie à l’Ordre des Clercs Réguliers, Ministres des Infirmes, adonné au soin des hommes affligés par des maladies graves et répugnantes, souvent incurables. En dédiant le restant de sa vie au soin et à l’accueil d’hommes et femmes grièvement malades, il fit oublier à tout le monde son passé de vicieux et pécheur et ses Camilliens apportent encore aujourd’hui du réconfort à qui souffre partout dans le monde.

Saint Camille de Lellis

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Saint Matthieu

Saint Matthieu, choisi par Jésus pour être un des douze apôtres et auteur d’un des quatre Évangiles canoniques, fut, avant tout cela, un publicain, i.e. un percepteur d’impôts. À l’époque, il s’appelait Lévi, fils d’Alphée, et son travail était de recueillir en avance les impôts pour le Trésor romain, en tourmentant ceux qui ne savaient pas payer et en faisant la loi comme le pire des usuriers. Aux yeux des Juifs, Lévi était pécheur deux fois, car il maniait de l’argent romain avec gravé l’effigie de l’Empereur, pratique interdite par les prêtres. Un jour, néanmoins, Jésus passa à côté de lui pendant qu’il était assis au comptoir des impôts et lui dit simplement : « Suis-moi » (Marc 2,14). Et Lévi/Matthieu le suivit, en devenant un des ses plus fidèles disciples et en prêchant Sa parole jusqu’à subir le martyre en Son nom.

Saint Dismas

Saint Dismas représente un cas unique en son genre : il fut le seul Saint à être canonisé par Jésus en personne. Il monta au Paradis immédiatement et cela est encore plus surprenant si nous pensons que Dismas était un criminel, un des deux larrons crucifiés à droite et à gauche de Jésus sur le Golgotha. Mais, à différence de l’autre larron qui était en train de subir le supplice et qui continuait de se moquer de Jésus agonisant, Dismas usa son dernier souffle pour le défendre, en soutenant que, à différence d’eux deux qui payaient justement pour leurs crimes, Jésus pâtissait la même peine bien qu’innocent et sans avoir rien fait de mal (Luc 23, 40-41). Sa repentance extrême et la miséricorde démontrée firent en sorte que Jésus lui promette le Paradis à ses côtés, après une vie de péché et de crime.

Saint Augustin

Saint Augustin d’Hippone fut un éminent philosophe, un évêque vénéré par tout le monde et un excellent théologien, en plus que Père de l’Église et auteur de certaines des plus belles et des plus intenses pages de la littérature ecclésiastique et en général. Mais avant tout cela, il fut un pécheur. Il eut pendant des années une maîtresse, avec laquelle il conçut un fils hors du mariage et se traîna pendant toute sa turbulente jeunesse entre vices et péchés, la plupart du temps par ennui et non pas par nécessité réelle, comme le célèbre vol des poires dont lui-même écrira une fois repenti. Dans les Confessions, autobiographie et summa de la pensée spirituelle et humaine d’Augustin, il s’adresse à Dieu pour raconter sa conversion, son passage de l’ancien soi, adonné au vice et au péché, à la prise de conscience de son nouveau « moi » et il affirme que n’importe qui peut changer sa vie à n’importe quel instant, en abandonnant les mauvaises habitudes et en embrassant un nouveau chemin.

Sainte Pélagie

Pélagie d’Antioche vécut au IIIe siècle apr. J.-C. et avant de devenir Sainte, elle fut une actrice et danseuse très célèbre. Elle menait une existence sous le signe du luxe et de la débauche, en s’entourant de serviteurs et en s’habillant comme une reine, avec perles et pierres précieuses. Elle avait une multitude d’amants qui l’adoraient et n’en avaient jamais assez d’elle. La légende veut qu’elle entendît parler le bienheureux évêque Nonnus, qui l’indiqua même aux autres prélats comme exemple de beauté et soin de soi, là où leurs hommes d’église ne se souciaient pas suffisamment de leurs propres âmes. Illuminée par ces mots, Pélagie voulut être et passa la dernière partie de sa vie dans la prière et l’ermitage. On crut même qu’elle était un homme et on ne découvrit son identité qu’après sa mort.

Sainte Marie l’Égyptienne

Marie l’Égyptienne aussi vécut les dernières années de sa vie comme ermite dans le désert, mais avant cela elle conduisit une vie dissolue, animée par une insatiable soif d’expériences sexuelles. Née à Alexandrie d’Égypte en 334, elle fugua très jeune et voyagea longtemps, en s’abonnant à tout type de luxure et en se prostituant par nécessité, mais aussi par plaisir personnel. Désormais devenue femme, elle s’unit à un groupe de pèlerins en voyage pour Jérusalem et les séduisit un après l’autre. Mais, une fois arrivée à Jérusalem, elle se repentit et se ravisa devant l’icône de la Mère de Dieu et la Croix de Jésus. Elle s’immergea dans les eaux du Jourdain pour se purifier et, à partir de ce moment-là, elle dédia sa vie à la repentance, à l’expiation et à la prière.

Indulgence plénière : signification, origines et comment l’obtenir

Indulgence plénière : signification, origines et comment l’obtenir

Index1 L’origine de l’indulgence plénière2 La bulle du Pardon : la première indulgence plénière de l’histoire3 Indulgence plénière pour les défunts4 Le Manuel des indulgences5 Saint François d’Assise et le pardon des pèlerins6 Coronavirus et indulgence plénière7 Indulgence pour ceux qui prient Saint Joseph en…

10 Femmes chrétiennes qui changèrent l’Église et le monde

10 Femmes chrétiennes qui changèrent l’Église et le monde

Index1 Marie Mère de Jésus2 Sainte Hildegarde de Bingen3 Sainte Catherine de Sienne4 Jeanne d’Arc5 Sainte Thérèse d’Avila6 Sainte Rose de Lime7 Sainte Thérèse de Lisieux8 Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix9 Sainte Jeanne Beretta Molla10 Mère Teresa de Calcutta Le Christianisme et les femmes, un…

La Chaire de Saint Pierre: la signification de l’œuvre et les origines de sa fête

La Chaire de Saint Pierre: la signification de l’œuvre et les origines de sa fête

Qu’entendons-nous pour Chaire de Saint Pierre ? De quoi s’agit-il et où se trouve cette œuvre précieuse ? Que fête-on le 22 février ?

Le 22 février tombe une fête liturgique particulière. En effet, l’Église catholique célèbre la Chaire de Saint Pierre (Cathedra Petri). Mais de quoi s’agit-il ? Tout d’abord, la Chaire de Saint Pierre est un objet, un banc pour être précis, ou un trône en bois, qui selon la tradition appartint à Saint Pierre quand il était Évêque de Rome et Premier Pape. En effet, dans le contexte religieux, la Chaire, ou cathedra, est le trône depuis lequel l’évêque donne les bénédictions et s’adresse aux fidèles en tant que représentant de Jésus sur Terre. Il est symbole de pouvoir et responsabilité épiscopale, et généralement dans les églises il est placé dans une position de grande importance, au milieu de l’abside ou dans le presbytère, entouré de bancs réservés aux prêtres qui doivent assister l’évêque. Il suffit de penser que le terme Cathédrale nait justement de Cathedra : la Cathédrale est l’église qui contient la Cathedra, le cœur même du diocèse épiscopal donc.

De la chaire en tant qu’objet est dérivé ensuite l’utilisation du terme pour indiquer la fonction d’évêque de Rome, en général, et de Saint Pierre en particulier, son rôle de guide et maître de la chrétienté, son existence de pasteur choisi par Jésus pour guider Son Église. C’est cette mission, la mission de Pierre et de tous les pontifes venus après lui, que l’on célèbre le 22 février.

La Chaire de Saint Pierre de Bernini

La Chaire de Saint Pierre en tant qu’objet est un banc en bois conservé dans la Basilique Saint-Pierre au Vatican. Autour d’elle a été érigé ensuite un trône en bronze. Une copie est par contre conservée dans le Musée historique artistique du Trésor de Saint-Pierre, auquel on accède de l’intérieur de la Basilique. Celle que nous sommes habitué à connaître comme Chaire de Saint Pierre, en réalité, remonte au IXe siècle apr. J.-C. et est un don que Charles II, dit le Chauve, Roi des Francs, fit à Pape Jean VIII quand il descendit en Italie pour se faire couronner empereur.

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Entre 1656 et 1665, Gian Lorenzo Bernini réalisa une magnifique composition baroque autour de la Chair et, encore aujourd’hui, nous pouvons l’admirer dans l’abside de la Basilique Saint-Pierre. La Chaire de Saint Pierre de Bernini mesure 7 mètres de haut, surmontée de deux putti avec en main les insignes papales. La structure principale est constituée de quatre grandes statues en bronze qui soutiennent une plateforme sur laquelle est posée la Chaire même. Les statues représentent les quatre docteurs de l’Église grecque et latine : Saint Augustin, Saint Ambroise, Saint Anastase et Saint Jean Chrysostome.

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En réalité, la Chaire semble flotter dans l’air sur un lit de nuages d’or, grâce au grand savoir-faire du sculpteur. Le bas-relief doré qui constitue le dossier de la Chaire est l’œuvre du sculpteur Giovanni Paolo Schor sur dessin de Bernini. Il représente l’épisode de la Pasce oves meas, « Pais mes brebis », quand Jésus Ressuscité apparait aux apôtres sur les rives du lac de Tibériade et confie à Pierre Son troupeau à surveiller et guider. Sur les côtés du siège sont par contre représentés le Lavement des pieds et la Remise des clés (traditio clavium), un des thèmes les plus récurrents dans l’art paléochrétien : Jésus donne à Pierre les clés et l’investit ainsi du Primat papale.

Un grand vitrail, entouré d’une gloire ascendante d’anges, rayons et nuages d’or, surmonte la structure. Au centre du vitrail se démarque la colombe qui représente le Saint-Esprit, guide de Pierre et de ses successeurs.

Devant la Chaire de Saint Pierre, toujours réalisé par Bernini, nous pouvons admirer le Baldaquin de Saint Pierre, un des monuments les plus fabuleux de l’époque baroque, placé comme couverture du maître-autel.

La fête de la Chaire de Saint Pierre

Initialement il y avait deux fêtes liturgiques dédiées à la Chaire de Saint Pierre: une le 18 janvier et une le 22 février. La première était célébrée dans l’église d’Occident et la deuxième par celle d’Orient. Quand le calendrier romain fut revu, les doublons des fêtes furent abolis et pour la célébration de la Chaire de Saint Pierre on garda la fête du 22 février.

La tradition considère également les deux fêtes comme expression des deux principaux moments de la vie et de la mission de Saint Pierre : avant et après son voyage à Rome, où il trouvera la mort. À la première période de sa vie correspond donc une autre Chaire, celle d’Antioche, siège de son premier magistère.

La cathedra Petri

Une doctrine qui s’est développée à partir du IIIe siècle apr. J.-C. a pris elle aussi le nom de cathedra Petri. Cette doctrine affirme que Jésus confia à Saint Pierre le primat double de premier parmi les Apôtres et de premier évêque de Rome. Sur cette théologie du primat, l’église catholique aurait basé la revendication de supériorité du Pape sur tous les évêques et la centralisation du pouvoir spirituel et temporel à Rome.