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Attributs iconographiques des saints : comment les reconnaître tout de suite

Attributs iconographiques des saints : comment les reconnaître tout de suite

Les attributs des saints sont les symboles qui les représentent et les rendent facilement reconnaissables par les dévots. Voici comment l’iconographie et l’art sacré les ont représentés au cours des siècles

Dès ses origines, l’Église chrétienne catholique a utilisé images, dessins, représentations graphiques pour exprimer sa symbologie et identifier ses personnages. L’iconographie chrétienne, en particulier pendant le Moyen-Âge, a joué un rôle crucial dans la compréhension des messages religieux même pour ceux qui ne savaient pas lire. À une époque où l’analphabétisme était répandu, l’art sacré devint un instrument essentiel pour la transmission de la foi et des histoires sacrées. À travers l’usage de symboles, attributs et autres ressources iconographiques, les artistes ont pu raconter les vies des saints, les enseignements de l’Église et les principes de la foi chrétienne de manière accessible et immédiate. Les églises et les cathédrales étaient souvent richement décorées avec fresques, sculptures, vitraux et mosaïques qui racontaient des histoires bibliques, des scènes de la vie de Christ, de la Vierge Marie et des saints.

Ces représentations visuelles non seulement décoraient les lieux de culte, mais servaient également comme une sorte de « Bible pour les pauvres » (Biblia pauperum) et permettaient aux fidèles de comprendre les concepts religieux à travers l’observation des images. Dans un contexte où la prédication et les lectures liturgiques étaient en latin, langue non compréhensible à la plupart de la population, l’iconographie offrait une forme universelle de communication. Du symbole du Poisson, utilisé par les premiers chrétiens dans les Catacombes pour identifier Christ, aux symboles attribués aux quatre Évangélistes, ou encore aux symboles Mariaux, ces images sont devenues un élément constant dans l’art sacré. Leur présence a enrichi la compréhension visuelle des Évangiles et des préceptes religieux, en rendant immédiatement reconnaissables personnages et épisodes, même et surtout à l’attention de qui n’était pas capable de lire et comprendre les textes sacrés. Il suffit de penser à l’impact émotif et dévotionnel très fort exercé sur les croyants par les Chemins de Croix, dès leur apparition dans les églises dans la première moitié du XVIIe siècle. De la même manière, les attributs des Saints, symboles ou objets spécifiques, utiles pour reconnaître les saints dans les représentations artistiques, ont toujours été fondamentaux.

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A quoi font référence les attributs des Saints ?

Nous avons déjà évoqué les symboles des Évangélistes, qui ont traversé des siècles d’art sacré et de théologie. Ces symboles sont le tétramorphe au visage d’homme (ou Ange), le bœuf, le lion et l’aigle, et dérive de la vision du prophète Ézéchiel dans l’Ancient Testament et dans le livre de l’Apocalypse de Saint Jean. L’Église primitive interpréta ces êtres comme représentations des quatre Évangélistes, chacun avec un attribut qui reflétait le contenu et le style de l’Évangile respectif. Le tétramorphe, ou homme ailé, est l’attribut de Saint Matthieu car son Évangile commence avec la généalogie de Jésus, en soulignant Sa nature humaine ; le lion est associé à Saint Marc car il symbolise la force et la royauté de Christ, caractéristiques qui émerge de son Évangile ; le bœuf, un animal traditionnellement utilisé dans les sacrifices, est attribué à Saint Luc, puisqu’il reflète le thème du sacrifice et de la rédemption, centraux dans son Évangile ; l’aigle représente Saint Jean, dont l’Évangile est connu pour sa profondeur théologique et spirituelle, et la capacité de pénétrer dans les mystères les plus élevés de la divinité de Christ.

La rose, la lune, la Porte du Ciel et la Tour d’ivoire sont par contre certains parmi les symboles mariaux qui, au cours de l’histoire, ont enrichi et approfondi la dévotion à Marie, Mère de Jésus. Ces symboles, chargés de signification spirituelle et théologique, nous offrent une clé de lecture afin de comprendre comment le culte marial s’est développé et enraciné dans la tradition chrétienne.

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Même les attributs iconographiques des saints sont des symboles spécifiques, des objets, des animaux ou des gestes associés à leurs figures dans les représentations artistiques, qui aident à les identifier et à raconter leur vie, vertus et martyre. Ces symboles dérivent des hagiographies (récits des vies des saints) et des martyrologues (listes des martyrs), mais aussi d’une vaste gamme d’autres sources. L’iconographie chrétienne ne se limitaient en effet pas aux sources canoniques, mais puisait son inspiration aussi des Évangiles apocryphes et des traditions locales. Ces textes non canoniques, bien qu’inclus dans le canon officiel de la Bible, fournissaient des détails supplémentaires et des légendes qui enrichissaient les histoires des saints et d’autres figures bibliques. Par exemple, l’image de Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, avec Marie enfant à bras, dérive en partie des Évangiles apocryphes, qui approfondissent les circonstances de la naissance et de l’enfance de la Sainte Vierge. Même la culture populaire a influencé l’iconographie chrétienne. Les traditions locales intègrent souvent des éléments préexistants dans les représentations chrétiennes, en adaptant les histoires des saints aux contextes culturels spécifiques. Cela a mené à une variété de représentations iconographiques, où un saint pouvait être représenté de manières légèrement différentes selon la région.

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Qu’est-ce que sont les attributs des saints ?

Les attributs des saints sont des symboles ou des objets spécifiques qui sont associés aux saints dans les représentations artistiques. Ces attributs servent à identifier les saints et à raconter des aspects significatifs de leur vie, de leurs vertus, de leurs miracles ou de leur martyre. Les attributs sont utilisés surtout dans l’art sacré, comme fresques, sculptures, vitraux et icônes, pour rendre immédiatement reconnaissable le saint représenté, même pour ceux qui ne connaisse pas son histoire dans les détails. Dans l’art sacré, ces attributs permettent aux fidèles de reconnaître immédiatement le saint représenté et de se souvenir de sa vie et de son exemple. En outre, les attributs servent comme instruments pédagogiques et catéchétiques, puisqu’ils racontent l’histoire du saint et illustrent les leçons morales et spirituelles associées à cette figure. Ainsi Saint Pierre est reconnaissable par les clés, symbole du pouvoir de lier et dénouer, qui lui a été concédé par Christ, Saint George est identifié par l’image du dragon qu’il tue, symbole du triomphe du bien sur le mal, pour ne citer que deux exemples célèbres.

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Quelles sont les caractéristiques des saints ?

Les caractéristiques des saints, dans le contexte de la tradition chrétienne, sont les traits distinctifs qui définissent leur sainteté et en font des modèles de vertu pour les fidèles. Ces caractéristiques peuvent varier selon la vie, les actions et le contexte historique de chaque saint, mais il y a certains éléments communs qui souvent se retrouvent dans les vies des saints et en font des figures clé dans la tradition chrétienne, non seulement en tant qu’intercesseurs auprès de Dieu, mais aussi en tant que modèles de vie chrétienne à suivre.
Les saints sont connus pour leur foi inébranlable en Dieu, qui les guide dans leurs décisions, même face aux difficultés, aux persécutions ou au martyre. Ils vivent en constante communion avec Dieu, en reposant leur confiance dans Son plan divin.
Les saints incarnent également les vertus chrétiennes, comme la charité, l’humilité, la patience, la chasteté, la justice et la prudence, qui en font des exemples vivants de comment vivre selon les enseignements de Christ. Beaucoup de saints ont dédié leur vie au service des autres, spécialement des plus nécessiteux, voyant en eux la présence de Christ. Les saints sont caractérisés par une vie d’intense prière et de contemplation et démontrent un grand courage dans la diffusion de leur foi, même face à des dangers mortels. Ce courage est démontré non seulement dans la martyre, mais aussi dans la persévérance dans des situations de grande difficulté.

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Beaucoup de saints ont lutté pour la vérité et la justice, souvent en s’opposant à des injustices sociales, morales ou religieuses, et ont souvent démontré une grande capacité de sacrifice, en renonçant aux biens matériaux, affections terrestres et même à leur propre vie pour amour de Dieu et du prochain.

Ces caractéristiques ont déterminé dans le temps la représentation de chaque saint et bienheureux et défini ses symboles iconographiques.

Qu’ont les saints en main ?

Dans l’iconographie chrétienne, les saints sont souvent représentés avec des objets spécifiques dans leurs mains, qui font office d’attributs symboliques pour les identifier et raconter des épisodes de leur vie. Les objets tenus en main par les saints non seulement les identifient, mais communiquent au fidèle le message spirituel que le saint représente. Ces symboles aident à raconter l’histoire du saint et à illustrer ses vertus, en offrant un modèle de comportement pour les croyants.

Beaucoup de saints et de saintes sont représentés avec la palme du martyre entre les mains, symbole de leur sacrifice et de la victoire spirituelle. Saint Joseph et Sainte Claire d’Assise tiennent tous les deux en main un lys, symbole de pureté et de chasteté. Certains saints tiennent l’instrument de leur martyre, comme Saint Sébastien les flèches, qui rappellent comment il est mort transpercé de nombreuses flèches, ou Sainte Catherine d’Alexandrie la roue dentée.

Parfois, le même symbole prend des significations différentes selon le saint qui le tient en main. Saint Jean le Baptiste porte un agneau dans ses bras, symbole de Christ (Voici l’Agneau de Dieu), mais Sainte Agnès aussi est représentée avec un agneau, qui dans son cas est symbole de pureté et d’innocence. Saint Paul brandit une épée, qui représente son martyr par décapitation, mais aussi l’« épée de l’Esprit », symbole de la Parole de Dieu, tandis que Saint George tient l’épée utilisée pour vaincre le dragon, symbole du mal.

Comment reconnaître les statues des saints ?

Saint François d’Assise est souvent représenté avec la traditionnelle bure marron des frères franciscains, avec un cordon autour de la taille. Cet habit représente sa vie de pauvreté, humilité et simplicité, et son détachement des biens matériels. Il est souvent représenté avec les Stigmates, les blessures de Christ imprimées sur son corps. Ces signes, qu’il reçut pendant une vision du Crucifix sur le Mont de l’Alverne en 1224, symbolisent sa profonde identification avec la passion de Christ.
Parfois, il est montré en compagnie d’animaux, comme oiseaux et loups, qui symbolisent son amour et son attention pour toutes les créatures, ou avec une croix, qui symbolise son dévouement à la vie de Christ et à sa mission de prédication.

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Sainte Catherine de Sienne, souvent représentée en extase ou pendant ses visions mystiques, porte généralement l’habit dominicain, composé d’une tunique blanche et d’un manteau noir, qui symbolise son appartenance au Troisième Ordre Dominicain. Dans de nombreuses représentations, elle porte une couronne d’épines sur la tête, symbole qui représente sa participation mystique à la Passion de Christ. Comme Saint François d’Assise, Sainte Catherine est souvent représentée avec les Stigmates, reçues de manière mystique, qui symbolisent son intense union spirituelle avec Christ. Le lys, symbole de pureté, est un attribut fréquent dans les représentations de Sainte Catherine, et indique sa chasteté et sa consécration totale à Dieu. Parfois, elle tient un livre, qui représente ses écrits théologiques, parmi lesquels le célèbre « Dialogue de la Divine Providence », et sa sagesse spirituelle. Cet attribut souligne également son rôle de docteur de l’Église. Un cœur flamboyant peut être représenté entre ses mains ou près d’elle, symbole de son amour ardent pour Dieu et de sa passion spirituelle. Enfin, dans certaines représentations, Sainte Catherine est accompagnée d’une colombe, symbole du Saint-Esprit.

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Saint Matthieu Évangéliste, comme nous l’avons déjà mentionné, est représenté avec le Tétramorphe, ou Homme Ailé, ou Ange. Souvent, Saint Matthieu est représenté en sa compagnie, lorsqu’il écrit l’Évangile inspiré par lui. Saint Matthieu est parfois représenté avec un livre ou un rouleau, qui représente son Évangile. Dans certaines représentations, il est montré avec une pièce de monnaie, qui fait référence à sa profession de collecteur d’impôts avant son appel de la part de Jésus, ou avec une plume et un encrier, symboles de l’écriture de l’Évangile.

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Saint Dominique de Guzmán, le saint amoureux de Christ, défini par Jean-Baptiste Henri Lacordaire doux comme une maman et fort comme un diamant, est représenté avec le traditionnel habit des Dominicains, dont il est le fondateur, un Chapelet en main, objet qui lui est traditionnellement attribué étant donné que l’on raconte qu’il en a reçu un de la Sainte Vierge lors d’une vision. Parfois, il est aussi représenté avec un livre ou un parchemin, symboles de son activité de prêcheur et d’érudit, d’autres fois avec une étoile au-dessus de la tête ou sur son habit, symbole de sa mission et de la lumière de la vérité qu’il portait à travers sa prédication.
Dans certaines iconographies, Saint Dominique est représenté avec un chien qui tient en bouche une torche allumée. Ce symbole dérive d’une légende qui raconte que, à la naissance de Dominique, un flambeau fut vu allumé à côté de son lit et le chien symbolisait la capacité de l’Ordre Dominicain d’« allumer » la lumière de la vérité et de la foi dans le monde.

Ancient column with the copper statue (1627) of San Domenico (Saint Dominic of Guzman) in front of the homonymous Basilica, Bologna downtown, Emilia-Romagna, Italy, Europe

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Sainte Rita de Cascia (1381-1457), connue comme la « sainte des impossibles », est souvent représentée avec l’habit des moines augustiniennes, symbole de son appartenance à l’Ordre de Saint Augustin. Un de ses attributs les plus distinctifs est le Stigmate sur le front, qui apparait comme une blessure ou une épine sanglante. Ce symbole se réfère au miracle advenu lors d’une de ses visions, quand une épine de la couronne de Christ s’imprima sur son visage. Sainte Rita est souvent représentée avec des roses, une référence à un des miracles les plus connus de sa vie. En plus des roses, Sainte Rita est parfois représentée avec des figues, une autre référence au miracle qui vit ces fruits murir en plein hiver. Sainte Rita est souvent montrée avec un Chapelet en main, pour sa dévotion à la Sainte Vierge.

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Le chemin de Saint François: en pèlerinage jusqu’à Assise

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Le chemin de Saint François retrace les pas du Saint Patron d’Italie, entre paysages naturels enchanteurs et panoramas suggestifs, à travers certaines des villes d’art et des bourgades les plus belles au monde, jusqu’à Assise. Voici comment le parcourir de Nord au Sud

Printemps, temps de promenade et, pourquoi pas, de pèlerinages ! C’est justement en écrivant à propos des pèlerinages à programmer en vue du Jubilé 2025 et, en particulier, de la Carte du pèlerin, que nous avons cité le Chemin de Saint François, un itinéraire de pèlerinage et de dévotion qui parcourt les pas de Saint François d’Assise à travers les lieux liés à sa vie et à son message spirituel.

 

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Le Chemin de François, en réalité, s’articule sur trois parcours, deux avec arrivée à Assise et un à Rome.
La Voie du Nord suit les traces des premiers disciples de Saint François, en partant de La Verna, où le Saint d’Assise reçut les stigmates, pour un total de 189 kilomètres.
La Voie du Sud part par contre de Rome, ville symbole du Christianisme, à travers les campagnes du Latium et de l’Ombrie jusqu’à arriver à Rieti et ensuite Assise, pour un parcours de 247 kilomètres.
Enfin, il y a la Voie de Rome, qui conduit de La Verna à Rome, avec destination finale la Basilique Saint-Pierre. Le Chemin de François de Labro à Rome (le principal), le Parcours de la Vallée Santa Reatina, la Direttrice Tiberina et la Variante de Farfa.

Ces parcours, avec leurs caractéristiques uniques et les lieux spirituels et culturels qu’ils traversent, offrent aux pèlerins la possibilité de vivre une expérience profonde et authentique, en suivant les pas de Saint François. Une opportunité unique pour s’immerger dans la spiritualité franciscaine, en jouissant en même temps des beautés naturelles et culturelles de l’Italie centrale. Surtout en considération du fait qu’en 2026 on célébrera le huitième centenaire de la mort de Saint François d’Assise, un événement qui marque un anniversaire important et honore la mémoire de Saint François et son extraordinaire héritage spirituel qui continue d’inspirer des millions de personnes dans le monde entier.

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Les étapes du Chemin de François

La Voie du Nord

La Voie du Nord pour le pèlerinage à Assise offre un parcours fascinant pour atteindre la ville natale de Saint François, dans l’Ombrie enchanteresse, Cœur Vert de l’Italie. Il y a différents points de départ : Florence, Rimini, La Verna. Cet itinéraire invite les pèlerins à s’immerger dans la beauté de la nature si chère à Saint François. Avec des paysages à couper le souffle et des lieux imprégnés d’histoire et de dévotion le long du chemin, la Voie du Nord permet une expérience inoubliable de marche et réflexion, en culminant dans la merveilleuse Assise, lieu d’inspiration et de sainteté.

Voici les étapes principales pour qui souhaite entreprendre le parcours de Saint François à pied en partant du Nord.

Étape 1 – de La Verna à Pieve Santo Stefano

Du Sanctuaire de La Verna, près d’Arezzo, on traverse les Forêts du Parc du Casentino jusqu’à Pieve Santo Stefano, immergé dans la nature qui inspira le Saint pour son Cantique des Créatures.

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Étape 2 – de Pieve Santo Stefano à Sansepolcro

Le chemin traverse la Réserve Naturelle de l’Alpe della Luna, avec un arrêt à l’Ermitage Franciscain de Montecasale. Entre les paysages naturels à couper le souffle et les ermitages suggestifs, le pèlerin sera enveloppé par la majesté des montagnes, de la paix et de la spiritualité.

Étape 3 – de Sansepolcro à Citerna

La douceur du paysage ombrien accueille les pèlerins, en leur offrant un moment de pause et de réflexion, mais aussi l’occasion de s’immerger dans l’histoire et dans la spiritualité de ces lieux chers à Saint François.

Étape 4 – de Citerna à Città di Castello

Les douces pentes de l’Alto Tevere offrent des possibilités d’excursions même pour les marcheurs moins expérimentés. Dans le centre historique de Città di Castello surgit l’Église de Saint François, consacrée en 1291.

Étape 5 – de Città di Castello à Pietralunga

À travers des forêts séculaires, on arrive à Pieve dei Santi, une ancienne église remontant à la deuxième moitié du XIe siècle, édifiée à l’endroit du martyre de Saint Crescentien, un centurion romain converti au Christianisme et tué pour sa foi.

Étape 6 – de Pietralunga à Gubbio

Célèbre surtout pour l’épisode du loup apprivoisé, Gubbio fut très importante pour François, car ce fut ici qu’il se refugia après avoir renoncé à tous ses biens et commença sa nouvelle vie dans la foi et en Christ. La ville conserve de nombreux lieux liés à sa présence et à son message.

Étape 7 – de Gubbio à Valfabbrica

En parcourant à reculons le chemin accompli par François entre les beaux bois ombriens, les pèlerins arrivent en vue d’Assise.

Étape 8 – de Valfabbrica à Assisi

Le pèlerinage se conclut à Assise, où les restes de Saint François sont conservés dans la Basilique qui lui est dédiée.

La Voie du Nord prévoit également une variante qui passe par Pérouse.

Voie du Sud

La Voie du Sud couvre environ 300 km le long du Chemin de François de Rome à Assise. En quittant Rome, on suit le cours du fleuve Tibre et on poursuit à travers la campagne romaine et la Sabine. On ajoute la Vallée de Rieti, riche en vues naturelles enchanteresses et célèbres sanctuaires franciscains. Entre villages pittoresques et expériences culturelles et gastronomiques inoubliables, on passe à l’Ombrie, avec ses douces collines, et on atteint Assise et les lieux chers à Saint François et à Sainte Claire.

Saint Clare of Assisi, bass relief in portico of church dei Santi XII Apostoli in Rome, Italy

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Voici les étapes principales pour qui souhaite entreprendre le Chemin de François en partant de Rome :

Étape 1 – Rome : de Saint-Pierre à Monte Sacro

En partant de la majestueuse Basilique Saint-Pierre, le chemin vers Assise commence avec un voyage qui suit les fleuves Tibre et l’Aniene, à travers parcs et pistes cyclables. Le long du parcours vers la Vallée de Rieti, on s’immerge dans les bois de la Sabine du Latium et de l’Ombrie, en expérimentant un rythme de vie plus tranquille et en harmonie avec le message de paix et d’amour pour la nature du Saint. À travers Ponte Milvio et en passant par le cœur vert de Rome, entre parcs et espaces verts, on atteint l’Église Santi Angeli Custodi dans le quartier Montre Sacro.

Étape 2 – de Monte Sacro à Monterotondo

Le parcours se déroule à travers les collines entourant Rome, vers la Sabine. On avance le long des voies de la périphérie romaine, jusqu’à la campagne romaine avec ses anciens vestiges et ses panoramas sur la Ville Éternelle. Le chemin se termine à Monterotondo, où on peut profiter d’une agréable promenade dans le centre historique.

Étape 3 – de Monterotondo à Ponticelli di Scandriglia

Passés les restes médiévaux de la Torre della Fiora, on s’immerge dans la Réserve Naturelle Macchia di Gattaceca, une zone karstique protégée pour sa valeur botanique et paysagère. On poursuit sur les anciennes routes romaines comme la Via vecchia Nomentana e la Via Salaria Vecchia, jusqu’à Acquaviva, Nerola avec son Château Orsini, et Passo Corese. La partie finale est une montée progressive jusqu’à Ponticelli.

Étape 3 – de Monterotondo à Ponticelli de l’Étape 3A – déviation par Farfa

Cette variante permet de visiter l’Abbaye de Farfa, un des plus importants monastères bénédictins d’Italie.

Étape 4 – de Ponticelli di Scandriglia

Beautés historiques, paysages merveilleux et une nature sauvage et suggestive dans cette étape qui arrive jusqu’à l’église de San Martino, en passant par Moiano, entre vignes et oliveraies, pour ensuite poursuivre jusqu’au sanctuaire de Santa Vittoria, remontant à 1100, à la zone archéologique de Trebula Mutuesca et à la bourgade médiévale de Monteleone Sabino, jusqu’à Poggio San Lorenzo, ancienne fortification romaine.

Étape 5 – de Poggio San Lorenzo à Rieti

Nous entrons ici dans la Vallée de Rieti et en Ombrie, où nous trouvons la Cathédrale de Santa Maria Assunta et la magnifique ville médiévale de Rieti.

Étape 6 – de Rieti à Poggio Bustone

La Foresta et Poggio Bustone sont deux couvents sertis dans le cœur verdoyant de la vallée franciscaine, de véritables refuges du monde, entre collines et panoramas spectaculaires.

Variante par Terni – Étape 6A – de Rieti à Greccio

Le Sanctuaire de Greccio rappelle le lieu où Saint François inaugura la tradition de la Crèche et offre un magnifique panorama sur les sommets du Terminillo et sur la Vallée de Terni. Au cours de cette étape, on visite également le Sanctuaire de Fonte Colombo, le village de Contigliano Alto et l’Abbaye de San Pastore.

La crèche de Greccio

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Variante par Terni – Étape 6B – de Greccio à Terni

On monte entourés de charmes et de châtaigniers, en traversant les prairies de Stroncone, entre les plaques commémoratives liées au passage de Saint Bernardin de Sienne. On atteint l’Église de la Madonna di Colleponte, ensuite Place de la Liberté à Stroncone et le Sanctuaire de Saint François d’Assise. En poursuivant vers Terni, on visite la Basilique de son saint patron, Saint Valentin.

Variante par Terni – Étape 6C – de Terni à Arrone

Au cœur vert de la vallée de la rivière Nera, on assiste au spectaculaire saut de la Cascade des Marmone, pour ensuite remonter le cours de la rivière entre des vallées étroites et rocheuses.

Étape 7 – de Poggio Bustone à Piediluco

En quittant la Vallée de Terni, on entre en Ombrie. On marche principalement sur des sentiers avec de magnifiques vues sur les lacs, après avoir salué le hêtre sous lequel Saint François chercha refuge lors d’un orage. Pause à Labro et au Lac de Piediluco.

Étape 8 – de Piediluco à Arrone

La nature de ce parcours semble rendre hommage au rapport spécial de Saint François avec l’eau, entre lacs, rivières et cascades, jusqu’au village d’Arrone.

Étape 9 – de Arrone à Ceselli

De la collégiale de Santa Maria Assunta à Arrone, on remonte encore le cours de la rivière Nera jusqu’à Ferentillo, avec ses châteaux et le Musée des Momies. En poursuivant, on aperçoit l’imposante Abbaye de San Pietro in Valle, pour ensuite atteindre Ceselli.

Étape 10 – de Ceselli à Spolète

On monte jusqu’au col de Castelmonte, à travers des panoramas suggestifs sur la Vallée de la Nera. En traversant Sensati, on arrive au Bosco Sacro di Monteluco qui renferme l’Ermitage de Saint François. En descendant vers Spolète, on rencontre ermitages et édicules, jusqu’au Ponte delle Torri. À Spolète, on peut admirer la magnifique Cathédrale et toutes les beautés artistiques et historiques de la ville.

Étape 11 – de Spolète à Poreta

De la Cathédrale de Spolète, le long des Voies des Murs Cyclopéens, on procède sur des routes secondaires immergées dans la campagne, avec des panoramas sur Trevi et Assise d’un côté et sur les Monts Martani et Montefalco de l’autre. Il est recommandé de visiter la Basilique de San Salvatore, inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Après une montée vers les villages d’Eggi et Bazzano, on descend à travers champs et bois de pins d’Alep jusqu’à Poreta, où on peut visiter le Château.

Étape 12 – de Poreta à Trevi

Le parcours traverse des chemins de terre et des tronçons de routes secondaires entre les oliviers, avec des montées et des descentes jusqu’au village de Campello Alto, connu pour ses murs et pour le couvent des Pères Barnabites. On continue la montée vers l’Ermitage des Allodole, un endroit de méditation franciscain. Après quelques autres montées et descentes, on arrive à Bovara, avec l’Église de San Pietreo liée à la vision de Frère Pacifique. L’étape se termine à Trevi, où l’Église de la Madonna delle Lacrime et le Complesso Museale de Saint François sont incontournables.

Étape 13 – de Trevi à Foligno

On quitte Trevi et on se dirige vers Collecchio à travers des sentiers en descente, en passant par des terrasses d’oliviers. Le parcours traverse la campagne ombrienne, avec quelques édicules mariaux le long du chemin. On arrive à San Clemente, où se trouve une église paroissiale de campagne entourée d’oliviers. Enfin, on atteint le centre historique de Foligno, avec son Duomo di San Feliciano, lieu symbolique lié à Saint François, qui voulut ici restaurer l’église de Saint Damien.

Étape 14 – de Foligno à Assise

De la Cathédrale de Foligno, on passe le pont sur la rivière Topino et on se dirige vers Spello, d’où on peut choisir entre un parcours de randonnée entre les bois du mont Subasio ou un chemin plus agréable le long de la Voie des Oliviers. Les deux amènent à Assise.

Le chemin de Saint François à pied ou à vélo

Pour ceux qui souhaitent entreprendre le chemin de Saint François à vélo, les étapes sont parallèles à celles des parcours à pied le long des Voies du Nord et du Sud. Inquiétez-vous d’avoir toujours une gourde d’eau avec vous, surtout dans les mois les plus chauds.

Voie du Nord en vélo

Étape 1 – de La Verna à Citerna
Étape 2 – de Citerna à Pietralunga
Étape 3 – de Pietralunga à Gubbio
Étape 4 – de Gubbio à Valfabbrica
Étape 5 – de Valfabbrica à Pérouse
Étape 5A – de Valfabbrica à Assise
Étape 6 – de Pérouse à Assise

Voie du Sud en vélo

Étape 1 – de San Pietro à Monterotondo
Étape 2 – de Monterotondo à Ponticelli di Scandriglia
Étape 3 – de Ponticelli di Scandriglia à Rieti
Étape 4 – de Rieti à Piediluco
Variante – Étape 4A – de Rieti à Greccio
Variante – Étape 4B- de Greccio à Stroncone
Variante – Étape 4C – de Stroncone à Scheggino
Étape 5 – de Piediluco à Scheggino
Étape 6 – de Scheggino à Monteluco
Étape 7 – de Monteluco à Trevi
Étape 8 – de Trevi à Assise

Crédenciale du pèlerin pour le Chemin de François

La Crédenciale du Pèlerin représente un compagnon de voyage fondamental, incontournable pour ceux qui souhaitent s’aventurer dans ce pèlerinage dévotionnel. Outre qu’être un document d’identification, il représente le lien spirituel avec le parcours entrepris, car il témoigne de chaque étape, chaque rencontre et chaque émotion vécue le long du chemin. Il est le symbole tangible de la recherche intérieure et de la foi qui anime le cœur du pèlerin, en conférant signification et profondeur à son existence spirituelle.

Les documents fondamentaux qui accompagnent le pèlerin sur le Chemin de François sont deux : la Crédenciale du Pèlerin et le Testimonium Viae Francisci.

La Carte du pèlerin

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Pour demander la Crédenciale du Chemin de François, il est nécessaire de remplir un formulaire avec ses données et la date approximative de début du pèlerinage. Si le voyage commence en Italie, il faut envoyer la demande au moins 3 semaines avant son départ, tandis que si l’on part de l’étranger, il faut le faire au moins 2 mois à l’avance. Le service d’envoi de la Crédenciale est gratuit et géré par le Bureau de la Crédenciale auprès de la PiccolAccoglienza du Diocèse de Gubbio. La Crédenciale sera envoyée via la poste.

Le Testimonium Peregrinationis Peractae ad Sanctorum Francisci et Clarae Civitatem est une attestation qui certifie le complètement du pèlerinage à la tombe de Saint François d’Assise. Dès le Moyen Âge, le pèlerinage était en effet considéré comme valable uniquement si le pèlerin atteignait la tombe du Saint.
Le Testimonium possède une grande valeur en tant que précieux souvenir de l’expérience vécue et symbole tangible des valeurs et des sentiments découverts pendant le chemin. Pour l’obtenir, il est nécessaire avoir parcouru au moins les 100 derniers kilomètres à pied ou les derniers 200 kilomètres en vélo jusqu’à arriver à la tombe de Saint François. Les cachets et les dates sur la Crédenciale attestent le chemin accompli et sont fondamentaux pour obtenir le Testimonium.

 

 

Meta description : Le Chemin de Saint François offre un voyage à travers des paysages enchanteurs et des bourgades historiques, en suivant les pas du Saint Patron d’Italie jusqu’à Assise.

Sainte Faustine Kowalska, l’Apôtre de la Miséricorde

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Le Chapelet franciscain: une prière pleine de joie

Le Chapelet franciscain: une prière pleine de joie

Comme dans chaque aspect de son existence, Saint François prêchait la joie et le bonheur même dans la prière. Voici le Chapelet franciscain, la méditation sur les Sept Allégresses de la Vierge Marie

Le Chapelet franciscain est une forme de prière catholique imprégnée par la profonde spiritualité franciscaine, qui exprime pleinement une connexion plus intime avec la vie de Jésus-Christ, le souhait d’en suivre les traces. En cela, il incarne parfaitement l’esprit de Saint François, qui choisit pour mission dans la vie de suivre le modèle de Christ, ainsi que le point de départ pour sa révolution de l’église et le cœur de l’ordre franciscain qu’il a créé. Ce chapelet commença à être utilisé par les franciscains au XVe siècle. Composé de 70 grains, il referme sept Mystères, chacun lié à un moment important et joyeux dans l’histoire de Jésus et de la Vierge Marie. D’ici, les définitions de Chapelet des sept béatitudes de la Vierge Marie et Couronne franciscaine des sept allégresses.

Le Chapelet Franciscain est souvent réalisé avec des matériaux simples, comme le bois brut et la corde. Ce choix de matériaux est en ligne avec l’humilité et la simplicité franciscaines, symbolisées également par la croix franciscaine, le TAU, caractérisé par des bras d’égale longueur qui referment chaque créature avec un amour universel.

Comment est né le culte du Chapelet franciscain

L’origine du Chapelet de Saint François est, comme souvent, un événement à mi-chemin entre la légende et la dévotion. La Vierge Marie serait apparue à un jeune novice franciscain, Jacques. Le jeune, dévot à la Sainte Vierge dès son enfance, regrettait que les engagements liés à sa nouvelle vie dans l’ordre l’empêchent de lui rendre hommage tous les jours avec une couronne de roses, comme c’était son usage. La Vierge lui apparut en le consolant et en lui recommandant de lui offrir chaque jour une nouvelle couronne, mais de nature différente. Elle parlait du Chapelet franciscain, justement, sept dizainiers dédiés aux grandes joies dans la vie de Marie. Le jeune accueillit cette requête, la communiqua à ses compagnons et, bientôt, la pratique du Chapelet de Saint François se répandit au sein de l’ordre.

Le Chapelet des sept béatitudes de la Vierge Marie

Un des aspects les plus fascinants de ce chapelet est justement le fait que ses sept dizainiers invitent à une méditation sur sept événements joyeux de la vie de Marie et non, comme il arrivait plus généralement avant dans ces formes dévotionnelles, à ses Sept Douleurs. Du reste, la joie et l’allégresse étaient des caractéristiques que Saint François recommandait à ses compagnons, même face aux plus terribles adversités et tribulations. Le Saint d’Assise soutenait au contraire que la joie, la « parfaite allégresse », était une des armes les plus puissantes contre le Diable, lequel s’introduisait avec plus de facilité dans les cœurs opprimés par la tristesse et fuyait ceux qui manifestaient joie et bonheur. Mais il ne s’agit pas d’ignorer la douleur et la souffrance, au contraire. La parfaite allégresse nait justement de la joie intérieure et de la paix profonde que peut atteindre uniquement qui a éprouvé et profondément compris la souffrance et la difficulté humaine, en apprenant à les relire à la lumière de l’amour divin. La « parfaite allégresse » est justement dans la capacité de supporter les difficultés et les injustices avec patience et joie. Les frères franciscains ont toujours été des grands partisans de cette « parfaite allégresse », et pour eux leur Chapelet, au lieu de revivre les Douleurs de Marie, encourage les fidèles à méditer sur sept mystères joyeux.

les sept douleurs de marie

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Les mystères du Chapelet franciscain liés aux moments les plus joyeux dans la vie de Marie sont :

  1. L’Annonciation: ce mystère célèbre l’annonce de l’archange Gabriel à Marie, qui l’informe de la naissance de Jésus.
  2. La Visitation: Marie visite sa cousine Élisabeth, qui attend, elle aussi, un enfant, Jean le Baptiste.
  3. La Nativité: Jésus nait dans la grotte de Bethléem, en apportant sa lumière au monde.
  4. L’adoration des Mages: les trois Rois venus d’Orient rendent hommage au Saint Enfant.
  5. Le recouvrement de Jésus au Temple: Marie et Joseph, après avoir perdu Jésus, le retrouvent au Temple de Jérusalem, en train de parler avec les Prêtres.
  6. Résurrection de Jésus: ce mystère célèbre la Gloire de Jésus et Sa victoire sur la mort.
  7. Assomption de Marie au Ciel: Marie monte au ciel, âme et corps, et rejoint son Fils.

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Comment on récite le Chapelet de Saint François

Voici comment réciter le Chapelet franciscain. On commence par le signe de la croix et l’invocation au Père, au Fils et au Saint-Esprit. Ensuite, les fidèles énoncent la Première joie, suivie par un Notre Père, dix Je Vous Salue marie et un Gloire. On répète la même séquence pour chaque joie, pour sept fois au total, une dizaine de grains par chaque joie de Marie.

À la fin du Chapelet, on récite une prière spéciale, dédiée à la Sainte Vierge :

Sainte Vierge, je vous offre cette couronne pour honorer les soixante-douze années que vous avez vécu sur la terre ; obtenez-moi la grâce de vous imiter si bien pendant cette vie que je puisse vous tenir compagnie dans le séjour de la gloire. Amen.

Deux Je Vous Salue Marie supplémentaires rappelleraient en effet les 72 ans de vie de Marie avant de monter au Ciel.

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La mitre de Saint Janvier: parmi les trésors les plus précieux au monde

La mitre de Saint Janvier: parmi les trésors les plus précieux au monde

La mitre de Saint Janvier n’est qu’un des inestimables trésors du saint patron de Naples, un des plus riches au monde

En parlant du trésor de Saint Janvier, patron de Naples, nous ne pouvons pas manquer de rappeler l’amusant film de Dino Risi avec son protagoniste Totò : Opération Saint Janvier. Une bande improbable de voleurs tente de dérober l’immense trésor du Saint, après que Saint Janvier en personne leur en avait donné la permission – ou ainsi voulaient-ils le croire -, mais, après une série d’aventures rocambolesques, les mariuoli (filous) finissent par être proclamés par toute la ville de Naples comme sauveurs mêmes du trésor. Au-delà de la fiction cinématographique et de l’irrésistible couleur partonopéenne du film de Risi, il reste vrai, aujourd’hui comme à l’époque, que le trésor de Saint Janvier est un des plus riches et des plus précieux au monde, et que d’innombrables histoires et traditions sont nées autour de ces objets précieux au cours des siècles. En particulier, la Mitre de Saint Janvier représente un objet unique et extraordinaire, un trésor dans le trésor.

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Sans doute, le trésor de Saint Janvier conservé dans le Musée du Trésor, mais également dans la Chapelle du Trésor, où se trouvent également les ampoules avec le sang de Saint Janvier, vante une collection de plus de 21.613 objets précieux en or, argent, bronze et pierres précieuses, donnés par rois, reines, empereurs au Saint et à la ville. Les experts ont évalué que le trésor entier a une valeur bien supérieure à la collection de la reine d’Angleterre. Un trésor digne d’un roi, en somme, mais qui n’appartient à aucune couronne. Il appartient à Naples, à son peuple, dévot à Saint Janvier depuis toujours et qui a vécu, depuis toujours sous son égide et sous sa protection bienveillante.

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Le musée de Saint Janvier

Le musée du Trésor de Saint Janvier a été ouvert en 2003 et son entrée est située à côté de la Cathédrale de Saint Janvier et à la Chapelle du Trésor. Il conserve la plupart des pièces qui composent le trésor du Saint : bijoux, statues, tissus, argents, donnés par hommes et femmes illustres, beaucoup réalisés par les meilleurs artisans de la ville. Le musée a été financé par des entreprises privées, des fonds européens et des institutions locales et est sous le patronat de la Députation de la royale chapelle du Trésor. Le trésor de Saint Janvier a représenté aussi comme un tournant fondamental dans l’artisanat napolitain. En effet, après l’arrivée à Naples du buste du saint, réalisé par des orfèvres provençaux sur ordre de Charles d’Anjou et donné à la ville au XIVe siècle, les orfèvres locaux aussi furent très revalorisés et commencèrent à s’organiser en une corporation encore active dans le quartier de Borgo Orefici (Bourgade des Orfèvres).

La chapelle du trésor de Saint Janvier

La royale chapelle du Trésor de Saint Janvier fut érigée dans la Cathédrale de Naples comme ex-voto de la part de la ville de Naples à l’occasion de l’anniversaire de la translation des ossements de Saint Janvier de Montevergine en ville en 1601. Les napolitains supplièrent leur Saint de protéger Naples de la faim, de la peste et de la guerre. Ce fut à cette occasion que les Élus de la ville, les représentants des institutions administratives de la ville de Naples du XIIIe au XIXe siècle, nommèrent la Députation du Trésor de Saint Janvier afin qu’elle conserve la Chapelle du Trésor. Les Élus se réunissaient dans l’Église de San Lorenzo Maggiore en utilisant des Sièges (Sedili) spéciaux. La Députation est composée de 12 membres, plus le maire de la ville. Dix de ces membres dérivent des anciens Sedili des familles nobles, deux des Sedili des représentants du peuple. Depuis plus de 500 ans, la Députation de Saint Janvier conserve les reliques (le buste et les ampoules de sang miraculeux) et le trésor, et promeut le culte du Saint.

La première pierre de la chapelle du trésor fut placée en 1608 et les travaux s’achevèrent en 1647. Il s’agit d’un magnifique exemple de baroque napolitain et une des plus grandes expressions artistiques de la ville, à laquelle ont contribué d’excellents artistes. Les fresques et les décorations picturales sont l’oeuvre de Domenichino et de Lanfranco, les plus grands exposants de la peinture baroque émilienne à Naples.

En vertu de différentes bulles pontificales, la chapelle n’appartient pas à la curie, mais à la ville de Naples, et est conservée au nom des napolitains par la Députation.

La valeur de la mitre de Saint Janvier

Afin d’avoir une idée de l’immense valeur du trésor de Saint Janvier, il suffit de penser que la seul Mitre a été estimée pour une valeur d’environ 7 millions d’euros. Il s’agit surement d’une des pièces principales du trésor : entièrement recouverte de pierres précieuses, avec un poids de 18 kilos, elle est le symbole de Saint Janvier et un des exemples les plus splendides de l’artisanat bijoutier napolitain.

Rappelons que la mitre est un couvre-chef caractéristique du clergé catholique depuis le Ve siècle. Portée dans un premier temps par le Pape lors des cortèges solennels, elle fut ensuite remplacée par la tiare, symbole de l’autorité papale, et depuis le Xe siècle commença à être portée par les Évêques en tant que symbole de la sainteté qu’ils incarnaient.

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La mitre de Saint Janvier a été réalisée en 1713. L’orfèvre napolitain Matteo Treglia utilisa 3964 entre diamants, rubis et émeraudes. Il lui a fallu un an de travail pour achever ce chef-d’œuvre avec l’aide de 50 collaborateurs. Le choix des pierres précieuses qui la décorent n’est pas un hasard. Chaque type de pierre a une signification symbolique précieuse : la connaissance pour les émeraudes, la Foi pour les diamants et, bien évidemment, les rubis symbolisent le sang de Saint Janvier.

Outre la mitre, parmi les pièces les plus célèbres du trésor, rappelons la très précieuse croix d’émeraudes donnée par Napoléon ; la magnifique statue en argent de Saint Michel Archange, réalisée en 1691 par Giovan Domenico Vinaccia sur dessin de Lorenzo Vaccaro, qui représente l’archange qui bat le dragon ; le collier de l’orfèvre Michele Dato qui décore le buste de Saint Janvier, réalisé avec 13 médailles d’or décorées de diamants, émeraudes, rubis et d’autres pierres précieuses ; la croix donnée par Charles de Bourbon en 1734, décorée de 13 brillants et 13 rubis ; le calice donné par Ferdinand IV de Bourbon, décoré de 586 brillants ; un ostensoir donné par Gioacchino Murat.

Les pièces les plus précieuses du trésor de Saint Janvier ne peuvent jamais être exposées toutes en même temps, mais sont présentées au public avec un système de rotation. Il serait en effet impossible les assurer tous en même temps en raison de leur valeur inestimable.